Historique d’Arcachon (Guide de Gabory, 1896)

HISTORIQUE D’ARCACHON

Extrait du Guide d’Arcachon par de Gabory – 1896

 

Nota des webmestres – Évidemment, la venue des Grecs sur le bassin n’est que pure fantaisie.  Qu’on se le dise !

 

Entre l’an 1200 et l’an 550 avant J.-C., quelques milliers de Crétois quittèrent la Grèce, doublèrent les colonnes d’Her­cule, contournèrent la péninsule ibérique et vinrent débar­quer dans le pays des Celtes, où ils se fixèrent.

Ils appelèrent le havre où ils avaient trouvé un si précieux refuge: A’~x~rrlan (le Port des secours).

Arkèséon est le génitif pluriel d’Arkèsis, secours, utilité. Aucun nom ne convenait mieux au bassin d’Arcachon, le port utile et secourable par excellence, le seul que possède, sur une ligne de 240kilomètres, la côte inhospitalière des golfes de Biscaye et de Gascogne.

Voir sur ce point : histoire de la naissance, progrès et décadence de l’hérésie, par Florimond de Raemond, édition de 1610. On consultera aussi avec intérêt : Une colonie grecque dans les landes de Gascogne, par Henri Ribadieu, éditeur Dentu, 1864.

Celte brochure donne des étymologies curieuses: Ferret, courage ; Arès, Mars ; Pyla, porte ; Andernos, viril ; Lanton, être inconnu ; Gujan, champ, arpent ;Teich, mur ; Biganos, force, éclat ; Leyre, maigre.

Pour étudier ces temps reculés, les points de repère nous manquent. Sur la côte d’Arès on trouve les vestiges certains d’une cité lacustre. Là, des aborigènes occupaient des habi­tations sur pilotis.

À défaut de dates historiques ou de documents emprun­tés à l’archéologie, il est loisible d’interroger la linguistique. Un éminent helléniste, l’abbé Espagnole, d’accord avec Ribadieu quant aux origines grecques de notre pays, s’ex­prime ainsi :

« Les langues sont les archives des peuples qui n’ont pas eu d’historien. Arcachon, comme tous les noms qui entou­rent le bassin, est grec, et il signifie abri, refuge. Les géographies anciennes appellent le bassin d’Arcachon: Pro­montorium Arcassoniun, ce qui indique clairement que la vieille orthographe de ce nom était Arcasson, qu’on a prononcé plus tard Arcachon. C’est le verbe dorien Arcasson, au participe, qui veut dire littéralement : qui protège. Primiti­vement on devait dire « Liman arcasson », le port protecteur, le port l’on est en sûreté. Puis « Liman » est tombé, et Arcasson est resté. »

Voir journal l’Avenir, 28 février, 13 mars 1892, contenant l’article du journal l’Intermédiaire des Curieux.

Devenus colons, de conquérants qu’ils étaient, les Grecs se mêlèrent aux Ibères, qu’ils avaient dépossédés, et du mélange de ces deux races se forma un peuple à part.

Comme les Ibères et les Celles s’étaient faits Grecs, les Grecs, obligés de céder à de nouveaux envahisseurs, se firent Romains à leur tour.

100 avant J.-C. — La peuplade grecque se partagea en deux tribus, désignées du temps de César sous les deux noms de Sotiates et de Boii. Ces noms, que les hommes parlant la langue latine avaient défigurés, étaient eux-mêmes des noms helléniques que les Crétois s’étaient donnés. Ils appelaient Boiôtoi. bouviers, ceux des leurs qui habitaient la côte et qui vivaient de la chasse ou de l’élevage des bœufs.

En Grèce, les Doriens avaient donné le nom de Boiôloi, Béotiens, à ceux des Grecs qui habitaient la Béotie et menaient la vie de peuples pasteurs. Les Boiôtoi devinrent donc les Boii, les Boïens. Dans les landes celtiques, la ville chef-lieu des Boïens s’appela Boios.

91 avant J.-C. — Sergius Orata installe des parcs d’huîtres dans les environs de Baïes, au temps de l’orateur L. Crassus, dont parle Cicéron.

Voir Histoire naturelle de Pline, traduction de Grandsagne, tome VII, page 140.

30 avant J.-C. — Varron, poète latin né à Narbonne, parle des terrains broussailleux de la Vasconie : Saltus Vasconiae.

15 ans après J. – C. — Strabon, géographe de Cappadoce, signale les Boïens en Aquitaine. Il parle des peuplades de l’embouchure de la Gironde, de leur terrain sablonneux et sans cohésion qui produit du millet. (Lib. IV, cap. 2.)

60 après J.-C. — Pline parle des landes : Saltus Vasconiae a Pyreneo per Oceanum. (Lib. IV, cap. 24)

100 après J.-C. — Les géographes Pomponius Mela et Ptolémée signalent les Boïens dans les landes.

138 apirès J.-C. — L’itinéraire d’Antonin, ouvrage fait par ordre de l’empereur Antonin le Pieux, et révisé sous Théo­dose II, en 435, mentionne Boios, reliée par une grande route avec la province des Asturies en Espagne, par Lapur­dum (Bayonne).

309 après J.-C. — De très vastes forêts de pins maritimes existaient dans la contrée, et les habitants en retiraient des matières résineuses dont ils faisaient le commerce, ce qui leur valut l’épithète de Piceos (qui font la poix et la résine), c’est-à-dire résiniers.

350 après J.-C. — Ausone, né à Bordeaux, précepteur de Gratien, écrit à son ami Théon: « Voyons, à quoi passez-vous votre temps, marin et cultivateur de nos rivages ? Achetez-vous des pains de suif et de cire, ou des torches de résine, éclairage des paysans ? »

Le même Ausone vante dans ses ouvrages les huîtres du bassin d’Arcachon. déjà célèbres.

Saint Paulin, disciple d’Ausone, écrit au poète : « S’il vous prenait fantaisie de m’écrire, mon illustre ami, au sujet de la région que vous habitez, en passant sous silence la brillante Burdigala, préférerez-vous décrire les Boïens rési­niers ? »

400 après J.-C. — La ville de Boios avait disparu, et le pays des Boïens changea encore de nom pour s’appeler la « contrée de Buch ». Le mot Buch signifie sans doute bois d’où le cap de Buch, la tête des Bois.

Dans le même temps, le pays d’Arkèséon s’était appelé par corruption Arcaixon, puis Arcanson. Et par un échange assez commun en onomatographie, où l’on voit les noms de lieux ou de choses prendre des noms d’hommes, et vice versa, on désignait la résine sous le nom d’Arkanson, de l’endroit d’où l’on tirait le produit.

700 après J.-C. – L’alchimiste Marcus Graeccus dans son traité Liber ignium ad comburendos hostes, décrit le mode de distillation de la gemme. L’essence de térébenthine qu’il appelait aqua ardens, servait à la confection du feu grégeois.

1080. – La baronnie de Lège relevait des ducs de Guyenne.

1100. — Les forêts furent ravagées, ainsi qu’il résulte de l’enquête mentionnée dans les Rôles gascons (t. I, p. 10, an. 1278), et dont il est fait mention dans les Variétés bordelajses, par l’abbé Baurein (édition Méran, 1876, t. II, p. 3o8). Les Rôles gascons et normands sont, pour partie, dans les Archives de la tour de Londres.

1150. – La juridiction ecclésiastique de Bordeaux réunit en un seul les deux archiprêtrés: celui de Buch, comprenant les cantons actuels de La Teste, Audenge, Cazaux, Gujan. Le Teich, Lamothe Lanton, Andernos Lège, Biganos, Mios, Salles, Le Porge, Lacanau, etc., et I’archiprêtré de Born, sur le territoire actuel de Parentis, Biscarosse, Aureilhan et Saint-Julien.

1100. — La Teste de Buch, ancien cap de Buch, se porte au sud-ouest de l’ancien emplacement de Boïos, envahie par les sables, et devient le siège du captalat.

1236. — Arès appartient aux seigneurs de Blanquefort; la fille de l’un d’eux épousera Pierre de Bordeaux.

1247. — Pierre 1er de Bordeaux, seigneur de Puypaulin et de Castelnau, premier captal de Buch, marié à Raymonde de Blanquefort, fonde à Bordeaux un couvent de Cordeliers de l’Observance de Saint-François-d’Assise, observance dont fera partie Thomas Illyricus. Alors apparaît pour le pays de Buch une suzeraineté unique dans l’histoire de France, celle des captaux.

1300. — Les sables comblent le chenal qui reliait le lac de Cazaux à la mer,et dont l’embouchure était au lieu dit le gruc de Maubruc.

1303. — Le 20 mai, testament de Pierre II de Bordeaux, deuxième captal, frère d’Assalhide.

1307. — Pierre II de Crailly épouse Assalhide de Bordeaux : c’est le troisième captal.

1327. — Mort de Pierre II de Grailly.

1343. — Testament de Jean II de Grailly, quatrième captal.

1358. — Jean III de Grailly, cinquième captal, délivre le duc d’Orléans assiégé dans Meaux par la Jacquerie.

1364. — Jean III de Crailly est à la bataille de Cocherel.

1369. — Le prince de Galles accorde à Jean III de Grailly le comté de Bigorre.

1372. — Jean III de Grailly est fait prisonnier par les Français.

1376. — Jean III de Grailly meurt à la prison du Temple.

1381. — Archambaud de Crailly épouse Isabelle de Foix : c’est le sixième captal.

I382. — Les Rôles gascons mentionnent la permission accordée par le roi d’Angleterre Richard II an captai Ar­chambaud d’établir des marchés sur la terre de Buch.

1394. — Le 13 mars, accord passé entre Archambaud et le duc de Lancastre, gouverneur de Guyenne.

1398. — Archambaud devient comte de Foix et de Béarn, titre dont il hérite par son beau-frère de Castelbon.

1400. — Chapelle Notre-Dame-des-Monts. près La Teste.

1402. — Mort d’Archambaud de Graillv, qui laisse deux fils: Jean de Foix, marié à Marguerite de Suffolk, comtesse de Kendale ; et comme cadet, Gaston de Grailly. qui épouse Marguerite d’Albret.

1422. — Le 12 mars, titre relatif aux droits d’usage dans la forêt, et émanant de Gaston 1er de Foix-Candale, septième captal.

1442. — Dévastation de La Teste, par la guerre entre Charles VII et les Anglais.

1451. — Le 15 juin, le captalat se dérobe à la domination anglaise, par suite du traité de Fronsac ordonné par le comte de Dunois.

1455. — Mort de Gaston Ier de Foix-Candale.

1458. — Transaction entre Jean de Foix-Candale, huitième captal, et les usagers de la forêt de La Teste.

1468. — Jean de Foix, de retour d’Angleterre, rentre au captalat.

1480. — Les sables envahissent l’église de Lège.

1485. — Mort de Jean de Foix-Candale.

1488. — Gaston II de Foix-Candale, neuvième captal, fils de Jean de Foix, est nommé grand- sénéchal de Guyenne.

Le franciscain Thomas Illyricus construit au milieu des dunes couvertes de pins une petite chapelle en bois, où il place une statue de la Vierge qu’il avait trouvée au bord de la mer. (Annales Minoruum, Auct. Wadding., t. XVI, édit. de Rome, 1736. Voir aussi l’Histoire de Notre-Dame d’Arcachon, par le père Delpeuch, Bordeaux, 1872.)

1492. — Gaston II de Foix, sénéchal de Guyenne, est nommé gouverneur de La Rochelle.

1493. — Acte des jurats de Bordeaux établissant la juri­diction du captal de Buch sur les seigneuries d’Audenge et de Certes.

1497. — Le 1er mai, déclaration du captal Gaston II de Foix délimitant la seigneurie de Buch du territoire qui dépendait de la ville de Bordeaux.

1498. — Le 13 novembre, par-devant Jean de Meriano, notaire, Arnaud Aney de Gujan vend une maison à Jean de Lescun, prieur de Notre-Dame-des-Monts.

1500. — Mort de Gaston lI de Foix-Caudale. À cette époque La Teste, ravagée par les Anglais. ne comptait plus que quarante maisons.

De 1501 à 1529. — Le frère de Gaston III, Jean de Foix, est archevêque de Bordeaux.

1515. — Gaston III de Foix-Candale, dixième captal, épouse Catherine de Lescun, vicomtesse de Comminges.

1520. — Aune de Foix, fille de Jean de Foix, épouse Ladislas, roi de Hongrie et de Bohème.

1523. — Gaston III, devenu veuf, épouse Marthe, comtesse d’Astarac. Il a pour fils aîné Frédéric, marié à Françoise de La Rochefoucauld, et qui meurt laissant un fils, Henri. Il a pour fils cadet, et qui lui succède, Frédéric de Foix-Candale, onzième captal.

1530. — Rabelais parle des huîtres d’Arcachon.

1535. — Le 23 juin, requête des usagers à messire Gas­ton III de Foix.

1536. — Mort de Gaston III de Foix-Candale.

1549. — Scaliger parle des landes dans ses ouvrages.

1566. — Le 21 février, procuration et baillette à fief nou­veau de Frédéric de Foix-Candale.

1570. — Gérard Mercator, géographe hollandais, dresse une carte du bassin d’Arcachon.

1571. — Le 15 mai, testament de Frédéric de Foix-Candale qui institue pour héritière sa sœur Marie, vicomtesse de Ribérac, laquelle choisit pour héritier Henri de Foix-Candale, fils de Frédéric de Foix et de Françoise de La Rochefoucauld.

1572. — Mort d’Henri de Foix-Candale, qui avait épousé Marie de Montmorency, et avait été pendant un an le dou­zième captaI. Il est tué au siège de Sommières, et laisse deux filles: Françoise, abbesse de Sainte-Glossine de Metz, et Marguerite, qui épouse le duc d’Épernon. Cette même année, la paroisse de Cazaux cesse de dépendre du prieuré d. Bardanac, situé dans la commune de Pessac, et est réunie au collège des Jésuites de Bordeaux.

1578. — le 15 sept. de Castéja devient seigneur de Ruat.

158o. — Hondius, géographe hollandais, dresse une carte du bassin d’Arcachon. La même année, la seigneurie d’An­dernos appartient au sieur dee Bazian et passe à la famille de Gourgues.

1590. — Origine de la famille de Pomiers de Francon, d’où descendent les Peychan.

1599. — Des Hollandais dessèchent les marais du Bas-Médoc ; Henri IV concède un privilège à Humfrey Bradley.

1600. — Pierre de Marca, écrivain, né à Pau, donne des détails sur les Landes.

I604. — Le 25 janvier, transaction des usagers avec Jean-Louis de Nogaret de Lavalette, duc d’Épernon, treizième captal.

1610. De Thou parle des huîtres d’Arcachon. (Mémoires de M. de Thou, liv. II, P. 59, édit. in-4°.)

1624. — Le 15 janvier, la chapelle d’Arcachon est agrandie par ordre du cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux.

1626.— La chapelle du château des captaux devient église paroissiale de La Teste.

1640. — Mort de Henri de Nogaret de Lavalette, dit de Foix, duc de Halwin et de Candale, décédé avant Jean-Louis d’Épernon, son père, et sans postérité, quatorzième captal.

1642. — Mort de Jean-Louis, duc d’Épernon, auquel suc­cède Bernard son fils.

1660. — Le 20 juillet, Bernard de Nogaret de Lavalette et de Foix, duc d’Épernon, quinzième captal, après avoir perdu son fils unique Jean-Louis-Charles-Gaston, et dont la fille prit le voile, réglemente par une ordonnance la pêche dans le bassin d’Arcachon, désigné sous le nom de petite mer du Captalat.

1661. — Mort de Bernard, duc d’Épernon.

1680. — Vauban demande à Louis XIV de faire un port du bassin d’Arcachon.

1689. — La chapelle est restaurée par les soins de l’arche­vêque de Bordeaux d’Anglure de Bourlemont.

1690. — Construction du clocher de l’église de La Teste.

1695. — Nouvelle restauration de la chapelle d’Arcachon.

1700. — Le duc de Randan, descendant des Foix-Candale, est seizième captal.

1710. — Guillaume Delisle dresse une carte de la côte et du bassin.

1713. — Le 23 avril, le duc de Randan vend le captalat à Jean-Baptiste Amanieu de Ruat, dix-septième captal.

1714. — Le due de Randan meurt sans postérité.

1719. — Le. cap Ferret s’avançait vers le sud d’environ quatre kilomètres de moins qu’aujourd’hui. La chapelle se trouvait placée directement vis-à-vis la passe. et cette heu­reuse situation permettait de voir en même temps la grande et la petite mer, l’Océan et le Bassin. Mais l’envahissement des sabIes la menaçait; le 13 avril, le marguillier Baleste Guilhem signale l’envahissement de la chapelle par les sables.

1721. – Le 9 novembre, le curé de La Teste annonce à l’assemblée paroissiale que la chapelle d’Arcachon est recou­verte par les sables.

1722. — L’archevêque de Bordeaux d’Argenson autorise la reconstruction d’un oratoire en planches, non loin de l’emplacement du précédent sanctuaire, sur une dune abritée avec une allée de chênes. Le 4 octobre, l’église de La Teste alloue. huit cents livres à l’église d’Arcachon, à laquelle elle avait eu souvent recours.

1723. — On peint les fresques du chœur de l’oratoire.

1727. — La cure d’Arcachon est construite sous le nom de l’Ermitage.

1729. — Le 27 mai, le curé de La Teste cesse d’être chargé du service de l’église d’Arcachon, dont le premier desservant fut le franciscain Étienne Laulan.

1730. —     François-Alain-Amanieu de Ruat, conseiller hono­raire au Parlement de Bordeaux, est dix-huitième captal.

1736. — Le captal A1ain-Amanieu de Ruat fait ensemencer la dune de Bernet pour la fixer (c’est le parc actuel de la villa Pereire).

1742 — Les Syndics des usagers empêchent le captal de s’approprier l’Ile aux Oiseaux ; le 28 janvier, une ordonnance de Louis XV enlève aux captaux les droits de capte, concage, balisage, ancrage et pinassage, sur le bassin d’Arcachon.

1746.— Le 7 août, transaction entre M. de Ruat et les paroisses de La Teste, Gujan et Cazaux.

1750. — Les dunes font de tels progrès qu’elles menacent de tout envahir.

1759. — Transaction entre M. de Ruat et les usagers de la forêt de La Teste.

1760. — Cassini de Thury fait une première carte du bassin d’Arcachon.

1761. — Concession de l’île de Matoc à Mme la comtesse d’Estillac.

1763. — Le 13 septembre, arrêt du Conseil d’État faisant inhibition à la dame d’Estillac d’empêcher les matelots de pêcher et faire sécher leurs filets au Matoc.

1766.— Le 5 février, traité entre MM. de Ruat et de Nezer.

1768. — Le baron Charlevoix de Villers, ingénieur en chef de la marine, étudie le moyen d’améliorer la passe et de créer à Arcachon un port de refuge ; le plan de ce projet est au Musée de la Société scientifique.

Kerney fait une carte du bassin d’Arcachon.

1769. — Louis XV charge l’intendant Boutin d’étudier le bassin d’Arcachon comme refuge pour la flotte française. On pose une grille en fer dans la chapelle d’Arcachon. L’abbé Desbiey fixe la dune de Broque-Finage.

1770.— Le marquis de Durfort-Civrac établit en face de Certes des marais salants.

1771. — François de Ruat adresse un mémoire au roi sur l’envahissement des dunes. Le baron Charlevoix de Villers fait un mémoire sur le même sujet.

1773. — François-Alain-Amanieu de Ruat, conseiller au Parlement de Bordeaux, dix-neuvième et dernier captal, est dépouillé de son fief par la Révolution ; il laisse deux filles : Mlle de Lauzat Labat de Savignac, et Mlle de Buch, morte en 1857.

1774. —     Guillaume de Lorthe, négociant à Bordeaux. offre de faire le port d’Arcachon à ses frais. Le 25 août, l’abbé Louis Desbiey lit à l’Académie de Bordeaux un Mémoire sur la funeste incursion des sables vers l’intérieur des terres, mémoire qui est couronné l’année suivante sous le nom de son frère Guillaume Desbiey.

1776. — Nouveau mémoire au roi adressé par le captal de Ruat sur l’envahissement des sables. Desbiey, entreposeur et receveur du roi à La Teste, écrit son Mémoire sur la meilleure manière de tirer parti des landes de Bordeaux.

1778. — Louis XVI charge le baron Charlevoix de Villers d’examiner s’il serait possible de réunir le bassin d’Arcachon àl’Adour par un canal traversant les landes.

1779. — Lettre du ministre de la marine de Sartine. (Archives historiques de la Gironde, t. XXVIII.)

1782. — Un recensement établit que La Teste a 1.500 habi­tants.

1784. — L’ingénieur Brémontier fait un Mémoire sur l’ensemencement général des dunes et leur immobilisation. La seigneurie d’Andernos appartient à M. de Caupos-Lavie.

1786.— Brémontier commence ses travaux, qui réussis­sent parfaitement bien. Il est aidé par Peyichan. Voir: Coup d’œil sur les landes, par Auguste Lalesque, Bor­deaux, 1884.

1787. — Brémontier est nommé ingénieur en chef à Bordeaux.

1788. — L’État commence les ensemencements pour son propre compte.

1789. — Démolition du château des captaux, vaste qua­drilatère à trois étages qui occupait l’emplacement du cime­tière actuel de La Teste. Cette ville alors compte 1 600 habi­tants. Le canton s’adjoint Gujan, le Teich et Cazaux.

I 791. — Belleyme fait une carte du bassin d’Arcachon.

I 792. — Destruction de la chapelle Notre-Dame-des-Monts. Teulère restaure le phare de Cordouan et fait une étude sur le bassin d’Arcachon.

1793. — Sentence arbitrale du 27 fructidor an II, relative aux droits d’usage dans la forêt.

1796. — L’ingénieur Brémontier fixe quantité de dunes par des semis de pins. Voir la note imprimée de M. l’ingé­nieur Durègne sur la direction différente des dunes natu­relles et des dunes artificielles. Nous avons trouvé cette note au siège de la Société scientifique. Brémontier : Mémoires sur les Dunes.

1800 (l’an IX). — Ferdinand Ier de Bourbon, roi de Naples, organise l’ostréiculture dans le lac de Fusaro.

1801 (l’an X). — Arrêté pris par la Commission des dunes, nommée par le Directoire.

1802 (l’an XI). Essais de culture d’arachides dans les landes, préconisée, par M. Méchin.

1803 (l’an XII). Bonaparte donne 50 000 fr. à Nicolas Brémontier pour achever l’ensemencement des lettes, bas-fonds fertiles qui séparent les dunes.

1804 (l’an XIII). — Bonaparte fait établir au Pilat le parc d’artillerie de La Roquette, avec des canons en face de la double passe du Ferret et de Matoc.

1805. — Maison forestière à la Pointe-du-Sud.

1806. — Établissement d’un poste de douanes à la Pointe-du-Sud.

1807. — Minard relève un plan du bassin d’Arcachon.

1808. — L’église du Teich est érigée en succursale. Taf­fard édite: Observations sur la position actuelle du bassin d’Arcachon. Brémontier : Recherches sur le mouvement des Ondes.

1809. — Le 16 août. mort de Brémontier, qui était né à Quevilly, le 30 juillet 1738.

1810. — Thore, médecin à Dax, édite: promenade sur les côtes du golfe de Gascogne. Il correspond aussi avec Des­biey.

1811. — Les marins pêcheurs du littoral recueillent dans le bassin de grandes quantités d’huîtres.

1812. — Le 18 octobre, discussion célèbre entre M. Malte-Brun et M. Saint-Amans sur l’origine des Boïens et leur départ du bassin d’Arcachon.

1813. — Raoul fait une carte du bassin.

1814. — M. Olivier établit une verrerie à Biganos.

1815. Le baron d’Haussez voyage dans les landes, sur lesquelles il publie des Éludes (Bordeaux, 1828).

1816. — Bory de Saint-Vincent, géographe et naturaliste, va visiter la batterie de La Roquette au Pilat, dont les maga­sins sont démolis, et où les canons s’ensablent.

1817. — On compte à Cazaux cinq maisons au quartier de l’Estollerie, et sept autres dispersées, plus quelques cabanes.

1818. — M. Saint-Amans édite à Paris son Voyage dans les landes et décrit le littoral d’Arcachon (p. 74, 89, 122).

1819. — Le duc de Richelieu vient à La Teste étudier la création d’un port.

1820. — L’île aux Oiseaux est déclarée domaine de l’État. Trochu : Du défrichement et de la plantation des landes et bruyères.

1821. — Les habitants de La Teste portent les huîtres à Bordeaux au moyen de charrettes à bœufs enfonçant dans une route de sables.

1822. — La foudre détruit le clocher de l’église de La Teste.

1823. — Le capitaine Legallais fonde un hôtel et un éta­blissement de bains de mer à Eyrac.

1824. — Le baron d’Haussez, préfet de la Gironde, fait exécuter la route de Bordeaux à La Teste.

1825. — On expédie à l’étranger de grandes cargaisons d’huîtres, sans tenir compte de la dimension de coquille du mollusque, au risque de dépeupler le bassin.

1826. — Beautemps-Beaupré fait une carte du bassin. L’ingénieur Billaudel : Les landes en 1826.

1827. — De Tournon, préfet de la Gironde, et Lainé, ministre de l’intérieur, signalent les bienfaits de Brémon­tier.

1828. — Louis XVIII fait élever entre La Teste et Arcachon un cippe en marbre à l’honneur de Brémontier.

1829. — Vinet théologien protestant de Lausanne, dans ses Commentaires sur Ausone, parle du cap Ferret, que les Romains appelaient « promontoir Curian ». Le docteur Jean hameau : Premier mémoire sur la Pellaqre des landes.

1830. — Le docteur Pereyra : Traité de la phtisie pulmonaire et de la médication marine et térébenthinée qui lui convient.

1831. —Ou achève la grande route de Bordeaux à La Teste. Le docteur Auguste Lalesque : Dissertation sur les bains de mer.

1832. — On reconstruit le clocher de La Teste. Brochure de l’ingénieur Deschamps sur l’Assèchement des landes.

1833. — Ensemencement des dunes du Profond, Sobère, et La Truque, par Ramondin Dehillotte.

1834. — On commence le canal du lac de Cazaux au bassin d’Arcachon.

1835. — Docteur A. Lalesque : Topographie de La Teste.

Docteur Jean Hameau : Quelques avis sur les bains de mer.

L’ingénieur Monnier fait une carte et une étude sur les passes.

1836. — La Teste compte 3 000 habitants. M. Allègre essaie un bateau à vapeur pour le travail des parcs. Tempête où périssent sur les passes 78 marins pêcheurs. Fresques à la chapelle d’Arcachon. Docteur Jean Hameau : Étude sur les virus, causes animes des maladies contagieuses.

1837. — Vicomte Yzaïn Freissinet : Coup d’oeil sur les landes de Gascogne. On fonde la Compagnie agricole et industrielle d’Arcachon, capital 8 millions, pour exploiter 1 300 hectares de landes ; essai de rizières, emploi de dromadaires.

1838. — Le 24 mars, le docteur J. Hameau est nommé médecin-inspecteur d’Arcachon.

1839. — Wissocq : Mémoire sur les travaux à exécuter pour améliorer l’enlrée du bassin d’Arcachon. Le 15 août le duc d’Orléans visite Arcachon.

1840. — Baron de Mortemart de Boisse : Voyage dans les landes et colonie d’Arcachon. Étude sur un hippodrome à Moulleau. Construction du phare, par MM. Deschamps et Escarraguel.

1841. — Le 6 juillet, inauguration du chemin de fer de Bordeaux à La Teste. Voir le Cinquantenaire de l’inauguration, par G. Bouchon, éditeur Delamare, 1891.

1842. – M. Lamarque de Plaisance construit la première villa d’Arcachon sur la plage.

1843. — On affecte un adjoint spécial à Cazaux.

I 844. — M. Chantelat, pharmacien : catalogue des plantes qui croissent spontanément aux environs de La Teste. Hugues invente le pot à résine.

1845. — M. Alphand, ingénieur, construit le débarcadère dEyrac.

1846. — Villas de MM. Moureau, Johnston, Hovy, Mestre­zat, Mérillon, de Marpon, Bestaven.

1847. — L’église de Cazaux est érigée en succursale.

1848. — Le 20 août, premières courses nautiques à Arca­chon.

1849. — M. Oscar Déjean, maire de La Teste, construit, à travers les sables, la route du débarcadère d’Eyrac jusqu’à la chapelle. M. de Quatrefages fait une communication à l’Aca­démie sur la fécondation artificielle des huîtres. Le 22 juillet, régates et courses d’échassiers.

1850. — Docteur Sarraméa: Mémoire pour la fondation sur les bords du bassin d’Arcachon d’une colonie de jeunes détenus lymphatiques ou débiles. Construction des bains d’Eyrac. Michelet appelle Arcachon une mer humanisée. Sainte-Claire Deville fait des études sur la colophane, le colophène et le térébène.

1851. —Il se construit soixante-dix-huit maisons nouvelles.

1852. — Brochure de M. de B… Tableaux pittoresques de La Teste et de bassin d’Arcachon, imp. Causserouge, Bordeaux.

1853. — Coste et M. de Bon font les premiers essais d’ostréi­culture. M. Pereyra est nommé médecin-inspecteur. Il fait paraître: Les Bains de nier d’Arcachon.

1854. — M. Magne, ministre de l’agriculture, fait étudier l’amélioration des passes, la création d’un port de refuge. Le 15 avril, la chapelle est érigée eu succursale. Construction du château Deganne.

1855. — Établissement d’un marché en plein air sur l’esplanade du débarcadère. Le 15 juillet, inauguration de l’église Saint-Ferdinand. Un presbytère à Notre-Dame rem­place l’ancien ermitage. Le 17 juillet, une transaction entre les propriétaires et les maires de La Teste et Gujan rachète la petite forêt d’Arcachon, antérieurement soumise à des droits d’usage. Le 12 août, bénédiction de la cloche de Saint- ­Ferdinand, sur laquelle est gravée la devise donnée par M. Lamarque de Plaisance : civitas.

1856. — M. Pairier fait un Mémoire pour l’amélioration des passes. Mission du docteur Mess, envoyé par le gouvernement hollandais. Le 8 mai, consentement de La Teste à l’érection en commune de la section d’Arcachon. Le 31mai, vicariat à Notre-Dame. Le 15 juin, premier numéro du Journal d’Arcachon. Le 6 juillet, le cardinal Donnet pose la première pierre de la nouvelle église. Le 26 juillet, inauguration de la ligne ferrée de La Teste à Arcachon. Le 27 septembre, le ministre Rouher vient, et 113 propriétaires lui demandent que la ville soit érigée en commune.

1857. — Le 2 mai, Arcachon est érigé en commune par décret impérial. Du 23 mai au 11 septembre 1865, M. Lamarque de Plaisance est maire. Le 28 juin, première séance du Conseil municipal : éclairage au gazogène, service d’ar­rosage, château-d’eau, emplacement du cimetière, télégra­phe. Le 26 juillet, premier train de La Teste à Arcachon ; dans cette saison, 5.992 baigneurs. Gounod compose Faust à Arcachon.

1858. — Le 21 avril, l’octroi. Le 26 avril. première pierre de la mairie. Le 16 mai, bureau de postes. Le 1er juillet, temple protestant. Le 14 octobre, M. Gustave Hameau nommé médecin-inspecteur. Dans la saison, 6.308 baigneurs, et dans l’année 76.000 touristes. Oscar Déjean : Arcachon et les Environs.

1859. — M. Coste fait les premiers essais d’ostréiculture dans le bassin. Observations sur les huîres, par O. Lafon. Le 14 août, le cardinal Donnet fait la procession nautique. Le 10 octobre, Napoléon III vient à Arcachon. M. Pereire achète, partie pour lui, partie pour la Compagnie du Midi, 98 hec­tares de forêt domaniale pour y fonder une ville d’hiver destinée aux malades.

1860. — Visite du Dr Corrigan, qui fit son discours d’ou­verture à la Société des médecins de Dublin sur la station médicale d’Arcachon. Le poète Jasmin, d’Agen, dans Los Papillotos, intitule une poésie : Lou Pescarès d’Arcachou, page 83. Edmond About écrit Maître Pierre. Création d’un orphéon-fanfare. Question huîtrière, par O. Lafon.

1861. — Ouverture des rues de la Gare, Euphrosine (actuel­lement Gambetta), boulevard d’Haussez, place Tartas. Béné­diction du clocher de Notre-Dame. Régates, courses d’échasses, fête vénitienne. En saison, 8 247 baigneurs ; dans l’année, 130 000 touristes. Note du Dr Hameau sur le projet des villas d’hiver à M. Émile Pereire (in Journal d’Arcachon).

1862. — Émile Pereire commence la ville d’hiver. Le 27 juillet, le ministre de Forcade La Roquette préside les régates. Le 7 septembre, bénédiction du carillon de Notre-Dame. En octobre, visite du ministre de Chasseloup-Laubat. En saison, 10 400 baigneurs par trains de plaisir, 18 500 voyageurs ; dans l’année, 168 000 touristes. Pose du sémaphore à la Pointe-du-Sud.

1863. — Installation de l’usine à gaz. E. Perris fait paraître Histoire des insectes du pin maritime. Le 16 aoùt, inau­guration du Casino, cavalcade, fête de nuit. Le 1er octobre nouvelle visite de Napoléon HI, accompagné de Prosper Mérimée et Émile Pereire. En saison, 11 200 baigneurs ; par trains de plaisirs, 16 000 voyageurs ; dans l’année, 80 000 touristes.

1864. — Fondation de la Société scientifique d’Arcachon. 14 mai, vote par le Conseil municipal et les plus fort imposés d’un emprunt de 1 200 000 francs. Le projet présenté par M. Lamarque de Plaisance comprend la plupart des travaux exécutés depuis, et notamment l’amenée des eaux de Cazaux. L’ingénieur Bouquet de La Grye fait une carte du bassin. Construction par les Dominicains de Notre-Dame-des-Passes à Moulleau. Promenades en été du vapeur Le Bordelais. Création du collège Saint-Ferdinand par l’abbé Rosié. En saison, 11 000 baigneurs; par trains de plaisir, 15 500 voyageurs ; dans l’année, 200 000 touristes.

1865. — Du 11 septembre au 20 avril 1869, le vicomte de Thury est maire. Le 28 septembre, puits artésien de l’usine à gaz. Le 8 octobre, visite du Congrès médical de Bordeaux. Le 18 octobre, création du Bureau de Bienfaisance.

1866. — Mouls : Deux bienfaiteurs des landes de Gascogne : Desbiey et Brémonlier. Construction du Grand-Hôtel. Société des régates d’Arcachon, président M. Deganne. Villa Algé­rienne de M. Léon Lesca. Pêcheries de l’Océan. Exposition internationale de pêche et d’aquiculture par la Société scientifique. L’Ostréiculture à Arcachon, par Soubeyran. Notes de climatologie médicale (Arcachon et Provence), par le docteur G. Hameau. De l’influence du climat d’Arcachon dans quelques maladies de poitrine, par le même.

1867. — La population sédentaire est de 2 065 habitants. Le Port d’Arcachon, par l’abbé Mouls.

1868. — Le Bassin, question huîtrière, par O. Lafon.

1869. — Alexandre Lafont : Notes sur le pays de Buch. Du 20 avril 1869 jusqu’au 30 novembre 1870, M. Mauriac est maire. Création du collège Saint-Elme par le P. Baudran. Création de la paroisse Saint-Ferdinand. Vice-consulat d’An­gleterre. Le 6 novembre, le Journal d’Arcachon est remplacé par l’Avenir d’Arcachon.

1870. — Du 30 novembre 1870 au 30 avril 1871, M. De­ganne est maire. Docteur Bonnal : Leçon sur l’empoison­nement en général.

1871. — Du 7 mai 1871 au 5 février 1874, M. Mauriac est maire.

1872. — Le P. Delpeuch : Histoire de N.-D. d’Arcachon et du B. Thomas Illyriens. Caspary fait une carte du bassin.

1873. — Création du Syndicat ostréicole de La Teste. Bou­quet de La Grye : Pilote des côtes ouest de France (2 volumes).

1874. — Du 5 février au 30 novembre 1874, M. A. Lafont est maire. Du 30 novembre 1874 au 15 septembre 1876, M. Lamarque de Plaisance est maire. Études sur les empié­tements de la mer, par Delfortrie. Le 27 septembre, Syndicat des propriétaires pour la défense de la plage. Construction du Théàtre-Deganne. Brochure du docteur de Santa-Pietra : Climats du midi de la France.

1875. — Essai de marché à la criée. Régates d’Arcachon à La Roclielle. Visite de M. Thiers, ancien président de la République. Commencement du chemin de fer de La Teste à Cazaux. Le 6 janvier, mort d’Émile Pereire.

1876. — Du 8 octobre 1876 au 3 mars 1880, M. Deganne est maire. La Ville achète le Casino à la Société immobilière. L’Huître portugaise, par Renaud.

1877.— Rapport sur l’Ostréiculture, par Bouchon-Brandely. Visite du maréchal de Mac-Mahon, président de la République.

1878. — Érection d’un buste à Brémontier dans la ville d’hiver. L’ingénieur Chambrelent fait un travail sur l’Assai­nissement et mise en valeur des landes de Gascogne.

1879. — Les ennemis et les maladies de l’huître, par de Montaugé. Fiançailles d’Alphonse XII, roi d’Espagne, et de l’archiduchesse Christine, à Arcachon.

1880. — Du 4 mars 1880 au 22 janvier 1881, M. Hameau est maire.

1881. — Du 23 janvier 1881 au 29 septembre 1886, M. G. Méran est maire. Docteur Bonnal : Notice médicale sur Arca­chon. Cours et traité d’ostréiculture, par Brocchi. Docteur Bourdier : Thése sur la création d’une colonie d’enfants malades à Arcachon.

1882. — On construit les maisons d’école, le marché, la place Thiers. Parasites et commençaux de l’huître, par Certes.

1883. — Rapport sur la fécondation artificielle et la généralisation des huîtres, par Bouchon – Brandely.

1884. — Rapport de M. Pélix sur l’envahissement de la forêt par les sables (dune du Sablouney). Trovaux maritimes du Sud-Ouest, brochure sur les courants, par Lehman. Le 20 juillet, succursale de la Caisse d’épargne. Amenée des eaux de Cazaux par un aqueduc souterrain de 19 kilomètres. Arènes landaises.

1885. — Bureau des douanes.

1886. Du 19 décembre 1886 au 16 février 1888, M. Gre­nier est maire. Docteur F. Lalesque : Areachon ville d’été, ville d’hiver. Construction du Sanatorium. Le Syndicat ostréicole et journal Le Bassin d’Arcachon, fondés par Michel Baudens. A. Lalesque : Études sur la forêt de La Teste.

1887. — Chambrelent : Coup d’oeil sur les landes de Gas­cogne. Docteur G. Hameau : Le Climat d’Arcachon et le Sanatorium (villas d’hiver). Brochure par Alexaudre Garcias : L’Ostréiculture. Construction dc la Chapelle Algérienne.

1888. — Du 28 juillet 1888 au 16 février 1890, M. Ormières est maire. Inauguration du Sanatorium du docteur Armain­gaud, à Moulleau. De Gabory : Arcachon-Guide.

1889. — Installation du téléphone. Croisière du Yachting­-Club à Brest et au Havre.

1890. — Du 27 mars 1890 au 15 mai 1892, M. Ravaux est maire. Docteur G. hameau : De l’action des climats maritimes dans les affections tuberculeuses. F. Montigaud : Arcachon depuis sa création.

1891. — Projet de tramway Decauville succédant au projet Hostein de 1880. Création de la place des Palmiers.

1892. — Du 15 mai, le comte de Damrémont est maire. Le 7 juin, communication dc M. Viallanes à l’Académie des sciences de Paris sur la Filtration des huîtres.

1893. — Projet de tramway par la Société immobilière. Chapelle Notre-Dame-des-Flots au phare. Docteur Dechamp : Climat d’Arcachon. Docteur Barbaud : Le névrosisme aux stations thermales. Mort de l’ingénieur Chambrelent.

1894. — Création du vélodrome. Délimitation du port. Docteur G. Hameau : La Phtisie normale. Océanographie, par le professeur Thoulet, Revue maritime et commerciale, n° de février.

1895. — La population sédentaire est de 7.910 habitants. Vice-consulat d’Espagne. Projet de tramways. Visite du Congrès français de médecine interne. Visites de l’Associa­tion française pour l’avancement des sciences, de la Société pour la protection de l’enfance. Participation à l’Exposition de Bordeaux. Transfèrement de l’inscription maritime de La Teste à Arcachon. Pourtour de la place Thiers, par M. Marinier, ingénieur.

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