La baronnie et les barons d’Arès (4)

LA BARONNIE ET LES BARONS D’ARÈS

(3ème partie)

 

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LA DESCENDANCE DE JEAN DE LAVILLE

PIERRE, SECOND BARON D’ARÈS

Beaucoup moins important que son père, beaucoup moins pitto­resque que son fils Jean Baptiste, Pierre Laville second « Baron d’Arès » de la famille est un de ces personnages dépourvu de toute notoriété. Les grandes collections de textes auxquelles les chercheurs se réfèrent en premier lieu (séries ecclésiastiques, celles de l’Intendance ou Archives historiques) ignorent son nom, comme celui de son père, d’ailleurs… Les minutes notariales sont les seules sources où nous avons puisé à fin de sortir de l’oubli ces premiers « barons d’Arès » ; avec toutes les insuffisances et risques d’erreurs d’interprétation que cela comporte.

Malgré la pauvreté des références, un fait est cependant certain : l’irrésistible ascension sociale des Laville vers les privilèges de la noblesse s’arrêta. Pierre Laville n’accéda à aucun des hauts postes de la magis­trature comme ce fut le cas pour les Damanieu ou les Caupos. Il ne poursuivit même pas la carrière commencée par son père à la Cour des Aydes et cependant, ce second baron d’Arès, décédé dans sa quaran­tième année laissa une œuvre durable dans sa baronnie. Il fut un pion­nier et nous allons le souligner.

PIERRE LAVILLE ET SES FRÈRES

Jean de Laville avait eu huit enfants dont trois garçons qui arri­vèrent à l’âge adulte et deux filles religieuses cloîtrées à St-Émilion. À la suite du partage de son patrimoine, Pierre l’aîné de ses enfants, né vers 1650 – devint baron d’Arès ; Jean né à Soulac en 1654 devint Seigneur du Temple27, et Jean le posthume celui de Baleyrac28. Selon l’usage de l’époque que l’on retrouve dans les familles Damanieu et Caupos, les trois fils portèrent les noms de ces terres. Les deux plus jeunes moururent âgés de vingt à trente ans. Le premier, Jean, en 1682, au lendemain de son mariage, le second en 1686. Décédés sans postéri­té, ils désignèrent leur frère aîné pour leur héritier. Pierre Laville recons­titua ainsi le patrimoine familial démembré durant quelques années.

ÉMANCIPATION ET MARIAGE

Les frères Laville ne supportèrent qu’un temps la tutelle de Marc Antoine Gontier. Des tensions apparurent, se développèrent, aboutirent à des procès, à la rupture. Âgé de 19 ans seulement Pierre Laville se maria ; le roi allait consacrer cette émancipation. Les trois frères quittèrent le domicile familial.

Ils étaient devenus, depuis leur installation à Bordeaux, des mem­bres de la petite aristocratie de robe, celle qui détenait déjà des privi­lèges nobles en attente, souvent, de pouvoir accéder aux dignités pres­tigieuses du Parlement. C’est dans ce milieu homogène, bien défini, que Pierre Laville se maria. Par contrat du 5 septembre 166929, il épou­sait une demoiselle Suzanne Choslet, fille unique de Me Jean Choslet « Magistrat Présidial de Guyenne », curieux personnage, d’ailleurs, tant marchand que magistrat.

Ce même mois de septembre, le roi accordait à Pierre Laville la faveur d’une « dispense d’âge ». Son émancipation était complète.30

Cependant, dans la gestion de son patrimoine, Pierre Laville ne pouvait se dispenser de la présence d’un curateur et il ne voulait plus de M.A. Gontier. Il obtint du Sénéchal de Libourne que cette cura­telle fût exercée par Me Choslet son beau père. Les Gontier ressenti­rent cette décision comme un défi. Ils entreprirent de la faire annuler. Pierre Laville plaida contre sa mère et Gontier. La procédure se pour­suivi jusqu’au Grand Conseil du Roi. Me Jean Choslet plaida à Paris ce procès qui le concernait autant que son gendre. Il le gagna. Les Gontier furent condamnés au paiement des frais qui s’élevaient à la somme énorme de 1 000 livres. La rupture était définitive.31

Jeanne Lapillanne étant décédée en 1684, Marc Antoine Gontier pour ses enfants d’une part, Pierre Laville d’autre part réglèrent la suc­cession ; des accords signés en 1687 et 1689.32 Pierre Laville conser­va la plus large part du patrimoine des Lapillanne à Soulac : maisons, moulins et salines que la famille continua d’exploiter pendant deux générations encore.

 

LA GESTION DU PATRIMOINE

Contrairement à toute logique, Pierre Laville ne prit pas la voie qui fut celle de son père, de Gontier ou de son beau père. Il ne fut pas magistrat ; il se consacra à l’exploitation de ses terres et cela suffit à ses ambitions et possibilités. Son patrimoine était maintenant dispersé dans la province : à Biganos, à Soulac, à Arès. Il s’était agrandi de la succession de Jean Choslet : une maison à Bordeaux – d’ailleurs immé­diatement louée – et surtout des terres à Créon et Grésillac où se trou­vait la maison de famille qui devint la résidence principale des Laville.

Vers les années 1690, Pierre Laville accepta de devenir le syndic des habitants de la paroisse de Biganos. La population du village était alors en difficultés avec son curé l’abbé Pierre Audat, docteur en théo­logie et vicaire de Biganos qui réclamait la construction d’un presby­tère. Personne ne parut mieux qualifié que Pierre Laville, le grand propriétaire du lieu, bien introduit dans les milieux de la magistrature, réputé comme un bon procédurier, pour s’opposer aux exigences ruineuses du curé. Contrairement à toute attente, le sénéchal de Guyenne condamnait le 11 juillet 1692, Pierre Laville, es qualité de syndic, à construire un nouveau presbytère. Cependant, le curé n’eut pas son presbytère. Pierre Laville mourait quelque mois plus tard ; l’abbé Audat attendit longtemps encore « sa maison convenable au bourg » et en 1699 il réclamait toujours auprès de Pierre Joseph, chirur­gien et nouveau syndic, l’exécution du jugement qu’il avait obtenu, (not. Barberon de Gujan).

UN PIONNIER DE LA SYLVICULTURE À ARÈS

On sait les échecs subis par les grandes compagnies agricoles qui furent créées vers 1760 pour mettre en valeur les landes de notre ré­gion. On sait moins que ces échecs ne furent pas complets. De très importants boisements furent entrepris et réussis. Le marquis de Civrac fit boiser son domaine de Berganton (1760/1764) puis de vastes landes à Mios et Biganos qui couvraient plusieurs centaines d’hectares. Nézer lui aussi, malgré son échec final, boisa près d’un millier d’hectares de pignada à Gujan. Bien avant cette époque, celle des physiocrates, Pierre Laville fit œuvre de précurseur.

Il fit « semer en pins », dans sa baronnie d’Arès, de vastes landes réservées jusque là aux pâturages. Ces landes, proches du bois d’Arpech, longeaient le ruisseau du Cirès en limite d’Andernos. Cette nouvelle pignada fut un peu plus tard concédée par Jean Baptiste Laville aux habitants d’Arès leur permettant de prendre le bois néces­saire à leurs besoins. Dans son testament de 1724, Jean Baptiste Laville rappelait que ce pignada avait été planté par son père. Il exprimait aussi le désir que les habitants fussent indemnisés de 1 000 livres pour le préjudice subi par la disparition des pacages dans cette partie de Lan­des. Ce boisement de plusieurs centaines d’hectares au XVIIe siècle est tout à fait exceptionnel. Il fut l’œuvre d’un pionnier.

La carte de Belleyme établie à la fin du XVIIIe siècle montre de façon très explicite les emplacements et étendues de ces forêts créées par Laville, Civrac et Nézer.

Pierre Laville disparut prématurément lui aussi. « Le dit an 1693 et le mercredi 9 octobre a été inhumé dans l’église Saint Seurin de Bordeaux Messire Pierre de Laville baron d’Arès, décédé le jour précé­dent ayant reçu les sacrements, âgé d’environ 40 ans ».

Sa veuve lui survécut jusqu’au 6 mai 1698.

Il n’eut qu’un seul enfant, son fils Jean-Baptiste Laville.

JEAN-BAPTISTE DE LAVILLE, « LE BARON D’ARÈS »

« Messire Jean-Baptiste de Laville, escuyer, Seigneur baron d’Arès » fut connu en son temps sous le nom plus simple de « Le baron d’Arès » et cela aussi bien dans la société de l’époque que dans les actes officiels ou ordonnances royales. Il fut le troisième Laville, seigneur d’Arès et après lui la baronnie passa à sa fille Élizabeth puis à son petit fils François de Belcier.

« Le baron d’Arès » eut sa notoriété et sa place dans la petite aristocratie de la province. Ayant vécu jusqu’à sa quatre vingtième année, il acquit cette notoriété en raison de la place qu’il continuait à tenir à Soulac où il faisait figure de « Petit Roi » et des fonctions mili­taires qu’il occupa de longues années à la tête des milices gardes-côtes de Buch et de Born, en raison enfin des heureuses et flatteuses alliances de ses filles.

Jean-Baptiste de Laville est né probablement à Grésillac, le pays de sa mère et de sa grand mère Choslet, vers 1675 ; il se maria dans cette paroisse avec une demoiselle du lieu, Marguerite Reynier de Barre33 fille de Jean Joseph Reynier, seigneur de Bonnet et de Barre, habi­tant la maison noble de Granet. Les Reynier, comme les Laville depuis deux générations étaient de ces petits hobereaux, nombreux en Entre-Deux-Mers, qui vivaient sur leurs terres, dans leurs petits châteaux ou maisons nobles et qui, souvent, se mettaient au service du roi.

Le mariage de Jean-Baptiste de Laville eut lieu le 25 juin 1701 ; le contrat avait été signé à Bordeaux le 10 avril34. La demoiselle Reynier était dotée de 16 000 livres en avancement d’hoir. Cette dot était plutôt modeste. Ce qui l’était moins c’était la présence de trente témoins qui signèrent le contrat.

Jean Baptiste de Laville n’eut pas de fils mais cinq filles dont quatre lui survécurent. Bizarrement, et sans doute de façon délibérée, le baron d’Arès décida que ses enfants viendraient au monde dans cha­cune de ses résidences : Margueritte à Grésillac en 1703, Pétronille en un lieu inconnu, Izabeau à Arès, elle fut baptisée à Lège en 1706, Marguerite à Bordeaux en 1708 et Marie à Croignon en Entre-Deux-Mers en 1710.

PREMIÈRE LIQUIDATION DU PATRIMOINE DE BIGANOS

L’héritage des grands pères Pierre, Gaillard et Jean de Laville allait être vendu par Jean-Baptiste et ses descendants. Dès 170235 le baron d’Arès cédait plusieurs terres à Jean Baptiste Amanieu de Ruat, baron d’Audenge, puis sa moitié des moulins d’Arnère et de Pontnau. Ces deux personnages effectuèrent aussi divers échanges et Laville vendit enfin une de ses « métairies dans la lande ».

« LE PETIT ROI DE SOULAC »

Le baron d’Arès avait conservé aussi le patrimoine des Lapillanne : la maison où il résidait souvent, des salines, des terres et des moulins. Il était le grand notable de la péninsule médocaine, ce qui lui valait le qualificatif de « petit Roi de Soulac ». Ses activités ont laissé quelques traces dans les archives de l’Intendance. On pourra ainsi se référer aux rocambolesques et confuses péripéties de cette affaires de faux sauniers qui en 1727/1728 opéraient dans les salines du Baron d’Arès et dans lesquelles il se trouva plus ou moins impliqué36.

LE COMMANDANT DES GARDES-CÔTES

Le 30 septembre 1719, le roi nommait « Monsieur le Baron d’Arès » capitaine major des gardes-côtes de La Teste, sous l’autorité de l’amiral de France et les ordres du gouverneur37. Cette capitainerie, la 7ème de la province de Guyenne, fut réorganisée selon une ordonnan­ce royale du 5 août 1721 qui rattachait au commandement de La Teste les paroisses de Lacanau, Le Temple, Le Porge, Ignac, Lège, Andernos, Arès, Lanton, Audenge, Biganos, La Mothe, Le Teys, Gujan, La Teste, Cazau, Sanguinet, Biscarrosse, Saint Paul en Born, Aureillan, Mimizan, Bias, Mios, Parentis, Castes, Pontenx.

L’amiral visé par les textes était alors le comte de Toulouse, on­cle du roi, un des fils de Louis XIV et de Madame de Montespan.

Pratiquement le rôle de ces gardes-côtes était la surveillance des naufrages et des épaves.

Le 21 avril 1742, le baron d’Arès faisait nommer son beau-frère Pierre de Barre, jusque là capitaine au Régiment de Normandie, au pos­te de major de la capitainerie de La Teste. Cette même année Jean-Baptiste Laville devenait chevalier de Saint Louis. Cette fonction de commandant des gardes-côtes était de tout repos. Le baron d’Arès l’exerçait depuis son domicile bordelais. Il la conserva jusqu’à son décès survenu en 1754.

L’INCENDIE DU CHÂTEAU D’ARÈS

Dans la nuit du 26 au 27 février 1706, le château d’Arès brûla. Il s’agissait de cette maison à colombages de type landais que Claude Masse avait décrite. Le sinistre fut violent. Lafon et Desages domesti­ques au château y périrent et leurs corps furent retirés des décombres (état-civil).

Il est également fait allusion à cet incendie dans l’ordonnance de 1755 dont on parlera plus loin. Les archives de la baronnie disparurent aussi et c’est pourquoi tous les actes et procédures ultérieurs ne purent se référer qu’à des copies ou des traditions : (cf Bulletin 42, p. 38), baillettes de 1506, 1619 et 1702 relatives aux pacages, aux droits accordés sur les bois et la lande, au guet et à la pêche. Tous ces titres sont bien cités par l’ordonnance de 1755 connus par des copies.

Le texte de l’ordonnance contient aussi une précision nouvelle sur l’histoire de la baronnie. Il est indiqué que le 5 Août 1575, le sei­gneur Durfort de Duras baron d’Arès, vendit sa seigneurie à Ogier de Gourgues. Cet acquéreur était l’important président du bureau des finances de Guyenne, et seigneur de Lège depuis quelques années. Il est clair que cette vente fut sans suite ; très vraisemblablement elle fut assortie d’une clause de « réméré » comme ce sera le cas en 1601.

BOIS, LANDES ET PACAGES

On a vu que les droits des habitants d’Arès sur la lande de la ba­ronnie remontaient à la baillette de 1506. C’est pourquoi Jean Baptiste de Laville n’accorda aucune concession nouvelle aux arésiens. Par con­tre, il fut amené en 1730, à réglementer les incursions des pasteurs du Porge et du Temple dans la lande d’Arès et du Temple. Il rappelait que ces bergers n’avaient aucun droit mais il leur accordait cependant et à ti­tre personnel des autorisations de pacages limitées dans le temps moyen­nant une redevance de 5 livres pour 100 brebis. Il interdisait encore l’accès au bois et garennes mais autorisait gratuitement ces bergers à couper le bruc, les jaugues et la brande pour leur chauffage (not Brun du Porge).

Ces facilités étaient de toute autre nature que les baux à fief ac­cordés assez généreusement dans les seigneuries de la région à cette époque et qui devinrent après la Révolution des objets de contesta­tion. Ce fut le cas d’Arès.

LES DROITS SUR LA PÊCHE

Depuis le Moyen Âge, et peut-être plus anciennement encore, les seigneurs côtiers de notre région exerçaient divers droits non seule­ment sur les épaves (Audenge, Certes, Buch, Lège, Comprian, Castelnau… ) mais aussi sur les produits de la pêche.

Et, on rappelle que Bernard de Foix de Lavalette, duc d’Épernon avait tenté au siècle précédent de déposséder les seigneurs de Certes, Andernos et Arès de leurs droits traditionnels sur la pêche, mais en vain.

Or, ces anciens droits avaient vraisemblablement à l’origine une justification : l’obligation pour les seigneurs d’assurer la défense des côtes. Les temps avaient changé ; la défense des côtes en particulier et du territoire, en général était maintenant exercée par l’État ; et les gardes-côtes étaient organisés depuis peu. Inéluctablement les droits sur la pêche allaient être remis en cause par l’autorité royale. Ainsi furent pris par le Conseil du Roi deux arrêts des 21 avril et 26 octobre 1739 « ordonnant la vérification des titres et droits maritimes ». Le captal de Buch fut un des premiers à subir les conséquences de ces remises en cause. L’arrêt du Conseil du 28 janvier 1742 supprima les droits du captal de Buch en matière de pêche.

À Arès, les moyens de défense de Jean Baptiste de Laville avaient pour la plupart disparus dans l’incendie de 1706 mais le cas était, d’ail­leurs différent. Les droits anciens du baron d’Arès avaient perdu leur caractère régalien ; ils étaient devenus contractuels depuis la signature de la transaction du 11 mai 1702. D’autre part, quelques habitants d’Arès saisirent l’occasion de l’enquête administrative pour se porter partie intervenante et contester les droits prétendus par le baron d’Arès. Passant outre aux dispositions contractuelles de 1702, les « Commissaires Généraux députés par sa Majesté » prirent une ordon­nance le 20 mai 1755 disant : « sans avoir égard à la transaction du 11 mai 1702, faisons défense au Sieur Baron d’Arès de percevoir aucun droit soit en nature soit en argent sur les pêcheurs dans le Bassin d’Arcachon sauf à se pourvoir contre les habitants du lieu d’Arès, comme il avisera bon être, des transactions des 17 juillet 1616 et 11 mai 1702 ».

Cette ordonnance fut enregistrée à l’amirauté de Bordeaux le premier avril suivant38.

À la suite de cette interdiction et en compensation, Jean Baptis­te de Laville rentra dans la possession du pignada que son père avait fait semer et qu’il avait concédé en 1702.

TESTAMENT ET SUCCESSION

Le 17 août 1724, Jean Baptiste de Laville se trouvait à Soulac. En présence de quelques parents et amis il établit son testament dans la forme olographe. Il partagea son patrimoine entre ses quatre filles. Pétronille qui s’était mariée quelques semaines plus tôt à Christophe Barthommé Seigneur de Barbeau39 recevait la confirmation de sa dot de 30.000 livres. Izabeau eut la terre d’Arès et la maison noble de Biganos, en fait tout le patrimoine du Pays de Buch où elle était née. Marie eut l’héritage de Soulac et Valeyrac ; Marguerite eut la maison de Grésillac où elle vécut et mourut très âgée le 13 juin 1789.

Jean Baptiste de Laville survécut ; il confirma à sa fille Izabeau la donation d’Arès lors de la signature de son contrat de mariage. Il décédait le 3 avril 1754. Oubliant les sépultures familiales que l’arche­vêque avait concédées à sa famille dans les églises de Biganos et de Soulac40 il se fit enterrer à Sainte-Eulalie de Bordeaux.

Pierre LABAT

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27. « Du Temple » avait épousé le 18 novembre 1681 à Puy-Paulin une demoiselle Peyronne Cournut dont le père avait été juge de Soulac. Il mourut trois mois plus tard (testament du 17 janvier 1682. Giron notaire)

28. «Baleyrac», alors étudiant en droit et domicilié chez son frère à Bordeaux mourut en 1686. Il léguait cinq sous à chacune de ses sœurs religieuses et autant à ses frères et sœur Gontier (testament chez Bouyé not.)

29. Le contrat fut établi par Douteau, notaire de Bordeaux. Il est perdu

30. Enregistrée au Parlement le 18 septembre 1669

31. Not. Douteau 3 E 4771 le 20 mars 1672 et 7 juin 1672

32. Not. Giron 3 E 6615 du 4 novembre 1687 et Bouyé du 29 juin 1689

33. Maigueritte Reynier est née le 11 avril 1679 à Grésillac et fut baptisée le 6 avril 1680 à Branne où elle était en nourrice

34. De Vivans, notaire à Bordeaux

35. ADG. Il est fait état de ces ventes dans le testament de J.B. Laville. Quatre contrats furent signés le 29 août 1702 ; selon le registre de l’enregistrement de La Teste. Établis
par Barberon, ils ont disparu.

36. ADG. C 2377 – Voir bulletin n° 15, article de Jacques Ragot « Le baron d’Arès, faux saunier ou chaud lapin ».

37. Archives Nationales – Guerre à Vincennes Y B 681 – ADG 6 B 5 et 6 B 7

38. ADG-6B10

39. Le 8 avril 1724 à Soulac

 

Extrait du Bulletin n° 48 du 2ème trimestre 1986 de la Société historique et archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch

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