Arès raconté par ses rues et lieux-dits

Arès raconté par ses rues et lieux-dits

Gérard Simmat

Arès Temps Libre

Ares21 x 29,7 cm. 164 pages. Tout en quadrichromie. Nombreuses illustrations. Prix : 15 € – ISBN : 978-2-9545607-5-5

Des traces d’habitat se trouvent sur Arès depuis des temps dits immémoriaux et peut-être préhistoriques. Des hommes vivent sur les bords des ruisseaux qui rejoignent, en grand nombre, l’estuaire de l’Eyre, à l’origine du Bassin d’Arcachon. L’étymologie du nom de la commune reste assez mystérieuse.

Le domaine de la « Terre d’Arès »

La baronnie d’Arès est vendue comme telle en 1601. Elle est auparavant une toute petite partie de la propriété des seigneurs de Blanquefort, qui règnent au Moyen Âge sur quinze mille hectares de Landes de Gascogne, des terres qui s’étendent de Bordeaux au Bassin d’Arcachon et de Lacanau au nord à Audenge au sud, joignant la Garonne à l’Océan. Des partages successifs se font ensuite au sein de la famille Got (dont est originaire le pape gascon Clément V) et de ses alliés les Durfort. Sans vouloir citer tous les Blanquefort, les Got et les Durfort qui se sont succédé, il est important de s’arrêter sur Jean de Durfort. C’est à lui que l’on doit l’idée, pas si révolutionnaire que cela cependant pour l’époque, de concéder, en l’an 1506, une partie de ces landes aux « manants et habitants d’Arès ». Ces landes vont de la Berle, à l’est, à la Machinotte, à l’ouest, au Bassin, au sud, et à Arpech, au nord. Ce ne sont, certes, que des landes mais les habitants ont le droit de pacage de leurs bestiaux sur le domaine. Jacques de Durfort Duras est le dernier Durfort propriétaire du domaine de la « Terre d’Arès » : au XVIIe siècle, il doit se séparer d’une partie de ses terres, dont celles d’Arès. L’époque de la seigneurie s’achève là et ce sont dorénavant les bourgeois qui deviennent les propriétaires des terres. Au début, ces bourgeois, souvent membres du Parlement, sont assez riches pour mettre l’argent nécessaire à ce type d’achat. Ainsi en 1601, lors des ventes des terres des 8 et 12 mars, les nouveaux propriétaires sont Léonard de la Chèze (conseiller au Parlement de Bordeaux), Pierre d’Aste (conseiller du roi en son Grand conseil) et Damoiselle Marie Lambert (veuve d’un conseiller au Parlement de Paris). La bourse a pris la relève de l’épée ! Damoiselle Marie Lambert réussit, en s’endettant considérablement, à devenir la seule propriétaire de la « Terre d’Arès » et à transmettre le domaine à son fils Gabriel Dalesme (fils de Guillaume). Il reçoit le domaine en héritage et réussit à résister à la tentative de récupération des héritiers Durfort. Pierre d’Ornano, abbé de Sainte-Croix à Bordeaux, lui achète le domaine avant de le céder à son tour à la famille Laville, qui reste propriétaire de 1650 à 1775. On retrouve successivement : Jean Laville, de Biganos (secrétaire du roi), son fils Pierre Laville, son petit-fils Jean-Baptiste Laville, son arrière-petite-fille Élisabeth Laville et son arrière-arrière-petit-fils, François de Belcier. Pierre Laville est le premier à semer des pins sur le domaine et sur plusieurs centaines d’hectares ; ils sont présents sur la carte de Belleyme (fin XVIIe siècle), le long du Cirès, sous la forme d’un vaste pinhadar de 284 hectares. De Belcier de Crain, est l’arrière-arrière-petit fils de Jean de Laville, de Biganos. C’est François III de Belcier qui vend, le 17 mai 1775, les terres à Louise Françoise Lemesle (ou bien Le Mesle), surnommée la « Dame d’Arès », c’est une créole originaire de l’Île de la Grenade, veuve de Me Jean-Baptiste Lataste, avocat au Parlement de Bordeaux. C’est elle qui fait construire, en 1783, le premier château. Elle ne peut faire face aux dettes contractées pour l’achat et l’exploitation des terres : en 1786, elle n’a toujours pas payé l’intégralité de la somme due à l’ancien propriétaire. En octobre 1789, elle consent un bail judiciaire à un nommé Jean Garros. Celui-ci n’en profite guère : le procès intenté, en 1790, par François de Belcier fils est gagné par ce dernier et lui fait récupérer la presque totalité du bien initial de sa famille Laville.
À son tour, il n’en profite pas longtemps ; la Révolution française, déjà bien enclenchée, prive la famille de Belcier de ses terres, comme pour bon nombre de familles de nobles de cette période. François de Belcier est guillotiné le 4 messidor an II (22 juin 1794) sur la place Nationale de Bordeaux (aujourd’hui Gambetta). Ses deux fils, qui ont émigré en même temps que de nombreux nobles de l’époque, ne peuvent prétendre à l’héritage. Le domaine de la « Terre d’Arès » est mis en vente, au nom de la Nation, le 4 floréal an V (23 avril 1797), par les cinq administrateurs du département de la Gironde (Aubert, Castaignet, Chalup, Duplantier et Partarrieu-Lafosse). La volonté est d’en faire profiter quelqu’un du pays grâce à la modicité du prix global : le sieur Castelnau, pressenti localement, ne peut verser l’acompte du dixième exigé sur le champ et il est déchu. C’est finalement, comme très souvent ici et ailleurs, un des spéculateurs nés dans cette période trouble, qui se porte acquéreur et emporte le domaine.
C’est un bourgeois de Bordeaux, François Duprada, spécialisé dans les ventes de biens nationaux, qui achète le domaine en un seul bloc, le 17 floréal an V (6 mai 1797) pour la somme de 33 000 francs, le tiers de sa valeur réelle ! François Duprada possède, quand même, une particularité assez curieuse : il a été un des régisseurs de François de Belcier ! Bien sûr, il n’attend pas longtemps pour revendre ce domaine, dès le 15 février 1798, moyennant une plus-value très confortable. Le nouveau propriétaire s’appelle Michel Martin Hirribarn. Venu de son Pays basque, ancien armateur, il est élu maire de la ville d’Andernos (dont dépend le village d’Arès jusqu’en 1851) sous le Consulat et les premiers temps de l’Empire. Le problème est qu’il passe aussi parallèlement pour un notoire… contrebandier ! Face aux difficultés avec ses administrés, il doit céder son fauteuil d’édile municipal à Jean Villate. Jean-Baptiste Hiribarn, fils de Michel Martin, est de la même veine : syndic des gens de mer d’Arès, il est aussi un notoire… pilleur d’épaves ! La présence d’héritiers mineurs, au moment de la succession de Michel Martin Hiribarn, entraîne un partage judiciaire et la vente du domaine de la « Terre d’Arès » par licitation. Le nouveau propriétaire, le 15 juillet 1822, est Antoine de Sauvage. Neveu du duc Élie Decazes, maire d’Andernos, commandant de la Garde nationale, précurseur de Chambrelent, il effectue sans relâche des semis de pins et réalise de très gros travaux agricoles. Suite à la période révolutionnaire qui n’a épargné ni les églises ni les châteaux, il restaure et agrandit le château d’Arès. Il vend à la Société des Landes de Gascogne (dirigée par Adolphe Balguerie), le 6 août 1825, 26 000 journaux de landes rases prises sur les communes d’Andernos, Le Temple (Sautuges) et Lacanau. Il reste dans l’histoire celui qui veut acclimater dans le village d’Arès… des dromadaires ! Les propriétaires suivants sont David Allègre (voir la notice qui lui est consacrée) puis Léopold Javal (idem). Augusta de Laëmel devient, à partir du 28 mars 1872, la propriétaire gérante de la « Terre d’Arès », au décès de son époux Léopold Javal. Elle en vend de petites parcelles, au gré des occasions et au fil du temps (sur une vingtaine d’années), notamment dans le quartier du Broustic, à Andernos. Néanmoins, malgré cela, à son décès le 8 avril 1893, le domaine s’étend encore sur 2 845 hectares. Il faut attendre l’acte notarié du 17 février 1894 pour connaître le nouveau propriétaire, en l’occurrence Mademoiselle Sophie Javal, dernière des cinq enfants vivants du couple et encore mineure au moment du premier acte notarié (voir Sophie Wallerstein).

Vers l’autonomie de la commune.

Il y a bien longtemps, avant la Révolution française, les intérêts du village d’Arès sont défendus par l’assemblée des habitants, non seulement des hommes mais aussi des femmes en charge de foyers. Cette assemblée défend les intérêts civils et religieux de la paroisse (qui dépend du Barp et dont un Conseil de fabrique gère les quelques biens fonciers et les fonds de bienfaisance), nomme des assesseurs chargés de discuter l’assiette des tailles, règle les droits d’usage et choisit l’instituteur, avec le curé du Barp. Au sein des conseils et au fil du temps, les Arésiens qui sont plus riches, plus lettrés et meilleurs administrateurs, dominent leurs voisins d’Andernos. La Révolution, et l’année 1790, érigent la paroisse d’Andernos en commune et y incluent le village d’Arès, dépourvu d’église, de curé, de presbytère et de cimetière. La première élection de la nouvelle municipalité, en date du dimanche 16 mai 1790, se déroule d’ailleurs dans l’église Saint-Éloi. Les critères de sélection sont tels que seuls soixante-quinze citoyens actifs (âgés de plus de vingt-cinq ans, inscrits à la Garde nationale, contribuant au cens d’une valeur de trois journées de travail), peuvent participer au scrutin, sur les six cent quatre-vingt-dix habitants de la nouvelle commune. Les Arésiens dominent l’assemblée une nouvelle fois… Beaucoup d’entre eux portent l’écharpe de maire (voir la liste des maires). Arrive l’année 1838 et la goutte d’eau qui fait déborder le vase : non seulement le maire est encore un Arésien, mais neuf conseillers sur douze aussi ! Les Andernosiens multiplient les pétitions et plaintes auprès du préfet ; celui-ci propose de diviser la commune en deux sections, qui votent séparément ! Les tensions s’exacerbent ; on se bat à l’école, dans les bals et jusqu’aux enterrements. Trois autres maires arésiens vont encore être élus à la tête d’Andernos : Pierre Raymond, Jean Villatte aîné et Pierre Pauilhac. Après différents retards, c’est ce dernier qui remet la question à l’ordre du jour d’un conseil municipal du mois de mai 1850. Encore quelques enquêtes et contre-enquêtes de l’administration et finalement, c’est à la date du 9 janvier 1851 que l’assemblée législative prononce officiellement la séparation en deux communes distinctes. Le premier conseil municipal de la nouvelle commune d’Arès élit à sa tête, sans surprise, Pierre Pauilhac.

Des terres, des forêts, des routes.

En 1874, sur la commune d’Arès, on trouve : 3 520 hectares de pins et semis, 500 hectares de terres labourables, 400 hectares de landes, 150 hectares de prés et prés salés, 130 hectares de chênes, 90 hectares de chemins, 39 hectares de sols bâtis, 30 hectares de réservoirs, 28 hectares de ruisseaux et 8 hectares de marais et jaugues (ajoncs). Les poissons, huîtres et coquillages font vivre 90 familles. Les agriculteurs sont plus importants qu’on ne pourrait le supposer au bord du Bassin : il est recensé 1 000 brebis et 200 vaches. Entre la route de Bordeaux et le grand pignadar, se trouve une grande vacherie avec une ferme, deux dépendances et six parcs juxtaposés. En dehors du domaine de la « Terre d’Arès » (1 558 hectares à l’époque) existent d’autres propriétés, souvent de petite taille, appartenant aux sieurs Bordelais, Pierre Barreau (deuxième grand propriétaire avec 331 hectares), Jauga, Pierre Béron (37 hectares), Raymond Layens, F. Ducamin (36 hectares), F. Lacaze (35 hectares), etc.
La demande d’un Bureau de bienfaisance est faite au cours du conseil municipal du 10 avril 1879. Parallèlement, une autre demande est adressée au préfet de la Gironde pour que la quête, destinée à ce bureau soit faite la semaine après Pâques, car c’est l’époque de la vente des huîtres par les ostréiculteurs de la commune. Il y a lieu de compter sur la générosité de plusieurs familles aisées… Gaston Cestac, pharmacien d’Arès, reçoit en 1882, par vote du conseil municipal, la somme de soixante-quatre francs et vingt-cinq centimes pour « dépenses destinées aux indigents ».
C’est lors de la délibération du 16 juin 1883 que les chemins arésiens n° 4, 6, 7, 8, 9, 10 et 13 sont admis en première catégorie, en même temps que l’avenue de la Gare. La construction de caniveaux dans le bourg d’Arès est décidée lors du conseil municipal du 11 novembre 1883. S’il faut retenir deux dates pour les désignations des chemins, places et impasses de la commune, ce sont celles des séances du conseil municipal du 21 février 1886 et, un mois plus tard, du 21 mars 1886. La séance du 21 février 1886 est l’occasion pour le maire de l’époque de déclarer : « Il faut donner un nom aux voies de communication, numéroter les maisons de tous et permettre de différencier les nombreux individus qui portent le même nom dans la commune ». Il faut alors dénommer, au mieux, les chemins places et impasses, mais aussi les chemins vicinaux, les chemins ruraux et même les « chemins divers non classés ». Près d’une trentaine de dénominations voient alors le jour. Un mois plus tard, la séance du 21 mars 1886, est consacrée d’une part à des noms donnés en hommage public et d’autre part à la répartition des plaques et des poteaux destinés à informer le public de ces nouvelles appellations. Ainsi, à titre d’exemple, l’avenue de la Gare est destinataire de quatre plaques et d’un poteau, tandis que la place du XIV Juillet l’est de trois plaques et d’un poteau, etc. C’est alors le début des premières appellations dont certaines vont persister dans le temps, tandis que d’autres vont se modifier selon les circonstances, voire même carrément changer de lieu comme la rue du XIV Juillet, qui est alors la première appellation officielle de la rue Brémontier actuelle ! La Berle d’Ignac est la limite des communes d’Arès et de Lège. C’est une partie de la séparation naturelle des deux communes. Le hameau d’Ignac est beaucoup plus important qu’il ne l’est aujourd’hui comme en témoignent les recherches approfondies de Luc Frédefon et ses nombreux articles dans la revue Côte et Terre. Du fait de ce nom de Berle, celle qui correspond au Cirès ou Meule est alors appelée Grande Berle. Sur une des cartes les plus anciennes (reproduction IGN) on retrouve très peu de noms. Vers le Bassin, sont indiqués la Matte d’Arès, le Port d’Arès, le Moulin de Circir et la Matte de Péridy entre l’ancien port de Leige et le bourg d’Arès. Vers la forêt, sont notés, au-delà des Pinadas de la Montagne (limite Andernos) : le bois d’Arpech, les Pujaux Branot, Maisonieu, le Bom, Croquillas et le chemin de Leige à Bordeaux.

Des dates et des faits-divers.

Dans l’annuaire Didot-Bottin de 1891, est répertoriée la « Compagnie vinicole des propriétaires réunis » ; elle est peu connue, voire totalement inconnue des Arésiens, et a pour directeur, à cette époque, M. Combes-Pistre et pour gérant J. Pousset. L’électricité arrive à Arès en 1909, grâce à l’ingénieur Puton. Parmi les évènements du XXe siècle, et sans les passer tous en revue, on peut citer le fameux raz-de-marée du mois de janvier 1924. Il est unique et reste sans doute dans toute l’histoire du village puis de la commune, comme celui qui amène l’eau du Bassin jusqu’à la place de l’Église ! On évoque des vagues de sept mètres de haut sur le rivage ! Tout est emporté sur celui-ci, l’ensemble des réservoirs est entièrement dévasté et toutes les rues envahies… On évoque facilement, aussi, le grand incendie ; dans cette région de pins maritimes, les incendies sont malheureusement assez fréquents. Arès a vécu le plus grand de son histoire, le 14 août 1949. Le feu s’est arrêté aux portes de l’Aérium. À l’endroit où s’arrêtent les flammes est érigée une stèle commémorative avec l’inscription suivante : « À la Vierge Marie, la paroisse d’Arès, miraculeusement préservée de l’incendie, le 14 août 1949, décerné à perpétuité ».
Parmi les hommes étonnants, citons René Lescombes, un des aventuriers de la légende de la mer. Sa première traversée de l’Atlantique, sur son radeau Pot-au-Noir, ne dépasse pas la côte d’Hourtin, devant laquelle ce dernier se disloque. Parti du Canon sur la presqu’ile du Cap Ferret avec son bateau Pot-au-Noir II, il chavire très vite et il est sauvé de la noyade par un pêcheur local. Il est directement en relation avec Arès puisqu’il fait réparer son Pot-au-Noir II dans la cour de l’Hôtel des Voyageurs de Roger Despujols. Il réussit à traverser l’Atlantique mais vient briser sa coque de noix sur les rochers de l’île de La Barbade, aux Antilles. Il fait construire un nouveau bateau à la Guadeloupe, le Mille Bornes, lui donnant le nom d’un nouveau jeu de son sponsor d’Arcachon, Edmond Dujardin. Il disparaît en mer sur ce bateau, le 7 juin 1963, à l’âge de 37 ans. Son étonnante histoire est racontée en détail dans l’ouvrage Les Quinconces-Arès et Andernos sur la côte noroît du Bassin d’Arcachon. Parmi les femmes, comment oublier l’équipe féminine de hockey sur gazon du Sporting club arésien qui devient championne de France dans les années 1920, avec Nini Sage, Éva Dupuch, Lucienne Dupuch, Maria Bompierre, Georgette Bompierre, Henriette Verdot, Jeanne Roux, Alice Canlorbe, Denise Deyre… ?
Plus près de nous, l’apparition de l’Ovniport a fait connaître Arès dans le monde entier. Inauguré en grande pompe à Arès, le 15 août 1976, en bordure du Bassin, près du moulin, c’est le premier Ovniport du monde. L’idée vient de Robert Cotten, un membre de l’amicale de la Flotte, ancien électronicien radariste de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac. Arès et son Ovniport ont fait le tour du monde des médias. La certitude, c’est la promesse faite, depuis la création, que les premiers débarqués seront dispensés de la taxe… d’atterrissage et assurés de la libre circulation ! La stèle commémorative date de 1996, année du 20e anniversaire. Le 4 septembre 2010, une soucoupe est posée sur l’Ovniport. Comme disent les Occitans : « Que vos atendem totjorn – Nous vous attendons toujours ».
Certains auteurs ont célébré la commune à leur manière. C’est le cas de Louis Salomon : ce professeur des Beaux-Arts de Bordeaux, au milieu du XIXe siècle (1815-1903). Auteur de dessins réalistes très précis sur le Bassin d’Arcachon, il est venu dessiner Arès en 1862. Sa série d’une dizaine de croquis est irremplaçable car elle montre précisément ce qu’était la commune à cette époque, notamment le rivage avant la construction de la jetée (1865) et le moulin Javal, en pleine activité, avec ses ailes.
Les éditeurs arésiens de cartes postales sont Lucien Tuilier, l’un des tous premiers, sous le signe E.T., avec une magnifique série en noir et blanc et en couleurs et également Georges Pény, successeur de Lucien Tuilier, dans sa boutique de la villa Kala sur la place de l’Église ; ce dernier reprend de nombreux clichés de son prédécesseur et il édite lui-même de très nombreuses séries sur Arès, entre 1906 et 1930 environ. Certains clichés sont déclinés dans une vingtaine de séries différentes, une bénédiction pour certains collectionneurs. Il est, entre autres, l’auteur du fameux cliché du « Facteur des Dunes » qu’il a produit sous quatre modèles et, pour l’un d’eux, sous sept versions différentes. D’autres auteurs ont choisi la version écrite. L’historien local Jean Dumas est à l’origine de La vie municipale d’Andernos et Arès sous la Révolution, source de nombreux renseignements sur cette période. Isabelle Verdier, ancienne institutrice de l’école de Lège, est l’auteur de plusieurs ouvrages sur Arès (voir bibliographie). Luc Frédefon, auteur de plusieurs publications sur le Bassin d’Arcachon, est le rédacteur en chef de la revue Côte et Terre, avec de nombreux articles sur Lège et Arès. Gérard Simmat est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux communes d’Arès et d’Andernos-les-Bains, avec de nombreuses illustrations. Enfin, la Société Historique et Archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch (SHAA), publie un bulletin trimestriel riche en articles sur la commune d’Arès.

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