2011 – Andernos-les-Bains

Lieux et Thématiques :

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE STATUTAIRE

Salle du P.A.R.C. du Broustic à ANDERNOS-LES-BAINS

Dimanche 16 janvier 2011

Rapport d’activité 2010

C’est avec une légitime satisfaction que nous présentons le résultat de l’année 2010, avec comme indicateur phare le nombre d’adhérents, soit 577 personnes, près de 9 % de plus qu’en 2009, année qui avait déjà connu une augmentation de 6 %. C’est le signe d’une bonne vitalité.

Il faut tout particulièrement tirer un coup de chapeau aux administrateurs et animateurs de notre Société, ceux qui la font vivre, notamment deux des nouveaux membres élus en 2009, Madeleine Dessalles et Bernard Dutein, qui n’ont pas compté leur temps de participation aux tâches collectives. L’an dernier, nous réclamions du sang neuf pour partager le travail, nous avons donc été en partie écoutés, mais il faut amplifier le mouvement, car avec le succès, les tâches ne manquent pas.

On pourrait d’ailleurs retourner le raisonnement, car c’est aussi grâce à l’implication de chacun que la société attire de nouveaux adhérents. Et cette implication, c’est d’abord tout simplement l’accueil, à notre permanence, tous les mercredis après-midis. Cette année, nous n’en avons manqué aucun, soit 52 présences tout au long de l’année, y compris les vacances d’été, ce qui nous a permis de rencontrer les touristes de passage et nos adhérents non résidents du Pays de Buch, avec grand plaisir.

Il y a deux ans, quand nous avions lancé un questionnaire pour mieux nous connaître, quelqu’un avait suggéré qu’il fallait « plus d’ambition pour avoir plus d’audience ». Il me semble qu’il a été entendu et sa phrase peut servir de fil rouge à cette présentation.

Cette ambition a d’abord été une volonté de rénover nos outils de diffusion du savoir historique, et de faire en sorte qu’ils soient davantage liés entre eux :

-L’exemple le plus frappant est celui de l’évolution de notre Bulletin trimestriel.

Grâce à Monsieur Michel de La Roque, imprimeur, et qui a tenu à devenir adhérent de l’association, une nouvelle formule d’édition a vu le jour, avec un format plus grand, une couverture pelliculée en quadrichromie, des illustrations mieux reproduites, bref un look plus moderne et plus attrayant ; un des numéros de l’année est d’ailleurs déjà épuisé. Cette formule a en outre un autre avantage non négligeable, elle est moins onéreuse tout en étant de meilleure qualité. Elle permet aussi de toucher un nouveau public, notamment dans les librairies, le Bulletin faisant meilleure figure sur les rayonnages. Espérons qu’elle suscitera aussi de nouvelles vocations de rédacteurs.

– D’autre part, l’édition papier est de plus en plus secondée par l’édition en ligne sur le site internet de la société : en effet, des articles de numéros épuisés du bulletin y sont publiés, à la faveur de l’intérêt porté à des thèmes spécifiques, liés à telle ou telle manifestation. Citons par exemple les compléments mis en ligne des cours et des Travaux pratiques d’histoire locale effectués pour l’Université du Temps libre, qui comportent aussi des documents d’archives. D’autre part, des articles ont été parfois directement rédigés pour le net, citons l’outil d’accompagnement de la promenade artistique des œuvres arcachonnaises du sculpteur Claude Bouscau. Signalons tout de même que sur notre site, la partie éditoriale n’est pas pour l’instant assez individualisée par rapport à la partie communicationnelle : c’est donc une nouvelle évolution à mettre en œuvre. Nous comptons beaucoup sur l’arrivée d’un nouvel administrateur pour seconder Aimé Nouailhas dans sa lourde tâche de rédacteur éditorial numérique.

– Par ailleurs, notre société a poursuivi ses publications classiques : très attendue, la troisième édition d’ « Arcachon raconté par ses rues et lieux-dits » est sortie. Biganos-Lamothe-Marcheprime et Andernos-les-Bains connaîtront bientôt son équivalent, puisque les dernières relectures avant le bon à tirer sont en cours. Le troisième volume de la trilogie de Fernand Labatut est sorti dans la collection « Regards sur le pays de Buch » : il s’agit de l’ouvrage intitulé « Populations du Bassin et du Val de l’Eyre de 1789 à nos jours ». La deuxième édition de l’ouvrage sur le Bassin d’Arcachon pendant la Guerre de 1914-1918 continue son chemin, notamment grâce aux conférences données par les auteurs cette année encore, ce dont nous les remercions chaleureusement. Citons par exemple celles de janvier dernier à la médiathèque d’Andernos-les-Bains et à la salle de La Caravelle à Marcheprime ainsi que celle du 10 novembre à Saint-Morillon dans le cadre des Chemins de la Mémoire.

– Les conférences sont elles aussi un outil de diffusion du savoir, elles ont l’avantage d’opérer en présentiel, même si elles sont souvent ensuite reprises sous forme d’articles. Cette année, plusieurs ont pu être organisées : outre la reprise de celle de Michel Boyé sur Brémontier en août au Porge, citons « A la découverte d’Arcachon » au Tir au vol en mai, avec Aimé Nouailhas et Michel Boyé, et remercions tout particulièrement deux de nos adhérents d’avoir élargi le vivier des conférenciers potentiels : il s’agit de Madame Rouxel qui a abordé le thème de La croisière noire à la villa Régina en mai dernier, avec un grand succès – tant est si bien qu’elle doit « replancher » prochainement – et de Monsieur Dubroca qui a traité le thème de La naissance du tourisme à Arcachon à la maison de quartier Abatilles-Pereire.

Les conférences, destinées au public, nous permettent de passer maintenant au deuxième aspect de l’ambition qui a été la nôtre, ce qu’on pourrait appeler notre volonté d’ouverture, et pas seulement communicationnelle, encore plus développée que les années précédentes, ne serait-ce- que sur un plan purement géographique, pour mieux répondre au souhait de nos adhérents et partenaires de couvrir le plus possible l’ensemble du territoire boïen.

– aujourd’hui nous avons l’honneur d’être accueillis à Andernos-les-Bains, où nous étions aussi le 4 décembre pour « Cabanes en fête » et dans l’année nous avons participé à des forums associatifs, des salons ou des manifestations dans des lieux où nous n’étions pas présents les années précédentes : insistons sur Biganos, Audenge et Salles, mais citons aussi Marcheprime, pour le centenaire de la mort de l’aviateur Léon Delagrange. On devine la somme de temps et de dévouement que cela représente de la part des administrateurs et animateurs, sous la houlette d’Aimé Nouailhas, qu’ils en soient remerciés – d’autant que cela n’a pas empêché la société de remplir ses engagements habituels du même ordre : citons pour mémoire le stand tenu au forum Visaville à Arcachon ou lors des deux rencontres organisées par Arès Temps Libre. Parfois même, des quartiers inaugurent de nouvelles manifestations où nous avons répondu présents : citons les journées organisées par le comité « Moulleau village » autour des métiers du livre.

Ces participations nous permettent de faire mieux connaître la Société et de susciter des rencontres enrichissantes, dans le cadre de notre rôle de médiateur culturel.

– C’est dans cet esprit que nous avons organisé plusieurs visites au cours de l’année destinées prioritairement à nos adhérents : certaines étaient à dominante historique, comme à Salles en avril et ce fut pour nombre d’entre nous une merveilleuse découverte, à Biganos en août où nous avons eu le privilège d’être accueillis dans la propriété qui abrite les restes des anciens murs du prieuré de Comprian, ou bien encore à La Teste-de-Buch sur le chantier de fouilles du centre Captal. Merci à Philippe Jacques de nous y avoir guidés, merci à Madeleine et Yves Dessales pour leur entremise à Comprian. D’autres visites étaient plus centrées sur la découverte du milieu en sus de son histoire, ce fut le cas en mai au Teich dans le delta de L’Eyre grâce à Michel Villetorte ou à Claouey en septembre à la Cabane du résinier grâce à l’association CapTermer. La magnifique balade effectuée en mai en forêt usagère de La Teste dans le cadre des TP des cours donnés à l’UTLARC a réuni les deux objectifs et nous a permis au sens propre de nous promener de plain pied dans l’Histoire grâce à l’ADDUFU et à son président.

– On voit bien par tous ces exemples que rien n’aurait été possible sans les partenariats et les réseaux amicaux que la société a su nouer au fil des années : outre les partenaires institutionnels, notamment les municipalités – que je veux ici à mon tour remercier pour leur aide précieuse et leurs encouragements – n’oublions pas les media écrits (Sud-Ouest, La Dépêche du Bassin) ou radiophoniques (Radio côte d’argent, Cap FM) sans lesquels notre action ne serait pas relayée. Pensons aussi à toutes les associations sœurs avec lesquelles nous travaillons, les associations historiques aquitaines dans le cadre de la Fédération historique du Sud-ouest, où nous sommes représentés par notre président, et aussi les associations locales. Cette année nous avons assisté à six assemblées générales de ces dernières et nous remercions celles qui sont présentes en retour aujourd’hui. Pour ne pas faire trop long, que les autres me pardonnent, j’en citerai seulement deux qui illustrent la suite de mon propos : il s’agit de l’ASSA (Association de Sauvegarde du Site d’Arcachon) et de l’ASPIT (Association de Sauvegarde du Patrimoine Immobilier Testerin).

– En effet, ces deux associations se donnent pour objectif la défense du patrimoine et il est donc normal qu’elles travaillent avec nous qui voulons valoriser ce même patrimoine. C’est ce que nous avons fait cette année encore, notamment dans le cadre traditionnel des Journées européennes du patrimoine les 18 et 19 septembre : en effet, nous avons été présents à la fois à Arcachon, avec le stand du Parc mauresque et une visite de l’École Saint-Elme, à Gujan-Mestras avec une exposition sur le romancier originaire de la ville Théodore Degrave, et à Andernos-les-Bains, avec une exposition sur les personnalités locales. Parmi les actions ponctuelles effectuées au cours de l’année, il faut évoquer une visite du patrimoine testerin en août par le président Boyé et une présentation du domaine de Certes en mai par Aimé Nouailhas. Nous avons aussi à plusieurs reprises fait découvrir le patrimoine du Bassin à des sociétés partenaires : citons par exemple les visites des ports de Biganos et du bourg d’Arès en mars pour la Société d’écologie humaine et d’anthropologie de Bordeaux, ou bien la visite de la Ville d’Hiver en juin dans le cadre de l’assemblée générale d’Aquitaine historique. Citons encore les visites du patrimoine arcachonnais organisées pour la Société archéologique de Bordeaux, pour l’association Au pays de Cernès, ou pour les clubs de randonnée de la région Aquitaine. D’autre part, nous avons contribué à mettre en valeur l’histoire du patrimoine forestier en apportant notre concours à l’élaboration de l’exposition montée à La Teste à la salle Pierre-Cravey. Merci à Michel Boyé et Jean-Claude Riehl, ainsi qu’à Philippe Jacques pour avoir organisé une visite spécifique de cette exposition à l’attention de nos adhérents. Enfin, notre expertise sur le patrimoine historique et culturel a été sollicitée dans le cadre des travaux préliminaires de la création d’un Parc marin sur le Bassin d’Arcachon, en partenariat avec l’association Voiles d’Antan et Le Groupe de Recherches Archéologiques sur le Mur de l’Atlantique Secteur Arcachon (GRAMASA).

Toutes ces activités variées et foisonnantes bien représentatives de la vitalité de l’association ne doivent pas nous écarter de notre ambition majeure pour l’année qui vient et les suivantes, c’est-à-dire faire mieux partager encore notre passion de faire de l’Histoire. En effet, au-delà de la valorisation du patrimoine et de la construction de la mémoire individuelle et collective, au-delà du partage du savoir comme on l’a déjà dit, notamment par la lecture du bulletin, il est important de faire envie à nos adhérents et sympathisants de devenir pleinement des acteurs.

– C’est déjà dans cet esprit que nous avons souhaité mettre sur pied cette année des travaux pratiques d’histoire locale dans le cadre des prestations effectuées pour l’Université du temps libre d’Arcachon. Rappelons que grâce à un accord avec cette association partenaire nos adhérents sont invités à suivre les cours que nous y donnons. Merci à sa présidente Annie Bibonne. Le but de ces travaux pratiques est d’initier les participants aux diverses méthodes de travail de l’historien afin qu’ils puissent peu à peu se les approprier : bibliographie bien sûr et sitographie, mais aussi paléographie c’est-à-dire études de textes authentiques, et archivistique. Merci à nos membres et partenaires qui ont accepté d’animer bénévolement cours et TP, soit 7 à 8 séances dans l’année pour chacune des deux activités, car cela représente un très gros travail de préparation. Mais il y va de l’enjeu pédagogique qui consiste pour nous à susciter l’envie d’aller à la découverte des matériaux de l’histoire. L’objectif n’est naturellement pas de faire de nos adhérents des professionnels de l’histoire, mais des amateurs éclairés et actifs, qui se font plaisir au milieu de nous.

– cela ne nous empêche pas d’épauler dans la mesure de nos moyens des étudiants en Histoire : citons le travail de Magali Marquès sur la famille des Ruat les derniers captaux de Buch, qui donnera lieu à de futurs articles dans notre Bulletin. Nous avons également reçu cette année Marie Vigué doctorante en histoire de l’art qui travaille sur la ville d’automne d’Arcachon, et Clément Beck qui travaille sur la Gendarmerie.

Ces derniers, comme d’ailleurs tous nos visiteurs des permanences du mercredi, ont accès à notre bibliothèque qui s’est encore enrichie cette année, en partie grâce aux dons de certains adhérents ou sympathisants, parfois auteurs eux-mêmes. Parmi les acquisitions récentes, citons le catalogue de l’exposition sur la forêt déjà évoquée, le volume trois de la réédition des albums de dessins de Léo Drouyn qui concerne le Bassin d’Arcachon et la Grande Lande , le dictionnaire étymologique des noms de famille gascons, ou bien l’ouvrage de Claude Courau sur le canal des étangs du Médoc.

– Il est certain que les adhérents chercheurs en herbe ont tout intérêt à fréquenter d’abord les médiathèques de leurs communes, ainsi que leurs services d’archives quand ils existent. J’en profite pour remercier les services des Archives municipales d’Arcachon et de La Teste-de-Buch, avec lesquels nous collaborons étroitement. Signalons la réouverture à la fin de ce mois des Archives départementales de la Gironde, dans leurs nouveaux locaux, c’est là où se trouve l’essentiel des sources nécessaires à nos travaux. Les adhérents qui le souhaitent pourront ainsi reprendre leurs activités de recherche et participer à la création du savoir historique collectif. Je tiens à remercier tout particulièrement ceux de nos membres qui facilitent l’accès aux sources, par le classement qu’ils ont effectué de certains fonds archivistiques municipaux : pensons à Anne Guillot de Suduiraut pour le legs Frondaie, à Bernard Dutein pour le fonds Ragot et à Michel Boyé pour le fonds Rebsomen. Ainsi on peut espérer générer des vocations de lecteurs et de rédacteurs. Merci aussi à Madame Rouxel d’avoir initié le recensement de toutes les villas d’Arcachon et de leur histoire sous forme d’une base de données.

– Il ne faut pas craindre non plus de présenter un résultat de recherche même modeste devant le congrès annuel organisé par la Fédération Historique du Sud-ouest. En 2009, Michel Boyé y avait fait une communication sur la source des Abatilles publiée dans les actes en 2010, ils figurent dans notre bibliothèque. En 2010, le thème était « maisons de campagne, maisons de la campagne » et Michel Boyé y a abordé le sujet de la création des premières villas de la Ville d’Eté à Arcachon. Il serait bon que dans le futur d’autres communicants se fassent jour: le thème de cette année abordera les pratiques et appartenances religieuses. A vos recherches et à vos plumes.

On le voit, ce n’est pas l’ambition qui manque à la Société historique et archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch. Tous ensemble, faisons tout pour qu’elle soit à la hauteur de ses projets. Elle abordera son quarantième anniversaire gaillardement lors de la prochaine assemblée générale. Toutes les idées et suggestions sont les bienvenues, nous les attendons.

Merci de votre attention.

Armelle Bonin-Kerdon, vice-présidente

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