Grand-Hôtel d’Arcachon – Chronique 1908

Grand-Hôtel d’Arcachon

Chronique 1908

 

Avenir d’Arcachon N° 2901, 2902, 2903, 2904, 2906 et 2914 de l’année 1908

Le Grand-Hôtel d’Arcachon, construit en 1866 au coin du boulevard de la Plage et de la rue du Casino, sous les ordres de M. Léon Lesca, était un établissement quadrangulaire de proportions grandioses. On y accédait par un escalier monumental. Le rez-de-chaussée comprenait un hall mesurant 22 mètres sur 10, 8 mètres de haut ; à droite, un salon-restaurant d’été dans une galerie vitrée donnant sur la mer mesurant 12 mètres sur 24 ; à gauche un salon des dames et de lecture long de plus de 20 mètres ; deux appartements avec chambres, salon et vestibule ; un jardin à l’ouest avec lawn-tennis et garage ; au nord, une vaste terrasse avançant sur le Bassin et où souvent s’est tenu le jury des régates.

Cet hôtel, un des plus beaux du Sud-Ouest, comprenait 300 chambres desservies par un ascenseur et éclairées à l’électricité.

Il fut successivement dirigé par M. Van Hymbeeck, directeur du Grand-Hôtel à Paris, puis par M. Lubcke et enfin par M. Ferras.

Nous voudrions énumérer ici les étrangers de distinction qui y descendirent.

Ami lecteur, vous excuserez cette énumération en pensant que si elle vous paraît fastidieuse, il vous faut autant de secondes pour la lire, qu’il nous a fallu d’heures pour la relever en abrégé dans une collection de 40 années du journal, l’Avenir d’Arcachon.

En 1868, au mois d’août, notre journal indiquait parmi les étrangers descendus à cet Hôtel : comte de Salis, duc de Medina-Sidonia et de Fernadina, de Luze, comte de Narcillac, Fould, baron de Malet, comte de Prunelé, comte de Loste, comte de Rougé, comtesse Berthier, vicomte de Brayer, de Georges, baron Ogier d’Ivry, comte de Massou d’Autume, baron de Butier, marquise de l’Absiffe, comte d’Ivernois, comtesse de Basteings, baron de Coriolis, de Gervais, de Romeuf, Closman, de Boisset, Alvarez de Toledo, marquise de Arenalès, comte de Finfe, de Bouyer, comtesse de Malet, marquise de Reyniers, Guestier, baron de Régné, vicomte de Lanascale, général baron de Sass aide de camp de l’Empereur de Russie, Mestrezat, Lewbank consul de Belgique, d’Albusset, baron de Portal, de Vergez président de la Cour de Cassation, duc Decazes, comte Scheel chambellan, de Bethman, baron de Espeleta, de Peyrecave, comtesse de Dampierre.

En 1869, Meller, de Nanrès, Sanchez de Mendoza, comte Boudrier du Croizière, Samazeuil, Oberkampf, comte de Briges, marquis de Jontellas, comtesse Barth Barthenheim, Teissier de Lamothe, duc de Larochefoucauld-Liancourt, de Rességuier, comtesse de Mercy-Argenteau, comte de Marcillac, général Pariset, Arthur Johnston, Bon de Plazanet, baron Desmousseaux, baron de Hartevry, général Poutiloff, marquis de Camarasa, comte de la Rochetulon, baron d’Arripe, S. E. Nubar pacha, marquis de Fantellas.

En 1870, marquis de Guardé attaché à la cours d’Italie, Rouher, Bourlon du Rouvre, Hottinguer.

En 1871, comtesse de Favernay, Panckouke. (lacune en 1872).

En 1873, le Grand-Hôtel prend une annonce clichée dans l’Avenir d’Arcachon.

En 1874, de Delmas, baronne de Cambière.

En 1875, baron de l’Épine, Luis de Echevarria, duc de Saulucaz, Astruc, baron de Longenau ambassadeur d’Autriche à St-Petersbourgh, vicomtesse Sarmento, Olanyer, comtesse Donda Lamojka, comtesse Sophie Dannowska, prince Mourouci, M. Thiers, Président de la République Française (24 octobre), marquis de Romana, comte de Montebello, prince de Beauffremont.

En 1876, de Lamberterye, Emile Péreire, de Guilhemanson, baronne de Pourtalès, duc de Fernand Nunez, lord Granville Gordon, marquis de la Costa, baronne de Bourgoing, marquis Angelo d’Aveneil, de Carayon-Latour, baron Deumers, comte de Peraldi, lord Ellis, lady Howard, lord de Walden, marquis de Biron, Durand d’Assier, Piganeau, Gradis, comte de Verthamont, comtesse de Bellissein, de Soubeyran, comtesse de Boise, prince Galitzine, général de Gondrecourt, comte de Jars, baron Le Pic, de Malherbe, de Arustegui, comte de Rochefort, Lambert Ste-Croix, de Gontaut-Biron, comtesse de Lansdorff, Escarraguel, Lehmann membre de l’Institut, S. E. de Heessen, Pool van Baggen, Walsham attaché d’ambassade, comtesse de Montholon, de Lasteyrie, S. M. la Reine de Pays-Bas, comte d’Outremont, comte de Skoganoff, de Gagarine.

En 1877, général Studholm Hodgson, Louis Veuillot, comte Rapp, baronne de Rothschild, baron de Bulow, marquis de Galart, vicomtesse de Cranley, de Labatut, du Pavillon, de Lestrange, de Bailly, comte de Goulaine.

En 1878, baron de Pichon-Longueville, comte de St-Genest, Mac Gregor, princesse Kotchoubey, de Chevreuse, baronne de Sépine, baron de Lontay, baron de Montesquieu, baron Kaissaroff, baron de Chaune, prince Chakouskoy, Greville attaché d’ambassade, prince de Hohenlohe, baron de Claye, comtesse de Chabrillan, marquise de Montholon, duchesse de Maille, prince de Lieven, général Van Allen, comte de Puységur.

En 1879, Hervouët, comte de Bonneval, marquis de Bryas, Verbrugge van’s Gravendulenz, Perez de Guzman, Gufflet, Damas, princesse Kougoucheff, comte de Cosse-Brissac, d’Aksakoff conseiller d’Etat, comte de Mont-Real, comte de Guerne, Olivier Métra, comte du Vivier, comte d’Osborne, Dachon-Doris, comte de Penaranda de Bracamonte, princesses Troubetskoy, de Boutourline et Metchersky, comte d’Exceville.

En 1880, vicomte de Bourg, S.E. Sames Hima ministre du Japon, général Crawley, de Biourge secrétaire du roi des Belges, princesse Karageorgewitch, d’Erlanger, vicomtesse de Marengo, Rolland-Gosselin, chevalier de Stuers, comte San Bernard d’Esrain, comte de Comminges, prince Wolffsegg, vicomte Walsh.

En 1881, au mois de mars, on nomme 12 familles françaises, 3 belges, 2 espagnoles, 22 familles anglaises ; dans les mois suivants, relevons quelques noms : Fernand de Rodays, prince de Polignac, duc de Montmorency, de Peralta ministre plénipotentiaire, Gomez-Vaës, baron d’Eitchtal, baron d’Estrella, Osiris, Mme Archdeacon, prince de Hingrelie.

En 1882, nous trouvons encore des listes par nationalités : 2 noms américains, 16 anglais, 3 belges, 7 français, 1 allemand, 1 luxembourgeois, 2 espagnols ; et plus tard ; comte de Blacas, comte de Coincy, de Quévedo, comtesse de Armildez de Toledo, de Champsavin, général de Strackmann, Charles Lalou, de Keyser de Burbure, de Salverte, de St-Exupéry, baron de Langsdorff, duc d’Almodovar.

En 1883, Decauville, comtesse d’Orthéa. Nombreuses lacunes dans les listes.

En 1884, M. Méline ministre de l’agriculture, venu inaugurer le sanatorium du Moulleau, quartier affecté aux malades, général Scieleiko, baron de Reuterschich, docteur Gleghom inspecteur des forêts des Indes.

En 1885, Froment-Meurice, Royer Collard, comtesse de Albuféra, baron de Raviguan, prince Bonaparte-Wyse, Armand Reclus.

II – En 1886, Honorable Greville Nugent, van Stralen, de Romanoff, baron Zacomelski, de Trincaud-Latour, baron de Lamiglion, Mermann.

Au concert des Tziganes, remarqué : princesse Serge, princesse de Plagino, douairière de Verdembruck.

Banquet offert au vicomte de Brettes explorateur du grand Chaco austral (Amérique).

Au mois d’août : comte de Soumarokoff, Balaresque, baron Oberkampf.

Au cercle du Grand-Hôtel, en décembre : vicomte de Courcy, comte d’Evry, général de Berkheim.

En 1887, la comtesse Schouvaloff descend au Grand-Hôtel, et incognito S. M. l’Impératrice d’Autriche, le général russe comte Pratanoff, Bacmetisff, Decrais, de Mohrenheim.

En 1888, tournoi d’échecs sous la présidence du comte Mathéus.

Dans une fête de charité, concert par des artistes de Paris et de Bordeaux.

En 1889, assaut d’armes par le professeur Lapuyade sous la présidence du général Bourdillon.

En 1890, le 10 juin, on lisait dans la presse locale : « Nous pouvons, sur les registres du Cercle, dérober quelques noms à la liste des membres qui l’ont honoré de leur présence depuis sa fondation, le 12 avril 1887 :

MM. commandant Auger, général Bossan, Chabalier, de Chaboulon, comte Colonna-Ceccaldi, Firmin Duprat, comte d’Evry, Escarraguel, Froger, baron de Flagheac, de Guilhemanson, docteur Lalesque, comte de Leusse, comte de Lainsecq, comte de Nettancourt, Nègre, de Nanteuil, marquis de Serres, duc de Trévise, Soulié-Cottineau, Thuret, de Lobel, baron de la Tournelle, baron de Portal, comte d’Yanville, Séminario, comte Sobolewski, de Trincaud-Latour, Raoul Gradis, Jules Meller, Duchon-Dorris, Robert Astier, Randouin, baron de Reynach, Yawaski, colonel West, vicomte d’Ossonville, Audap, docteur Leys, baron Sellière, Brizon, comte de Lacroix-Laval, général comte de Geslin, marquis de Moges, baron Alfred Gérard, commandant Christiani, comte de Pange, de Prez-Crassier, marquis de Campagne, Boitelle, capitaine Harrisson, comte de Damrémont, Macleau, Lane, Dauvillier, capitaine Douglas, Arthur St-Léger, vicomte de Montrichard, duc de Choiseul-Praslin, comte Aimery de la Rochefoucauld, vicomte de St-Ferréol, comte de Bernis, commandant Lavoignet, baron de la Bastide, Exshaw, Noël, comte Pierre de Bernis, docteur Hameau, Ormières, docteur Festal, comte de Sabran-Pontevès, Léon Foyot, Saby, comte de Rohodzinski, Pinard-Legris, colonel Oriel-Tanner, Paul Guilhon, Henri Noëfinger, Hubert Briere, Fisher, de Bonnefon, prince Alexis Karageorgewitch, Chevreux, François Coppée, de Liniers, prince de Wagram, Finge van Salverda, Thomas Reebbs, Cruger, de Marcovaldi, vicomte du Pont de Gault Saussine, Baster, de Villebonne, comte de Rohan-Chabot.

Le cercle a reçu la visite de M. Sardou de l’Académie Française, du marquis de Lorne gendre de S. M. la Reine d’Angleterre, de M. Jules Roche ministre des finances. Le président du Cercle était le vicomte de Courcy ; le secrétaire, de Gabory.

En 1891, comte de Dalla-Décimas, Mme la générale Wright, comte Tolstoy, comte de Canevaro, baron de Serlay.

Au Concert-Promenade du Grand-Hôtel on remarque la princesse de Beauveau.

Concert de charité organisé par le comte de Damrémont, où l’on applaudit Ponsard, de l’Opéra.

En 1892, comte de Mourowieff, de Porto-Riche, marquis de Guadalmina, princesse de Gagarine.

Concert spirituel par M. Fonteneau. Comte de Naydenoff-Loewistonne, baron de Glatigny, comtesse de Mortera. Série de concerts classiques avec Terrasse, Hekking, de Munck.

En 1893, comtesse Beaupré, Mgr de Roquancourt prélat du Pape, Cartier batonnier des avocats de Paris, Lehideux, Lawson, baronne Evain, M. Burdeau ministre des finances, vicomte de Bastard, comte de Ravez Bocsh y Puig député de Barcelone, baron de Sancy.

En 1894, concert du mandoliniste Armanini, marquis de Bassano, comtesse de Martinprey ; Congrès international de la Presse (120 membres) ; princesse Ratazzi.

En 1895, baron de Sancy, de Olano, de Lesseleuc, comte de Bouillé, comte de Boissanger, général Choutsry, comte de Colbert-Laplace, Léon Fould, princes don Alfonso et don Luis d’Orléans, docteur Holform médecin du roi de Suède, comte Duchâtel ancien ambassadeur, comtesse de Labadie, comtesse d’Isle de Fief, Mme Chopin d’Arnouville, baron de Romeuf, marquise de Lentilhac.

En 1896, comtesse d’Eyparsac, Mme la maréchale de Calvi ; Conférence par Mmme Audouit sous la présidence de Mme la maréchale de St-Arnaud ; d’Argantie, baron d’Huart, baron d’Erlanger, Mlles de Barral, vice-amiral Puech, Monod, de Naranowitch, comte et comtesse de Chabrillan, Polejaeff conseiller d’Etat à St-Pétersbourg, baron de Hages, comte de Lambilly, comte de Peyronnet, Van Lagenkove, de l’Hape, Klimazenski, de Ratkow Rojnow maire de St-Pétersbourg, Larbaud, St-Yorre, de Lassence ancien maire de Pau, Halphen, de Nuff, Hachette, de Casembroot, de Vandeul, de Vanderheim-Gallon, Pilet-Will, comte de Gallifet.

III – En 1897, baron Séguier, d’Auzac de la Martinie, Blay de Cerny, Egger, de Clinchamp, comte de Blavette, vicomte de Verdusan, prince de Nissel, comte de Ranchicourt, de la Seiglière, comte Lecointre, de Bonnefon, vicomtesse de Chezelles, amiral de Fayolle, marquis de Ludre, Habasque, Dubousset, marquis de Villiers, de Puyjalon, vicomtesse de Catellin, comte Langorouski, Chaumet, Schneider, Thurneyssen, vicomte de Dampierre, de Bengy de Puyvallée, de Pommereau, Piou (député), de Montmarin, comte de Palaminy, de Vallandé, vicomtesse d’Orléans, comte Koutaisoff, général Orloff, comte Stenbock, baron de l’Epée, général Novitrki, comtesse Colona-Ceccaldi, Mac Dougal, comtesse de Lariboisière, comte de Carthagèna, comte Ryant.

En 1898, comte d’Amécourt, comte de Béthune, de Guibert. Bal en février où l’on cite : baronne d’Este, comtesse de Menou, vicomte de Salvert, marquise de Batz, marquise de Fontenilles, Mme de Celeyran, baronne de Contenson, Citons en mars : colonel du Paty de Clam ; plus tard comte de Gardonne de Lastic, de Pelleport Burète, Monod directeur de l’Assistance Publique, Howell lord-maire de Liverpool, marquis de Montferrier, d’Elissagaray, Mastennikoff conseiller d’Etat à St-Pétersbourg, de Goncourt, d’Albrand conseiller d’Etat à Odessa.

En 1899, comtesse de Barante, de Gassicourt, comte de Puységur, comte de Montalivet, Mgr Stillemant évêque d’Anvers.

En 1900, M. Leclerc de Fourolles, de Kergariou, baron de Diergarth, de Barrante, de Canclaux, de Sonnis. Concert par Mme Darlays. Thurneyssen, de Larègle, de Fontclair ; Concert par Mlle de Cortade. Comtesse du Hars, comtesse de Poix, baron de Leusse, comtesse de Cambacérès, Mlle de Staël-Holstein, de Neuville, marquis de Bertemati, marquis de Misa, de Fontaine, colonel Potter, Mme Martin du Nord, Van den Biesen, Mme Luz Konitschek, de Lostende, comte de Forcade de la Roquette, colonel Eden, Alomo Madinez, marquis de Boursan, de Bethmann, princesse de Bébourtoff, de Soubiran, Lopez Ballestero, marquis de Muciles, de Lestayris, de Cathelin, prince Kougoucheff, prince Biboutoff, comte de Courcellis, baron de Rivière, baron de Mendell, général Lamiraux, marquis de Puitroso, van den Brouck, comte de Morslin, baron Fleury, Okerkampf, marquis de Carrablo, baron de Chabaud, Van de Ven, marquis de pui-Montbrun, vicomte de Vassal, baron Séguier, de Gallard, Wladimiroff, de Postel ; Concert par Mme Capoy ; comtesse de Bizemont.

En 1901, Mme la générale d’Auvergne, de Croismare, amirale Jaurès, baron de Ravignan, Caron de Fromentel, comte de Pesquidoux, comte de Fitz-James, marquise de St-Chamand, comtesse de Beaupré, Buisson préfet de la Meuse, baron de Pontzen, vicomtesse de Montbron, baron d’Orlanger, S. E. Louboff-Swetchine, baron de Sulzer, S. M. la reine Ranavalo, de Figuerola-Ferreti, comte de Warn, général Dochtouroff, Zafiropoulo, vicomte de Curel, de Olazabal, baron de Béville, vicomte de Fraguier, comte de Corswarem, de Moussac ; Concert par Mme Blot ; Concert par Mme Vovard-Simon.

IV – En 1902, Concert par MM. Capet, Daëne, Hekking. Visiteurs : Rolland-Gosselin, de Sillac, Dupuy d’Angeac, baron Sdeslald-Snoy, d’Argence, comte de Santa-Clara, comtesse des Essarts. Concert Thibaud. Baron Duranteau, général Cui, colonel Jones, baron d’esperiès. Concerts Pascal.

En 1903, de St-Roman, d’Armigny, de la Chauvinière, de Montalent, comte de Durfort, de Vial, de Ybara, colonel Chapman, de valverde, de Tréveneuc, de St-Maur, du Tour de Pibrac, comte Csaykousky.

En 1904, Kermesse, Concert Ramat, Bal des Dames, Mme Exshaw, comtesse de Monspey, comtesse Verbrugge. Visiteurs : de Fayet. Five o’clock offert par la comtesse de Larègle, de Beauregard, baron de Noiremont. Visiteurs : comte de Ste-Aldegonde, de Casamajou, (voir dans l’Avenir d’Arcachon l’article du 22 mai 1904). Visiteurs : princesse de Broglie, comte de Zichy, vicomte de Cassagne, général Musac.

En 1905, Kotschoubey, Belosselsky, de Crosnes, de Hardine, de Levachoff, de Sabran-Pontevès, de Monbel, Dulong de Rosnay.

En 1906, Talbot-Baines ; Concert de Mlle Coudré ; Concert de Mme Mortagne. Visiteurs : colonel Tipping, comtesse Esterhazy, comtesse de Dreuzy, baronne de Cheverry, Sanderson, Van der Tack, Hilmy-Pacha, comte Munke, comte de Clavières, comte d’Olmas, marquis de Bridieu, baron de Hirsch, marquis de Barbentane, général Yakovieff, comte de Neuville, baronne de Groebenn.

Dans la nuit du jeudi au vendredi 21 septembre, le feu s’est déclaré au Grand-Hôtel et l’a complètement détruit. vers 2 heures du matin, le feu se déclarait dans une pièce inoccupée, aile de l’Est, au premier étage. L’eau et le sevice d’incendie de la Ville fit défaut. Tous les voyageurs furent sauvés. A 4 heures du matin, tout le Grand-Hôtel n’était plus qu’un amas de décombres.

Il avait duré 40 ans (voir l’avenir d’Arcachon numéro du 23 septemble 1906 *)

On lisait dernièrement dans le journal de M. Veyrier-Montagnères qu’un projet de reconstruction du Grand-Hôtel est étudié par la Société de construction des Grands Hôtels Européens qui serait chargée de cet important travail.

Le nouvel établissement, édifié et aménagé à la moderne, serait exploité par M. J…, propriétaire de deux hôtels, l’un à Biarritz, l’autre à Saint-Sébastien.

V – Après avoir fait l’historique du Grand-Hôtel depuis 1866, année de sa fondation, il est tout naturel d’exposer la situation présente, et, pour assurer son avenir, auquel la prospérité même d’Arcachon est étroitement attachée, de parler de la Société du Grand-Hôtel d’Arcachon.

Le Propriétaire du Grand-Hôtel d’Arcachon (qui a été incendié en septembre 1906), consent à apporter le terrain d’une superficie de 6.000 mètres environ et les constructions qui subsistent, moyennant 250.000 francs, payables moitié en actions entièrement libérées et moitié en obligations, donnant ainsi une preuve de sa confiance dans l’avenir d’Arcachon et dans la prospérité de l’hôtel, qui doit s’élever au lieu et place de celui qui a été détruit par l’incendie.

Ce prix de 250.000 franc est très avantageux, si on considère que la future société sera propriétaire, non seulement du terrain estimé à 50 fr. le mètre, mais encore des grilles, murs et terrasses ayant une valeur d’autant plus appréciable qu’ils auront encore, en grande partie, leur utilisation dans le nouvel hôtel.

Cet hôtel, qu’on se propose de construire, sera de premier ordre avec tout le confort moderne et comprendra environ 120 chambres de maîtres et de courriers, une magnifique terrasse sur le Bassin.

Comme nous l’avons dit, le Directeur en sera M. Journeau, propriétaire de l’Hôtel du Palais à Saint-Sébastien et Directeur de l’Hôtel Régina à Biarritz.

Nous ne nous étendrons pas sur le projet financier : capital actions 600.000 francs, capital obligations 600.000 francs, qui auront l’emploi suivant : actions d’apport entièrement libérées et obligations remises au propriétaire de l’Hôtel : 250.000 francs ; travaux de construction et aménagement 900.000 francs ; frais de constitution de Société et imprévus50.000 francs ; total égal : Un million deux cent mille francs.

Le Directeur locataire assure un mobilier de 300.000 francs, moyennant un bail de 30 ans, avec loyer gradué de 30.000 à 65.000 francs.

D’après les prévisions de l’architecte, les travaux commenceront en septembre 1908 pour être terminés le 15 juillet 1909.

Tel est, en ce qui peut intéresser le public, le résumé des Statuts de la Société du Grand-Hôtel d’Arcachon.

La notice en a paru au bulletin annexe du Journal Officiel du 3 août 1908, conformément à l’art. 3 de la Loi de finances du 3 janvier 1907, et statuts déposés chez Me Motelay, notaire à Bordeaux, le 31 juillet 1908. Ils sont signés H. Martinet, 129, rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris.

VI – Dans une série d’articles dont le dernier remonte au 16 août 1908, et consacrée au Grand-Hôtel, nous avons annoncé la constitution de la Société qui va rendre à Arcachon celui de ses divers monuments qui a peut-être le plus contribué à sa prospérité et à sa grandeur.

Le Journal l’Avenir d’Arcachon qui, depuis quarante ans, a inséré les noms de tous les étrangers qui sont descendus au Grand-Hôtel, et rendu compte de toutes les fâtes qui y ont été offertes, n’aura pas de peine à convaincre ses lecteurs du haut intérêt qu’il porte à l’urgente et indispensable reconstruction de ce magnifique établissement.

Tous les arcachonnais comprennent, aujourd’hui plus que jamais, qu’une station hivernale et estivale, qu’une cité climatique et balnéaire sans un Grand-Hôtel est un corps sans âme.

Nos industries, notre commerce, nos sports, notre marine, notre colonie forestière, nos étrangers, nos baigneurs, avaient reçu du fait de sa disparition un contre-coup désastreux, si surtout il avait été irréparable.

Les habitants du quartier central arcachonnais, du boulevard de la Plage, de la rue du Casino, ont fait des réunions et des pétitions nombreuses pour qu’en prévision de la reconstruction du Grand-Hôtel une place fut ouverte dans ses abords ; de belles promesses leur ont même été données.

Heureusement qu’il existe dans notre pays des intelligences éclairées, des cœurs dévoués et généreux, des influences puissantes, des activités alertes et précieuses qui se sont fait un devoir de réparer les ruines d’un moment, de restaurer les anciennes magnificences, de faire appel au patriotisme local, de relever les courages, et de prendre hautement en main la sauvegarde des intérêts généraux et de la fortune publique. Nous les en remercions au nom de la cité d’Arcachon.

Pour que notre ville reprenne un nouvel essor, pour qu’elle retrouve une prospérité que lui a ravi un cas fortuit, il importe que tous et chacun mette la main à l’œuvre, et contribue largement, sans hésitation comme sans reculade, par un concours financier, effectif, universel, à la reconstruction si impatiemment attendue.

Assez longtemps une cruelle expérience a démontré aux propriétaires fonciers qui ne veulent pas voir diminuer la valeur immobilière de leurs villas, pas plus que leurs locations faiblir ; à tous les corps de métiers dont les travaux, et partant les bénéfices, s’étaient tout-à-coup réduits ; qu’Arcachon ne pouvait se passer du Grand-Hôtel.

Cet établissement unique en son genre, aussi bien que le Palais Mauresque son vis-à-vis naturel, ne constituent-ils pas, pour les vieux arcachonnais, le double fleuron de nos gloires passées, de notre esthétique urbaine, et de nos richesses artistiques et citadines.

C’est donc joyeux et consolés que nous avons appris la constitution de la Société du Grand-Hôtel qui procède actuellement à l’émission de ses actions représentant un capital de 600.000 fr. divisé en 1.200 actions de 500 fr. sur lesquelles le premier quart seulement, soit 125 francs, est exigible en souscrivant.

Le succès de cette émission est d’ores et déjà assuré. Outre que cette affaire se présente dans des conditions d’honorabilité et de sécurité absolues, sous des patronages tellement accrédités qu’aucune émission financière ne saurait être plus sérieuse, ni étayée par de plus sûres garanties ; l’accueil spontané et enthousiaste fait à son premier appel, la rapide constitution des plus gros chiffres de son capital, assurent la réussite certaine et la prochaine réalisation du but poursuivi.

On peut d’ailleurs constater qu’en dehors des puissantes souscriptions qui assurent le triomphe de la mise en marché de la Société du Grand-Hôtel, les promoteurs ont eu l’ingénieuse idée d’inviter le commerce local à s’intéresser à la prospérité du futur grand établissement.

Les propriétaires comme les négociants l’ont compris, et dans un élan commun, répondent avec empressement aux propositions qui leurs sont faites, et souscrivent dans la mesure de leurs moyens aux actions de la Société.

C’est un bon exemple de solidarité industrielle et locale, qui non seulement affirme ces heureux débuts mais permet d’envisager l’avenir avec confiance et certitude.

Nous ne savons si un délai est imparti à cette émission, mais à en juger par les résultats déjà obtenus, celle-ci ne tardera pas à être close ; on entrera alors dans la deuxième phase ou établissement de la construction.

Nous tiendrons nos lecteurs au courant des projets de plans et devis.

E. G.

– Comme nous tenons à insérer tout ce qui intéresse le Grand-Hôtel, nous reproduisons ci-dessous l’article de notre confrère Arcachon-Journal :

La population commençait à être inquiète au sujet de la reconstruction du Grand-Hôtel. Les soi-disant bien renseignés prétendaient qu’au 1er octobre on verrait une équipe d’ouvriers travaillant avec ardeur à la démolition des ruines existant, mais comme sœur Anne, on a rien vu venir. Allons, pensait-on, le sort en est jeté : Arcachon restera sans Grand-Hôtel.

Eh bien, non ! Arcachon aura son Grand-Hôtel, car une Société anonyme vient de se créer et l’homme qui s’est mis résolument à la tête du mouvement est trop actif, trop intelligent et trop résolu pour ne pas arriver au but qu’il poursuit, brisant même les obstacles que l’on pourrait semer sur sa route.

Nous devons ajouter qu’il est puissamment secondé par des personnalités qui, spontanément, lui ont promis leur concours pécuniaire, montrant ainsi, dans un élan commun, leur désir de voir prospérer notre chère cité.

Mais que ceux qui nous lisent ne croient par que le maire d’Arcachon, celui qui devrait cependant être le premier à encourager une telle entreprise, fasse partie de la combinaison. Non : si nous devons nous en rapporter à divers renseignements qui nous sont parvenus, il aurait tout simplement cherché à entraver l’affaire. D’ailleurs nous aurons probablement l’occasion de nous expliquer plus clairement. Constatons simplement que son objectif est toujours et quand même Moulleau, ce qui n’étonnera personne.

Il est donc du devoir de tous de favoriser l’émission lancée, en souscrivant les parts que leur situation financière permet. On ne doit pas rester indifférent en présence d’une entreprise qui assurera désormais une aisance dans divers jadis prospères et aujourd’hui bien délaissé et qui, par conséquent, végètent.

On nous objectera peut-être que, puisqu’il y a des gens riches à la tête, ils pourraient bien faire édifier l’immeuble avec leurs propres ressources, le capital nécessaire n’étant que de 600.000 fr., somme relativement peu élevée. Ceux qui tiendraient ce raisonnement montreraient une étroitesse d’esprit indigne d’arcachonnais. Les premiers souscripteurs ont voulu au contraire que le commerce local put contribuer à la chose et nous ne doutons pas que leur idée généreuse soit comprise.

Nous avons un maire qui draina l’argent des contribuables à Moulleau : il faut réagir et se défendre, et opposer à ses procédés administratifs scandaleux une barrière une barrière qu’il n’arrivera jamais à briser.

D’ores et déjà on peut souscrire sans frais chez M. Emile Lecoq, banquier, qui fournira les éléments nécessaires.

Allons, arcachonnais, un moyen se présente de relever notre station, unissons-nous pour faire triompher l’œuvre généreuse de cityens qui méritent notre reconnaissance, et qui sont, eux, les véritables amis d’Arcachon.

Jules Fillou

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