L’état de la paroisse de Lanton en 1731

L’état de la paroisse de Lanton en 1731

Les liasses G 642 à G 653 des Archives de la Gironde sont constituées par les procès-verbaux (et pièces annexes) des visites effectuées par l’archevêque de Bordeaux dans son diocèse. La liasse G 651 est plus particulièrement consacrée aux visites des paroisses de l’archiprêtré de Buch et Born ayant marquées le XVIIIe siècle1. Nous avons retenu pour cette étude la paroisse de Lanton2 en 1731 à travers le procès-verbal de la visite effectuée cette année-là par François-Honoré de Maniban, archevêque de Bordeaux de 1729 à 1743, le curé de Lanton étant alors Antoine Singlar3. Nous avons parfois complété le procès-verbal, lorsque ce fut nécessaire, par certains extraits de la réponse dudit curé au questionnaire qui lui avait été envoyé pour préparer la visite.

Jean VALETTE

PROCEZ-VERBAL DE LA VISITE EN LA PAROISSE DE LANTON

L’an mil sept cens trente-un, le septième du mois de may avant midy, Nous, François-Honoré de Maniban, par la Providence divine et l’autorité du Saint Siège Apostolique, Archevêque de Bordeaux, Primat d’Aquitaine, Conseiller du Roy en tous ses Conseils, continuant les visites de notre Diocèse, Nous nous sommes transportéz dans la paroisse de Lanton, Archiprêtré de Buch et Born de notre dit diocèse, pour y faire notre Visite Archiépiscopale dûement indiquée à ce jourd’hui, accompagné de Monsieur l’abbé de Basterot, notre vicaire général, de Monsieur Ferbos, notre promoteur, et de notre Secrétaire soussigné, où étant arrivéz, avons été reçus par Maître Antoine Singlar, prêtre, curé de lad. Paroisse, et conduits processionnellement en l’Eglise Paroissiale de Lenton, accompagnés d’une partie du peuple, où étant, après les Prières ordinaires, avons fait l’absoute générale des Vivans et des Morts, le tout suivant l’ordre et les cérémonies marquées dans le Rituel de notre Diocèse, puis avons fait une exhortation à tout le peuple, luy expoxant le sujet de notre visite, lui rapellant les principaux devoirs de la vie chrétienne, et après avoir assisté au Saint Sacrifice de la messe que nous avons fait célébrer, nous avons fait interroger les enfans qui ont paru assés instruits, puis avons expliqué la nature et les effets du sacrement de la confirmation, les dispositions qu’il faut aporter pour le recevoir dignement et l’avons conféré à deux cens soixante-deux personnes, et procédant à la visite de l’église et de ses dépendances avons trouvé comme il est porté aux articles suivans :

1/ Le mandement de notre présente visite a été publié.

2/ On n’a point les ordonnances rendues dans les précédentes visites.

3/ Il y a un tabernacle de bois peint et doré par dehors et en-dedant. Il ferme à clef que le curé garde dans une armoire de la sacristie fermant à clef.

4/ On conserve toujours en réserve le Saint Sacrement dans le tabernacle. La lampe brûle seulement ès-grandes fêtes jour et nuit, les jours des dimanches et fêtes ordinaires depuis le matin jusques après les vêpres, et les jours ouvriers seulement pendant les messes. Elle est entretenue aux dépens de l’œuvre. On porte le Saint Sacrement aux malades dans une petite boëte d’argent dorée en-dedans. Il manque une bource destinée à ce seul usage, fermée par deux cordons qu’on attache au col.

5/ Il y a un ciboire d’argent doré en-dedans, couvert d’un voile de satin4 sous lequel on a soin de tenir un corporal. On renouvelle exactement les hosties.

6/ Il y a un soleil d’argent pour exposer le Saint Sacrement où il manque une clavette pour l’éguille du christal. On fait presque toujours servir son pied à un calice5.

7/ Les fonds baptismaux sont situés à l’entrée de l’église du côté gauche. Ils sont enclos d’une ballustradde de bois6. Il y a une piscine de pierre7, une cuvette de plomb étamée dont le couvercle est aussi de plomb pour contenir l’eau baptismale. La susditte ballustrade est fermée à clef que le curé garde. Il n’y a pas d’image qui représente le baptême de J. C. par saint Jean. On renouvelle tous les ans au moins8 la veille de la Pentecôte l’eau baptismale. On est exact à porter les enfans à l’église pour être baptisés et de supléer les cérémonies du baptême à ceux qui ont été ondoiés à la maison, ce qu’on ne fait pas sans nécessité. On en fait mention sur les registres.

8/ Il faut une boëte d’argent pour porter le Saint Sacrement aux malades.

9/ Il y a une petite armoire de bois attachée à la muraille, fermant à clef, où sont renfermées les boëtes des Saintes Huiles. Chacune est distinguée par son inscription. Elles sont d’étain et on a soin de renouveler toutes les années les Saintes Huiles et de brûler les anciennes dans les lampes.

10/ Il n’y a point de reliques.

11/ Le mêtre autel est dédié à N. Dame. Il y a une pierre de marbre consacrée. Le tableau de Notre [dame] représente l’Assomption de la Vierge. Du côté de l’évangile est la statue de saint Jacques, et du côté de l’épitre celle de saint Eloy. Le retable est doré et couvert d’un rideau9. Il y a deux napes sur l’autel, dont l’une est repliée. L’autel est couvert d’un tapis. Il y a un te igitur, lavabo, évangile, etc…, excepté un bassin pour les burettes.

12/ Le sanctuaire est ellevée d’une marche. Il est voûté et lambrissé à moitié. De chaque côté il y a deux fenêtres vitrées et garnies de barraux de fer. Il a dix pieds de long et autant de large. Il y a une ballustre10.

13/ Le cœur est séparé de la nef par une ballustrade de noyer. Le pavé est en bon état. Il y a un pupitre pour le chant. Le chœur a vingt pieds de large et dix de long.

14/ Il y a une sacristie contigue au chœur sur la droite bien bâtie, fermant à clef. Il n’y a pas de crucifix, de fontaine, d’essuie-mains, de carte de préparation et action de grace.

15/ Il y a une chasuble de damas à fonds blanc, fleurs rouges et vertes, avec un galon d’argent. Une autre dont le fonds est de moire d’argent avec des fleurs et une dantelle d’or. Autre d’un satin à fleurs à diverses couleurs, avec des bandes rouges formant une croix. Autre de satin rouge usée, qui peut servir en raccomodant la doublure. Autre de moire verte à petites fleurs. Autre d’un vieux velours violet hors d’usage. Il faut en faire faire une de la même couleur. Autre d’un camelot goffré noir. Il n’y a ny tuniques, ny dalmatiques. Il y a un pluvial de satin à fleurs de toutes couleurs avec des orfrois de damas rouge. Il faut en achetter un noir. Il y a un devant d’autel de toutes couleurs peint. Autre satin rouge à fleurs fort usé. Il y a une écharpe de satin blanc à fleurs rouges avec une frange aux deux extrêmités. Il y a un drap mortuaire et sa représentation. Un dais sans être garni. Il faut deux corporaux, quinze linges pour les palles.

16/ Il y a environ dix napes d’autels, six amits, trois aubes, deux cordons,dix purificatoires, trois palles.

17/ Il y a deux calices et leurs patènes dorées en-dedans, que le curé tient sous clef.

18/ Il n’y a d’autre argenterie que la grande croix, que l’œuvre tient sous clef.

19/ Il y a une bannière avec l’image du patron, une petite croix pour l’extrême onction et une grande croix pour les enterremens. Il manque un fallot. Il y a huit chandeliers de fonte, un encensoir, navette et cuillère, une clochette, un chandelier triangulaire pour la Semaine Sainte et un autre pour le cierge paschal, une représentation pour l’absoute des morts.

20/ Il y a deux missels, un cahier pour les morts, un graduel, un antiphonier. Il faut achetter un psaultier et un processional.

21/ Il n’y a presque pas de registres, et ce qui reste est en très mauvais état. Le curé assure que son prédécesseur Mr Roques11 les emporta à Belin où il est mort et qu’il seroit très aisé de les retirer en s’addressant à son fils résidant dans la paroisse de Sales. Le plus ancien est de l’année 1650.

22/ L’église est bâtie de pierre, lambrissée et bien carrelée. Les murs en sont bons. La nef du balustre à la porte a 60 pieds de long et 18 de large. Les fenêtres sont vitrées et garnies de barraux de fer12. Les portes sont en bon état.

23/ On fait la fête de la dédicace de l’église le 8 novembre et celle de la Vierge patrone de l’église le 15 aoust.

24/ Il y a dans la nef deux bancs, l’un appartenant au seigneur et l’autre à un nommé Pierre Dubosq, décédé13, qui a laissé des enfans. Il a cédé, à ce que l’on assure pour le droit d’iceluy, une pièce de terre située près le cimetière14. Il y a plusieurs sépultures qu’on répare aux dépens de la fabrique.

25/ Il y a trois autels, le mêtre autel, l’autel de saint Roch du côté de l’épitre, où il y a une pierre sacrée en bon état, un devant d’autel peint représentant saint Roch, et un marchepied convenable. L’autre autel est du côté de l’évangile, dédié à saint Sébastien. Il y manque une pierre. Les deux autels sont couverts par des rideaux.

26/ Il y a une confrérie de saint Sébastien établie en 1622 par Mr le cardinal de Sourdis. Elle n’a aucun revenu. Il ne s’y est glissé aucun abus15.

27/ Il y a une chère à prêcher de bois de noyer du côté de l’évangile.

28/ Il y a un confessional à trois places avec des grilles sans volets, bien placé.

29/ Il y a un grand crucifix du côté de l’épitre presque vis-à-vis la chère et une grande tribune au fonds de l’église dont l’escalier est en assez bon état.

30/ Il y a à l’entrée de l’église un grand bénitier en pierre où il y a toujours de l’eau bénite. Il y a aussi un petit bénitier portatif.

31/ Il y a un clocher de bois à l’entrée de l’église dans lequel il y a deux cloches16. On sonne l’angélus le soir et le matin pendant toute l’année, et on ne le sonne à midy que pendant le carême.

32/ Le cimetière est près de l’église, entouré de murailles avec une grille à l’entrée qui a besoin de réparation. Il y a au milieu une croix, un terrain séparé pour les enfans morts sans baptême. Il faut réparer six pieds de muraille et mettre un tourniquet.

33/ L’œuvre a environ 100 livres de revenu fixe.

34/ Les ouvriers sont présentés par le curé et l’ancien ouvrier à la paroisse qui les approuve ou les révoque à son gré. Ils ne prettent pas serment. Il faut nommer un commissaire pour ouir les comptes des ouvriers qui ne les ont pas rendus.

35/ Il y en a douze tant de la fabrique que de la confrérie. On rend compte à la fin de l’année du provenu des quettes.

36/ Il n’y a point de leg pie.

37/ Il y a un obit dont on n’est pas payé.

38/ Il n’y a pas de chapelle fondée en titre de bénéfice.

39/ Il n’y a pas de prieuré ny autre bénéfice.

40/ Il n’y a point d’archives.

41/ Il n’y a point d’annexe.

42/ Il n’y a pas de chapelles dans la campagne.

43/ Il n’y a pas de chapelles domestiques.

44/ Il est d’usage d’aller en procession à Audenge17 le jour de saint Yves le 18 mars et le jour de sainte Quitterie le 22 may à Endernos18 une fois tous les ans.

45/ On chante la grand messe à toutes les fêtes solemnelles et souvent les dimanches et on chante vêpres toutes les fêtes et dimanches conformément aux ordonnances du diocèse. On n’expose le Saint Sacrement que le jeudy saint, la fête du Saint Sacrement et pendant l’octave. On donne tous les jours la bénédiction.

46/ On fait exactement le prône, le catéchisme. On prépare les enfans pour la Première communion.

47/ On fait les processions ordinaires.

48/ Il n’y a pas de mission fondée. On ne se souvient qu’il y ait eu de mission.

49/ Il n’y a pas de société pour les bonnes œuvres.

50/ Il n’y a pas d’aumône fixe.

51/ Personne ne quette sans permission.

52/ La cure est vicairie perpétuelle. Mr l’abbé Dujeac, résidant dans le diocèse de Bayonne, y nomme en qualité de prieur de Comprian19. Le revenu et de trois cens livres. La dixme se paye douze un. On paye 34 de décime. Elle est de l’archiprêtré de Parentis20 et de la congrégation de Lacannau21.

53/ Il y a des contestations pour les limites avec le curé d’Audenge. La paroisse confronte à celle d’Audenge du côté de midy, du lever à Saint-Jean d’Illiac22, du nord au Temple23, du couchant à Andernos.

54/ Le bourg de Lenton est le principal lieu de la paroisse. Près de là il y a deux petits hamaux et un peu plus loin il y en a un autre. Leurs noms sont Rouminges, Lenan et Cassi24. Plusieurs pasteurs n’assistent à la messe que de quinze en quinze.

55/ Il y a environ 190 communians.

56/ Il n’y a pas de nouveaux catholiques.

57/ Il n’y a ny mêtre ny mêtresse d’école.

58/ Il y a deux femmes sages assez bien instruites.

59/ Mr le marquis de Sivrac est le seigneur25.

60/ M. les officiers de justice sont dans la paroisse d’Audenge, Mios et Biganos.

61/ Il n’y a point de prisons.

62/ Il n’y a ni notaire ni greffier.

63/ Il y a des chirurgiens qui avertissent exactement le curé des malades qui sont dans la paroisse.

64/ Il n’y a point de commanderie.

65/ Il n’y a point d’hôpitaux.

66/ Il y a des pauvres.

67/ Il n’y a pas de désordre dans la paroisse. Elle est bien réglée.

68/ Il y a une maison curiale qui a besoin de réparations. Le curé y loge.

69/ Le curé s’appelle Antoine Singlar, âgé de 36 ans ou environ, du diocèse de Vabres en Rouergue26. Il a fait ses études de philosophie et théologie à Montpellier27 sans avoir pris ses grades. Il a fait son séminaire à Alby28 et à Villefranche en Rouergue29. Le 28 décembre 1724 Mr Despujols, vicaire général de Mr d’Argenson, luy fit titre de la cure de Sainte-Marie de Lanton sur la présentation de Mr le prieur de Comprian, la dite cure étant alors vacante par la mort de Mr de Gui de Mourels30 et il en prit possession le 30 décembre 1724. La présentation est du 13 décembre 1724.

70/ Il n’y a pas d’autres prêtres ou éclésiastiques dans lad. Paroisse.

NOTES ET RÉFÉRENCES

1. Ont déjà été étudiées les paroisses de Lège en 1731, dans Le littoral gascon et sa vocation balnéaire, Arcachon, 1998, In-8°, p. 137-145 ; et celle du Temple en 1734, dans Bulletin de la Société Historique et Archéologique d’Arcachon (BSHAA) n° 113, 2002, p. 29-39. Pour éviter un certain nombre de redites, nous renvoyons à certaines notes infra-paginales qui se trouvent dans ces deux études.

2. Gironde, ar. Bordeaux, c. Audenge.

3. Sur Antoine Singlar, cf. le § 69 du procès-verbal de la visite donnée infra. Nommé curé de Lanton le 31 décembre 1724. S’absente du 22 août au 30 septembre 1734. Remplacé par le curé Courèze ; puis du 22 décembre 1735 à février 1736. Remplacé par le curé Roques. Très long ministère à Lanton : “ Le 11 aoust 1772 mourut muni de tous les sacremens Monsieur Maitre Singlar, curé de cette paroisse, âgé d’environ quatre-vingt ans. Son corps a été inhumé dans le sanctuaire de l’église paroissiale, présents Messieurs Jean-François Claverie, curé d’Andernos, et Patrice Boylan, curé d’Audenge, et une grande partie des paroissiens. Les soussignés ont signé avec moi soussigné qui l’ay ensevely : Chimbeau, curé du Temple, Claverie, curé d’Andernos, Boylan, curé d’Audenge. ”

Singlar fut remplacé à Lanton par Pierre-Abdon Turpin qui apparaît dans les registres le 5 septembre 1772. Cf. aux Archives Municipales de Lanton les registres paroissiaux.

4. Magnifique.

5. Qui n’en a point, ce qui n’est pas un obstacle à considérer le peu de tems qu’on se sert du susd. Soleil.

6. On y entre par une porte qui se ferme à clef que je garde devers moy.

7. Couverte d’un couvercle de bois qu’on fermoit autrefois à clef et non à présent à cause des ruptures intervenues.

8. Une et deux fois tous les ans, mais pour le moins aux fêtes, je veux dire la veille de Pentecôte.

9. Pour voiler seulement tout le maître autel aprez la Sainte Messe et vêpres.

10. D’un bois très propre et façonné et bien situé.

11. Roques a occupé momentanément la cure de Lanton à partir du 22 décembre 1735 et signe les registres jusqu’au 26 février 1736. Singlar réapparaît le 28 mars 1736.

12. Et non de chassis et fils d’archal, dépense qu’on est résolue de faire et très nécessaire.

13. Depuis peu.

14. Confrontant du levant aud. Domaine de la cure, du midy avec un ruisseau qui se jette dans le bassin, du nord ou septentrion avec le grand chemin qui conduit de Lenton au port de Lenton ou pré salé, du couchant avec le même chemin. On dit qu’il contient 4 journeaux de terre.

15. Elle fut érigée selon l’ordre et l’usage de l’église, comme il paroit par les statuts.

16. L’une plus petite que l’autre.

17. Gironde, ar. Bordeaux, ch. l. c.

18. Gironde, ar. Bordeaux, c. Audenge.

19. Prieuré à la nomination du Roi. Gironde, ar. Bordeaux, com. de Biganos, c. Audenge.

20. Parentis-en-Born, Landes, ch. l. c.

21. Lacanau. Gironde, ar. Bordeaux, c. Castelnau-de-Médoc.

22. Gironde, ar. Bordeaux, c. Castelnau-de-Médoc.

23. Gironde, ar. Bordeaux, c. Mérignac.

24. Aujourd’hui, Le Roumingue, au N.O. du bourg ; Lénan, au N. ; Cassy, au N.O.

25. De la famille des Durfort-Duras, branche des Civrac. Possédait des fiefs à l’est du bassin.

26. Vabres. Tarn, ar. Castres, ch. l. c.

27. Hérault (ch. l. du département de l’).

28. Tarn (ch. l. du département du).

29. Villefranche-de-Rouergue, Aveyron, ch. l. ar.

30. Les registres paroissiaux de Lanton portent : “de Guimonteil”. À signé les registres jusqu’à octobre 1724. Singlar signe le 30 novembre : “prêtre desservant la paroisse de Lanton”.

Extrait du Bulletin n° 115 de la Société historique et archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch.

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