Grand-Hôtel d’Arcachon – Chronique 1904

Grand-Hôtel d’Arcachon

Chronique 1904

 

(Avenir d’Arcachon N° 2667 du 17/01/1904)

Grand-Hôtel – On annonce pour le mardi 16 février, à 2 h. précises, une grande fête de charité avec kermesse au profit des pauvres et des œuvres de St-Ferdinand sous le patronage des Dames de charité de cette paroisse, avec le concours de Mlles M., B. et J. Ramat.

Nous donnerons le programme dans un de nos prochains numéros.

(Avenir d’Arcachon N° 2667 du 124/01/1904)

Fête de charité – Mercredi 20 janvier, à deux heures et demie, les dames patronnesses de Notre-Dame ont offert, dans les salons du Grand-Hôtel, une fort belle fête au bénéfice des pauvres de la paroisse. On avait pour la circonstance fait venir Mme Eugénie Buffet, la célèbre cantatrice qui inaugura de chanter dans les cours des maisons à Paris, au profit des œuvres charitables et des blessés lors de la conquête de Madagascar ; et aussi M. Léon Daniderff, compositeur et accompagnateur de la diva. L’administration du Casino avait obligeamment prêté l’orchestre que dirige M. de Mendiry dans la salle du Palais mauresque. M. Gouts, un de nos artistes locaux, avait bien voulu aussi faire entendre des chansonnettes qui ont été très goûtées dans les deux parties du concert.

Mme Eugénie Buffet a chanté avec beaucoup de finesse, de charme et de goût. Elle ne trille ni ne vocalise ; c’est plutôt une exquise diseuse qui donne aux nuances leur physionomie ou leur relief ; elle n’aurait pas la note patriotique, mais elle excelle dans le genre tendre, sentimental et coquet.Elle a fait successivement applaudir, et c’était justice pour son talent : Le Couteau, Les Mouchoirs rouges, les Bretons têtus, Les Berceaux, de Botrel ; la première de ces poésies, la seule éclectique, était fort impressionnante ; et puis Le Travail, Les Heures de Xavier Privat, Le bon Gîte de Déroulède. Ses deux succès ont été : Les conseils à une Parisienne d’Alfred de Musset, et une chanson inédite En Berry, d’une mélancolie très rêveuse.

M. Daniderff appartient, croyons-nous, à l’école troublante des Richepin et des Rollinat. Il a été comme Mme Eugénie Buffet très applaudi, soit qu’il chantât Les Moisson, Le Braconnier, Le Fou.

De ces deux excellents artistes, la diva a fait une moisson de fleurs, et compositeur une moisson de bravos.

Ai-je oublié de vous dire que le concert était en deux parties, et qu’à l’entracte on a tiré une tombola. Alors que le concert était donné dans le grand hall, les dames de charité avaient une kermesse dans le salon de l’ouest. La table des ventes était tenue par Mme Tournant, Mme Arthur Escarraguel, Mlle de Fraguier ; le champagne par Mme Lafaurie, Mlle Blancke ; les gâteaux par Mlle Kerkhowe-Wuillaume, Mlles Wibeaux, Mme de Pichon-Longueville ; le thé par Mlle Soulet de Brugiere, Mlle Dubuisson, Mlle Morel.

Les commissaires étaient MM. Saint-Amand, du Marc et baron de Noirmont.

Au hasard de la lorgnette : Mlle Dabans, comtesse de la Règle, Mme de Saincthorent, comte et comtesse de Monspey, Mme Mac Carthy, M. et Mme de Trincaud-Latour, M. et Mlles Billioque, Mme William Exshaw, M. et Mme Husson, M. et Mme Chabanneau, M. et Mme Deycard, Mme Minard, Mme de la Barre, Mme Lefèbvre, Mme Millet de Marcilly, Mme Bourdier, Mme Pujol, Mme Viguier, Mlle Motte, M. et Mme Gouyon, Mme Cazaban, Mlle Fages, MM. abbés Métreau, de Mendivil, Ozil, MM. Gény de Flamerécourt, Dubousset, Podachewsky, Radcliff, Guillet, Meunier, etc., etc.

Après le concert, le salon a été transformé en salle de danse et on a bostonné jusqu’à l’heure du dîner.

En résumé, très élégante réunion, qui eut été, nous a-t-on dit, plus nombreuse encore si une des dames de charité des plus dévouées n’avait été soufrante. Rendons hommage aux présentes qui ont su, par leur entrain et leurs amabilité, rehausser l’éclat de cette fête de bienfaisance.

(Avenir d’Arcachon N° 2669 du 31/01/1904)

Bal des Dames – Vendredi 22, comme nous l’avions annoncé, avait été organisé un bal par un comité de 17 dames, divisé en section d’invitations et en section d’organisation. Cette magnifique soirée a eu lieu au Grand-Hôtel et a été une des plus belles fêtes de cet hiver.

Dès 9 heures du soir, les équipages commençaient à arriver devant le perron du Grand-Hôtel et les danses s’ouvraient à 10 heures. Observons de suite que l’on dansait dans les salons de l’ouest ; le buffet ouvert toute la nuit était dressé dans le hall ; la salle d’hiver était réservée pour le souper.

Parmi les toilettes, toutes décolletées, nous citerons : Mme W. Exshaw en pailleté noir sur transparent bleu, Mme Saint-Amand en mousseline de soie noir, Mme Chapman en satin broché noir, comtesse de la Règle éolienne crème garnitures roses, comtesse de Monspey mousseline soie blanche garnitures crème, Mme Soulet de Brugiere velours noir, Madame Gordon faille noire, Mme Auschitzky satin blanc application, Mme Millet de Marcilly mousseline noire, Mme André Hameau satin blanc recouvert mousseline noire, Mme de la Barre noir pailleté, Mme White soie, Mme Austin mousseline paille garniture hermine, Mme Kennan satin, vicomtesse de Fraguier satin noir dentelles, Mme Morel satin blanc garniture velours noir, Mme Quinon mousseline noire, Mme Lafaurie ; Mme Verbruge, Mme Emmanuel Brannens, Mme Calvé.

Citons parmi les demoiselles : Miss Exshaw en satin blanc, Miss Tisdale mousseline jaune entre-deux, Miss Harrison soie noire garniture dentelles, Mmme Debans pailleté noir et blanc, Mlle Morel mousseline soie rose, Mlle Soulet de Brugiere mousseline blanche, Mlle de Fraguier crèpon rose, Miss Gordon faille rose, Miss Kennan soie blanche, Mlle Bristow en broché noir garnitures blanches, Miss Taylor en dentelles noires garnitures bleues, Mlle du Buisson satin bleu, Mlle Calvé mousseline de soie blanche.

Parmi les habits noirs : MM. Chapman, Saint-Amand, Henri et William Exshaw, White, Gordon, Kennan, Sanborn, Auschitzky, Soulet de Brugiere, vicomte de Fraguier, baron d’Este, comte de Larègle et vicomte, docteur André Hameau, Chapman fils, Blocaille, Jean et Joseph Béraud, baron de Noirmont, vicomte Vignial, Seeberg, comte de Monspey habit rouge, de Beauregard, P. Seward, Guy Blanchy, baron Oppenheim de Quevedo, Austin, Balaresque, Tabuteau des Touches, Lafaurie, Emmanuel Brannens, Raphaël Escarraguel.

À minuit et demie a commencé le cotillon, très brillamment conduit par Mme la comtesse de Monspey avec le vicomte Vignial, et Miss Taylor avec M. J. Balaresque. Le piano a été tenu dans la perfection par M. Bibes-Cavan.

À 2 heures du matin, on soupait par petites tables. On a encore dansé ensuite, Le bal a pris fin à 4 heures du matin

Grand-Hôtel – Sont descendus en cet établissement :

Famille Audinot, Prom, Roder, Auschitzky, de Fayette, de Sevignac, Groselande, Beringer, Merle, de la Hanet, Coyolas, Régis, de Leusse, de Larègle, Blocaille, Delaunay, Gildemestre, Ausin, Dykes, Gibson, Joirby, Mounteney, Froment-Meurice, de Santeuil, Peioné, Hervé, de Puységur.

(Avenir d’Arcachon N° 2671 du 14/02/1904)

Société photographique – La Société Photographique d’Arcachon dont est président M. le capitaine Billioque, vice-président M. André Hameau, secrétaire M. Petit, a offert une séance de projection, au Grand-Hôtel, le jeudi 11 février, à 5 heures du soir.

En arrivant, nous remarquons dans le grand hall : comte et comtesse de Monspey, Mlle Debans, M. et Mme William Chabanneau, M. Mme et Mlles Saint-Amant, Mme Mlle Dubousset, Mme de Saincthorent , Mme Mlle Blancke, docteur et Mme André Hameau, comte et comtesse de Larègle, M. et Mme Petit, vicomte vicomtesse et Mlle de Saint-Sernin, M. Mme et Mlle Soulet de Brugiere, capitaine Mme Mlles Dupont, vicomte vicomtesse Mlle de Fraguier, Mme et Mlles Bernardbeig, colonel et Mme Henry, Mme Verbrugge, M. Mme Mlle Raoul Bernard, M. Mme Auschitsky, MM. de Marc, Gény de Flamerécourt, L. et R. Escarraguel, baron de Noirmont, Cézanne, de Beauregard, de Leusse, Carbonnier, Leymarie, etc., car nous renonçons à énumérer plus de 300 personnes qui étaient présentes.

Un lunch a été servi par grandes et petites tables, avec tasses de thé, tasses de chocolat et gâteaux à profusion.

Après le five o’clock tea ont commencé dans le beau salon de l’ouest les projections photographiques. Toutes les vues les plus pittoresques d’Arcachon, tous les paysages de la région ont défilé, avec explications très claires et très spirituelles données par M. Wibeaux, un des membres de la société photographique, et qu’interrompent souvent les applaudissements des spectateurs.

Avons-nous dit que par une délicate attention, M. le directeur du collège Saint-Elme et quarante des plus jeunes élèves avaient été invités et assistaient à cette fête aussi agréable qu’instructive.

L’orchestre du Casino a joué toute la soirée dans le hall, et rehaussait la gaieté de cette élégante réunion.

Et certainement nos sociétés mondaines ou de charité doivent une sincère gratitude à l’inépuisable obligeance de l’Administration du Casino qui offre si gracieusement le concours de son excellent orchestre.

Les invités se sont retirés à 7 heures, et nous croyons savoir que MM. les sociétaires ont, suivant la tradition, terminé la soirée dans un banquet intime de 22 couverts, avec un menu excellent, comme tous ceux du Grand-Hôtel.

Nous pouvons nous faire l’interprète des nombreux invités de la Société, en adressant à son bureau et à ses membres des remerciements sincères, pour l’éclat de leur fête, la générosité de leur hospitalité, et le charme de cette après-midi si gracieusement offerte à la colonie hivernale.

Au Grand-Hôtel – Lundi 8 février, un five o’clock tea était offert par Madame la comtesse de Larègle dans les salons du Grand-Hôtel. Cette charmante réunion a débuté par une partie de concert intime, où ont chanté tour à tour la comtesse de Larègle et Madame Dennis, accompagnée au piano par Mme Dennis. Nous reconnaissons parmi les invités et invitées : Mme de Saint-Amant, comte et comtesse de Monspey, meme Verbrugge née comtesse de Renesse, Mlle Tisdale, MM. Henri Exshaw, baron de Noirmont, de Beauregard, etc.

L’après-midi s’est terminée par quelques tours de Boston.

On s’est séparé à 7 heures ½ du soir

Fête de Charité – Le mardi 16 février, à 2 heures, au Grand-Hôtel, Fête de Charité avec Kermesse, par les dames patronnesses de Saint-Ferdinand. Deux parties de chant par Mlles Marguerite et Blanche Ramat.Piano d’accompagnement tenu par Mlle Jeanne Ramat. Causerie littéraire sur la Femme Française au Moyen-àge, par Me Mareille, docteur en droit, licencié ès-lettres avocat à la Cour d’Appel de Bordeaux. Chansonnettes comiques par M. Adriani, de Bordeaux. Buffet. Tables de Vente. Tombola.

Réservées, 5 francs ; Premières, 3 fr. ; Enfants, 1 fr. 50.

(Avenir d’Arcachon N° 2672 du 21/02/1904)

Fête de charité – Mardi 13 dans les salons du Grand-Hôtel, très belle fête de charité offerte par les dames patronnesses de St-Ferdinand.

Dans la parie du concert on a entendu successivement Mlles Ramat qui ont alterné dans des romances et monologues, chantés ou dits avec beaucoup d’art et de goût. M. Adriani a été très applaudi comme comique.

Une conférence fort intéressante sur : La femme au Moyen-Age, a été faite par M. Mareille, docteur en droit, licencié ès-lettres, avocat à la Cour d’Appel de Bordeaux. Cette étude historique a été généralement appréciée.

Remarqué dans une assistance très nombreuse :

Commandant Begouen de Meaux et Mlle, comte et comtesse de Larègle, Mlle Debans, Mme Paillé, Mlle Lepoullic, M. et Mme C. Petit, Mme Morel, M. de Trincaud-Latour, Mme de Saincthorent, M. Varé-Leurent, Mme et Mlle Dubousset, Mme Gény de Flamerécourt, vicomte de Saint-Sernin et Mademoiselle, Docteur et Mme Festal, Mme Mac Carthy, Mme et Mlles Lalesque, M. Cézanne, M. Ducaud-Labadie, Mmes Harrisson, Miss Gordon, Docteur Laconche et famille, Mlle de St-Roman, Mme Ardouin, Mme Cazaban, M. et Mlle Radcliff, M. et Mme Leymarie, M. Giraud, Mme Bourdier, Mme et Mlle Soulet de Brugiere, Mme Tournant, Mme Carbonnier, Mme Kiener et Mlle Zizla, M. de Leusse, Mme et Mlle Trinquier, Mme Berthomé, Colonel Henry et Madame, Mlle Pageot, Mme Drevon, Mlle Valette, Mme et Mlle Darouy, Mme et Mlle Millien, etc.

Voici les numéros gagnants de la Tombola : (suivent les numéros).

Les lots pourront être réclamés pendant le délai d’un mois à l’Ouvroir St-Ferdinand.

(Avenir d’Arcachon N° 2673 du 28/02/1904)

Grand-Hôtel – Sont descendus en cet établissement :

Familles Dennis, Rigaud, général Cloquad, Evrard, Tartenson, de Roi-Montpillier, Gardien, Thiry, Dartoing, Mmes Hogg, de St-Roman, Criekton, Haldenger.

(Avenir d’Arcachon N° 2676 du 20/03/1904)

Grand-Hôtel : Sont descendus en cet établissement :

Les familles Conty, Willot, Mountenay-Jiphson, Mac-Bride, Gentil ; Mmes Wilson, Harrison, Mis Gofton ; MM. de Fitz James, de Brimon, Barrère, Lenormand, Froment-Meurice, Christman, Laroche, Williams, Edwards, Vaudertratin, Hadpard-Gones.

(Avenir d’Arcachon N° 2681 du 24/04/1904)

Grand-Hôtel – Sont descendus en cet établissement :

M. le comte de Marnix de Saint-Aldegonde et Mme la comtesse, familles Boyton (Londres), Diamandesco (Roumanie), Boissonnas (Roubaix), Lange (Paris), Pinel (La Rochelle), Mmes Bourgain (Paris), Walton (Londres), MM. Peigné architecte, comte de La Roche (Paris), de Bock (du Luxembourg), Marest (Paris), Girard (Lille), Laroche (Paris), Ravenneaud (Paris), Mestayer (paris), de Casamajou (Paris).

(Avenir d’Arcachon du 22 mai 1904)

Grand-Hôtel – Depuis quelques temps nous voyions un grand nombre d’ouvriers et de peintres occupés aux façades du Grand-Hôtel. C’était, pensions-nous, une toilette de printemps ! C’était mieux que cela.

Poussé par la curiosité nous avons demandé quels travaux on méditait, et à ce propos nous avons obtenu de visiter à l’intérieur. Là, nous avons encore trouvé des ouvriers de tous corps d’état. Le programme des travaux comporte, paraît-il, une élégante restauration de tout l’intérieur du Grand-Hôtel ; notamment peintures, tentures, mobilier, appartements aménagés au goût du jour tel que l’observent tous les grands hôtels modernes (et l’on sait que le Grand-Hôtel d’Arcachon est du nombre) ; enfin pour couronner cette œuvre, il est question de l’installation de l’éclairage électrique.

Nous ne sommes pas étonnés que M. Léon Lesca, le propriétaire de ce bel immeuble, tienne à lui conserver son caractère de 1er ordre ; et nous connaissons l’intelligente activité de M. Ferras qui a fait ses preuves à Paris et à Arcachon depuis de longues années. Le Grand-Hôtel est trop en bonnes mains, pour que sa renommée n’aille pas toujours en croissant.

Notre saison estivale va donc s’ouvrir sous les plus heureux auspices et Arcachon sera désormais à même de donner satisfaction à la clientèle la plus élégante.

Le Casino de la Plage se présente sous des formes grandioses ; il alliera certainement le luxe au grand confort. Ce nouvel établissement va venir dans une heureuse harmonie, compléter les centres qui, dans notre cité, sont offerts à la haute colonie et rivaliser avec les stations voisines.

Qui n’a fait que passer à Arcachon, et ne connaît ce superbe monument carré, précédé d’une magnifique terrasse belvédère et qui s’appelle le Grand-Hôtel !

Ce magistral établissement fondé en 1866 (il y a 38 ans), n’a jamais cessé d’être mis au courant du progrès moderne ; on peut dire qu’il est à la fois le plus ancien et le plus neuf d’Arcachon.

Son ascenseur hydraulique dessert ses trois étages avec une douceur et une maniabilité appréciée des clients les plus difficiles.

Le Grand-Hôtel possède, au troisième étage, un réservoir de 2 000 litres d’eau pour le cas d’incendie, canalisation générale d’eau chaude et eau froide avec postes d’eau à chaque étage, pour faciliter le service de 40 domestiques, car le personnel n’est pas moins nombreux.

Les couloirs larges et clairs, à angles droits, assurent un aérage intérieur intense, selon le mode américain. Le chauffage central est entretenu par deux puissants calorifères. A tous les étages doubles w.-c. à eau.

Le service d’hydrothérapie comprend trois salles de bains à eau douce et à eau salée ; et pour l’été cinquante cabines de bains ouvertes sur la plage.

Au point de vue tourisme et communications extérieures, nous notons le téléphone, un vaste garage à automobiles, un autre pour bicyclettes, un cabinet noir photographique, etc. D’ailleurs l’AutomobileClub l’a pris comme hôtel uniquement affilié, invité en cela par les meilleures agences de voyage.

Le Grand-Hôtel offre cinq grands appartements de famille, avec salons y attenant ; sans compter les 120 chambres toutes communicantes et indépendantes.

Ces cinq appartements luxueusement meublés donnent vue sur la mer et se font remarquer par la beauté princière de leur ameublement autant que par la grandeur des pièces qui les composent.

Les cabinets de toilette sont disposés de façon à isoler la pièce dont ils relèvent de tout bruit extérieur.

Les chambres toutes à cheminées, spacieuse, à plafond élevé, s’ouvrent toutes sur balcon ; celles sur la mer ont double fenêtre. Et ainsi à toutes les façades.

Si l’on veut se donner une idée nette du luxe et de la somptuosité du Grand-Hôtel, il suffit de contempler le Hall de 22 mètres sur 10, et 8 mètres de haut, meublé de jeux ; et dans ce même rez-de-chaussée, à l’ouest et de plein-pied, le salon de lecture, de musique, où se donnent les fêtes fashionnables ; à droite la grande salle à manger ; à l’est le restaurant vitré mesurant 12 mètres de large sur 24 de long.

Sur la mer un promenoir dont le pied baigne dans les eaux, et où la haute société étrangère vient assister à toutes les régates.

Les charmes extérieurs du Grand-Hôtel, son féérique panorama sur le Bassin d’Arcachon, ses jardins fleuris et ombragés entre la mer et le boulevard, en font le rendez-vous le plus sélect qui se puisse voir.

De leur Grand-Hôtel et de leur Casino de la Plage, sont Arcachonnais sont légitimement fiers, et fondent sur eux les principales espérances pour le succès croissant de notre élégante station.

Grand-Hôtel – Sont descendus en cet établissement :

Famille A. de Martimprey, de Paris ; Massewell, de Bordeaux ; Defosse, de Paris ; Pousse, de Nice ; Houppe, de Paris ; Drewry, de Londres.

Mme de Kostrovicka, de Russie ; Delava, de Belgique ; Clays, de Belgique ; Scheldoff, de Belgique.

MM. Planchut, de Paris ; Wilkrinson, d’Ecosse ; Lemenil, de Paris ; Grew, de Boston ; Lewenhaup, de Bordeaux ; Masson, de Paris ; capitaine Levainville, d’Angers.

Comte et Comtesse Cornet de Peissant, de Belgique ; Baron et Baronne d’Huart, de Maubeuge ; Princesse de Broglie, de Paris.

(Avenir d’Arcachon N° 2696 du 07/08/1904)

Grand-Hôtel – Récemment arrivés :

M. I.-H. Ince (London), Mme Dularey (Angoulême), M. Ferrein (St-Pétersbourg), Mlle Ince (London), M. S. de Ugarti (Bilbao), M. et Mme Gindre (Lyon), M. et Mme Richard (Marseille), M. et Mme Lapointe (Paris), M. Bayard (Paris), M. et Mme Gallaud (Paris), M. et Mme Romagny (Castex), M. Duprat (La Croix St-Ouen), M. et Mme Mongie (Bordeaux), M. et Mme Thiercelin (Bordeaux), M. Seward (Bordeaux), M. Ponsal (San-Sebastian), M. Le Foulon (Béziers), M. et Mme comte de Zichy et sa suite (Budapest), M. et Mme Stépanoff (St-Pétersbourg), M. Debrussin (Paris), M. et Mme Borel (Paris), M. de Villar (Bordeaux), M. et Mme Taconnet (Paris), M. Dahetze (Pau), M. Baouline (St-Pétersbourg), M. Parzy (Paris), M. Menetrel (Paris), Dr Sonnenkalb (Chemnitz), M. le général Muzac (Limoges), M. Stevens (London), M. Mitball (London), M. et Mme Ruauclos (Paris), M. Stuart (Paris), M. et Mme le vicomte de Cassagne (Béziers).

(Avenir d’Arcachon N° 2697 du 14/08/1904)

Grand-Hôtel – Récemment arrivés :

M. Louis Cart, M. et Mme Bily, M. et Mme Sacot, M. et Mme Boursier, famille St-Genis, M. Buhan, M. et Mme Bonnat, M. et Mme Mittelstaedt, M. le docteur Congoste, M. et Mme Prunier, M. et Mme Menoire, MM. Cassagne, Huet, de Santa Coluna, famille Couturier, M. Brunot, M. et Mme Dumas, M. Matthias, M. Brisson, député de Libourne, et famille, M. Watson, M. de Baouline, famille Turbé, M. et Mme Chaperon Morange, Mlle Fillol, M. Duffaud, M. et Mme Gapillault, M. et Mme Gaudry, capitaine Stepanoff, M. et Mme Perrin, baronne Boulsome, M. Serizier, M. et Mme Lannois.

(Avenir d’Arcachon N° 2712 du 27/11/1904)

Grand-Hôtel – Récemment arrivés : Familles Goodhart, Harris, Bardac, Murray, Clelaud, Smith, Combee, Gérard, Engel, de Faurcampé, Navel.

(Avenir d’Arcachon N° 2713 du 04/12/1904)

La Reine Ranavalo – On se souvient qu’il y a trois ans, la Reine Ranavalo a passé au Grand-Hôtel d’Arcachon un mois de vacances. A ce propos nous lisons dans le Matin, n° du 26 novembre :

« Après le prince d’Annam, Ham-Nghi, de qui nous avons relaté le récent mariage avec Mlle Laloé, fille d’un magistrat de la Cour d’appel d’Alger, voici la reine Ranavalo qui va, dans quelques jours, convoler, dit-on, en justes noces. On annonce en effet qu’elle va épouser un Français, M. Garnier, avocat à la Cour d’appel d’Alger, déjà nommée. Notre sympathique « prisonnière » qui, l’année dernière, vint nous visiter au Matin, va conquérir, de ce chef, la qualité de Française.

« À cette occasion, une question immédiatement se pose : Que fera le gouvernement si le nouvel époux de sa majesté déchue, usant des droits absolus que lui confère M. le maire, voulait, en compagnie de sa femme, quitter la résidence d’Alger, assignée par décret ministériel à l’ex-reine de Madagascar ?

«  Au premier coup d’œil, la question, ainsi libellée, paraît des plus compliquées. Mais, à la réflexion, il n’y a pas là matière à discussion pour nos jurisconsultes, car le cas est d’ordre purement politique, et il ne saurait en résulter le moindre litige au point de vue du droit.

« C’est, du reste, l’opinion d’un professeur de la faculté de droit, que le hasard d’une rencontre a amené à nous faire les observations suivantes :

« – Il est évident que la mesure d’ordre public prise par le gouvernement à l’égard de la reine Ranavalo ne cessera jamais de peser sur cette dernière, tant que le gouvernement lui-même ne l’aura pas rapportée ? Ni par son mariage avec un citoyen français, ni par quelque autre moyen que ce soit, la reine Ranavalo ne saurait échapper aux interdictions qui la visent, pas plus que les droits acquis par un homme libre contractant mariage avec une prisonnière de droit commun ne peuvent faire tomber la contrainte qui maintient celle-ci en prison.

« Mais il est possible et même probable que le gouvernement lèvera l’interdiction qui pèse sur l’ex-reine de Madagascar, s’il estime que le caractère du mari offre une garantie suffisante pour que les éventualités, auxquelles cette interdiction prétend parer, ne soient plus à craindre. A ce point de vue même, le gouvernement n’aura-t-il pas avantage à voir sa prisonnière politique devenir Française par son mariage avec un Français ?

« Le mariage de la reine Ranavalo ne saurait donc fournir prétexte à un remaniement du code. »

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