Livres et bulletins disponibles

Vous trouverez sur cette page une liste et un bon de commande des bulletins et des livres encore disponibles, ainsi qu’une brève présentation de ces ouvrages.

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• * Anciens Bulletins disponibles

Au prix de 3 €, port compris :

N° 2, 3, 4, 5, 38, 46, 47, 51, 52, 53, 54, 56, 60, 61, 63, 69, 70, 73, 74, 75, 76, 77, 80, 82, 84, 85, 86, 87, 88, 89, 90, 91, 92, 94, 95, 97, 98, 99, 100, 101, 102, 103, 104, 105, 106, 107, 108, 109, 110, 111, 112, 113, 114, 115, 117, 118,122.

Au prix de 7 €, port compris :

N° 123, 125, 129, 132, 134.

Au prix de 8 €, port compris :

N° 135, 138, 139, 140, 144, etc.

• 1914-1918 – Le Bassin d’Arcachon

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Par Patrick Boyer, Jean-Pierre Caule et Jean-Michel Mormone

Le 1er août 1914,  les cloches sonnent pour annoncer la mobilisation. Dans toutes les communes les jeunes font leur paquetage pour rejoindre les régiments.

Loin du front et près de l’Océan, s’écrit aussi sur les bords du Bassin d’Arcachon, entre 1914 et 1918, une page de l’histoire de France. Ainsi de la création de l’école de tir aérien de Cazaux, future B.A.120, aux implantations américaines du Cap Ferret, de Gujan-Mestras ou de Croix d’Hins, de nombreuses unités posent le pied en Pays de Buch.

Des milliers de tirailleurs sénégalais vont y venir « hiverner » dans un camp gigantesque occupé par la suite par les Russes, éloignés du front aux moments des troubles de 1917 dans leur pays. Russes remplacés eux-mêmes par des Américains qui côtoient en terre arcachonnaise les militaires forestiers canadiens venus chercher le bois nécessaire aux tranchées. A côté de cette présence, 23 hôpitaux et dépôts de convalescents militaires, installés dans pratiquement toutes les communes, voient arriver, en fonction des combats, des centaines de blessés soignés par les médecins et la population du Bassin. Population qui participe à l’effort de guerre par la contribution dé ses usines reconverties, par ses initiatives bénévoles pour améliorer la vie de ses enfants au front ou par sa marine réquisitionnée pour la surveillance des côtes atlantiques, méditerrané­ennes ou de la mer Egée.

C’est l’histoire que tente de raconter cet ouvrage abondamment illustré, quatre-vingt-dix années après.

21 cm x 29,7 cm – 160 pages – ISBN : 978-2-9529434-1-3 – Prix : 20 €

En vente à la SHAA, dans certaines librairies et en ligne à la Librairie de la Roque.

• Plusieurs ouvrages racontent les villes et villages par leurs rues et lieux-dits

• Arcachon Ville d’Hiver

EditionVilleHiver

Arcachon La « Ville d’Hiver » Itinéraires pour une visite touristique et culturelle (6e édition)

Par la SHAA, d’après Jacqueline ROUSSET-NEVERS †

 30 pages – Prix : 4 €.

 Ainsi que l’écrit le Docteur Fleury, ancien Maire d’Arcachon, « La Ville d’Hiver résulte de la convergence très rare au XIXe siècle d’inté­rêts financiers et d’intérêts médicaux ». Ce fut en effet une opération immobilière des frères Péreire, Emile (1800-1875) et Isaac, (1806-1880) et de la Compagnie des Chemins de Fer du Midi dont Emile était le principal actionnaire.

D’origine portugaise, les Pereire étaient nés à Bordeaux où leur grand­-père, Jacob Rodriguez Pereira, était arrivé en 1733. Il s’y était rendu célèbre -une rue de Bordeaux porte son nom- par la mise au point d’une méthode d’enseignement pour sourds-muets, avant de devenir interprète du Roi Louis XV auprès duquel il s’employa à améliorer le sort de ses coreligionnaires israélites.

Placés à Paris dans les milieux bancaires, adeptes des théories de Saint-Simon, les Pereire se lancent en 1835 dans l’aventure du chemin de fer, puis, en 1852, de la banque. En 1857, leur Compagnie prolonge jusqu’à Arcachon la ligne Bordeaux-La Teste qu’ils avaient rachetée en 1852, après avoir obtenu la concession de la future voie Bordeaux-­Bayonne. Mais il fallait la rentabiliser car elle fonctionnait surtout l’été, amenant les baigneurs,  par trains entiers, à la station.

C’est ainsi que pour son propre compte et pour celui de la Compa­gnie, Émile acheta, entre 1860 et 1861, des terrains forestiers issus de l’ancienne Forêt Usagère de La Teste, à l’ouest, et des semis de l’État, à l’est. Sur cette zone de 96 hectares qui correspond en grande partie à l’actuelle Ville d’Hiver (110 ha) commencèrent en 1862 les travaux menés par l’ingénieur Paul Régnauld (1827-1874) qui, aidé du jeune Gustave Eiffel, avait déjà construit le pont du chemin de fer à Bordeaux. Il fut en particulier l’architecte de la gare, du Buffet Chinois, du Grand Hôtel en collaboration avec Eugène Ormières, de l’usine à gaz et de nombreuses villas.

Il s’agissait de construire une ville nouvelle…

Prix : 4 €.

En vente à la SHAA, dans certaines librairies et en ligne à la Librairie de la Roque.

• Cazaux, de l’Ecole de Tir à la Base Aérienne 120 (1913-1962)

Edition Cazaux

Par Eliane KELLER et Patrick BOYER

98 pages – Prix : 10 €.

En recevant le commandement de la base de Cazaux en juin 1998, j’étais certes conscient de l’ampleur de la tâche qui m’attendait, mais j’étais loin de mesurer la richesse de son histoire et le rôle essentiel qu’elle avait joué, qu’elle joue et qu’elle ne manquera pas de jouer dans l’avenir.

La base de Cazaux, c’est d’abord l’histoire d’un homme: Ferdinand MARZAC, fondateur et premier com­mandant de la base de Cazaux. Véritable prophète de l’aviation de combat, inventeur du viseur de bombardement, précurseur de la photo aérienne, ce bordelais passionné et hyperactif, a tant fait pour l’arme aérienne. Plus de qua­tre vingt ans après, ce ne sont pas les nombreuses situations dramatiques de ces dix dernières années, où le recours à la force a été indispensable, qui peuvent démentir ses visions.

La famille MARZAC est désormais fidèle des moments importants de la vie de la base. On ne peut que s’en réjouir. C’est un devoir que de pérenniser ces relations et d’entretenir ainsi vivant le souvenir de ce Grand Homme.

Ensuite, elle n’est pas et ne sera jamais une base comme les autres !

Sa géographie d’abord: vue du ciel, la base apparaît comme un gigantesque porte-avions flottant sur un océan de pins, le village de Cazaux étant totalement inséré dans ses vastes espaces. A peine décollé, face à l’océan, on est inlassablement séduit par la beauté de la dune du Pilat, des passes et du bassin aux couleurs si changeantes en fonction du temps et des marées. Cette géographie et sa position d’organisation humaine majeure de la région ont induit et induisent toujours des relations toutes particulières et très enrichissantes avec son environnement.

Puis, l’ensemble de ses missions dédiées au tir aérien lui ont toujours conféré un rôle stratégique majeur. Aujourd’hui, tous les pilotes de chasse y sont formés à la raison d’être, au but ultime de leur métier: le combat, la neutralisation de l’objectif. Les armements nouveaux y sont développés, expérimentés et leurs modes de tir vali­dés. C’est aussi à Cazaux que toutes les unités de l’armée de l’air s’entraînent au tir d’armements réels. Elle est le siège de l’unité de récupération et sauvetage au combat, mission de première importance. Enfin, elle abrite le Centre de Formation des Techniciens de la Sécurité, bientôt équipé d’un simulateur de feux à gaz unique en Europe.

Enfin, comme l’avait pressenti Ferdinand MARZAC, son potentiel de développement est immense. 5700 hectares, situation privilégiée, vastes espaces aériens peu convoités, proximités des plus grands champs de tir la promettent à un avenir radieux. De nouvelles unités s’implantent, d’autres se renforcent et voient le périmètre de leurs missions s’agrandir. Le centre de gravité de la base se déplace inexorablement vers le nord-est. Et ce n’est peut-être qu’un début !

Ce livre est une contribution essentielle à la compréhension du Cazaux d’aujourd’hui. Il nous montre clai­rement, que si l’arme aérienne est une arme technique, où les matériels semblent dominer, elle est avant tout une grande aventure humaine: une aventure d’hommes visionnaires,  d’hommes pour qui la déraison était règle de vie, d’hommes courageux et ambitieux pour leur pays et pour son peuple.

Que ce livre permette à tous, et surtout aux plus jeunes d’entre nous, de mieux appréhender l’avenir en comprenant d’où nous venons. C’est surtout cela l’esprit de corps !
Que ses auteurs en soient vivement remerciés !

(…)

Colonel Gilles DESCLAUX
Commandant de la base aérienne 120 de Cazaux du 25 juin 1998 au 31 août 2001
Prix : 10 €
En vente à la SHAA, dans certaines librairies et en ligne à la
Librairie de la Roque.

• Chronologie arcachonnaise (1519-1857)

Chrono

par Michel Boyé

21 cm x 29,7 cm. Broché. 176 pages. Nombreuses illustrations. Prix : 15 €

L’idée d’établir une « chronologie arcachonnaise » est née en 2006, dans le cadre de la préparation de la commémoration du 150e anniversaire de la commune d’Arcachon qui, rappelons-le, est née le 2 mai 1857.

Il s’agissait tout d’abord de mettre, à la disposition des étudiants et des chercheurs mais aussi des amoureux du passé de la station, un document de travail aussi fiable que possible (la perfection n’est pas de ce monde).

L’objectif second était, par un dépouillement quasi systématique et par la confrontation des sources localement disponibles, de rectifier les erreurs de transcription, de lecture même, devenues des « vérités historiques » par le jeu des compilations répétées au fil des décennies ; il convenait, surtout, de débarrasser l’histoire d’Arcachon de légendes souvent forgées pour renforcer la séduction des lieux, ou le prestige de certains de ses habitants et de quelques-uns de ses visiteurs !

La démarche n’était pas dénuée d’obstacles. En premier lieu, il fallait tenir compte des lacunes des archives accessibles au public. Ensuite, pour des raisons de volume et d’intérêt (la gloire est souvent éphémère), se sont posées les inévitables questions : quels événements retenir, quels personnages citer, quelles « oeuvres » mettre en valeur ? Reconnaissons que les choix qui ont été faits comportent une part d’arbitraire et que certains d’entre eux ont été dictés par la trompeuse nouveauté des temps présents.

Les pages qui suivent sont certes constituées par les « livraisons » qui, de 2006 à 2011, ont été faites dans le bulletin trimestriel de la Société Historique et Archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch (SHAA), mais revues et corrigées (grâce à des lecteurs et à des adhérents, grâce aussi à la mise en ligne sur Internet de plusieurs journaux anciens arcachonnais) et largement augmentées.

Enfin, pour conclure cette brève présentation, « rendons à César ce qui est à César ». Publier la « Chronologie arcachonnaise », en l’illustrant, tel était le vœu du regretté docteur Robert Fleury. Le 40e anniversaire de la SHAA a paru le moment opportun pour passer à l’acte et lui rendre ainsi hommage.

Michel BOYÉ, Président de la Société Historique et Archéologique d’ Arcachon

En vente à la SHAA, dans certaines librairies et en ligne à la
Librairie de la Roque.

• Drôle de Pistolet : Henriette Caillaux ou Autopsie d’un meurtre politique

Edition Pistolet

Par Jean-Pierre ARDOIN SAINT AMAND
130 pages – Prix : 10 €

1898 : Interrogatoire de Valentine Paulmier

Je me fis conduire chez M. Gastinne-Renette et j’achetai un revolver que je payai 80 francs. J’expliquai à l’employé qui me servait que je demeurais à la campagne et que j’avais besoin d’une arme pour ma sécurité personnelle.
D. – Vous étiez paraÎt-il fort calme ?
R. – C’est exact. Mon parti était pris, ma décision bien arrêtée. Je ne son­geai pas à dissimuler mon nom et j’essayai l’arme, en expliquant, ce qui est vrai, que je n’avais pas tiré depuis vingt ans. Je demandai également à l’em­ployé de M. Gastinne-Renette de me charger le revolver. Il me répondit que ça n’était pas l’habitude de la maison ; alors j’achetai une boîte de cartouches.

Trois heures plus tard, Valentine Paulmier vidait le chargeur de son nou­veau revolver sur le secrétaire de rédaction du journal La Lanterne.

1914 : Interrogatoire d’Henriette Caillaux

Il me faut vous dire que de tout temps, suivant en cela les conseils de mon Père, j’avais pris l’habitude d’être toujours armée lorsque je voyageais ou me trouvais dans une circonstance délicate. Je dois ajouter que, quoique tirant convenablement au fusil, je n’avais jamais tiré un coup de revolver.
D. – Je voudrais demander à M. Fromentin (employé de chez Gastinne-Renette} si, pendant tout le cours de ces opérations, Mme Caillaux avait conservé une attitude calme, normale, n’appelant pas l’attention ?
R. – Absolument. A ce moment, Mme Caillaux me demanda de lui charger l’arme; je lui dis que le règlement de la maison l’interdisait formellement Alors, Mme Caillaux chargea elle-même son pistolet automatique.

Trois heures plus tard, Henriette Caillaux vidait le chargeur de son nouveau pistolet sur le directeur de la rédaction du journal Le Figaro.

Prix : 10 €.
En vente à la SHAA, dans certaines librairies et en ligne à la Librairie de la Roque.

• Histoire d’Audenge

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sous la direction de François Thierry

Broché, tout en couleurs, 232 pages – 16 cm x 24 cm – 18 €

L’histoire d’une région peut être reconstituée à partir de deux éléments essentiels que nous allons découvrir tout au long de cet ouvrage, sous des présentations très diverses en fonction de leurs auteurs : les découvertes archéologiques et les témoignages écrits.
Les recherches archéologiques réalisées depuis le XIXe siècle permettent de penser que l’occupation humaine à Audenge date de la plus haute antiquité. Elle se concentrait, au néolithique (3000 avant J.-C.) autour du ruisseau d’Aiguemorte, sur les sites de la Vignote et de Martet, et sur la rive droite du ruisseau de la Possession.
Quant aux témoignages écrits, ils permettent, soit ponctuellement, soit globalement d’analyser les grandes évolutions économiques, sociales ou politiques et de ressusciter la vie de la cité à un moment précis de son histoire.
Le nom d’Audenge apparaît pour la première fois en 1299 sous sa forme actuelle. Son origine pourrait dater de la période gallo-romaine ou des invasions germaniques du Ve siècle, liée à la création d’un immense domaine par un certain Aldinga ou Aldingus. Cependant, on n’a retrouvé aucune trace germanique à Audenge et l’on ne connaît pas non plus la date d’implantation de cette personne.
La commune d’Audenge dessine un vaste quadrilatère limité à l’ouest, sur son petit côté, par le Bassin d’Arcachon, au nord par le ruisseau de Lanton et au sud par celui de Badet.
Tout le territoire fait géologiquement partie des Landes de Gascogne recouvertes, au cours du quaternaire, de sable éolien avec constitution d’un cordon dunaire le long de la côte océane.
Audenge est située sur la rive orientale du Bassin qui était aussi celle de l’Eyre. Au temps des glaciations le rivage océanique était beaucoup plus loin vers l’ouest et la rivière se jetait dans l’océan par une embouchure qu’on peut comparer à celle de la Garonne, en plus petit. Aujourd’hui, l’Eyre se termine par un delta qui pousse ses sédiments vers le nord, au large des côtes de Biganos et d’Audenge.
Le rivage audengeois actuel est marqué par une série de canaux et de réservoirs, vestiges des marais salants du XVIIIe siècle, transformés en bassins d’élevage de poissons, pratiquement plus exploités de nos jours. On a aménagé des sentiers de randonnée sur les digues des anciennes salines qui permettent aux promeneurs, aux botanistes et aux amateurs d’oiseaux d’apprécier un milieu tout à fait à part dans notre département.
Implanté dans le même secteur, le port d’Audenge est bordé par les cabanes d’ostréiculteurs qui amarrent leurs bateaux aux côtés de ceux des plaisanciers. Un vaste bassin alimenté d’eau de mer, conçu à l’origine pour chasser la vase qui encrasse le port sert aujourd’hui de bassin de baignade. Aménagé et entretenu par la municipalité, il est complété par des installations sportives.
Audenge est un vieux terroir mais qui n’a pas conservé d’édifices anciens. Il y a cependant quelques beaux bâtiments du XIXe siècle, comme la mairie ou la villa Isabelle. Parmi les plus vieux édifices recensés, citons l’ancien presbytère, rénové au XVIIIe siècle mais bâti antérieurement.
Autrefois modeste village, Audenge est devenue une ville de plus de 6.000 habitants qui fait partie du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne créé en 1970. Elle est encore appelée à se développer, attirant une population venue d’ailleurs qui apprécie le cadre de vie offert, tout à fait agréable et que l’on s’efforce de préserver.

• Histoire des droits d’usage dans la Montagne de La Teste

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Par Fernand Labatut
(couverture illustrée par Sylvain Smague que nous remercions chaleureusement)

Cette étude éclaire d’un jour nouveau les origines des droits d’usage et du clivage usager. L’auteur présente les transactions dans les conjonctures historiques qui les suscitèrent. On suit ainsi les péripéties de l’inextinguible querelle jusqu’à la Sentence arbitrale du 27 thermidor an II (13 septembre 1794) qui confirme une situation usagère dont l’unicité se perpétue depuis plus d’un demi-millénaire.

Les usages de la Montagne dans le Captalat de Buch résultent d’une situation juridique unique en France. Depuis plus d’un demi-millénaire, deux catégories d’usagers (ayant-pins et non ayant-pins) sont assujetties l’une à l’autre et s’affrontent encore dans un conflit d’intérêts dont la survivance confère à cette situation une actualité brûlante.

On ignore les circonstances dans lesquelles certains usagers, au-delà d’une situation communautaire égalitaire dans la Montagne, ont pu devenir des tenanciers (tenans pins) dans le massif forestier qui demeurait cependant ouvert à l’usage de tous les habitants des trois paroisses de la seigneurie, La Teste, Cazaux et Gujan.

Car l’originalité de cette situation séculaire réside bien dans la coexistence d’un parcellaire résinier, établi forcément par une division du territoire forestier, et d’une indivision des droits qui s’exercent dans la totalité de ce territoire ouvert à tous !

Depuis toujours, ce problème des origines du clivage s’est posé aux générations d’usagers. Les tenans-pins ne cessaient pas d’affirmer en toute occasion la légalité de leur (droit de) propriété, un droit qui était toutefois grevé par les prérogatives des non ayant-pins et aussi par la tutelle du captal (on dira même le contrôle) auquel ils durent acquitter jusqu’à la fin de l’Ancien Régime une redevance, le gemmayre, perçue par son receveur sur la résine qui s’extrayait dans leurs parcelles.

L’abolition des droits féodaux supprima le paiement de la redevance et une sentence définitive, le 27 fructidor de l’An II (le 13 septembre 1794), clôtura le procès intenté aux propriétaires par les non ayant-pins dans la période révolutionnaire en renvoyant dos à dos les deux parties également déçues par la décision de statu quo. La Montagne demeurerait ouverte à l’usage ancestral, antérieur à la naissance des propriétés, pérennisé par le nouveau régime.

Il nous paraît intéressant de retrouver au fil des siècles les arguments que chaque camp a opposés aux prétentions de l’autre. L’analyse des actes notariés (actes de vente, baux, etc..) nous conduira ensuite aux premiers temps de la naissance des tenures dans la forêt. Nous exposerons pour terminer les éléments d’une hy­pothèse que nous avons émise dès 1950 et qui découle, on le verra, de la comparaison attentive des situations de la communauté usagère que nous pouvons saisir (quant à l’évolution du droit de gemmage dans le pinhadar) en 1468 et en 1535 dans les transactions antérieures à l’acte fondamental de 1604. »

Fernand Labatut est né à La Teste-de-Buch en 1921. Il entre à l’École normale d’instituteurs de la Gironde en 1937. A l’issue du second conflit mondial, tout en remplissant ses fonctions de profes­seur des Cours complémentaires, il poursuit des études supérieures à la Faculté des lettres de Bordeaux. Licencié es lettres en 1948, il dédie en 1950, un Diplôme d’études supérieures d’histoire à son vil­lage natal : L’évolution sociale à La Teste au cours des Temps modernes.
Professeur certifié, son intérêt pour la «Grande Ile» le conduit à Madagascar en 1960.  A Fianarantsoa, il étudie la paysannerie betsileo. A Tananarive, il élabore une étude historique «Madagascar» à l’usage des lycées et des collèges, éditée par Nathan en 1969 et bien reçue par le grand public.

De retour en France, adjoint au directeur de l’Ecole Normale et du Centre de formation des professeurs de collèges de Bordeaux, il participe à la formation pédagogique des futurs enseignants.

Retraité en 1979, il reprend ses recherches et collabore activement aux travaux de la Société Historique et Archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch : La Révolution à La Teste (1789-1794), à l’occasion du Bicentenaire, et plus de quarante articles parus dans le bulletin trimestriel.

ISBN 978-2-9529434-2-0 – 232 pages – 21 cm x 14 cm – Prix : 15 €

En vente à la SHAA, dans certaines librairies et en ligne à la
Librairie de la Roque.

• L’Archéologie en Buch et Born

Edition archeologie

Par François Thierry
178 pages. Prix : 10 €

La mise en oeuvre d’un tel ouvrage – qui voudrait être avant tout une synthèse – est pour nous une gageure dans la mesure où, depuis près d’un siècle, les recherches sur le terrain ont évolué plus lentement qu’ailleurs, sauf peut-être pour les vingt dernières années. On n’a connu que peu de chantiers impor­tants : Sanguinet, Saint-Paul-le-Vieux et dans une certaine mesure, Andernos. On pourra donc se demander ce qui a pu nous pousser à écrire ce livre.
La première raison se résume facilement : tenter de retrouver la vérité historique sur nos ancêtres et cerner autant que pos­sible les réalités perceptibles de ces époques lointaines. Com­bien en effet d’articles, de livres ou même de prospectus tou­ristiques étalent complaisamment, et parfois à longueur de page, leurs litanies d’erreurs, d’approximations, voire d’aber­rations parfois délirantes – par exemple les Grecs et les Phéniciens voguant sur le Bassin d’Arcachon – auxquelles le public non averti est bien obligé de croire faute d’informations rai­sonnables !
La deuxième raison, essentielle à nos yeux, est la nécessité de publier une étude globale, pour l’Antiquité, sur les Pays de Buch et de Born (qui ne faisaient qu’un à cette époque) et donc d’essayer de retrouver l’histoire d’une cité* gallo-romain que les membres des Sociétés historiques ou archéo­logiques locales, auxquels ce fascicule est avant tout dédié, connaissent bien. Mais il est aussi destiné au « grand public », résident ou estivant qui désire connaître un peu mieux le ter­roir sur lequel il vit.
Cette étude repose toutefois sur un paradoxe : l’archéologie y occupe une place prépondérante, et pourtant environ la moitié du territoire est un quasi désert archéologique, ce qui s’ex­plique parfaitement dans une région aux terres aussi inhospita­lières, puisque seuls les rives des cours d’eau et les littoraux lacustres ou maritimes ont pu accueillir et faire vivre les êtres humains et leur civilisation.
Le texte s’articule en deux phases: une partie générale com­prenant une étude physique, historique et archéologique et une partie plus spécifique constituée d’une série de fiches par commune, faisant le point des connaissances locales lorsque cela est possible.
Il nous a paru plus opportun de placer la bibliographie sur la partie générale en fin de volume tandis que celle concernant les communes est inscrite à la fin de chaque fiche.

François THIERRY

En vente à la SHAA, dans certaines librairies et en ligne à la Librairie de la Roque.

• La Fête en Aquitaine

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Société Historique et Archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch
Fédération Historique du Sud-Ouest

Actes du XLIXe Congrès d’études régionales tenu à Arcachon les 12 et 13 mai 2007

Sommaire

Préface – Les fêtes en Aquitaine à l’époque moderne par Jean-Pierre POUSSOU

Fêtes et traditions régionales

CHAUME Alain, Fêtes et traditions populaires en Libournais sous la Monarchie de Juillet
FERNANDEZ Alexandre et Bernard TRAIMOND, Le « modèle » de Pampelune dans les fêtes du Sud-Ouest
PEYRESBLANQUE Jean, La course landaise
PENDANX Marie, Les territoires des bandas landaises. Une approche de géographie sociale et culturelle
CHARBONNIER Marc, Fêtes, jeux et divertissements à Libourne au XVIIIe siècle : les mutations d’un style de vie (1715-1789

Fêtes et convivialités en Aquitaine

BOUTOULLE Frédéric, Note sur des banquets paysans en Entre-deux-Mers bordelais au Moyen Âge
BOYÉ Michel, Quand Arcachon inspirait les compositeurs et attirait les interprêtes de talent (XIXe-XXesiècles)
JOURDAN Jean-Paul, Les fêtes fédérales et présidentielles à Bordeaux en 1905
TALIANO-DES GARETS Françoise, Fête et festivals en Aquitaine depuis les années 1960
SIMON Pierre, Les fêtes de la Rose en Aquitaine
RATHIER Carole, Autour de Mme Duplessy. Mondanités bordelaises à la fin du XVIIIe siècle
Fêtes religieuses

SUIRE Éric, Un autre sens de la fête. La Réforme du sanctoral dans le Nord de l’Aquitaine (XVIe-XIXe siècles)
CHAMP Nicolas, L’invention d’une tradition pèlerine en Aunis et en Saintonge au XIXe siècle
GUILLAUME Pierre, Les processions à Bordeaux sous la IIIe République..
Dussert Delphine, Place et symbolique de la fête dans les rencontres interreligieuses régionales dans la seconde moitié du XXe siècle
MINVIELLE Stéphane, Mariages, baptêmes. Autour des réjouissances familiales dans les élites bordelaises au XVIIIe siècle
TAILLENTOU Jean-Jacques, Les dunes des confins du Born et du Marensin. Espace festif de singuliers « pèlerinages  » (XVIIe-XIXe siècles)
COSTE Laurent, Bordeaux en fête. Les noces de Louis XIII et d’Anne d’Autriche

Préface du recteur Jean-Pierre POUSSOU (extrait)

L’intérêt pour les fêtes a été très important pour les historiens depuis une quarantaine d’années, au point que nous avions pu écrire, Paul Butel et moi, voici près de trente ans déjà : « La fête est devenue l’un des thèmes favoris de l’historiographie contemporaine ». Elle n’en est pas pour autant facile à interpréter, tant elle est diversité, et parfois ambiguïté. La fête, ou plutôt les fêtes sont en effet à la fois des célébrations et des réjouissances, des occasions de rassemblement mais aussi des sources de rivalités et d’affrontements, des moments de joie mais également de solennité – et dans ce cas il leur faut respecter des protocoles et des hiérarchies que montre bien le Processionnal du diocèse de Bordeaux publié, en 1706, par monseigneur Bazin de Bezons : fort de 270 pages, c’est un rituel qui doit guider le clergé. On comprend le souci de l’archevêque : « Tout événement un tant soit peu important est prétexte à procession ».

Il n’y a pas un type de fêtes, mais plusieurs, et leur échelle également peut être fort différente : les unes sont celles de tout le royaume, d’autres se limitent à une ville, d’autres encore ne concernent qu’une paroisse, urbaine ou rurale, ou, même, simplement, un métier, une confrérie. Il faut leur ajouter les fêtes votives et les fêtes familiales, qui ont leurs caractéristiques et leurs dimensions propres. Énormément sont des fêtes religieuses. Moments de joie, parfois intense, mais à coup sûr partagée, la plupart du temps elles se passent bien, mais elles peuvent être aussi l’occasion de conflits – par exemple de préséance -, ou elles peuvent dégénérer et, dans certains cas, mal tourner, comme cela arriva à Paris pour la célébration du mariage de Louis XVI et de Marie-Antoinette, lors de la dernière grande festivité, place Louis XV, le 30 mai 1770, ou encore , à Bordeaux, lors du lancement pour la première fois dans cette ville, le 3 décembre 1783, d’un ballon dirigeable. La fête, enfin, peut aussi être une inversion : tel est le sens du carnaval lequel, à Romans, en 1580, tourna à l’émeute ; elle peut devenir un contre-ordre, comme l’écrit Y. M. Bercé, encore que je préfère dire ordre inversé ou ordre contraire. Elle peut enfin tourner en révolte, ou être un élément fondamental de la révolte, ou encore clore celle-ci.

Le sens des fêtes, leur signification, leur importance, leurs conséquences sont donc aussi diverses que leur nature. Ce qui est sûr, c’est que, dans ce monde d’Ancien Régime où la vie était dure, il y en avait énormément : comme le souligne toujours Y. M. Bercé, « les jours ordinaires se succèdent et les fêtes reviennent. Il y en avait tant qu’on comptait presque un jour férié pour trois jours ouvriers ». Encore ne s’agit-il là que des fêtes officielles, dont une partie seulement donne lieu à des réjouissances familiales ou amicales ; c’est celles-ci qui sont légion. Il y a encore des fêtes extraordinaires – par exemple, pour célébrer une victoire des armées royales -, ou celles ne concernant que tel ou tel groupe : ce sont les fêtes d’un saint patron d’une communauté de métier ou, pour rester dans ce domaine, celles nées de la réception d’un maître, sans oublier que les compagnons ont leurs célébrations particulières.

Une conclusion s’impose donc : à l’époque moderne, on fait souvent, et facilement, la fête, et l’Aquitaine ne se distingue en rien à cet égard. Comme dans toute province, nombre d’entre elles y ont une tonalité particulière, par suite de leurs coutumes ou de leurs pratiques alimentaires. Le choix de ce thème était donc particulièrement justifié pour un colloque d’histoire régionale. Il était nécessaire également parce que, dans notre ensemble régional, les travaux sur les fêtes n’abondent pas : au contraire, nous ne disposons que de peu d’études et rares sont celles que l’on peut qualifier d’analyses systématiques et approfondies. Seules les fêtes bordelaises et béarnaises sont assez bien connues. Encore faudrait-il aller plus loin qu’on ne l’a fait jusqu’ici, beaucoup plus loin même… Le présent texte est donc aussi l’appel à dresser des répertoires systématiques, des recueils de documents, à mettre sur pied une typologie et à proposer des évolutions, ce qu’il n’est pas actuellement possible de faire. Je ne peux donc proposer qu’une introduction au sujet, qui sera en même temps – mais de manière imparfaite et incomplète tant une recension détaillée des études reste à faire -, un essai pour faire un état des lieux…
Lire la suite dans l’ouvrage

ISBN 978-2-85408-066-7 – 244 pages – Prix : 25 € (20 € pour les membres de la SHAA jusqu’au 31 octobre 2008)

• La Révolution à La Teste (1789-1794)

Edition RevolutionPar Fernand LABATUT

210 pages – Prix : 10 €

Dans l’été 89, à l’instar de Paris, les communes naissent en France de la révolution municipale. Cet avènement est d’une grande portée historique. Les communautés paroissiales attei­gnent en quelque sorte leur majorité et se donnent, par le moyen des premières élections municipales, des conseils généraux (nous dirions aujourd’hui des conseils municipaux), composés de con­seillers et de notables qui siègent autour du maire dans un local devenu pour la circonstance la maison commune.

La capitale et les grandes villes du Royaume ont conduit la Révolution Française et, sur le plan des événements, la « grande histoire » n’a sans doute plus grand-chose à montrer. Par contre, les campagnes que les nouveaux pouvoirs émancipaient en prin­cipe sur le plan local, n’ont pas vécu au rythme des événements révolutionnaires. Les lenteurs des communications, les difficul­tés de l’information, le manque d’instruction d’une grande part des nouveaux citoyens, actifs et passifs, ont créé des décalages et provoqué parfois des réactions tout à fait inattendues.

Par la nature des hommes et des choses, les mots d’ordre patriotiques, politiques, les grands débats nationaux, les mani­festations et les événements urbains ont été reçus et interprétés dans le contexte de la vie quotidienne locale par les ruraux. Les conditions géographiques, la situation des personnes et des biens, les querelles et les antagonismes du temps passé ont sin­gulièrement influencé le comportement des citoyens et des muni­cipalités.
Fernand LABATUT

• Le Destin des dunes

Trilogie sylvestre.

DestinDunes

Le Destin des dunes est le troisième volet d’une trilogie consacrée à l’environnement sylvestre de la façade atlantique du Pays de Buch.
L’ Histoire des droits d’usage éclaire l’origine et la genèse du statut usager dans la Montagne de La Teste, moteur de l’économie locale et fondement de l’évolution sociale dans le trois communautés du Captalat.
La révolution porte à son paroxysme la querelle usagère mais au terme des luttes fratricides, un arbitrage juridique reconduit définitivement le Statut usager. L’ensemencement des dunes entrepris par le dernier Captal est interrompu en 1792.
Quel sera le Destin des dunes ? Au XIXème siècle, l’État qui a conduit l’ensemencement à son terme, s’approprie les jeunes forêts dont il aliène des parcelles. Malgré l’opposition des municipalités, l’appropriation domaniale et les aliénations sont confirmées par la sentence de 1930.
Le Destin des dunes, recueil d’articles sur l’histoire de l’ensemencement des sables,  par Fernand LABATUT, est édité par la Société historique et archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch.
14 cm x 21 cm – 192 pages – ISBN 878-2-9529434-3-7 – Prix 15 € (plus éventuellement 4 € de frais d’envoi par ouvrage).

En vente à la SHAA, dans certaines librairies et en ligne à la Librairie de la Roque.

• Souvenirs d’un directeur des douanes (1855-1904)

Edition Paloc

Jean PALOC

306 pages – Prix 10 €.

Jean Paloc  naquit le 20 février 1837 à Soulac.
Son père, né à Bordeaux le 29 août 1805, était lui-même fils d’un employé des douanes.
Jean Paloc vécut son enfance au gré des mutations paternelles, sur les rives de la Gironde (Le Verdon et Blaye), avec un intermède à Biscarrosse de novembre 1842 à l’été 1843. Cette même année 1843, il entra «au collège» à Bordeaux et obtint son diplôme de bachelier ès sciences le 2 août 1854.
Pendant ces onze années, sa famille poursuivit ses déménagements: son capitaine de père se déplaça du poste des Genêts près d’Hourtin, aux bords du Bassin d’Arcachon, d’abord à Certes ­quartier de la commune d’Audenge connu pour ses marais salant, puis à La Teste-de­Buch où il se lia d’amitié avec MM. Lalesque et Sémiac, respectivement docteur et pharmacien des brigades de la capitainerie testerine. Suivant l’exemple de son frère aîné Mathieu, né à Lormont le 15 mai 1834, Jean Paloc fut, le 1er mars 1855, «admis dans l’emploi de matelot avec appointements» à Bourg-sur-Gironde, qu’il quitta bientôt pour Arès. Le 26 avril 1856, il se présentait à l’examen pour l’admission au surnumérariat : classé n° 1, il fut nommé surnuméraire à La Teste-de-Buch le 1er octobre, sous les ordres de l’inspecteur divisionnaire Jules Pontallié.
Sa carrière le mena le 1er février 1858 à Certes comme receveur particulier, puis à Bordeaux où il occupa, d’avril 1862 à octobre 1867, les fonctions de secrétaire de l’inspecteur sédentaire M. de Préfontaine, alias de Lioncourt, puis celles de commis de direction jusqu’en juin 1876.
Le 1er juillet 1876, commis principal à l’administration centrale, il fut affecté en qualité de rédacteur à la 1ère division avant d’accéder , le 1er janvier 1879, au grade de sous-chef de bureau. Trois ans plus tard, promu inspecteur sédentaire, il partit pour Dunkerque. A cette époque, la contrebande du tabac sur la frontière franco-belge provoquait de nombreux affrontements sanglants entre douaniers et fraudeurs. Inspecteur principal à Lille le 1er mars 1884, Jean Paloc revint à Paris, le 1er octobre 1885, comme chef de bureau de 4è classe. Quatre années passèrent. Le 1er octobre 1889, il fut nommé directeur à Chambéry. En mars 1891, il épousait à Arès, où il avait débuté comme matelot, Marguerite Sémiac. Pendant son séjour savoyard, Jean Paloc s’attaqua – sans grand succès – à ce qu’il appelait «les privilèges concédés illégalement à la zone franche », avant d’être « changé » – ce sont ses propres termes – pour La Rochelle le 15 décembre 1896.

Son séjour rochelais fut marqué en 1901 par «la guerre» que se livrèrent par pétitions et circulaires interposées la revue corporative Le Douanier, dont la lecture était alors largement répandue dans le service des brigades, et le directeur général des douanes Georges Bousquet qui dut en janvier 1902 demander à être relevé de ses fonctions.
La fin d’une brillante carrière, marquée par deux distinctions – Jean Paloc était Chevalier de la Légion d’Honneur et Chevalier de l’Ordre Impérial du Dragon d’Annam – , approchait. Le 1er février 1904, les Annales des Douanes annonçait que «par décret du 26 janvier 1904 M. Paloc (Jean) directeur des douanes de Ire classe à La Rochelle était admis sur sa demande à faire valoir ses droits à la retraite».

Retraité le 31 janvier 1904, Jean Paloc, que l’on prénommait en famille Lucius, se retira sur les bords du Bassin d’Arcachon.
Désormais directeur honoraire des Douanes, il entreprit bientôt de rédiger ses mémoires, restés jusqu’à ce jour inédits, tout en partageant son temps entre Arès et La Teste-de-Buch où il mourut le 31 décembre 1922.
Ce sont ses souvenirs, écrits de 1911 à 1913, ignorés des Annales des Douanes et pieusement conservés par sa famille, qui sont aujourd’hui publiés car ils ont paru mériter une plus large audience que le cercle familial ou celui de quelques érudits locaux. Ne s’adresse­-t-il pas en tout premier lieu à ses collègues douaniers ?
Il ne s’agit pas à proprement parler de mémoires: des pans entiers de la vie et de la carrière douanière de Jean Paloc sont, en effet, passés sous silence, l’épisode rochelais notamment.
Acteur et témoin, l’auteur a voulu avant tout relater d’une plume vive, souvent acerbe, quelquefois choquante pour un lecteur du XXe siècle finissant, ce qu’était la vie des douaniers dans la seconde moitié du XIXe siècle en « parcourant » une carrière pour le moins exemplaire, bien que non exceptionnelle. Nombreux sont en effet les directeurs régionaux des douanes qui, au siècle dernier, commencèrent leur carrière tout au bas de la hiérarchie, dans le service des brigades.
Ainsi, au triple plan de l’histoire douanière, de l’histoire locale et de l’Histoire -la grande ? -, les souvenirs de Jean Paloc apparaissent comme une source de connaissances majeures, par certains côtés irremplaçables, quand on sait les destructions parisiennes et provinciales qu’ont subies les archives douanières.

Michel BOYÉ
En vente à la SHAA, dans certaines librairies et en ligne à la
Librairie de la Roque

• Les Origines de l’OSTREICULTURE ARCACHONNAISE

L’Huître et l’Homme, de l’époque romaine au Xxe siècle

Edition OstreiculturePar Robert AUFAN
Extrait du Bulletin N° 84 de la Société Historique et Archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch
52 pages – Prix 3 €

L’huître et le Bassin d’Arcachon ont une longue his­toire commune. Pendant des siècles, les habitants du Pays de Buch ont consommé, à l’image d’autres peuples, l’huître qu’ils n’avaient qu’à «cueillir», tant les bancs naturels étaient riches dans la petite mer de Buch.

Puis vint le temps, après quelques alertes, où la «gra­vette» si prisée fut sur le point de disparaître. Peut-être aurait-il fallu réglementer strictement sa pêche. On préfé­ra innover. Ainsi prit naissance, sur le Bassin d’Arcachon, après des années de tâtonnements, une culture nouvelle : l’ostréiculture.
Robert AUFAN

Prix : 3 €.
En vente à la SHAA, dans certaines librairies et en ligne à la
Librairie de la Roque.

• Petit guide des ports de Biganos

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par Yves Dessales

Deux ports se situent sur l’Eyre, à Biganos, l’un très en retrait par rapport au Bassin d’Arcachon : le port dit « de Biganos », en plein milieu forestier ; l’autre, le port des Tuiles, plus en aval sur l’Eyre, port héritier de l’histoire du prieuré de Comprian et des tuileries voisines.

À l’occasion d’une promenade ou d’une visite organisée, peut-être les avez-vous découverts et vous êtes-vous posé quelques questions auxquelles ce petit guide tente de répondre…

Ces ports très pittoresques font le charme de ce qu’on appelle « le fond du Bassin ». Ils ouvrent la « Porte du Delta » et font l’objet de toute l’attention de la ville de Biganos, à mi-chemin entre l’ancien domaine de Ruat au Teich et celui de Certes à Audenge.

Les quelques pages de ce petit guide ont pour objectif de mieux faire connaître des sites sans doute parmi les plus originaux et authentiques du Bassin d’Arcachon.
Restent encore beaucoup d’incertitudes auxquelles les lecteurs pourront apporter des réponses, quelques controverses aussi peut-être…

Ce guide se propose de présenter les deux ports, mais aussi l’île de Malprat, les Îlots, le chemin de la Claque… pour faire découvrir ou redécouvrir ce qui fait en grande partie la richesse patrimoniale de la commune de Biganos.

Edité par la Société historique – 32 pages couleurs – 15 x 21 – Prix 5 €.

• Populations du Bassin et du Val de l’Eyre de 1789 à nos jours

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par Fernand Labatut

Dans le cadre de la décentralisation administrative, l’intercommunalité confère à la démographie municipale une grande importance. Cet ouvrage relate l’évolution des communautés du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre de 1789 à nos jours.
L’ouverture économique, la naissance d’Arcachon dans la première moitié du XIXè siècle, l’essor de la rive sud, l’éveil des riveraines du Bassin et du Val de l’Eyre au tourisme…
Un Pays réputé jadis hostile et répulsif est aujourd’hui un environnement aimable et attractif où 140.000 habitants goûtent la douceur de vivre et accueillent chaque année plus d’un demi-million de visiteurs et d’estivants, à moins d’une heure de la métropole bordelaise.

Société historique et archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch – ISBN : 978-2-9529434-5-1
Prix 15 € – 168 pages – 14 x 21 cm.
Vente à la SHAA, dans certaines librairies et en ligne à la Libraire de la Roque

• Trois Mémoires d’un précurseur landais méconnu : Guillaume DESBIEY

Edition Desbiey

146 pages – Prix : 10 €

Guillaume Desbiey est à coup sûr une des personnalités les plus fortes du XVmème siècle aquitain, et pourtant, il a été jusqu’à ce jour un des grands oubliés de 1 ‘Histoire, avec son frère le chanoine Louis-­Mathieu Desbiey, auquel sa mémoire demeure indissolublement liée. Certes, une rue de Bordeaux porte le nom de Desbiey, mais la postérité n’a voulu retenir que celui de Brémontier, alors que l’antériorité des travaux des deux frères est incontestable. Mais ne polémiquons pas: il est bien connu qu’une découverte ou une invention n’est pas toujours imputable à un seul homme, que l’idée est souvent «dans l’air» et que les inventions quasi concomitantes ne sont pas rares. Pour la technique de fixation des dunes, les noms de Brémontier et des frères Desbiey doivent être retenus, en association avec les obscurs paysans landais qui savaient déjà empiriquement arrêter la progression des sables avec des semis de genêts et d’ajoncs, protégés par des branchages.

Guillaume Desbiey (1725-1785) naquit à Saint-Julien-en-Born, aux confins du Pays de Born et du Marensin, pans une bonne famille de bourgeoisie rurale, un milieu de basoche, mâtiné de négoce et de bouti­que, cherchant son bien autant dans l’exploitation foncière que dans les bénéfices ecclésiastiques ou la Ferme Générale. C’est dans le cadre de cette dernière que Guillaume Desbiey va donner sa véritable mesure. En tant que capitaine général des Fermes, il évolue alors pendant une vingtaine d’années dans un espace triangulaire qui a pour sommets : Bayonne, Bordeaux et La Teste, c’est-à-dire les Landes. Cet homme cultivé, volontaire, dévoré d’une passion pour le bien public, grand lecteur de l’Esprit des lois et de l’Encyclopédie se dépense alors sans compter au service de l’organisme qu’il représente et surtout du pays dont il est l’enfant. Mais le malheur est bien un de ses titres, comme il’ écrit en 1783 au contrô­leur général des finances, Calonne. Poursuivi qu’il est par la calomnie, sa vie à La Teste n’est qu’un enfer sur arrière-fond de procès inces­sants, de chargements fictifs, de barques soi-disant naufragées, de ser­vante faussement engrossée, de différends et de deuils familiaux. En 1781, ce ne sont pas moins d’une centaine de témoins, surtout testerins, qui sont auditionnés! Le juste est-il la victime de l’obscurantisme tes­terin ? Au vu du froid récit événementiel, on serait tenté de le croire, mais n’oublions pas que l’homme était «un grand tracassier», quoiqu’il s’en défende, qu’il était d’un caractère difficile, procédurier, âpre au gain.

Que dans un tel climat de tension, Guillaume Desbiey ait pu composer les précieux rapports ci-joints relève, sinon du miracle, du moins de l’enthousiasme d’un visionnaire qui ose le rêve insensé des «Landes cultivées et fertilisées». Parmi ces mémoires tous dignes d’in­térêt, celui sur «la meilleure manière de tirer parti des landes de Bor­deaux» est bien son morceau de bravoure, digne d’avoir été couronné en 1776 par l’Académie de Bordeaux. Cette longue dissertation très charpentée part du triste constat brossé dans la première partie, le sous-­développement landais, surtout des Grandes Landes, «de tristes déserts – note-t-il avec pertinence – des solitudes hideuses, des sables brûlants pendant l’été, des marais et des abîmes pendant l’hiver; un pays mal­sain dans toutes les saisons». Pour briser cette léthargie, le receveur entreposeur des Fermes de La Teste ne propose pas un remède miracle, mais des solutions intéressantes, d’ailleurs liées les unes aux autres. L’adepte des Lumières gagné à la physiocratie insiste sur la nécessaire ouverture de ce monde replié sur lui-même par des routes et des ca­naux. Le propriétaire terrien gagné à la réflexion économique prône un aménagement global de l’espace landais, dans lequel les terres médio­cres, malheureusement majoritaires, ne seraient pas sacrifiées au profit des meilleures. Doué de vues prémonitoires, l’agriculteur expérimenta­teur se fait le pionnier de la sylviculture, de la culture du «bled d’Espa­gne», c’est-à-dire du maïs, de la division rationnelle des Landes en grands carreaux de plusieurs journaux séparés par de larges allées pare-feu. Par delà les immanquables références intellectuelles à Montesquieu et au modèle chinois, le mémoire révèle avec bonheur l’homme de terroir, nourri d’une expérience quotidienne. Et c’est ce vécu qui donne tout son sel à ces pages, difficiles d’accès jusqu’à ce jour, que la Société Historique et Archéologique d’ Arcachon et du Pays de Buch et son président Michel Boyé ont 1’heureuse idée de publier avec des com­mentaires érudits. Puisse Guillaume Desbiey accéder au XXème siècle à une notoriété méritée que, par un concours malheureux de circonstan­ces, lui a refusé le XVIIIème siècle finissant, dont il est pourtant un digne représentant, avec son enthousiasme parfois naïf, ses utopies et ses solutions d’avenir.

Philippe LOUPES Professeur à l’Université de Bordeaux III
Prix : 10 €
En vente à la SHAA, dans certaines librairies et en ligne à la
Librairie de la Roque.

• Visions japonaises de J.-P. Alaux, une curiosité arcachonnaise

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par Christel Haffner Lance

Collection « Regards sur le Pays de Buch »

L’album des Visions japonaises du Bordelais Jean-Paul Alaux (1876-1955) est l’une des oeuvres les plus originales exécutées en deux siècles sur le Bassin d’Arcachon par un « enfant du pays ».
Christel Haffner Lance dévoile les circonstances de sa création et décrypte pour nous les douze estampes qui composent le recueil, toutes reproduites en couleurs, pour la première fois depuis sa parution en 1920.

Ainsi découvrons-nous la source d’inspiration de l’artiste : depuis la fin du XIXe siècle, le japonisme a bouleversé les canons esthétiques occidentaux et Jean-Paul Alaux, architecte humaniste « hanté » par les estampes d’Hokusai et d’Hiroshige, s’en empare avec talent pour créer, juste avant la Grande Guerre, des compositions qui ravissent aujourd’hui notre regard.

D’une exquise délicatesse et d’une belle harmonie chromatique, elles érigent le Bassin d’Arcachon en véritable paradis, coloré, lumineux, calme et poétique. Cette interprétation « exotique » nous donne à partager le bonheur et l’enthousiasme inconditionnel de Jean-Paul Alaux, qui écrit : « Arcachon résume tous les pays du monde ! »

Cette étude, publiée une première fois par la Société historique d’Arcachon dans son Bulletin de l’été 2013, est proposée ici dans une nouvelle édition, revue et augmentée.

Christel Haffner Lance est historienne de l’art. Dans le cadre de ses recherches sur les peintres qui ont fréquenté le Bassin d’Arcachon, elle a publié plusieurs études, inédites et documentées, à la Société historique d’Arcachon et aux Éditions Le Festin, à Bordeaux.

Format : 21 x 29,7 cm
32 pages en couleurs
34 illustrations
Prix de vente : 10 €.
En vente à la Société et dans les librairies.

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