Grand-Hôtel d’Arcachon – Chronique 2ème semestre 1901

Grand-Hôtel d’Arcachon

Chronique 2e semestre 1901

 

(Avenir d’Arcachon N° 2535 du07/07/1901)

La Reine Ranavalo – Avant de quitter paris, la reine Ranavalo a été reçue par M. et Mme Loubet.

Elle est arrivée dimanche 30 juin à Bordeaux, gare St-Jean, par l’express de sept heures quatre du matin.

Ranavalo est descendue au Terminus où elle a pris un léger repas ; puis, à sept heures cinquante-sept, elle est remontée ne wagon et est partie pour Arcachon avec sa suite.

Quelques curieux étaient sur le quai. Aucun incident ne s’est produit.

Par l’express de 9 heures 12, elle est entrée en gare d’Arcachon, accompagnée de sa tante, la princesse Ramassinraza, de la petite princesse Marie-Louise, de Mme Delpeux, gouvernante ; du docteur Ranaïvo, interprète, et de M. le lieutenant Bruyère, envoyé du gouvernement.

Sur le quai de la gare se tiennent le maréchal des logis et sa brigade, M. le Commissaire de police et ses agents, M. Ferras, directeur du Grand-Hôtel ; les membres de la presse locale et une assistance assez nombreuse.

A la descente du wagon, la reine, qui porte un manteau de voyage couleur beige, un chapeau mousquetaire à plumes noires, prend le bras du lieutenant Bruyère. La petite princesse Marie-Louise, nu-tête, sourit à la foule, à l’air très éveillé, et nullement effrayée par l’orage qui vient d’éclater avec pluie abondante. Elle donne la main à Mme Delpeux.

Pour gagner la cour de la gare, la reine traverse une foule nombreuse ; on se découvre, elle rend les saluts par une inclinaison de tête. Le docteur Ranaïvo donne le bras à la princesse Ramassinraza.

La reine monte dans le premier Landau avec les autres dames. M. le Commissaire de police monte sur le siège. Dans le deuxième landau prennent place M. le docteur Ranaïvo, M. le lieutenant Bruyère et M. Ferras.

Les voitures se rendent au Grand-Hôtel, où les appartements ont été retenus depuis l’avant-veille.

Cet appartement est celui du second, dans l’aile Est, qui donne sur le bassin.

L’aspect de la reine est intelligent et même heureux ; sa physionomie indique qu’elle a conscience d’une certaine grandeur, son attitude et ses allures sont plutôt distinguées ; ses regards son vifs, sa démarche est fière et ne manque pas de grâce.

Dans l’après-midi de dimanche, Ranavalo n’est pas sortie ; le temps était d’ailleurs très incertain. A deux heures, elle a demandé une tasse de thé ; à quatre heures, elle a reçu la visite du maire.

Lundi matin elle a reçu la visite du docteur Bourdier, recommandé sans doute par M. Veyrier-Montagnères ; dans la journée, la visite de la Comtesse du Bouzet.

Ranavalo et les cinq personnes qui l’accompagnent, déjeunent dans le grand restaurant vitré de l’aile Est du Grand-Hôtel ; elle voit de là les deux steam-yachts Sita à M. Leverd et Wild-Wave à M. de Georges.

Après déjeuner, elle joue quelquefois au billard.

Lundi, à 3 heures et demie, la reine et sa suite sont sortis en landau et en victoria, visiter le Casino, l’hôtel Continental en forêt, et la ville d’Hiver.

Mardi, la reine Ranavalo est allée prendre le thé à 3 heures de l’après-midi, au Grand-Hôtel de Moulleau. Ses promenades en voiture (et toujours accompagnée de M. le lieutenant Bruyère délégué du Ministre des colonies), durent une heure environ. D’ailleurs le temps, coupé d’ondées continuelles, est loin d’être agréable ces jours-ci. La petite princesse Marie-Louise est sortie avec Mme la Comtesse du Bouzet et sa fillette. Mme du Bouzet, qui avait connu Ranavalo à Alger, est autorisée à la voir, et lui avait envoyé, dès son arrivée, une belle gerbe de fleurs.

Le soir, après dîner, au grand-Hôtel d’Arcachon, l’Union Orphéonique dirigée par M. Chavan a chanté dans le Hall central de 9 à 10 heures : La Voix des Sapins de paliard ; Les Pêcheurs de Rougnon ; Jalouse nuit, chanson du duc de Guise transcrite par Laurent de Rillé ; et Hymne à la nuit d’après Rameau, par L. de Rillé.

Ranavalo qui est musicienne et a un piano dans ses appartements, a applaudi ces quatre morceaux et remercie en français qu’elle parle très suffisamment. Sa tante Ramassinraza ne parle que malgache. La petite Marie-louise s’exprime très bien en français, mais tutoie toujours en parlant.

M. le lieutenant Bruyère assistait à cette audition musicale.

À dix heures, Ranavalo est remontée dans ses appartements.

– Jeudi la reine a fait à pied de 10 heures à midi, une promenade sur la plage. Toujours gaie et souriante, elle aime beaucoup ces sorties pendant lesquelles elle se prête complaisamment aux indiscrétions des amateurs photographes.

Pour la première fois ici, elle a fait une promenade sur mer, à bord de la tillole Anne-Marie, patron Louis Beaupuy, matelot Duvaché.

Partie à trois heures avec sa suite, elle a visité le port de La Teste, est allée jusqu’à la place où se trouve la statue Jean Hameau. La population lui a témoigné des sentiments de respect que sa bonne grâce et son air affable ont toujours provoqué sur son passage.

Elle est rentrée à 6 heures au Grand-Hôtel, enchantée de son excursion.

Grand-Hôtel – Sont descendus au Grand-Hôtel :

S. M. la reine Ranavalo, la Princesse Ramassinraza, la Princesse Marie-Louise, le lieutenant Bruyère, Délégué ; Mme Delpeux, dame de compagnie ; le docteur ranaïvo, interprète.

M. Herpin et famille, M. Warner, M. et Mme Staplante, M. Roger et famille, M. et Mme Thuilleur, M. et Mme Bourdette, M. et meme Peyrieur, M. Swithenbank, M. Gravis et famille, M. et Mme Huberty, M. Dorfent et famille, M. Renaud et famille, M. et Mme Nuremberg.

(Avenir d’Arcachon N° 2536 du14/07/1901)

La Reine Ranavalo – Le vendredi 5 juillet, la reine Ranavalo a fait, à pied, une promenade sur la plage de dix heures à midi. Habituée aux curiosités de la foule, elle prend part, avec beaucoup de naturel, à tous les petits jeux de la plage.

A trois heures, à bord de sa tillole attitrée, Anne-Marie, elle est allée visiter les parcs aux huîtres, où elle s’est fait expliquer la série de travaux que comporte l’industrie ostréicole. Les costumes des parqueuses très originaux et souvent très gentiment portés, l’ont beaucoup amusée.

Ces promenades journalières, soit en voiture, soit en bateau, semblent bien remplir le but qu’elle s’était proposé, de se reposer des fatigues de la capitale.

Dans toutes ses soirées, la princesse sa tante, le lieutenant Bruyère, et le docteur Ranaïvo, interprète, l’accompagnent. D’un aspect d’abord un peu froid, la princesse Ramassinraza sait, par la justesse de ses réflexions et un grand fond de bonté, conquérir l’estime de tout l’entourage de la Reine.

– Samedi matin, promenade sur la plage. Comme une dame braquait son objectif, la reine souriante lui dit : « Ah ! je vois que vous voulez me photographier ; alors je ne bouge plus ! » On n’est pas plus aimable.

À deux heures, le Maire est venu avec le steam-yacht Pi-Ouit de M. Picon, offrir à la Reine une promenade sur l’eau, lui faire visiter le Phare et le Cap-Ferret ; un lunch a été servi à bord.

À 6 heures, retour au Grand-Hôtel.

Ces jours-ci, la jeune princesse Marie-Louise a fait connaissance, au Grand-Hôtel, d’un petit ami, M. Henri H… de Montpellier. Elle s’amuse beaucoup avec lui et dit qu’elle ne veut plus le quitter.

Tous les jours, depuis samedi, la Reine et sa suite prennent leur bain dès 7 heures du matin.

– Dimanche matin à 10 heures, Ranavalo est allée au temple protestant. Elle portait une très jolie toilette de satin noir, grand chapeau à plumes noires. Elle a été introduite au temple par M. Audap, vice-consul d’Angleterre.

Revenue déjeuner au grand-Hôtel, elle a joué ensuite une partie de dominos avec le jeune du Bouzet.

À deux heures, M. le maire est venu l’accompagner dans une visite à bord du Lysistrata, le lieutenant Bruyère était en uniforme.

Elle a été très gracieusement accueillie par M. Gordon-Benett qui lui a offert le bras, a fait servir un lunch, et après la visite l’a reconduite lui-même à terre.

Toujours accompagnée du maire, elle est allée visiter l’aquarium où elle a été reçue par M. le docteur Lalesque, président de la Société Scientifique. Des explications lui ont été fournies sur le musé par le docteur Sellier.

À sa sortie une foule considérable entourait la voiture. Le public saluait avec déférence.

À 4 heures et demie, Ranavalo prenait le thé à la villa Sélika, chez la comtesse du Bouzet et rentrait à 5 heures au Grand-Hôtel.

Le soir après dîner, elle a fait sa traditionnelle partie de dominos avec M. le lieutenant Bruyère et le docteur Ranaïvo.

– Lundi matin à 10 heures, elle a reçu la visite de M. le général Bourdillon, visite qui a duré vingt minutes ; la conversation a roulé sur les charmes d’Arcachon au point de vue climatérique et pittoresque de la station balnéaire.

– Mardi soir à 9 heures, dans le Hall du Grand-Hôtel, brillant concert auquel assistait la reine Ranavalo en jolie toilette de damas blanc relevé de dentelles, M. le lieutenant Bruyère, la princesse Ramassinraza, le docteur Ranaïvo, et dans une assistance de plus de cent personnes : familles de Gères, Léopold Escarraguel, Chabanneau, Tabuteau des Touches, Dignac de La Teste, baronne de Montalent, docteur et Mme Sémiac, marquise de St-Aulaire, docteur Pouys, Mme de St-Martin, M. et Mme Haguenot, M. de Koutousoff, Mme Zarifiopoulo, etc.

On a applaudi des meilleurs artistes de la station : Mlle Brianne qui a chanté Fabliau, de Paladilhe ; Un chagrin, d’Estainville, avec M. Ducaud-labadie ; le duo d’Hamlet, d’A. Thomas ; le duo de Thaïs, de Massenet, et avec Mme Blot, le duo de La Vierge, de Massenet. Mlle Blot a joué avec charme un morceau de mandoline. M. Ducaud a chanté : Pauvres fous, de Tagliafico ; l’air de Vulcain dans « Philémon et Beaucis » de Gounot ; le Bon Gîte de Déroulède. Mme Blot a chanté : Je suis à toi, de Gounot ; Sérénade, de Thomé ; Chagrin d’amour, de Martini ; Jérusalem, de Gounot. Accompagnement par M. Chavan et Mme Dasté.

Ce concert vocal et instrumental a pris fin à onze heures.

Grand-Hôtel – Liste des étrangers descendus dans cet établissement :

M. Cormier, Mme Lescure, M. Dexazourd, M. et Mlle Georges Bal, Cte et Ctesse Zarifiropulo, M. d’Eaubonne, M. Haguenot, Mlle Pajon, M. et Mme Lelyre, M. et Mme Delande, M. et Mme Goblet, M. et Mme Forest, Cte et Ctesse d’Every, M. et Mme Dubois, M. et Mme Rivière, M. Coutois et famille, Mme Gardien et famille, M. et Mme Gendrons.

(Avenir d’Arcachon N° 2537 du21/07/1901)

Casino – Le dimanche 14 juillet, La Fille du Tambour-major a été jouée devant une salle comble, est-il besoin de le dire.

– Lundi, véritables débuts de la troupe. Dans Les deux Timides, un acte, on a applaudi Mlle Carmen et M. Tapie. Dans la Mascotte, premier succès de Mmes de Portes, du Prez, Rosay, Nangis, de MM. Letellier, Lassali, Leroux.

– Mardi, brillants débuts des concerts de l’après-midi, dans les jardins du Grand-Hôtel, annexe du Casino municipal.

Le concert, sous la direction de M. Bastin, comble de joie les premiers arrivants de la saison estivale. Les morceaux choisis sont très variés ; et cette musique au bord de la plage est d’un délicieux effet. Le soir, au Casino, très bonne interprétation du Grand Mogol, qui a obtenu son habituel succès.

– Mercredi, le concert au Grand-Hôtel a été plusieurs fois souligné par des applaudissements. Le soir, une belle chambrée se pressait aux Surprises du Divorce.

– Jeudi, dans les jardins du Grand-Hôtel, la reine Ranavalo et sa suite assistaient à l’audition musicale.

Les Mousquetaires au Couvent nous ont donné d’apprécier au Casino, et pour la première fois, le talent de Mmes Vermorel, Patoret, Laborde, Aubry et les très bons comiques que sont MM. Letellier et Leroux. On avait donné en lever de rideau : Les deux Sourds.

– Vendredi, au Casino, on a donné l’hilarante comédie Gavaut, Minard et Cie. Concert, l’après-midi, dans les jardins du Grand-Hôtel.

– En un mot, voici la saison lancée. Elle s’annonce sous les meilleurs auspices. Les concerts au Grand-Hôtel seront une précieuse ressource pour nos élégants baigneurs et nos jolies baigneuses. Le soir ils se retrouveront aux spectacles du Casino.

Et comme cette année nous aurons plus de monde que jamais, tout est pour le meilleur du monde

La reine Ranavalo – Il y a quelques jours, à bord du joli steam-yacht l’Oasis, la reine Ranavalo a fait une promenade sur le bassin, et s’est rendue à la villa Algérienne dont le propriétaire, M. Léon Lesca, lui a fait les honneurs, avec sa distinction et son affabilité habituelles.

Grand-Hôtel – M. Delfosse, Mme Dekleroff, M. et Mme Jacmart, M. Ducros, M. Hott, Mme Penot, M. Sella, M. et Mme Hénès, Mme Geraud, Mme Boussow, M. et Mme Cador, M. et Mme Guignard, M. et Mme Haywod, M. et Mme Ewehsks, MM. de Morgan, M. et Mme Devaux, M. et Mme Froment Meurice, M. et Mme Heyrouy, M. Kroptscheff, M. et Mme Pradon.

(Avenir d’Arcachon N° 2538 du28/07/1901)

La Reine Ranavalo – Dimanche 21 juillet, la Reine Ranavalo est allée en bateau faire le tour de l’Île aux Oiseaux.

Lundi, l’ex-reine de Madagascar abandonnant pour un jour sa villégiature d’Arcachon, est allé visiter Bordeaux. A dix heures, le matin, une dépêche émanant du Grand-Hôtel d’Arcachon disait au restaurant du Capon-Fin d’envoyer à la gare St-Jean un landau, bon et confortable, au train qui arrive à onze heures trente-deux, puis de retenir une table de six couverts.

Après un excellent déjeuner, la reine et sa suite ont parcouru Bordeaux en voiture.

C’est d’abord le Grand-Théâtre qui a été visité ; puis les Quinconces, le Jardin-Public, la place Gambetta, la Cathédrale, le Pont, les Quais, etc.

Promenade que la reine a trouvée très agréable, d’autant plus qu’elle a pu l’effectuer dans l’incognito désiré. Elle est repartie pour Arcachon à cinq heures quinze par le rapide 69.

Mardi Ranavalo a été déjeuner chez Mme la maréchale de Saint-Arnaud.

Parmi les convives : M. le Maire, comte et comtesse de Lestrange, docteur et Mme Bonnal, etc. Dans l’après-midi, elle a assisté au concert quotidien donné par l’orchestre du Casino au Grand-Hôtel.

Mercredi, veille du jour où prend fin sa villégiature à Arcachon, elle a distribué quelques photographies aux personnes qui lui ont été le plus sympathiques ; telles M. et Mme Léon Lesca, M. le général Bourdillon, Mme la comtesse du Bouzet, Mme Landru, Mme Ferras et à plusieurs dames du Grand-Hôtel. Ces photographies sont signées par elle : Ranavalona.

L’ex-souveraine avait demandé que la pièce dont elle faisait l’objet et qui fut jouée en 1896, au Grand-Théâtre, par l’école maternelle Engrémy. Le manuscrit n’existant plus, on lui en avait remis une analyse qu’elle s’est fait lire plusieurs fois, d’abord en français, puis en malgache pour en mieux pénétrer le sens. Certaine scènes l’ont beaucoup amusée ; les vers de la fin l’ont même touchée. De vive voix, elle a chaleureusement remercié l’auteur, Mlle Roumagnac, et lui a offert son portrait, au bas duquel elle a écrit quelques lignes aimables.

Jeudi 25 juillet, par l’expresse de 5 heures 7 après-midi, la reine a quitté Arcachon où elle espère, dit-elle, revenir, car elle en emporte un excellent souvenir.

Elle était accompagnée, du Grand-Hôtel à la Gare par M. le Maire et M. le général Bourdillon.

Beaucoup de monde sur le quai de la gare et devant le wagon-salon qui porte cette mention : « Réservé jusqu’à Marseille ».

A peine est-elle dans le wagon, qu’il lui est apporté une corbeille de fleurs naturelles donnée par le Grand-Hôtel, et aussi des gerbes et bouquets de fleurs offerts par des dames. Le train s’ébranle, la foule se découvre, on crie Vive la reine ! Celle-ci répond ; Au revoir !

Ranavalo se rend à Marseille où elle passera deux jours. Jusque là seulement elle est accompagné par MM. le lieutenant Bruyères et le docteur Ranaïvo, interprète, qui la quitteront à Marseille pour retourner à Paris, leur mission ayant pris fin.

Ranavalo s’embarquera le 28 pour Alger, où elle retourne habiter sa villa : Le Bois de Boulogne, située à Mustapha ; dans cette même province, où nous détenons un autre prisonnier illustre, Ham-Nghi, le roi de l’Annam.

(Avenir d’Arcachon N° 2539 du 04/08/1901)

Grand-Hôtel – Étrangers descendus en cet établissement :

Mme Delvaux et famille, M. Heyroux, M. Kroptschiff, M. et Mme Pradoux, Vicomte et Vicomtesse Roquette-Buisson, M. Cart, M. et Mme Pinho de Cunha, M. Petit, M. et Mme du Venat, M. et Mme Gragnon, M. et Mme Violet, Comte et Comtesse Storès, Mme du Lary, M. Catzigras, M. Helsasd, M. Coutuma, M. Riche, M. Guillet et famille, M. et Mme Quilain, M. Elkan, M. Kappelhoff, M. Santiago, Général Dochtouroff et famille, M. et Mme Villa Amil y Castre, Mme Besson et famille, M. de Monbelie, M. et Mme Pierlot et famille, M. et Mme Hoolandts, M. et Mme Leman, M. et Mme Descazant, M. et Mme Ruls, M. Cudnig et famille, M. Jacoby et famille, M. et Mme Simon, M. et Mme de Wane.

(Avenir d’Arcachon N° 2541 du 18/08/1901)

Grand-Hôtel – Sont descendus en cet établissement :

Comte et Comtesse de Waru ; familles, Burnel, Guignard, Wisemann, Delorme, Laloueite, de Coussemacker, Deully, de Tehoulitsky, David, Dumény, du Chauffour, de Vriès, Cavillac, Roland-Servan, Haddé, Malsondou, Beyly, Fougerolle, Berger, Guikhon, Evette, Bernier, Trief, Defresne, Vauclaire, Loste, Graterolle, Bourdelle ; Comte et Comtesse de Saint-Aubin ; Mmes Sueur, Deschamps, Walver, Knox, Oustiroff, Sarazin ; MM. Blake, Loritz, Mouraille, Couche, Kerland, Michel, Danald-Downie, Rey, Meyens, Oliviera, Nocard, Firminhoe, Tardieux.

(Avenir d’Arcachon N° 2542 du 25/08/1901)

Grand-Hôtel – Voici la liste des étrangers descendus en cet établissement :

Familles Bôval, Grange, Walsch, Dehout, Faure, Des Ormeaux Joutrou, Montufar-Barreiros, Souchay, Leclercq, Sassetti, Queulain, Gautier, Siplebout ; Mmes Sazarin, Ramet ; MM. Servan, Tardieux, Lepointe, Marthesens, Fursy, Foursoire, Gauchet, Legrand, Comer.

(Avenir d’Arcachon N° 2543 du 01/09/1901

Grand-Hôtel – Sont descendus en cet établissement :

Familles Simounet, de la Moutte, Cloisse, Desmarées, Des Aubrayes, Pommier, de Wignacourt, Fabre, Gardien, Jacoby, Dorsinfong, Simon, Lahure, Meunier ; Mme Bouzignac ; MM. Legrand, Cornet, Rodel, Caze, Latour, Samisburg, Hapuring, Large, Ambaud, Alioth, Thuro, de la Grange, Charpentier, Zafiropulo.

(Avenir d’Arcachon N° 2544 du 08/09/1901)

Grand-Hôtel – Étrangers descendus en cet établissement :

Familles Blanchy, Wauters, Destounel, Gottman, Matharel, Duetley, heydt, Allard du Chollet, Calmettes, Debat, de Clerck, Von Bever, Stichelman ; Mmes Bouytand, Miriam Manuel, Waynul, Delvalle ; MM. de Laage, Zafiropulo, Bayle, Depas, de Bethman, Francis, Samoulhau, Fitte-Jusoi, Homas, Huguenet, Nekludoff, Heulen.

(Avenir d’Arcachon N° 2545 du 15/09/1901)

Grand-Hôtel – Étrangers descendus en cet Hôtel :

Familles Delvaille, de Tiège, Lemineur Devaux, Vamden, Calvet, Crémien, Joli, Santiago de Ugarte, Deecy, Lambert, Delonne, Capitan, Alotte ; Mmes Rolans-Bacts, Richard, Brabant, Pichard, Benda, Fosé, Froncier, Resler ; MM. Bailly, Anselio, Liet, Zafiropulo, Haîu, de Froloff, Holtz, Furiet, Brasseur.

(Avenir d’Arcachon N° 2548 du06/10/1901)

La Reine Ranavalo – L’événement saillant de la saison estivale arcachonnaise, a été la visite de l’ex-reine de Madagascar. Cette dernière avait entre toutes les villes d’eaux françaises, choisi Arcachon comme séjour, pour les vacances que le Gouvernement lui offrait.

Nous nous faisons un plaisir de reproduire la poésie, qui lui fut adressée, à cette époque, pour une œuvre enfantine de l’Ecole maternelle Engrémy :

Salut, Ranavalo ! Salut gentille Reine !

Le soleil d’Arcachon, comme à Madagascar,

Fait briller sur tes traits ta Majesté sereine

Semant de diamants ta robe de brocart.

 

Nous aimons ta tournure et ta grâce onduleuse,

Ta noire chevelure et tes yeux noirs moqueurs,

Ton sourire d’enfant, ta taille harmonieuse,

Ton air affable et doux qui gagne tous les cœurs.

 

Tu trouveras chez nous la terre hospitalière,

Où toute âme grandit en pleine liberté.

Du palais somptueux et de l’humble chaumière

S’envole en chant d’amour ce cri : Fraternité !

 

Va ! Ne regrette rien. Sois à jamais Française !

Adopte les couleurs de notre cher drapeau.

Aime notre pays, car tout chagrin s’apaise ;

Le sceptre pour la femme est un bien lourd fardeau.

 

A toi, donc, les vertus qui donnent la vaillance !

Si tu veux d’heureux jours, au destin soumets-toi.

Et Reine par la grâce et par la bienveillance,

Tu verras tous les cœurs se soumettre à ta loi.

 

Du chaleureux accueil que l’on te fit en France

Garde, comme un joyau, le charmant souvenir.

Si notre sympathie adoucit ta souffrance,

Sois une sœur pour nous, espère en l’avenir !

 

Souviens-toi quelquefois d’Arcachon la charmeuse,

Notre désir serait, nous t’en faisons l’aveu,

De te garder longtemps, aimable visiteuse,

Et de mettre en ton cœur un coin de son ciel bleu.

Une Arcachonnaise.

(Avenir d’Arcachon N° 2549 du 13/10/1901)

Grand-Hôtel – Étrangers descendus en cet établissement :

Familles Joussens, Barry, Renard, Roger, Caille, Mazure, Fontaine, Rostand, Guermenprez, Astruc, Saschiline, Meyer, de Gallard, Foulet, Olivier, Lusted, Cassot, de Grémelund, de Fraguier, Barosttaenolt, Marschuitz, Eyland, Pochat, Denis, Fluvier-Vandersteck, Calsen, Vindo-Artez, de la Rina, Veysset, Hecher, Adlon, Bliquet. Mmes Cherémitoff, Tlsym, Moise, Chepy, Godfroy, Lackmann, Richard, Mouchat. MM. Femacheff, Egnydia, de Silva, Lhomme, Bick, Barlow, Lagrange, Kint, Legrand, Martin, Urquijo, de Olazabal, de Réal, de Aragon, de Bethmann, Goldental Valeriano, Mourraille.

(Avenir d’Arcachon N° 2550 du 20/10/1901)

Grand-Hôtel – Étrangers descendus en cet établissement :

Familles Delahaye, D’Enfert, Gibiel, Gabory, Vergez, Fontagu Fiévé, Laclef, Rasson, Faure, Lacroix, Woods, Brooker, Lefebvre, Renault, Firinod, Guimbail, Quinet, Ballon, Ledoux, Julien de La Tour, Lassal, Barriquon, Queyras, de La Rivière ; Mme Lejeune ; MM. de la Cerda, Larrin, Chunin, Bertin, Couderc, comte de Corswarem, Dupuy-d’Anjeac.

(Avenir d’Arcachon N° 2551 du 27/10/1901)

Five o’clock tea – A partir du jeudi 31 octobre, seront inaugurés au Grand-Hôtel et à l’Hôtel de Pins et Continental (en forêt), des après-midi ouvertes, non seulement aux clients de ces hôtels, mais à tous les étrangers résidant dans la station.

Sans invitation, tous les jours de deux à six heures, nos hivernants peuvent venir se grouper dans les vastes et élégants salons de l’un ou l’autre de ces établissements.

Ils pourront là se procurer un agréable rendez-vous de conversation, et s’offrir, toujours tenus à disposition des amateurs, d’excellent thé, et tout ce qui constitue un lunch.

Tous connaissent déjà le hall somptueux et confortable du Grand-Hôtel, ainsi que son beau salon de l’ouest. De plus, les dilettanti y trouveront un remarquable Pleyel à queue, des journaux, revues, et le nécessaire pour la correspondance.

Nous croyons savoir que pour le jour de l’inauguration, la première matinée sera précédée d’un Concert gracieusement offert par la direction.

Nous ne doutons pas que cette louable initiative soit très favorablement accueillie et encouragée par les propriétaires et habitants des villas. Elle a principalement pour but de rendre plus agréable le séjour dans la station, faciliter les relations des hivernants, entre eux, et leur permettre de passer avec charme les longues après-midi de l’automne et de l’hiver ; leur faire enfin connaître qu’Arcachon possède des établissements de tout premier ordre, qui n’ont rien à envier à nos stations voisines.

(Avenir d’Arcachon N° 2553 du 10/11/1901)

Étrangers de distinction – Sont descendus au Grand-Hôtel : Famille Laflèche ; Mmes Inne, de Labouquette, Gourdin ; M. et Mme Maurice, M. et Mme Moon, M. et Mme Barriquan ; MM. Dupuy, Lassal, Robercoux, Roblin, Lefrançois, Lieutenant Juillard, Quinton, Jennele, duc Decaze et suite.

Grand-Hôtel – Le jeudi 31 octobre, concert des plus « smart » au Grand-Hôtel où le propriétaire M. Ferras avait aimablement convié l’élite de la société arcachonnaise et étrangère dans ses beaux salons, merveilleusement disposés pour les réunions de ce genre. On a applaudi l’exécution savante de MM. Geerts, Grangeneuve, Deslauriers, Bénard et Mézergue, faisant partie de la musique de chambre pour instruments à vent de Bordeaux ; dans un quintette de Spohr ; ainsi que Mme Blot élève de Mme Krauss et l’amateur distingué M. Ducaud, qui ont fait le plus grand plaisir à l’assistance, en prêtant le concours de leur talent, fort apprécié dans plusieurs morceaux de chant.

En résumé, matinée charmante ; musique délicate, conversation « perles fines » aurait écrit Eugénie de Guérin, thé confortable, autant d’éléments de succès pour l’intelligente initiative répondant si bien au désir général.

Remarqué dans une assistance très select : Famille Dabas, Lady Musprat, vicomte et vicomtesse de Jousselin, comte et comtesse de Saint-Aubin, Madame Julien de la Tour, Madame Tournant, comtesse de Saincthorent, lieutenant Gaillard, etc.

Concerts d’hiver – Dans le salon des fêtes du Grand-Hôtel, pendant tout le mois de décembre, seront donnés cinq concerts classiques, à un par semaine, en matinée. La composition artistique de ces auditions comprend : Mme Vovard Simon, violon ; M. André Hekking, violoncelle ; M. Joseph Thibaud, piano. Pour l’abonnement aux cinq concerts : 20 fr. ; ou 5 fr. la place ; s’adresser au Grand-Hôtel.

(Avenir d’Arcachon N° 2554 du 17/11/1901)

Grand-Hôtel – Étrangers descendus au Grand-Hôtel :

Mme Juillard ; Miss Hinée, Miss Stevenson, Miss Crouise, M. et Mme Escoubat, Comte et Comtesse de Choulot, M. et Mme Husson, MM. Kollbruner, Tyacke, Duportal, Roger, Laurand, Defresne et fils, Kligenberg, Lindow, Syljeskrom, Lunonhanpt, Delvaux.

(Avenir d’Arcachon N° 2556 du 01/12/1901)

Grand-Hôtel – Étrangers descendus en cet établissement :

Familles Moscheles, Peignei, Lesourd, Martel, Lenoir, Lepage, Fouché de Moussac, Gardier, Pichir, Jacoby, Flamion, Hanrion, Mmes Adamezewsky, Masquelier, MM. Arnozan, Cablat, Meyer.

(Avenir d’Arcachon N° 2557 du 08/12/1901)

Concert – Dans les salons du Grand-Hôtel seront offerts deux concerts classiques.

Voici le programme du concert du mardi 10 décembre.

Trio en ut mineur de Beethoven, allegro, andante con variazioni, menuetto, finale, par M. Joseph Thibaud, piano, Mme Vovard-Simon, violon, M. Hekking, violoncelle. Romance en fa de Beethoven. Premier temps de la Symphonie espagnole, de Ed. Lalo, par Mme Vovard-Simon. Deuxième scherzo de Chopin , par M. Thibaud. Cavatine de Cui ; Sonate ancienne de Porpora, par M. Hekking. Sonate de Franck, allegretto, allegro, recitativo, fantasia, finale, par M. Thibaud et Mme Vovard-Simon.

– Voici le programme du concert du samedi 21 décembre :

Trio en fa majeur, de Saint-Saëns, allegro vivace, andante, scherzo, allegro, par M. Thibaud, Mme Vovard-Simon, M. Hekking. Le Cygne, de Saint-Saëns, Mazurka, de Popper, par M. Hekking. Onzième Rapsodie, de Listz, par M. Thibaud. Romance, de Saint-Saëns ; Polonaise de Wieniawski, par Mme Vovard-Simon. Introduction polonaise de Chopin, par MM. Thibaud et Hekking.

Prix des places : 5 francs.

(Avenir d’Arcachon N° 2558 du 15/12/1901)

Concerts classiques – Mardi dernier a eu lieu dans la salle des fêtes du Grand-Hôtel le premier des concerts organisés par Mme Vovard-Simon avec le concours de MM. Hekking et Joseph Thibaud.

Avec de tels éléments cette solennité musicale devait forcément être très brillante et il serait superflu de refaire, à cette occasion, l’éloge de ces trois merveilleux artistes qui se sont montrés dignes de leur réputation et ont été fêté par un nombreux public – select s’il en fut – composé de tout ce qu’Arcachon compte de personnalités locales et d’étrangers de distinction.

Les concertistes s’étaient ainsi partagé le programme :

Mme Vovard-Simon ; la Romance en fa de Beethoven ainsi que l’Intermezzo et le 1er temps de la superbe symphonie espagnole de Lalo.

M. A. Hekking, la Cavatine de C. Cui, et la gracieuse Sonate ancienne de Porpora.

M. Thibaud : :e beau 2eme scherzo, de Chopin.

Enfin la séance qui avait débuté par le Trio en ut mineur de Beethoven s’est terminée par la magnifique Sonate de Franck qui a laissé l’auditoire sous une impression des plus artistiques.

Le piano d’accompagnement était tenu avec discrétion et talent par M. Gilet.

En résumé, succès complet dont nous félicitons Mme Vovard-Simon, la charmante organisatrice, avec d’autant plus de plaisir qu’elle a acquis droit de cité parmi nous.

(Avenir d’Arcachon N° 2559 du 22/12/1901)

Grand-Hôtel – Voici le programme du concert du samedi 21 décembre :

Trio en fa majeur de Saint-Saëns, allegro vivace, andante, scherzo, allegro, par M. Thibaud, Mme Vovard-Simon, M. Hekking. Le Cygne, de Saint-Saëns, Mazurka, de Popper, par M. Hekking. Onzième Rapsodie, de Listz, par M. Thibaud. Romance, de Saint-Saëns ; Polonaise de Wieniawski, par Mme Vovard-Simon. Introduction polonaise de Chopin, par MM. Thibaud et Hekking.

Prix des places : 5 francs.

C’est le second et dernier concert classique que jusqu’à présent nous ayons eu cet hiver. Nous en remercions M. Ferras, qui a organisé en cela, une distraction pour les étrangers qui a été très goûtée par la colonie hivernale. Plusieurs personnes ont observé que ces après-midi étaient d’autant plus appréciables que la commission municipale des fêtes, qui décidément ne saurait remplacer un Comité des fêtes, n’a pas repris les concerts hebdomadaires, qui se donnaient l’hiver dernier au Casino municipal de la forêt.

Il serait cruel de demander en outre, ce qu’a fait la Commission municipale des fêtes, cet été.

Concert – Voici le programme du concert qui sera donné au Grand-Hôtel le vendredi 27 décembre 1901 à 2 h. de l’après-midi ; Séance de Musique Ancienne par MM. Lucien Capet, André Hekking, Joseph Daëne avec le concours de MM. Gélineau, Peyre et Mante :

Allegro de J.-S. Bach par MM. Capet, violon ; Gélineau, violon ; Peyre, alto ; Hekking, viloncelle ; Daëne, piano ; Mante, contrebasse.

Sonate (trille du Diable) de Tartini par MM. Capet et Daëne.

Trio de J.-S. Bach, (adaptation de J. Daëne) par MM. Capet, Hekking, Daëne.

Sonate de Veracini par MM. Hekking, Daëne.

Gavotte de J.-S. Bach par M. Capet, violon seul.

Aria de J.-S. Bach, (adaptation de J. Daëne) par MM. Capet et Daëne.

Pièce en quintette de Boccherini par MM. Capet, Gélineau, Peyre, Hekking, Mante.

Piano Erard.

On peut se procurer des billets au Grand-Hôtel au prix de 5 francs.

Cette audition s’annonce comme le great event musical de cette période de fêtes.

Les dilettanti se presseront pour entendre le grand artiste qu’est M. Capet, revenant de Berlin où il a joué à la Philharmonique. M. Hekking jouera en janvier prochain au Concert-Colonne, où s’est fait entendre souvent M. Daëne, éminent artiste que Cavallié Coll a toujours désigné pour inaugurer ses grandes orgues dans toutes les capitales.

(Avenir d’Arcachon N° 2560 du 29/12/1901)

Grand-Hôtel – Voici la liste des étrangers descendus dans cet Hôtel :

Mme Piou. Comte et Comtesse Hocquat. M. Cormier. M. et Mme Blanchard. M. et Mme Amichou. M. Dicquesue et famille. M. Mayda. M. de Nethmann. M. et Madame Goiffon. M. Itrac. M. Vonter Medon. M. Milliot. M. Fuare. M. Martin.

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