La baronnie et les barons d’Arès (2)

LA BARONNIE ET LES BARONS D’ARÈS

(suite)

 

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MARIE LAMBERT ET LES DALESME

La « Demoiselle Marie Lambert », veuve de Guillaume Dalesme, avait donc acheté d’une part la baronnie d’Arès et neuf paroisses de la juridiction de Blanquefort, et d’autre part la paroisse et forteresse de Blanquefort.

Les Dalesme furent des parlementaires notoires des XVIe et XVIIe siècles. Pendant cinq générations, ils se succédèrent dans les offices du Parlement de Bor­deaux, comme leurs partenaires les Montaigne, depuis l’illustre Michel Eyquem. Cependant, malgré leur nombre et leur notoriété, ils n’atteignirent ni un niveau social, ni une fortune comparable à ceux des grandes familles du XVIIIe siècle : les Pontac, Pichard ou Pichon11.

Tout à la fin du XVIe, quatre ou cinq Dalesme siégeaient ensemble. Cette anomalie leur était tolérée. Le chef de famille était alors le conseiller François Da­lesme, Doyen du Parlement11. Son frère cadet Guillaume était l’époux de Marie Lambert ; ils eurent une dizaine d’enfants, dont plusieurs furent conseillers. La chronique de Cruzeau nous rapporte que le 1er septembre 1595, « Monsieur Maître Guillaume Dalesme, Conseiller en la Grand’Chambre et frère du Doyen fils de feu Me Jean Dalesme, alla de vie à trépas et fut enseveli à St Rémi dans la sépulture de sa fa­mille le samedi 3 ».

Cette famille de parlementaires avait aussi la vocation ecclésiastique. Les fils de François Dalesme, Guillaume et Toussaint, avaient reçu la tonsure alors qu’ils étaient étudiants comme leur cousin Fronton12, fils de Marie Lambert. Vers 1605-1606, on trouve un Étienne Dalesme, frère du précédent, chanoine de St-Seurin, bachelier en droit canon. Enfin, un autre frère, Roc Dalesme, second fils de Guillaume et de Marie Lambert, fut prieur en Saintonge avant d’entrer au Par­lement.

Cette double vocation ecclésiastique et parlementaire, ce passage d’une voie à l’autre sont très exactement celles des Dussault, les prieurs de Comprian auxquels ils étaient apparentés plusieurs fois.

Enfin, ces familles parlementaires bordelaises ignoraient la carrière des armes. Ils laissaient aux familles de la vieille noblesse la gloire et l’honneur de se faire tuer au service du roi.

Les associations conclues par Marie Lambert, Pierre Daste et Léonard Lachèze pour leur achat de 1601 ne furent pas des accords de circonstance ou de ha­sard. Des liens familiaux et des intérêts communs existaient déjà entre ces person­nages. Pierre Daste était le gendre de Marie Lambert. Le 24 novembre 159413, Pierre Daste, conseiller du roi en son Grand Conseil, avait épousé en effet Marie Da­lesme.

En 159814, Léonard Lachèze d’une part, Marie Lambert d’autre part avaient acheté des rentes foncières dans la baronnie d’Ambès, puis la justice et enfin l’ensemble de la baronnie devenue indivise entre les deux familles. Il est probable qu’une partie de la paroisse de Parempuyre appartenait déjà à Guillaume Dalesme. Il est certain que le rôle de Léonard Lachèze dans les négociations qui aboutirent à la vente de 1601 fut prépondérant. Ce conseiller était en effet lié depuis long­temps aux Durfort de Duras ; lors du mariage de Geoffroy de Durfort, le 30 juillet 1589, le jeune avocat Léonard Lachèze était le témoin de l’époux15.

Ces groupements constitués en 1601 s’élargirent ultérieurement. De nouveaux personnages apparurent pour un temps en qualité de copropriétaires des territoires acquis en commun, tels Bernard Cazalis ou Ferron escuyer. Puis Marie Lambert parvint à désintéresser les uns et les autres et resta seule propriétaire des seigneuries achetées en 1601. Mais elle y parvint au prix d’un endettement qui fut liquidé par ses descendants cinquante ans plus tard.

Ses immenses propriétés du Médoc et de l’Entre-Deux-Mers firent bien des heureux. Si Jacques Dalesme était déjà baron de Parempuyre bien avant le décès de sa mère (vers 1615), les autres frères Dalesme portèrent tous peu après le titre de baron : Fronton, celui de Blanquefort, Gabriel celui d’ Arès, Jean-Jacques celui de St-Médard et Roc celui d’Ambès. Pierre Daste fut seigneur du Taillan.

 

GABRIEL DALESME

Baptisé à St-André le 25 septembre 1597, Gabriel Dalesme était le fils posthume de Guillaume décédé le 1er du même mois.

Dès 1616, après le décès probable de sa mère, âgé de moins de 20 ans et sans doute émancipé, le jeune baron d’ Arès ne tarda pas à se manifester dans la gestion de son patrimoine (cf. notaire de Blanquefort). Il contracta un premier mariage sans plus tarder ; le 23 décembre 1617 était baptisé à St-André son fils Roch né de son épouse Anne Maliand (?) ; il résidait alors paroisse St-Michel. En seconde noce, il épousa Marie Dassault qui lui donna une fille Marguerite, baptisée à Blanquefort le 13 août 1634. Fronton Dalesme était parrain et Marguerite Dassault « dame du dit lieu », marraine. Il semble que ses enfants ne survécurent pas à Gabriel Dalesme.

Le baron d’Arès avait lui aussi une vocation parlementaire. Il était entré en possession d’un office de conseiller ; le 23 juin 162916, il se démettait de cet office dont il n’avait pas encore été pourvu. Il allait faire une carrière financière de « conseiller du Roi et son procureur général au bureau des finances de Guyenne ». On le trouve dans ces fonctions dès 163517 et encore en 164818.

Gabriel et Fronton désiraient étendre le champ de leurs activités et responsa­bilités. Les 1er et 7 août 1643, « M. Dalesme d’Arès, Procureur du Roi » et son frère, le baron de Blanquefort, furent candidats à la Jurade de Bordeaux. Or, la coopta­tion de la Jurade était limitée au milieu très restreint des bourgeois et marchands. Les frères Dalesme, trop liés au Parlement, n’obtinrent qu’une et deux voix19.

Un an plus tard, Gabriel vendit sa baronnie d’Arès. Il serait décédé à Bor­deaux le 6 septembre 1648.

Dès les premiers jours de 1645, un nouveau baron d’Arès apparaît : Pierre d’Ornano, marquis de Ste-Croix20.

Le passage des Dalesme à Arès dura 44 ans. Il laissa quelques traces. Ainsi faudrait-il décrypter le texte du notaire de Blanquefort daté de 1616 où il est ques­tion de travaux immobiliers qui semblent concerner la maison seigneuriale d’Arès. Plus durable et plus certain est l’acte du 17 juillet 1619 par lequel Gabriel Dalesme confirmait aux habitants d’Arès leurs droits de pacage accordés par Jean Durfort en 150621. Tous ces actes sont perdus.

 

L’ÉVICTION DES DALESME22

Jacques de Durfort était décédé le 3 avril 1626. Le roi l’avait comblé de dignités et de faveurs qui lui avaient permis de reconstituer sa fortune.

Son fils et héritier, Guy Aldonce de Durfort-Duras, entreprit sans tarder d’effacer l’humiliation subie en 1601 et de récupérer le patrimoine de ses ancêtres. En 1627, il faisait assigner les Dalesme et consorts devant la juridiction des Requê­tes du Palais de Bordeaux en vue de les évincer de Blanquefort. Il se référait à cet effet au testament du 13 septembre 1524 de son trisaïeul François de Durfort qui contenait une clause de fidéicommis – actuellement illicite – qui frappait pratiquement d’inaliénabilité le patrimoine dont sa famille allait hériter.

Les Dalesme ayant des attaches dans le Parlement de Bordeaux, il fut convenu d’un commun accord que le litige serait soumis à la Chambre de l’Édit de Grenoble. Une procédure complexe se développa tant à Grenoble qu’à Castres dont la juri­diction était la plus proche de Bordeaux.

Dix ans plus tard, la chambre de Grenoble rendit un arrêt du 17 juillet 1637 re­connaissant que le marquis de Durfort-Duras était bien l’héritier de François de Durfort et bénéficiaire du fidéicommis. Gabriel, Toussaint Dalesme et consorts étaient condamnés à vider les lieux comme aussi Fronton Dalesme pour les terres et château de Blanquefort.

Les Dalesme prétendirent sans succès que leur adversaire avait engagé une querelle vaine, car il était dans l’incapacité de rembourser le prix des ventes de 1601. Ils se trompaient, puisqu’en 1643, le marquis de Duras redevenait proprié­taire de Blanquefort.

Par contre, la terre d’ Arès qui n’avait pas le prestige de Blanquefort, inté­ressait moins les Durfort et Gabriel Dalesme resta baron d’ Arès23.

PIERRE D’ORNANO, BARON D’ARÈS

Abbé de Sainte-Croix, capitaine, marquis

La présence à Arès d’un membre de la célèbre famille d’Ornano est une des surprises de la présente recherche.

Sampiero d’Ornano, devenu Pierre d’Ornano, était le troisième fils du Maré­chal d’Ornano, lieutenant du roi en Guyenne et maire de Bordeaux de 1599 à 1610, date de son décès34. Le fils aîné du maréchal était né en 1581, la date de naissance de Pierre se situe vers 1585.

Le cadet, comme il était d’usage dans les grandes familles de l’époque, fut orienté vers la carrière ecclésiastique. Son père lui trouva une grasse prébende. II était encore étudiant en théologie lorsqu’il reçut au début de l’année 1609 une bulle du pape le nommant abbé commendataire de Sainte-Croix de Bordeaux. Il prenait possession de l’abbaye le 30 mars35.

Il conserva sa prébende une vingtaine d’années. Il s’en démit vers 1630 en faveur, semble-t-il, du nouveau prieur Jacques Dessaigne, moyennant une rente annuelle de 4 000 livres. Pierre d’Ornano se retira pour un temps au Pian. Il portait alors le titre de « Seigneur de Ste-Croix », devenu ultérieurement « marquis de Ste Croix », nom sous lequel il était connu.

Puis il choisit de servir dans l’armée, comme ses frères. Il fut maître de camp du régiment de M. le Duc d’Orléans auquel sa famille était attachée, et enfin « capitaine de cinquante hommes d’armes ».

Dégagé de ses obligations ecclésiastiques, cet abbé laïc se maria tardivement vers 1640 avec une demoiselle Hélène de Lupé (ou Luppé), originaire d’Armagnac. Elle apporta à la famille le titre de marquis de Saint-Martin. Ils eurent un fils, Jacques Théodore, et une fille Marie, qui épousa en 1659 François de Lasseran, marquis de Lagarde, gouverneur d’Orthez. Les dictionnaires indiquent une 3ème fille non prénommée dont l’existence nous semble douteuse (voir plus loin).

Le marquis de Ste-Croix fit l’acquisition d’Arès fin 1644 ou peut-être en 1645. Cette année là, les minutes du notaire Develac de Blanquefort indiquent dans leur répertoire un acte consenti par le « marquis de Ste-Croix, baron d’ Arès » en faveur des habitants. Mais il est noté en marge « remis à la municipalité ». Ce qui signifie qu’à la Révolution, cet acte féodal fut retiré des minutes, il ne s’y trouve plus. D’autres actes antérieurs du marquis d’Ornano furent aussi détruits.

Sainte-Croix allait faire un mauvais choix lors des troubles qui annonçaient la fronde bordelaise. Les grands responsables de l’ordre ne lui faisaient aucune con­fiance. Dans une lettre à Mazarin du 5 août 1649, le duc d’Épernon le tenait pour «suspect de traiter avec les opposants»36. Le 18, d’Argenson, commissaire du roi, écrivait aussi à Mazarin et lui annonçait que « Ste Croix d’Ornano est mort à Bordeaux depuis 2 ou 3 jours »37.

Pierre d’Ornano avait vécu de sa rente sur l’abbaye, de sa solde militaire, de ses rentes foncières sur Arès et autres fiefs, qui ne devaient guère dépasser 1 500 livres par an. Il mourut couvert de dettes.

Sa veuve continua de s’endetter. Ainsi, le 16 février 1657, elle empruntait 1 400 livres à un certain Jean Béchon, bourgeois de Bordeaux, et hypothéquait ses biens, c’est-à-dire Arès. Le 13 juin suivant, elle vendait sa baronnie d’Arès et dépendances à Jean de Laville de Biganos, secrétaire du Roi en la Cour des Aydes. Elle n’avait ni remboursé ses dettes ni levé son hypothèque.

De pénibles difficultés attendaient Jean de Laville et sa famille. Une longue période commence pour Arès, celle des Laville et des Belcier.

Pierre LABAT

 

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NOTES

11.annexe généalogique, l’alliance Dalesme-Pichon

12. A.D.G.-G795(1588) – G801(1606)

13. A M Bx – Fichier Meller C.M. établi par Chadirac, notaire à Bordeaux

14. AD.G. – Terrier d’Ambès

15. AD. Lot-et-Garonne – Fonds Durfort

16. AD.G. – IB 22

17. A.M. Bx – Fonds Meller, vente du 27 décembre 1635 à Gabriel Dalesme, baron d’Arès et pro­cureur général aux Finances

18. AD.G. – 3 E 5208 Duga-Doney, notaire, le 29 mars 1648

19. Registres de la Jurade

20. Notaire de Blanquefort

21. Faut-il noter d’après le texte de la délibération du conseil municipal de l’an XI que « ces conventions avaient été préparées par la Seigneuresse d’Arès », à savoir sa mère, Marie Lambert. (Voir bulletin n° 42 de la SHAA).

22. A.N.Factums – FM 11.311 – 11.312- 11.313- 11.314

23. Mais il est possible qu’en 1644, les Durfort aient aussi évincé Gabriel Dalesme pour re­vendre aussitôt Arès. Les textes manquent à ce sujet.

24. AD.G. – Son testament se trouve dans les minutes Chadirac – 3 E 3078

25. AD.G.- Registres du Parlement IJ3.

26. Chronique de Cruzeau – La chronique précise : « il a deux oncles et un beau-frère dans la dite Cour ».

27. d’après St Saud

28. cf. étude sur les Dussault dans l’article « Le Prieuré de Comprian », bulletin n° 35 de la SHAA (1er trimestre 1983)

29. AD.G. – 3 E 10.057 – minutes du notaire de Blanquefort, Develac

30. AD.G. – 3 E 6599 – Giron notaire. Benoîte est la fille de Jacques Guittard et d’Anne de Pontac. François de Pichon est déjà Président au Parlement. La dot de la femme est de 1 20.000 livres, patrimoine de son mari 220.000

31. Voir note 28 et AD.G.-1B 23

32. AD.G.-série C

33. AD.G. – minutes du notaire de Blanquefort (1622 …)

34. cf. grand Armorial de Raoul de Warren p. 189 et Dictionnaire du Père Anselme VII p. 392 ou celui de Moreri. A défaut de ces dictionnaires, la filiation de l’abbé d’Ornano est attestée par lui-même.

35. AD.G. – G 802 p. 250 – 251

36. AD.G. – tome IV – p. 379

37. A.H.G. tome IV – p.38

N.B. En 1653, le fils du marquis passa aux Espagnols – A.H.G. XV p. 325

 

ANNEXE

Notes généalogiques sur les Dalesme

 

Il n ‘existe pas de généalogie complète et incontestable des Dalesme. Cepen­dant, le Comte de St-Saud consacre à cette famille plusieurs pages de son ouvrage « Généalogies périgourdines » ; cet auteur, très scrupuleux, explique toutes les in­suffisances, incertitudes et réserves de ses informations.

Nous reprendrons en les résumant les précisions contenues dans cette généalo­gie après les avoir vérifiées dans les registres des baptêmes de St-André de Bor­deaux pour la période postérieure à 1580, période à partir de laquelle ces registres ont été conservés. Elles ont été complétées par des références à des actes notariés et autres registres des archives départementales.

François Dalesme et son frère cadet Guillaume étaient les fils du conseiller Jean Dalesme et de Jeanne Moyne.

I) François Dalesme – 1540 – 161024

Il fut reçu conseiller le 15 novembre 156725 et fut doyen du Parlement. Il avait épousé Marguerite Babiault dame de St-Pierre d’Oléron qui fit entrer cette seigneu­rie dans la famille Dalesme où elle demeura jusqu’au siècle suivant.

En décembre 1594, Guillaume26, fils aîné du Doyen, alors avocat depuis quatre ans et âgé de 23 ans, fut pourvu d’un office de conseiller25. En février 1595, il fut reçu à son examen et reçut ses lettres de provision de la chancellerie royale datées du 8 janvier 159726. Il avait épousé une demoiselle Lescure qui appar­tenait à la religion réformée, cela créa pas mal de difficultés.

Le doyen avait aussi un fils cadet Toussaint Dalesme. Nommé le 14 janvier 1598, il siégea à Rennes, puis revint à Bordeaux où il termina sa carrière.

En 1589, avant d’entrer dans la magistrature comme leurs père et grand-père, les frères Dalesme avaient reçu la tonsure.

En 160826, François Dalesme s’était démis de ses fonctions et mourut deux ans plus tard.

II) Guillaume Dalesme avait épousé Marie Lambert (dont la filiation est incertaine), selon le contrat du 11 décembre 157427. il fut nommé conseiller selon des lettres de provision du 10 juin 1571 après avoir été magistrat au Présidial de Guyenne. On peut donc situer sa naissance vers 1545.

Saint-Saud lui reconnaît dix enfants mais n’est pas certain de la filiation de Fronton. Cependant, les indications des « généalogies périgourdines » vérifiées – quand faire se peut – permettent d’établir le tableau suivant des enfants de Guil­laume et Marie Lambert :

1) Jacques

2) Étienne

3) Roch – b 9 avril 1582

4) Pierre – b 14 juin 1583

5) Léon – b 5 octobre 1588

6) Fronton – b 20 octobre 1591

7) Jean-Jacques – b 17 mars 1593

8) Gabriel – b 22 septembre 1595

en outre, 3 filles :

Anne, épouse N de Lescure en 1596

Guillemette Marie épouse Pierre Daste le 4 novembre 1596

Marie épouse Jean-Olivier Dussault, fils de Charles, le 23 janvier 160628 (il s’agit de l’avocat général auprès du Parlement).

1er – Jacques : conseiller le 9 janvier 160425, décédé en 162329, seigneur et baron de Parempuyre et Labourit dès 1605. Époux de Catherine de Lescure. Son fils, Jac­ques Guittard fut aussi conseiller. Sa petite-fille Benoîte épousa François de Pichon selon contrat de mariage du 12 décembre 167130. Parempuyre passa alors aux Pichon.

2ème – Etienne, chanoine de St Seurin, bachelier en droit Canon (1606, 3 E 15052)

3ème – Roch, d’abord prieur d’une abbaye, devint lui aussi conseiller selon lettres du 31 décembre 1607 enregistrées à Bordeaux le 17 décembre 1608 « en considération des servi­ces rendus par Guillaume, François et Jacques, ses père, oncle et frère ». Il épousa Antoinette Martin dont il eut un fils Jean (St André 21 décembre 1614). Sa mère lui fit donation par contrat de la baronnie d’Ambès (d’après St-Saud). Il en rendit hom­mage le 20 septembre 1624. Il se démit de son office en 1632 en faveur de Philibert Dus­sault31. Il décéda peu après, son frère Fronton assura la tutelle de ses enfants32.

4ème – Fronton, baron de Blanquefort, épouse Marguerite Dussault33 (et non Marie) dont il eut un fils, Gabriel, né en 1630 et baptisé en 1640. Il hérita de Blan­quefort et y résidait en 1644 ; peu après, le château fit retour aux Durfort-Duras. Il serait décédé dans la citadelle de Blaye en 1653 (registres paroissiaux).

5ème – Jean-Jacques. À la suite du démembrement de la seigneurie, il devint baron de St Médard.

 

Extrait du Bulletin n° 44 du 2ème trimestre 1985 de la Société historique et archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch.

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