150 ans d’histoire au cimetière d’Arcachon (2)

150 ans d’histoire au cimetière d’Arcachon

(Seconde partie)

 

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(28) Monument Marie BARTETTE (à gauche)

Elle est née le 10 septembre 1893 à Albi (Tarn), où son père, officier, était en garnison. C’est au début du siècle qu’adolescente orpheline, elle vint vivre avec sa mère et son jeune frère en Gironde, à Saint-André-de-Cubzac. Le brevet supérieur en poche, elle entra dans une banque anglaise, la Lloyds and National Provincial Bank, d’abord à Paris, puis à Bordeaux. Mais préoccupée par la santé de sa mère, elle dut démissionner et s’installa à Arcachon où elle fit l’acquisition d’un magasin de mercerie, place de la Mairie, Au Bonheur des dames.

Le commerce de Marie Bartette, passionnée par la politique et polémiste avertie, se transformait en forum, au gré des batailles électorales auxquelles participaient ses amis. Il devint, dès 1940, le point de ralliement du noyau qui donna naissance au Groupe de Résistance d’Arcachon. Son magasin, qui avait l’avantage d’avoir deux issues, une sur le cours Lamarque, l’autre sur le cours Tartas, devint la « boîte aux lettres » de la Résistance. Son nom de guerre L’Hirondelle. Arrêtée le 30 juin 1944, interrogée par le lieutenant Dhose, elle connut le Fort du Hâ et les cachots du Bouscat, avant d’être déportée à Dachau, puis à Ravensbrück. Libérée par les Américains, elle retrouva Arcachon à la fin du mois de mai 1945.

Elle reprit son magasin et son rôle « d’animatrice du Journal d’Arcachon » à partir du 16 juin 1945. Marquée par les épreuves, elle s’éteignit le 27 novembre 1961 à Saint-Séverin (Charente).

Elle avait été faite Chevalier de la Légion d’honneur et avait été décorée de la Croix de Guerre 1939-1945.

Cette stèle, due au ciseau de Claude Bouscau, perpétue son souvenir. Remarquer L’Hirondelle qui brise une chaîne.

Arcachon raconté par ses rues et lieux-dits par Michel Boyé

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Prendre l’allée V

(29) François DUMORA (à droite, carré 33)

François DUMORA (Salles 20 janvier 1904 – Castillon-la-Bataille 7 novembre 1943)était instituteur, directeur d’école à Eynesse. Il fut révoqué de l’enseignement en 1941 par Vichy, il entra dans le réseau Dordogne-Sud. Il fut arrêté sur dénonciation en novembre 1943 et assassiné après cinq jours de tortures. Son épouse Nelly, arrêtée et déportée, fut directrice de l’école Jeanne-d’Arc après la Libération.

La Médaille de la Résistance lui fut attribuée à titre posthume par décret du 29 novembre 1946. Il fut réinhumé à Arcachon le 28 mai 1949.

Arcachon raconté par ses rues et lieux-dits par Michel Boyé

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Prendre à droite, allée L, puis à gauche, allée X

(30) Famille GAUME (à droite, carré 26)

Louis Gaume, né le 21 septembre 1888 à Franchesse dans l’Allier, commença sa carrière comme plombier-zingueur et travailla, entre autres, lors de son Tour de France de compagnon sur la coupole des magasins du Printemps à Paris. Entré en 1911 dans l’entreprise Cazaubon d’Arcachon, il créa son propre bureau d’études en 1928. Achetant alors de très nombreux terrains, il fut lotisseur et entrepreneur, créant la station de Pyla-Plage. Disparu le 26 mai 1962, on lui doit une grande partie des villas et hôtels du Pyla au style « basque » si caractéristique.

La Teste-de-Buch racontée par ses rues et lieux-dits par Robert Aufan

Prendre à gauche, allée K, puis à gauche, allée U

(31) Professeur JOLYET (à gauche, carré 25)

Jean-Baptiste, Henri, Félix Jolyet naquit à Saint-Pierre (Saône-et-Loire) le 4 janvier 1841. Élève de Claude Bernard, professeur à la faculté de médecine de Bordeaux (1878-1911), il fut nommé directeur de la Station biologique d’Arcachon en 1894. Chevalier de la Légion d’honneur (1898), il mourut à Arcachon le 4 novembre 1922.

Son Traité de physiologie humaine fut plusieurs fois réédité.

Arcachon raconté par ses rues et lieux-dits par Michel Boyé

(32) DE GABORY (à droite, carré 24)

Rédacteur de l’Avenir d’Arcachon.

Faire demi-tour, prendre à gauche, allée K, contourner le dépositoire par la droite.

(33) Jean MICHELET (à droite, carré 14)

C’est au maçon « tailleur de pierre » Jean Michelet, né à La Teste le 16 février 1835, décédé à Arcachon le 3 janvier 1904, que l’on doit la formule de l’enduit à base de chaux et de sable qui, en permettant le détroquage des tuiles support du naissain, a définitivementcfondé l’ostréiculture. Il n’en resta pas là : il mit au point un an plus tard, en 1866, la « caisse ostréophile » ou « ambulance ». Il fut par la suite conseiller municipal d’Arcachon en 1874 et 1878.

Arcachon raconté par ses rues et lieux-dits par Michel Boyé

(34) Georges MOULS (à droite, intérieur du carré 14)

Né le 25 août 1877 à Paris, Georges Mouls, était l’arrière petit neveu de l’abbé Xavier Mouls, premier curé d’Arcachon. Ancien élève de l’école des Beaux-arts de Paris, il travaille d’abord comme photographe dans la Société Jules Richard, universellement connue pour son Vérascope stéréo, mais créatrice de bien d’autres appareils. Souhaitant voir du pays, il obtient de son patron un congé d’un an et se fait embaucher comme photographe de bord par la Compagnie générale transatlantique. Entre Le Havre et l’Amérique du Sud, de traversée en traversé, l’année passe. Il navigue à bord de paquebots luxueux et réputé, tels que le Pèlerin de Latouche puis le Lutétia, et il faut croire que cette nouvelle vie lui convient plus que tout autre car Georges ne reviendra plus chez Richard. La guerre cependant met fin à cette activité. Il débarque définitivement et s’installe à Bordeaux, au 25 rue Sainte-Catherine. En 1920, il quitte Bordeaux pour Arcachon où il va acquérir une notoriété justement mérité en fonder une dynastie.

Primé au Salon de Turin en 1911, c’est un photographe complet, tout aussi à l’aise dans le portrait, le reportage, la retouche ou le labo qui vient concurrencer Léo Neveu. Leur vie durant, tous deux vont se mesurer et rivaliser de créativité pour le plus grand bien de la photographie. A son décès, le 31 mars 1944, son fils Henri, déjà présent dans l’affaire, prend la suite de l’atelier, qu’il va hisser à un haut niveau commercial.

André, le petit-fils de Georges, commence à travailler avec son père en 1958. Avec son épouse, Monique et sa fille Christiane, ils poursuivirent leur activité jusqu’à l’automne 2004.

Photographes en Gironde par Pierre Bardou

(35) Famille DESSANS (à droite, carré 14)

Au centre de ce camp de repos éternel, s’élève le plus somptueux des édifices, orné de fresques et de vitraux, surmonté d’un dôme bleuté. Il abrite les dépouilles de la famille Dessans, des armateurs bordelais, bienfaitrice de la cité. En échange d’un legs pour la création de la maternité de l’ancien hôpital, la ville entretient ce tombeau.

Catherine Dessans était l’épouse de Hubert Debrousse (voir plus loin) mais elle disparut en 1841 et sa sœur Marie, née à La Teste le 3 février 1826 épousa son beau-frère en 1843. Marie décéda le 1er avril 1913.

Les enfants, une fille disparue en 1886 et un fils né à La Teste en 1846, décédé en 1899, avaient fondé un hospice à Paris (la fondation Debrousse existe toujours sur l’emplacement de l’ancien château de Bagnolet).

Marie DESSANS, elle-même, créa un hospice à Lyon (800 personnes en tout) et reçut en 1908 la médaille d’or de l’Assistance publique.

En 1912, le 20 janvier, elle lègue à La Teste 50 000 francs pour restaurer l’église et aménager un hôpital. La guerre survenant ce n’est qu’en 1924 (avec l’adjonction des legs Peyret Poque et Desvegenez) que l’hôpital Saint-Georges fut réalisé.

Journal Sud-Ouest.

La Teste-de-Buch racontée par ses rues et lieux-dits par Robert Aufan

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(36) Louis LE MARIÉ (à droite, carré 14)

(37)

(38) Hubert DEBROUSSE (à gauche, carré 22)

Le buste en bronze est celui de François Hubert Debrousse, né en 1817, décédé en 1878. Ingénieur civil. Officier de la Légion d’honneur. Grand dignitaire d’Espagne, Portugal, Italie. Sur sa tombe, on peut lire qu’il participe au Chemin de fer du Tréport, aux Canalisations de l’Ebre, au canal de la Garonne, aux ponts suspendus du Nord-Ouest de l’Espagne, au chemin de fer romain, au barrage de l’Habra, Arzew à Saïda-Mabridano.

Cette tombe était autrefois à l’ancien cimetière de La Teste-de-Buch, près de l’église Saint-Vincent.

Prendre à gauche, allée R

(39) Général Raymond THIERS (à droite, carré 21)

1907-1971 – Sous-lieutenant de réserve en 1927, élève de l’école militaire de Saint-Maixent de 1932 à 1934, il avait choisi l’infanterie de marine. Il effectua six séjours outre-mer, dont quatre en Indochine.

Titulaire de 14 citations (5 pour la guerre 39-45 et 9 pour l’Indochine et l’Algérie), général de brigade, il termine sa carrière comme adjoint au général commandant la subdivision de la Gironde, avant de se retirer à Andernos-les-Bains.

Il accéde au grade de Grand Officier de la légion d’Honneur le 14 février 1969.

Sa tombe est d’une grande originalité architecturale.

Le Journal d’Arcachon de 1969.

(40) Simon SEGAL (à gauche, intérieur du carré 38)

Simon SEGAL était né Bielostok en Russie (aujourd’hui en Pologne) le 3 octobre 1898 dans une famille aisée de la bourgeoisie israélite. Il suit des cours pour devenir ingénieur puis part pour Berlin où il fréquente écrivains et artistes. A Vienne, il suit un cirque ambulant. Il arrive à Paris en 1925, où, entre autres, il crée des poupées-mannequins pour le couturier Poiret. Parti pour Toulon il se lie d’amitié avec des peintres et des poètes, et exposepour la première fois, dans cette ville, ses peintures en 1929.

De retour à Paris, il est remarqué lors d’une exposition, par un riche collectionneur new-yorkais Frank Altschul qui lui achète toute ses oeuvres. Il peint des travailleurs, des marginaux et des mendiants. En 1949, il est naturalisé français et réalise des cartons pour la manufacture des Gobelins et le Mobilier National. Ses conditions de vie sont difficiles.

Il participera par la suite à de nombreuses expositions individuelles et collectives. Il poursuit son œuvre marquée par de grande compositions. Son ami, le docteur Pierre Osenat parvient à intéresser à sa peinture des médecins qui lui achètent des toiles. Il connaît alors des conditions de vies meilleures dans son petit atelier à Montmartre. En 1968, sa santé se délabre, il illustre l’Apocalypse et il effectue sa dernière exposition à la galerie Drouant.

Il meurt d’un cancer généralisé dans la nuit du 2 au 3 août 1969. Son ami, le docteur Osenat le fait inhumer au cimetière d’Arcachon. Six personnes suivent les obsèques. Averti par le journal local, un rabbin originaire de sa ville natale, en vacances dans la région, se présente pour lire les prières à l’intention de son ancien compatriote.

Le docteur Osenat a fait don à la ville d’Arcachon d’une partie des œuvres du peintre ainsi que des carnets de notes et de nombreux documents personnels qui ont fait l’objet d’une exposition.

Documentation Archives Municipales d’Arcachon

Prendre à droite l’allée M

(41) Prince DE BLOGLIE (à droite, intérieur du carré 28)

Le prince Auguste de Broglie-Revel, fils de Henri Louis César Paul et de Laure Marie Louise Sophie Virginie de Clermont-Tonnerre, né le 22 août 1878 à Saint-Georges-d’Aunay (14) était une figure emblématique de la vie arcachonnaise. Installé en 1904 à Arcachon avec Jeanne Tricaud, ex-artiste lyrique, qu’il épousera en 1908, il fut à l’origine de la transformation de la villa Saint-Yves, 285 boulevard de la Plage, qu’il fit aménager grâce à l’architecte Jean Arnaudin. En 1917, il se sépara de Saint-Yves, conservant toutefois son annexe, la villa Francia. Il avait un caractère ombrageux mais avenant, marqué par un réel éclectisme : figuraient au nombre de ses passions, les sciences et les techniques, la politique et le cinéma.

Il eut l’idée de lancer à Arcachon des studios cinématographiques en suggérant la participation des industriels, des commerçants et des riches hivernants. Ce projet ambitieux ne vit jamais le jour.

Il connut une situation matérielle délicate à la fin de sa vie. Il mourut dans une chambre de l’hôpital d’Arcachon, le 18 septembre 1955, dans la plus grande indigence.

Le Prince et l’architecte – Article du Bulletin n+96 de la SHAA – Gilles Brissonneau-Steck.

Prendre à gauche l’allée P

(42) Suzanne DELPECH (à gauche, carré 36)

Décédée en 1944, la tombe de Suzanne Delpech a été marquée, sous l’occupation allemande, d’une croix de Lorraine, par le groupe arcachonnais de la Résistance.

Prendre à droite l’allée N

(43) Roland ARMONTEL (à droite, carré 35)

Auguste Louis MAGNIN est né le 21 décembre 1901 à Vimoutiers (Eure).

Son grand-père, un artiste comique, possédait trois théâtres ambulants Quatre jours après sa naissance, il fit ainsi ses débuts sur scène dans le rôle de l’enfant Jésus.

Dès qu’il sut parler, son oncle le fit interpréter des petits rôles. Il joua les enfants, voire les fillettes telles que Cosette dans Les Misérables, et comme il avait une jolie voix, on lui fit chanter l’opérette.

Un jour qu’il interprétait à Bruxelles Arsène Lupin dans la pièce de Francis de Croisset et Maurice Leblanc, on l’incita à tenter sa chance à Paris. Ce fut assez difficile au début puis il fut désigné par Louis Verneuil pour le remplacement dans Pile ou Face, pièce dont la principale interprète était Elvire Popesco. Celle-ci se montra enchantée de son nouveau partenaire et décida de le conserver. Engagé par Max Maurey au Théâtre des Variétés (l’établissement de son oncle s’appelait de même), Armontel joua avec les grandes vedettes qu’étaient Elvire Pospesco ou Pierre Larquey.

Armontel devint un acteur de théâtre très recherché, il créa 129 pièces et interpréta 300 rôles sur la scène. C’est ainsi qu’il tint pendant quatre ans le rôle de Topaze lors d’une reprise de la pièce de Marcel pagnol.

Pendant l’occupation, il assura la direction du Théâtre de Paris où il fit représenter Mon bébé, Trois, Six, Neuf, Monsieur mon Mari et bien d’autres pièces à succès.

Tout jeune, Armontel avait aussi tâté du cinéma et dès avant 1914 avait joué des rôles d’enfants dans des films de Max Linder, mais ce n’est qu’après la grande Guerre qu’à l’âge de 24 ans, en 1925, il débuta véritablement dans un film intitulé Touchons du Bois. Le cinéma parlant le fit mieux connaître, Maurice Tourneur l’engagea pour tourner dans Les Gaîtés de l’escadron d’après Courteline, avec Raimu, Fernandel et Jean Gabin.

On le vit dans de nombreux rôles dont l’un des plus marquants fut sans doute celui du malchanceux Célestin dans Le Silence est d’or, tourné en 1947 par René Clair et que l’on peut revoir périodiquement à la télévision. Célestin était ce comédien qu’on voyait entre deux tournées en province et qui avait confié sa fille madeleine (Marcelle Derrin) à Emile (Maurice Chevalier). Il joua admirablement ce rôle et fut loué par la critique unanime. Il y chante « Le Petit bout de la lorgnette« . On le vit dans bien d’autres films, L’Idiot de Georges Lampin, aux côtés de Gérard Philippe, La Maison sous la mer où il tenait le rôle d’un mineur, L’Eternel conflit où il était un clown, Occupe toi d’Amélie de Claude Autant-Lara avec Danielle Darrieux, Les Amants de Vérone d’André Cayatte où il incarnait le trouble et tortueux Bianchini, Clochemerle dont il fut Tafardel, l’instituteur, La Dame aux camélias, Les Tricheurs… Il fut curé (Sur un Arbre perché), général (Occupe-toi d’Amélie), jamais toutefois en vedette. On le vit aussi dans des personnages tragiques comme dans l’otage de Jéricho. Là aussi, il fut toujours cantonné au second plan, jamais son talent ne fut vraiment reconnu.

Grand amoureux d’Arcachon, il y passait toute ses vacances. Il est mort à Paris le 8 mars 1980.

Bulletin n° 128 de la SHAA – Article d’Aimé Nouailhas

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Aller jusqu’au bout de l’allée N, puis prendre à droite sur l’allée O

(44) Famille du CHATENET (à droite, carré 35)

Simone de Lastic-Saint-Jal était fille du comte Jehand de Lastic-Saint-Jal et d’Odette Prom, fille de Léon, dirigeant des Huileries Bordelaises Maurel et Prom. Elle fut à l’origine, dès 1948, des « Goûters de la Croix Rouge » pour les personnes âgées et sans revenus. Elle mit en place les colis de Noël pour les pauvres et puis le « Vestiaire », à la villa Les Embruns, où chacun pouvait avoir des vêtements gratuitement. Elle eut une vie bien remplie au service de ceux qui étaient dans la précarité et qui ont pu être aidés grâce à des initiatives privées dont elle fut un élément important. Arcachon ayant aussi ses pauvres, d’autres depuis ont pris le relais.

Gilles Brissonneau-Steck

(45) René GIFFEY (à droite carré 19)

Scénariste dessinateur, né à Montmartre (Paris) le 8 mars 1884, mort à Arcachon le 1er septembre 1965.

Brillant élève de l’École nationale des arts décoratifs et de l’École nationale des beaux-arts, Giffey publie ses premières illustrations dans Saint Nicolas et L’Écolier illustré dès 1904. Il ne compte bientôt plus les collaborations comme illustrateur de manuels scolaires, de romans, de magazines de mode ou de revues galantes (Fantasio), auxquelles s’ajoutent, à partir de 1921, ses bandes dessinées, pour la plupart aux éditions Offenstadt : L’Épatant, Fillette — où il reprend L’Espiègle Lili — L’Intrépide, etc. Présent dans Tarzan (Éditions Mondiales) dès 1946, il inaugure avec Les Misérables une longue série de brillantes transpositions des classiques de la littérature française en BD. Suivront notamment Le Capitaine Fracasse, de Gautier, Colomba, de Mérimée, ou Cinq-Mars, de Vigny (dans Fillette en 1954-1955), réédité en 1997 par le musée de la Bande dessinée.

(46) Comte du CHAYLARD (à droite, carré 10)

Consul de France à Panama de 1878 à 1899, il avait fait construire en Ville d’Hiver, la villa Monaco. En août 1879, cette villa avait accueilli le roi Alphonse XII d’Espagne pour ses fiançailles avec Marie-Christine d’Autriche. Cette même année, le journal L’Illustration avait publié des vues intérieures du salon de Monaco.

Le comte du Chaylard était une personne assez ombrageuse, voire même assez désagréable, selon ceux qui l’avaient connu. Sa femme, Berthe, souffrait de la conduite de son mari. A sa mort, en 1947, elle se remarie avec son ami d’enfance le marquis de Saint-Aulaire, lequel l’avait aidé à supporter bien des choses, entretenant un amour sincère et platonique. Elle décède d’un cancer généralisé en 1966.

Faire demi-tour puis prendre à gauche, allée K

(47) Famille BERNARD-BEAUMAINE (à gauche, à l’angle du carré 11)

(48) Famille REPETTO (à droite, carré 20)

Le café Thiers, modeste établissement devient le café le plus réputé de la station lorsqu’en 1879, son nouveau propriétaire Ferdinand Repetto lui donne cet air de palais oriental.

Le Repetto et la salle d’armes sont le rendez-vous obligatoire de tous les résidents et estivants. Tout le « gratin » s’y retrouve. « C’est le premier établissement où l’on boit, le dernier salon où l’on cause.

On y cause si bien que des réunions politiques houleuses s’y tiennent. Au cours d’un débat en 1904 une bagarre entre deux hommes de bords différents éclate : James Veyrier-Montagnères et Pierre Dignac.

Il était une fois… Arcachon, la nostalgie… par Cathy Bouchard-Camedescasse

(49) Georges MERAN (à gauche, carré 12)

Jean-Emmanuel-Georges Méran, né à Bordeaux le 15 juin 1843, avocat et officier de l’Instruction publique, fut maire d’Arcachon du 23 janvier 1881 au 18 mai 1884.Il sera réélu conseiller municipal du 19 mai 1884 au 29 septembre 1886 (démission) et du 1er mai 1892 au 2 mai 1896. Entre temps, il fut chef du secrétariat du ministère des Postes et Télégraphes (1887).

Sous son administration, il faut mentionner la construction de la halle en fer du marché et l’ouverture de la place Thiers, mais surtout, après la conclusion d’un traité avec la Compagnie générale des Eaux, l’arrivée des eaux de Cazaux.

On doit à Georges Méran la réimpression des Variétés Bordeloises de l’abbé Baurein (1876) et une Notice abrégée sur Arcachon (1882). Il est décédé le 24 décembre 1923 à Paris.

Arcachon raconté par ses rues et lieux-dits par Michel Boyé

Tombe meran

Faire demi-tour et prendre à droite allée Q puis à droite l’allée H

(50) Edouard GAFFET (à gauche, carré 2)

Admirer la tombe en faux bois d’Édouard Gaffet, né vers 1834, jardinier (1866), horticulteur-paysagiste, conseiller municipal dès 1874, 1er maire-adjoint, délégué aux travaux (1899), décédé à Arcachon le 9 juin 1918.

Arcachon raconté par ses rues et lieux-dits par Michel Boyé

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Faire demi-tour et prendre à droite l’allée Q.

(51) Famille LALESQUE(à droite, carré 2)

Né à La Teste le 30 mars 1853, Fernand Lalesque, digne représentant d’une dynastie médicale testerine, fut le premier à s’installer à Arcachon. Il se consacra à la lutte antituberculeuse, s’attacha à promouvoir la cure marine, le sanatorium ouvert et la cure héliomarine, avec le concours de son camarade d’internat Alfred FESTAL. Médecin inspecteur des bains de mer, directeur de deux sanatoriums arcachonnais, directeur de la Station biologique , président de la Société scientifique d’Arcachon, Fernand Lalesque fut plusieurs fois conseiller municipal, adjoint à l’hygiène. Père du slogan, Arcachon, ville de santé, il est décédé le 15 novembre 1937.

Arcachon raconté par ses rues et lieux-dits par Michel Boyé

(52) Baron de COULAINE (à droite, carré 2)

Le baron Quirit de Coulaine, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, officier de la légion d’honneur naquit en 1809, à Savigny (Maine-et-Loire). Entré en 1827 à l’école Polytechnique, il fut un des plus brillants élèves de cette remarquable promotion de 1830 qui fournit tant d’ingénieurs et d’officiers distingués. Sort avec le numéro 14, il fut nommé sous-ingénieur des Ponts et Chaussées. Travailleur infatigable, esprit sérieux, intelligent et appliqué, partout où son service l’appelait il utilisa ses facultés remarquables et sut concevoir et diriger des travaux qui lui valurent de justes et nombreuses félicitations. Nommé Ingénieur en chef du département d’Indre-et-loire, il y étudia les moyens d’arrêter les inondations d’un fleuve qui, périodiquement, venait porter la désolation et la ruine dans la ville de Tours et dans les environs.

Ses plans furent approuvés par le Gouvernement et l’exécution de ces travaux lui valurent la croix d’officier de la Légion d’honneur qu’il reçut des mains de l’empereur Napoléon III sur le terrain même qui, ayant été le théâtre de ses efforts et de ses luttes, le fut aussi de sa gloire et de son succès.

Peu de temps après, M. de Coulaine demandait sa retraite, sa santé ébranlée ne lui permettant plus de se livrer à un travail assujettissant et soutenu. Rentré dans la vie privée, il devint un des hommes les plus notables et les plus considérés d’Arcachon, et s’attira par sa douceur, sa bienveillance et son affabilité l’estime et l’affection de tous.

Il fut pendant quinze ans membre du conseil de fabrique et dans les derniers temps Président de ce même conseil. Il concourut par ses connaissances pratiques à la reconstruction et à l’agrandissement de l’église Notre-Dame. Ses conseils contribuèrent à l’élégance artistique que l’on admire dans l’architecture de ce charmant édifice.

En politique, M. de Coulaine fut un conservateur tolérant, d’opinion modérée, mais inébranlable. Il resta toujours fidèle à ses premières convictions.

Il mourut en avril 1888.

Avenir d’Arcachon N° 829 du 22/4/1888

(53) François LEGALLAIS (à gauche, carré 9)

Né le 11 octobre 1785 à Granville, François Legallais débarque un jour de décembre 1809 du bâtiment La Joséphine, en provenance de l’île de France, s’installa à La Teste en épousant le 20 mars 1811 Marie-Angélique Dehillotte-Philis qui lui apporta en dot une pièce de pins à Eyrac. Il y fit construire en 1823 le premier établissement de bains – Bel-air – avec chambres et restaurant. Cet hôtel Legallais allais lancer la mode des bains de mer sur le rivage d’Eyrac.

À la suite du Grand Malheur (28 mars 1836), marchant sur les traces du capitaine Allègre, François Legallais armait à son tour un bâtiment à vapeur pour la pêche, Le Testerin. Mais les résultats escomptés ne furent pas au rendez-vous. En 1843, Legallais faisait faillite et devait hypothéquer ses biens pour reprendre l’exploitation de son hôtel.

Ses efforts furent vains. En 1850, François Legallais partagea ses biens entre ses trois fils – Jean, l’aîné, relançant l’hôtel. Le 5 mars 1864, il s’éteignait à Arcachon.

Arcachon raconté par ses rues et lieux-dits par Michel Boyé

 

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(54) Monument de la guerre 1870

Il comporte

– trois marches,

– un piédestal orné d’un médaillon où s’entrelacent une couronne et un flambeau,

– une haute croix en bronze, face à l’Est, soutenue par deux anges éplorés adossés à un glaive fleuri,

– à chaque angle, enchâssés dans quatre piliers soutenant une chaîne, quatre boulets rappellent la guerre.

À droite, allée B

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(55) Famille CAZOBON (à gauche, carré 1)

Désir Cazobon était parti tout jeune Compagnon, pour accomplir son tour de France. Ouvrir expert, il devint le collaborateur intime de son père Justin Cazobon. En 1914, il fut un des premiers appelés et jusqu’à la fin fit campagne au front. Après la guerre, il devint entrepreneur de bâtiment à Arcachon.Il entra au conseil municipal en 1925, et en 1829 il devint maire-adjoint, délégué aux travaux publics. Nommé inspecteur de l’enseignement technique en 1926, président du syndicat des entrepreneurs du bâtiment d’Arcachon depuis 1924, administrateur de la Caisse d’Épargne, du Syndicat d’initiative, de l’Aviron Arcachonnais, de la Société de gymnastique « Tout pour la Patrie ». Il était le beau-frère de Louis Gaume.

Un de ses ancêtres, Jean-Pierre Cazobon, était une vieille silhouette arcachonnaise, conducteur de diligence entre La Teste et Bordeaux, jusqu’à ce que le chemin de fer soit mis en service. Ainsi que bien d’autres, il a contribué à la fondation d’Arcachon.

(voir l’article dans le N° 20 de la Revue Historique du pays de Buch du 15 avril 1933)

Faire demi-tour, allée B

(56) Alphonse LAMARQUE DE PLAISANCE (à gauche, carré 8)

Jacques-Thomas-Alphonse Lamarque de Plaisance , né à Marmande le 22 juin 1813, décédé à Arcachon le 17 décembre 1880, fut maire d’Arcachon du 23 mai 1857 au 11 septembre 1865 et du 30 novembre 1874 au 15 septembre 1876.

Si l’inscription Vir probus, pater civitatis figure sur le marbre de son tombeau, c’est qu’il fut l’un des fondateurs d’Arcachon, non seulement en y faisant construire sa première maison dès 1842, mais surtout, alors qu’il était maire de La Teste (1852-1857), par ses incessantes démarches qui débouchèrent sur l’érection en commune le 2 mai 1857.

Auteur des Usages et Chansons populaires de l’ancien Bazadais : baptêmes, noces, enterrements, moissons (1845), Des inondations de la Garonne, de leurs effets, de leurs causes et des moyens de les prévenir (1848), Réponse à la brochure de M. Adalbert Deganne intitulée : Arcachon, quelques notes à propos du boulevard de ceinture (1862).

Administrateur consommé, il sut faire sortir de la solitude Arcachon dont la rapide prospérité est encore un sujet d’étonnement et d’admiration. Ce fut lui qui, confiant dans la prospérité de la cité naissante, conçue la fière devise, aujourd’hui réalisé : heri solitudo, hodie vicus, cras civitas.

Membre du conseil général de la Gironde de 1861 à 1870 ; chevalier de la Légion d’honneur. Son nom a été donné à une des principales voies de la ville (ancien cours Sainte-Anne).

La Ville d’Hiver d’Arcachon – Institut Français d’Architecture

Arcachon raconté par ses rues et lieux-dits par Michel Boyé

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Prendre à droite, allé O

(57) Guy DESTANQUE(à droite, carré 7)

Né à Bordeaux, Guy Destanque fait ses études musicales au Conservatoire de cette ville avant de les compléter au Conservatoire national supérieur de Paris. A part le trombone – son instrument principal – il a étudié le violon, le piano, la direction d’orchestre et la composition.

Son premier engagement professionnel s’inscrit au Grand Orchestre de Radio-Paris (dirigé par les plus grands chefs de l’époque, les Furtwängler, Schuricht, Mengelberg, Rosbaud, Karajan, etc.). Après le Seconde guerre mondiale, et durant une quinzaine d’années, il s’oriente dans le jazz symphonique et la musique de variété. Il fonde son propre orchestre, compose et arrange. Il joue dans les meilleures grandes formations, entre autres avec celle de Michel Legrand.

En 1960, il revient à la musique classique et entre comme co-soliste à l’Orchestre national de France puis, dès 1967, à l’Orchestre de PAris dirigé alors par Charles Munch.

Guy Destanque se destine enfin à l’enseignement. Le Conservatoire national supérieur de Paris lui confie le poste prestigieux de professeur de trombone. Il crée des cours d’été très prisés à Arcachon. Sa grande expérience dans tous les domaines de la musique en fait un pédagogue exceptionnel.

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Au bout, prendre à droite, allée A

(58) Famille DUCHEZ (à gauche)

Né le 12 septembre 1882 à Montignac-le-Coq (Charente), Georges Duchez entra en octobre 1900 à l’Ecole Normale de la Gironde, à La Sauve, d’où il sortit en 1903 pour effectuer ses obligations militaires. En octobre 1904, il fut nommé professeur au cours complémentaire de l’école Condorcet d’Arcachon. En 1939, avec la guerre, au moment même où il allait prendre sa retraite, il fut maintenu dans ses fonctions et accepta même le poste de directeur qu’il avait jusqu’alors refusé à deux reprises. Officier de l’Instruction Publique, il forma aux mathématiques des générations d’Arcachonnais, Lucien de Gracia en particulier. Parallèlement, dès 1935, il fit du Journal d’Arcachon « l’organe de large union des groupements de gauche d’Arcachon » ; à la Libération, il en devint le propriétaire et le directeur. Il est décédé à Arcachon le 3 février 1951.

Arcachon raconté par ses rues et lieux-dits par Michel Boyé

Robert Duchez, né le 13 avril 1909 à Arcachon, instituteur, lieutenant de réserve, organisateur de la résistance à Arcachon. Commandant des volontaires du bataillon du médoc, reste dans l’armée après 1945, retraité avec le grade de lieutenant-colonel en 1963.

Directeur du « Journal d’Arcachon« , maire-adjoint d’Arcachon en 1965. Meurt dans un accident d’auto et est inhumé au cimetière d’Arcachon le 19 octobre 1974. Officier de la Légion d’honneur.

Robert Duchez fut arrêté deux fois par la police de Vichy. En février 1941, arrestation sans suite grâce à Gérard Peyrondet, employé de la mairie, qui réussit à faire disparaître avant la perquisition les documents compromettants que Robert DUCHEZ détenant à son domicile. En 1943, à la suite d’une lettre de menaces reçue par des collaborateurs qui lui fut attribuée, arrestation demeurée également sans suite.

Arcachon et ses environs pendant l’occupation par Jacques Ragot.

(59) Charles TOURNEMIRE (à droite)

Charles Tournemire, compositeur et organiste français né le 22 janvier 1870 à Bordeaux, mort le 4 novembre 1939 à Arcachon

Elève de Franck et de Widor au Conservatoire de Paris, il succède à son maître (après Gabriel Pierné) à la tribune de Sainte-Clotilde (1898), avant d’être nommé professeur de la classe d’ensemble du Conservatoire (1921). Connu surtout comme organiste, il mène une carrière internationale de concertiste, et se révèle un des plus grands improvisateurs de son temps.

Esprit indépendant, au langage très personnel, dans la lignée franckiste mais sachant s’en affranchir, Tournemire ajoute une dimension religieuse à son oeuvre, nourrie d’une foi ardente – celle d’un grand mystique.

S’il est surtout connu aujourd’hui pour son oeuvre d’orgue – et d’abord le monumental corpus de L’Orgue mystique (1927-1932), composé de 52 offices (un par dimanche) basés sur le plain-chant grégorien – on redécouvre petit à petit le musicien de chambre, et surtout le symphoniste, dont l’œuvre paraît, en ce premier quart du vingtième siècle, d’une importance majeure.

Il est mort noyé dans des circonstances mystérieuses.

© Direction générale des relations culturelles, scientifiques et techniques du Ministère des Affaires Étrangères

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(60) Famille CAMELEYRECOUACH (à gauche)

Robert Couach 1897-1984, son épouse Camille. Petite histoire des chantiers Couach : 1897 – Création par Albert Couach de Moteurs Couach, entreprise fabriquant les premiers moteurs spécifiquement conçus pour une utilisation marine. 1920 – Robert et Louis Couach, jumeaux, reprennent l’affaire familiale. Extension de l’activité avec le début de la production industrielle des moteurs Couach. 1937 – Premiers moteurs diesel. 1946 Guy Couach intègre l’entreprise. Création d’Arcoa, première entreprise au monde à fabriquer des bateaux sur le plan industriel. 1948 – Première fabrication en série d’une pinasse de 10,50 m à plus de 400 exemplaires dont 390 sont exportées. C’est une première mondiale qui préfigure les base du motonautisme en série. 1962 – Guy Couach fonde le chantier qui porte son nom, dédié à la fabrication de vedettes en nouveaux matériaux (composite fibre de verre/résine). 1970 – Construction du premier yacht du monde en Aramat, matériau composite à base de Kevlar développé spécialement par Du Pont de Nemours pour la fabrication des coques sur les idées de Guy Couach. 1985 – Pierre Couach rejoint le chantier et initie la modernisation de la gamme.

(61) Famille BONNIN (à gauche)

De Jean, pêcheur à Lormont, qui avait construit lui-même sa propre embarcation à Jean-louis, actuel responsable du chantier, de sont six générations de constructeurs de bateaux.

Vers 1850, Jean envoie son fils, également prénommé Jean, à l’Arsenal de Rochefort où l’on formait alors les charpentiers de marine. Après avoir travaillé dans les chantiers Chaigneau, Jean Bonnin s’installe, en 1863, quai des Queyries, à Bordeaux, s’associant à un financier, M. Damon. cette association donnera lieu à la construction de bateaux de charge, plus particulièrement destinés aux Antilles.

L’architecte Georges Sahuqué remplace M. Damon et le chantier se tourne vers le yachting. De cette nouvelle association naîtront de nombreuses créations de divers types, dont, en 1894, le premier Pourquoi pas ? de Jean Charcot.

Georges-Louis, fils de Jean, ouvre le chantier de Lormont en 1892 sous la houlette de Joseh Guédon. Entre la famille Bonin et cet architecte avisé et prolifique qu’est Joseph Guédon, ce seront des dizaines d’années d’amitié et de collaboration.

En 1931, les fils de Georges-Louis, Jean et Louis-Georges se séparent : le premier restant à Lormont, le second créant un chantier à Arcachon. Mais cette séparation n’est que géographique puisque les deux chantiers fonctionneront sous la dénomination de « Bonnin frères ».

En 1951, René Bonnin prend la direction du chantier d’Arcachon repris en 1983 par son fils Jean-Louis.

Les Cahiers du Bassin N° 2 de novembre 1997

(62) Famille MONOD (à droite)

Installé à Arcachon après la Grande Guerre, le docteur Lorenz Monod avait été appelé « à partir du 15 avril 1921, à donner des leçons de puériculture et des conseils aux jeunes mères » au dispensaire d’hygiène sociale, créé par Mme Veyrier-Montagnères en 1892 et installé dans l’immeuble dit Bon-Lafontaine (cours Tartas). Il dirigeait alors Les Elfes (actuelle Rose des Sables), « un établissement-sanatorium, spécialement organisé en vue de la double cure par le climat et la méthode du pneumo-thorax » (Dr Henri Chauveau)

En 1940, c’est lui qui organisa le départ de Manuel Azana, président de la République Espagnole et de sa famille, réfugiés alors au Pilat, villa L’Eden, et à Arcachon villa Nadiège. Le docteur Monod est décédé le 6 juin 1958 à Arcachon, villa Duquesne, avenue Sainte-Marie.

Fils du docteur Lorenz Monod, Jacques Monod, arrêté à la frontière espagnole alors qu’il voulait rejoindre de Forces Françaises d’Afrique du Nord et refusait le Service du Travail Obligatoire, fut déporté au camp de Dora et mourut le 27 mars 1944 à Lublin-Maïdanek. La Médaille de la Résistance lui fut accordée à titre posthume en janvier 1947.

Arcachon raconté par ses rues et lieux-dits par Michel Boyé

(63) Famille LONGAU (à gauche)

Hubert Longau est né le 1er janvier 1889 à Arcachon. Pendant la Grande Guerre, il est mobilisé en 1915, démobilisé en 1919. Entrepreneur de bâtiment et de travaux publics, il construit de nombreux édifices dont le Vélodrome inauguré le 15 août 1934 (une étape du Tour de France y arrive le 11 juillet 1938), le boulevard Gounouilhou, les défenses contre la mer, le fronton des Abatilles, la nouvelle jetée du Moulleau, la première station d’épuration des eaux, la tribune du stade Matéo-Petit, il réalise la transformation de l’éclairage public du gaz à l’électricité. Il préside le Syndicat du Bâtiment et des TP d’Arcachon de 1937 à 1963. le jounal « L’Auto« , n’hésite pas à le désigner, en septembre 1938, comme le « Baron Haussmann » d’Arcachon.

En 1948 avec son fils Jean-Gilbert, il construit une Cabane Tchanquée à l’île aux Oiseaux (celle de gauche vue d’Arcachon, n° 53).

Conseiller municipal de 1925 à 1929, adjoint au maire de 1930 à 1935, délégué aux travaux publics, hygiène, état-civil et police. Président de l’Union Cycliste Arcachonnaise de 1922 à 1963. Président de la Société de Gymnastique « les Enfants d’Arcachon » pendant 37 ans. Président du Sport Athlétique Arcachonnais de 1927 à 1935 et de 1950 à 1957. Vice président du Comité de Guyenne de la Fédération Française de cyclisme de 1937 à 1963 et membre du Comité directeur national de 1945 à 1973. Chevalier de la Légion d’honneur en 1934. Officier de l’Instruction publique en 1939. Propriétaire du journal l’Avenir d’Arcachon de 1930 à 1946.

Il est décédé le 28 décembre 1973.

Prendre à droite, allée B

(64) Gustave HAMEAU (à gauche)

Sous l’imposant médaillon en bronze, on apprend qu’il fut président de la Société de prévoyance de La Teste et président de la Société scientifique. Mais ce Testerin, savant et médecin, fils du docteur Jean hameau, fut appelé aussi à d’autres responsabilités. Il fut maire de La Teste de 1857 à 1862 et maire d’Arcachon de 1879 à 1881, et entre autres, vice-président de l’Association des médecins de France et président de l’Association médicale de la Gironde, fondateur de l’Avenir d’Arcachon (journal des intérêts balnéaires, industriels et ostréicoles de la contrée), créateur d’une société de secours de femmes.

Homme de grande bonté et de grand dévouement, il refusa deux fois la Légion d’honneur, avant de recevoir cette distinction. La ville lui doit en partie sa réputation de station marine et autrefois ses eaux potables à leur lieu d’origine, ses abattoirs et ses égouts.

Journal Sud-Ouest

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Fin de la visite.

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