La baronnie et les barons d’Arès (1)

LA BARONNIE ET LES BARONS D’ARÈS

1ère PARTIE – AVANT LES LAVILLE – 1657

 

En 1601, « la baronnie d’Arès » et toutes les autres paroisses qui, depuis le Moyen-Age, formaient la baronnie de Blanquefort, devinrent indépendantes. Tous ces territoires, d’une part la paroisse et la forteresse de Blanquefort d’autre part, furent vendus. Ainsi la très ancienne seigneurie de Blanquefort fut démembrée pour la dernière fois et disparut.

La vente de 1601 précise ce qu’était la « baronnie d’Arès », mais elle le précise d’une façon erronée. « La baronnie d’Arès consistait – dit le texte – en quatre pa­roisses appelées Arès, le Temple, Sautuges et Méjos ». Faut-il, pour rétablir la véri­té, rappeler que le village d’Arès et ses landes étaient une partie, la plus vaste, de la paroisse d’Andernos, le Temple était bien une paroisse, Sautuges n’était pas une pa­roisse, mais un village de la paroisse du Temple ; enfin, Méjos était un village de la paroisse de Lacanau, sur la route de Lacanau à Bordeaux. Ce fief éloigné de Méjos était donc isolé.

La baronnie d’ Arès, comme toutes les autres seigneuries situées en bordure du bassin, n’avait que très peu de terres cultivables, peu de prés, peu de champs et également très peu de bois. Toute la partie orientale, dont le Temple, était couverte de landes, c’étaient des zones de pâturages. L’étendue exacte de ces landes était imprécise, et cette incertitude est un fait tout à fait général. En 1784, le seigneur d’ Arès possédait en toute propriété 50 000 et quelques journaux. Après la Révo­lution, on estimait cette étendue à 40 000 journaux, soit 13 000 ha. Le texte ne donne aucune autre précision sur les limites, la nature, le « dénombrement » d’Arès, et en particulier, ne dit pas ce qu’était le village, ni la maison seigneuriale, s’il y en avait une.

 

LES BLANQUEFORT – LA BARONNIE DE BLANQUEFORT EN 1601

La vente de 1601 énumère d’une part 9 paroisses vendues en bloc : Macau, Ludon, Le Pian, Parempuyre, Arsac, Avensan, Le Taillan, Saint-Aubin, Saint-Médard, et enfin la baronnie d’Arès supposée constituer 4 paroisses, d’autre part Blanquefort. Au total 14 « paroisses » !

En 1663, le Seigneur de Blanquefort établit le dénombrement de sa sei­gneurie1. Il y était dit que Blanquefort était formée par 20 paroisses, les 14 précédemment citées et six autres dont Margaux, Soussans, Cantenac, Lalande. Compte tenu des ventes de 1601, cette énumération de 1663 semble inexacte et périmée. À vrai dire, les 20 paroisses avaient bien conservé un lien avec les Durfort, il s’agissait de l’obligation de l’hommage vassalique ainsi qu’on le verra plus loin. Ainsi, le terme de «baronnie de Blanquefort» avait changé de sens en 1663. Il n’était plus qu’une abstraction de nature féodale dépourvue de toute réalité territoriale, économique ou judiciaire.

Les ventes de 1601 étaient les derniers démembrements de la vieille baronnie, qui s’étendait d’un seul tenant, au milieu du Moyen-Âge, des rives de la Garonne aux côtes du Bassin d’Arcachon. On a déjà expliqué2 comment la baronnie d’Audenge, composée d’Audenge, Lacanau et Andernos, avait été détachée du patri­moine primitif des « Blanquefort » et donnée en apanage à un fils cadet de la famille vers le XIIIe siècle ; le baron d’Audenge avait d’ailleurs acheté le petit fief d’Angludet, dans la paroisse d’Arsac, et il était devenu entièrement autonome et indé­pendant, sans même l’obligation de l’hommage à ses cousins « Blanquefort ».

De même, Certes avait été détaché de ce territoire de Blanquefort au temps des « Bordeaux », alors seigneurs de Puy Paulin et Castelnau, avec les mêmes droits et prérogatives féodales.

Tout au long de son histoire, Blanquefort subit d’autres nombreuses ampu­tations territoriales. En 1601, ce n’était plus qu’une vaste juridiction et un terri­toire hétérogène morcelé entre de très nombreux seigneurs fonciers, laïcs ou ecclé­siastiques (ordre du Temple, Chapitres de St Seurin, St André…) mais qui restaient soumis à la juridiction et à l’hommage à Blanquefort.

Au début du XVIIe siècle, les Durfort de Duras, seigneurs de Blanquefort, ne conservaient plus que de rares rentes foncières dispersées dans les diverses paroisses et détaillées dans la vente de 1601. Cependant, ils possédaient toujours dans leur domaine réservé la plupart des landes, marais et vacants. C’est pourquoi à la veille de la vente de 1601, le seigneur Dufort-Duras avait commencé les défri­chements des marais de Blanquefort et Parempuyre.

Or, le cas de la baronnie d’ Arès apparaît très différent de celui des autres fiefs et paroisses. L’intégralité de son territoire était, en effet, resté inclus dans le domaine réservé des seigneurs de Blanquefort, sans partage avec aucun vassal ou seigneur foncier ou justicier. Cette exception pose la question de la nature et du statut de cette baronnie.

 

ORIGINES MÉDIÉVALES DE LA « BARONNIE D’ ARÈS » – UN CHATEAU FÉODAL ?

Ainsi que nous l’avons dit, le texte de la vente de 1601 énumère les neuf pa­roisses aliénées sans aucune précision sur leur statut juridique ou foncier. Par con­tre, il y a exception pour Arès explicitement désignée « la baronnie d’Arès consis­tant en quatre paroisses … avec tous droits de justice. »

Or le conservatisme juridique est tel que l’on ne peut imaginer que ce terme de baronnie soit spontanément et brusquement apparu en 1601. Sous réserve de pouvoir le vérifier dans des textes antérieurs inconnus jusqu’ici, nous pensons que ce terme de baronnie appliqué à Arès remonte au Moyen Âge, comme ce fut le cas pour Audenge et de façon moins certaine d’ailleurs par Lacanau.

Par analogie avec Certes et Audenge, il est possible qu’Arès ait été aussi érigée en baronnie autonome à la même période du XIIe – XIIIe siècle et donnée à un cadet ou un autre membre de la famille de Blanquefort, puis ait fait retour au patrimoine familial en conservant un statut propre.

D’autre part, on a déjà signalé que généralement et en particulier dans notre région, le concept de baronnie était primitivement associé à l’existence d’un châ­teau-fort (La Teste, Lège, Audenge, Certes). Faut-il en conclure que, quelque part sur la terre d’Arès, existait un ouvrage de défense qualifié de château ? On peut l’imaginer.

Dans le texte de 1601 sont énumérés les divers droits seigneuriaux ou féodaux objets de la cession. On y mentionne, entre autres, le droit de « guet ». Or, le guet était un droit seigneurial typique, le droit pour le seigneur d’exiger de ses sujets la garde de son château. Nous en avons des exemples précis à Audenge, Certes et La Teste. C’est pourquoi cette référence au droit de guet, exprimée en 1601, sous-entend soit un droit effectif, soit, plus probablement, la survivance d’un droit ancien qu’il convenait de ne pas laisser tomber en désuétude.

De plus, le 17 juillet 1619, Gabriel Dalesme, nouveau baron d’Arès, régla avec les habitants diverses dispositions anciennes telles que le droit de guet. Chacun des habitants « s’obligeait à faire le guet au Château d’Arès ». C’était parfaitement ex­plicite. Dans une transaction du 11 mai 1702, Jean-Baptiste Laville fit abandon de ce droit de guet, assurément cet abandon allait de soi car on ne faisait plus, à cette époque, de guet sur nos côtes ni dans les châteaux. Les gardes-côtes avaient été organisés et assuraient la surveillance des rivages et d’ailleurs Jean-Baptiste Laville, lui-même, allait être nommé au commandement des gardes-côtes de la région de Buch et Born. On le verra plus loin.

En conclusion, nous pensons que ces références sont suffisantes pour ad­mettre l’existence d’un château féodal à Arès et justifier par là-même le terme de baronnie. Nous savons ce qu’était le « château d’Arès » en 1708. Claude Masse, en quelques mots, le décrit « construit en colombages en bois et terre ». Cette construc­tion n’est pas un château, mais plutôt une maison landaise typique édifiée en bois et torchis. En 1708, le vieux château féodal avait disparu sans doute depuis long­temps comme ceux d’Audenge et de Lège, et sans laisser le moindre vestige ou souvenir. Enfin, nous savons que vers 1780-85, une nouvelle construction fut édifiée, un vrai château, dont nous donnerons, ultérieurement, la description.

 

LES BARONS DE BLANQUEFORT AU MOYEN ÂGE ET A LA RENAISSANCE3

Jusqu’en 1601, l’histoire de la baronnie d’Arès est celle de Blanquefort. Il n’y avait d’autres barons d’Arès que ceux de Blanquefort, nous rappelle l’abbé Baurein.

Trois familles seulement se sont succédé sur une période de quatre siècles environ.

– Les Blanquefort

– Les Got

-Les Durfort

Et encore faut-il souligner que les Got et les Durfort sont descendants de l’ancienne famille Blanquefort.

Il sortirait de notre propos d’établir la liste complète de tous ces personnages. D’excellentes études auxquelles on pourra se reporter ont été publiées à ce sujet.

 

LES BLANQUEFORT

L’histoire des « Blanquefort » au Moyen-Âge est très complexe, souvent obscu­re. Leur origine et celle de leur baronnie est inconnue. Pendant un siècle au moins, elle se confond notamment avec l’histoire des « Bordeaux » avec lesquels des allian­ces furent conclues.

La chronologie des « Blanquefort », celle des possessions de la baronnie et du château est complexe en raison de la politique constante suivie par le roi-duc qui consistait à maintenir la fidélité de ses grands vassaux par le mécanisme des confiscations, concessions, révocations, restitutions de leurs fiefs. Souvent ces évictions et substitutions demeuraient dans le cadre d’une même famille, ce fut en général le cas des Blanquefort. Cette très vieille famille disparut, dans sa descendan­ce mâle, aussi bien à Blanquefort même, que dans la baronnie d’Audenge.

 

LES GOT

L’illustre famille Got, originaire du Bazadais, est essentiellement connue par Bertrand de Got, le pape Clément V. Elle était alliée plusieurs fois aux Blanque­fort. Le pape lui-même avait deux ascendances Blanquefort. C’est pourquoi Édou­ard II pouvait concéder le 7 juillet 1313 la Terre de Blanquefort à Bertrand de Got, vi­comte de Lomagne, fils de Arnaud Garsie de Got, qui était frère aine de Clément V. Le 15 novembre, le roi-duc lui concédait aussi la châtellenie de Blanquefort. Cette concession fut confirmée par Philippe le Bel en juin 13134. Le règne des Got ne dura pas un demi-siècle. Leur descendance mâle disparut, comme celle de « Bor­deaux », de « Blanquefort » et de bien d’autres puissantes familles de Guyenne à cette époque.

 

L’HÉRITAGE DES GOT

Le patrimoine des Got était dispersé en Guyenne, il était centré autour des trois seigneuries et forteresses des Duras, Blanquefort et Villandraut, dont les ves­tiges impressionnants sont toujours debout.

« Vers le milieu du XIIIe siècle, un Durfort épousa Alpaïs du Bugat. Ils eu­rent deux fils, Arnaud et Raimond-Bernard de Durfort. Alpaïs, veuve, se remaria à Gaillard de Got, frère de Bertrand, alors archevêque de Bordeaux. Arnaud épousa Régine de Got, une nièce de son beau-père »5 (c’est à dire aussi une nièce du pa­pe).

Aimeric de Durfort, fils d’Arnaud, petit neveu de Clément V, hérita de tout le patrimoine des Got. Il fut tué au combat en 1345.

Gaillard, son frère cadet, qui jusqu’alors avait été abondamment pourvu de bénéfices ecclésiastiques par la grâce de Clément V, lui succéda. Le 12 février 1348, il obtint la confirmation de la concession de Blanquefort et de la moitié de Veyrines. Il possédait une partie de ses châteaux en territoire anglais, l’autre en territoire français. Cet ancien canoniste, professeur à l’Université de Toulouse, s’était re­converti en homme de guerre. Il décida de passer au parti anglais ; puis moyennant 14 000 écus d’or, il changea de camp et passa au parti français. Blanquefort fut confisqué. Puis en 1356, il revint au camp anglais et retrouva son château de Blan­quefort et Veyrines, mais perdit ses biens en territoire français !… D’ailleurs le château de Blanquefort passe très couramment pour la résidence du Prince Noir.

Gaillard II de Durfort, son fils, fut l’homme de Henri IV de Lancastre. Il décéda en 1422.

Gaillard III de Durfort, fut sénéchal des Landes en 1434.

Gaillard IV de Durfort, son fils, après avoir passé sa jeunesse en Angleterre négocia en juin 1451, la reddition de Bordeaux. Il fut un des principaux chefs du parti anglais qui furent bannis. Blanquefort fut confisqué. Gaillard s’adapta mieux que les autres à la vie anglaise ; il devint chevalier de la Jarretière, gouverneur de Calais. Il revint en France après 20 ans d’exil et mourut en 1481.

Jean Durfort, son fils, fut maire de Bordeaux de 1480 à 1486. il est l’auteur d’une baillette du 30 juillet 15066 accordant aux habitants d’Arès les droits de pacage dans la lande. Comme tous les autres textes semblables, cette baillette eut son importance après la Révolution lors des procès concernant les propriétés des landes. Le 4e fils de Jean de Durfort, prénommé également Jean, est à l’ori­gine des Durfort de Civrac qui ont régné sur Certes.

François, le 3e fils, (1494 – 1524) hérita de tous les grands fiefs et prit le nom de Duras.

Les fils de François, Jean, puis Jacques lui succédèrent, c’est ce dernier qui liquida la baronnie de Blanquefort.

 DemembrementBlanquefort

LA RUINE D’UN GRAND SEIGNEUR – LA VENTE DE 1601

Jacques de Durfort-Duras avait servi fidèlement Henri de Navarre. Il se distingua aux batailles d’Arqués et d’Ivry. Lorsque Henri IV prit le pouvoir, il se trouvait placé du bon côté, mais les guerres l’avaient ruiné comme d’ailleurs son voisin de Certes, le duc de Mayenne, mais qui lui avait été ruiné en combattant dans le camp opposé.

Le château de Villandraut avait été saisi et décrété en faveur de Messire de Lancelot de Lalanne, conseiller au Parlement, pour 18000 écus. Cependant un arrêt du Conseil permit à Duras le 23 janvier 1593 de rentrer en possession de la forte­resse de ses ancêtres Got. Cela fut sans suite et Villandraut fut définitivement perdu.

Jacques de Durfort-Duras avait dû aliéner encore son château de Rauzan, dont il avait porté le nom du vivant de son frère aîné.

En 1601, il se décida à vendre enfin Blanquefort en vue de récupérer Rauzan dont la vente était assortie d’une clause de rachat. L’acte du 8 mars est très explici­te à cet égard : « le prix sera employé au rachat de la terre de Rauzan, car autrement le présent contrat n’eût été fait ». Sans doute, au prix de ces aliénations douloureuses. Duras put-il attendre des jours meilleurs. Dès que l’autorité de Henri IV fut suffisamment affirmée. Duras fut comblée d’honneurs et sans doute de dédomma­gements substantiels. Par lettres patentes de février 1609, il devenait marquis ; en mars, il entrait au Conseil d’État et le 25 octobre 1625, il devenait comte de Rauzan. Il mourut le 3 avril 1626 dans son château de Duras. Sa famille put racheter la forteres­se de Blanquefort, mais les neuf paroisses, dont Arès, furent perdues. Elles n’avaient d’ailleurs pas été vendues avec pacte de rachat. (voir ci-après)

Si l’ancienne noblesse s’était une nouvelle fois ruinée à la guerre, la nouvelle aristocratie des parlementaires continuait à développer sa fortune et sa puissance. C’est dans cette catégorie sociale en pleine ascension, que Duras trouva le finance­ment susceptible de le sortir de ses difficultés.

En 1601, Maître Jacques Pascal, notaire de Bordeaux, établit successivement deux contrats de vente7,

– le premier du 8 mars 1601, pour les neuf paroisses de la juridiction de Blanquefort,

– le second du 12 mars 1601 pour la paroisse et château de Blanquefort.

Pour l’achat du 8 mars, qui concernait la baronnie d’Arès, trois personnages s’étaient groupés

– Léonard de la Chèze, conseiller au Parlement de Bordeaux.

– Pierre d’Aste, conseiller du Roi en son Grand Conseil à Paris

– Dlle Marie Lambert, veuve de Me Guillaume d’Alesme, en son vivant aussi conseiller au Parlement de Paris.

Pour le second achat, Pierre d’Aste était remplacé par Gaston de Montaigne qui était déjà propriétaire de plusieurs fiefs à St Médard où on retrouve sa famille au milieu du XVIIIe siècle.

La vente du 8 mars avait été pudiquement baptisée échange, car les preneurs concédaient en effet à Durfort-Duras diverses rentes sur un moulin et un fief situés en Entre-Deux-Mers où ils avaient déjà des intérêts communs, mais cet « échange » était assorti d’une soulte de 9 000 écus, ce qui représentait bien un prix de vente.

Malgré son imprécision quant à la description des fiefs aliénés, l’acte énumérait les divers droits seigneuriaux dans leur totalité :

– Tous droits de justice, haute, moyenne et basse,

– Palus, pacages, vacants,

– Corvées, manœuvres,

– Guet,

– Sivadage,

– Cens et rentes foncières (selon un état annexé au contrat).

Jacques de Durfort se réservait les hommages et c’est ce qui explique le main­tien des vingt paroisses dans le dénombrement de 1663.

Ces hommages8 avaient une valeur typiquement chevaleresque. Ils se survivaient depuis le Moyen-Âge dans leur forme, leur nature, leur esprit. Ils rap­pelaient la guerre et la chasse qui étaient les principales occupations des chevaliers de jadis. Le seigneur dominant devait recevoir :

– Au Taillan, un émerillon9 avec des sonnettes,

– A St Aubin, une bague en or du poids de deux écus,

– Au Pian, un lanier9 avec des sonnettes,

– A Arsac, une lance avec son fer doré,

– à Avensan, trois écus d’or,

– à Macau et Ludon, une épée dorée avec son fourreau de velours noir,

– à Arès, un tiercelet d’autour9 avec des sonnettes.

Pierre LABAT

 

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N.B. Prochains articles :

– Les Dalesme

– Pierre d’Ornano, marquis de Ste Croix

– La famille Laville-Belcier

 

NOTES

1. A.H.G. – tome 41 – 13-8-1663

2. Voir bulletin SHAA. n° 10 du 4ème trimestre 1976

3. Voir B.N. « Collection Moreau-Bréquigny » – Tableau des concessions par le Roi d’Angle­terre.

Yves Durand – « La maison Durfort »

Meaude de la Pouyade – « Les premiers captaux de Buch »

Baurein – « Variétés Bordelaises »

4. cf. Samaran « Le trésor des Chartes » – p. 11

5. AD. Agen – Fonds Durfort

6. A.D.G. série O – Andernos texte cité mais perdu (voir bulletin SHAA. n° 42)

7. A.D.G. – minutes du notaire Pascal 3 E 9765

8. L’acte du 8 mars 1601 a été transcrit deux fois au siècle dernier d’après des copies d’archives privées. Il a été publié par les A.H.G. (tome 10, p. 423 et tome 41, page 113).

Les transcriptions sont excellentes, mais curieusement, les transcripteurs n’ont pas su lire les noms des trois oiseaux de proie. L’original de la vente est conservé dans les minutes du notaire Pascal, ainsi que l’acte du 12 mars.

9. L’émerillon, le lanier, le tiercelet d’autour sont des oiseaux de proie. Le tiercelet, dont la taille est inférieure d’un tiers à celle de sa femelle, serait qualifié aujourd’hui d’autour mâle. Tous ces oiseaux munis de grelots étaient donc équipés, sinon dressés, pour la chasse.

 

Extrait du Bulletin n° 43, du 1er trimestre 1965, de la Société historique et archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch.

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