Pages d’histoire locale à Arcachon (1896-1903)

ARCACHON

Pages d’Histoire locale (1)

par F. Canton

Chevalier de la Légion d’Honneur

Officier de l’Instruction publique

 Bordeaux

Imprimerie Gounouilhou

57, rue des Trois-Conils

1930

0 pageshistoirelocale

0 Veyrier-MontagneresVEYRIER-MONTAGNERES (Jean-Baptiste-James)

Officier de la Légion d’Honneur ;

Conseiller municipal d’Arcachon, le 3 mai 1896 ;

Maire d’Arcachon du 26 juin 1897 au 17 juillet 1922 ;

Conseiller général du canton de La Teste du 31 juillet 1898 au 30 juillet 1904 ;

Conseiller général du canton d’Arcachon du 3 juin 1906 au 19 juillet 1922 ;
Agent de change à Bordeaux de l885 à 1920 ;
Syndic de la Compagnie des Agents de change de Bordeaux de 1908 à 1920.

La présente notice ne mentionne que les événements et les faits les plus saillants de la vie administrative de M. Veyrier-Montagnères, soit comme maire d’Arcachon, soit comme conseiller général. Bien d’autres auraient pu être relatés ; mais cela nous aurait entraîné à des développements que nous avons jugés inutiles et superflus. Ainsi, on ne trouve pas trace dans cette notice des constructions et agrandisse­ments scolaires, ni de certaines réjouissances qui se repro­duisent régulièrement chaque année, telles que la fête locale du 25 mars et la fête nationale du 14juillet, auxquelles la Municipalité Veyrier-Montagnères a toujours apporté tous ses soins.

Les améliorations et les embellissements considérables réalisés, pendant les quinze premières années de la gestion Veyrier-Montagnères, dénotent chez leur principal auteur une compréhension intelligente des grands intérêts de la cité qu’il a pour ainsi dire transformée et métamorphosée, avec le concours toujours fidèle de l’assemblée communale et des parlementaires girondins.

Au cours de vingt-cinq années, M. Veyrier-Montagnères a déployé une activité énorme, qu’il a dépensée sans compter pour le bien de la ville d’Arcachon et en fournissant par lui-même une somme de travail et d’efforts ininterrompus, avec un désintéressement digne d’être donné en exemple.

Citons les embellissements les plus remarquables :

—Jetées promenades avec une participation de 50 pour cent de l’Etat ;

— Achat de la forêt des Abatilles dans des conditions exceptionnellement avantageuses pour la ville et aménage­ment en parc public ;

— Boulevard-promenade sur la plage ;

— Tramway de l’Aiguillon à Moulleau ;

— Don à la ville du stade Mateo-Petit, boulevard Déganne ;

— Don du Dispensaire d’hygiène sociale à la Croix-Rouge.

— Intensification et extension de l’éclairage au gaz ;

— Électricité pour l’éclairage et la force motrice ;

— Construction et réfection de nombreuses voies publiques ;

— Agrandissement de la mairie et concentration de cer­tains services publics de l’Etat : perception des contributions directes ; contrôle des contributions directes ; service des con­tributions indirectes, etc.

Ajoutons que le 1er février 1927, la Société des Pêcheries de l’Océan, dont M. Veyrier-Montagnères est le plus fort action­naire et le principal administrateur, a fait don de la chapelle de Notre-Dame des Passes et de ses dépendances, à l’Asso­ciation diocésaine de la Gironde, pour être exclusivement af­fectés au service de la Paroisse du Moulleau.

M. Veyrier-Montagnères a été pour tous les sports et pour les réjouissances publiques, un grand animateur :

Formation de sociétés hippiques ;

Carrousels militaires ;

Chasses pendant l’hiver ;

Formation de la Société du tir aux pigeons, des Aba­tilles ;

Encouragement aux Régates à la voile, à l’aviron et des bateaux de service ;

Football (aménagement spécial pour ce sport, du ter­rain du stade Mateo-Petit) ;

Batailles de fleurs ;

Fêtes vénitiennes sur le Bassin.

Lespremiers concours hippiques et les premières batailles de fleurs sur le bassin sont l’œuvre personnelle de M. Veyrier-Montagnères.

C’est encore lui qui, le premier, a obtenu du ministre de la Marine l’envoi à Arcachon de bateaux de guerre. Ces vi­sites se sont renouvelées, chaque année.

À noter aussi : Deux visites à Arcachon, de Sa Majesté le Roi d’Espagne, Alponse XIII, qui, la première fois, était accompagné de la Reine ;

Deux visites de Son Altesse le Prince Albert de Monaco ; et enfin la visite de plusieurs ministres.

Quelle belle et efficace publicité pour Arcachon qui, sous l’administration Veyrier-Montagnères, a pris au point de vue commercial et industriel, une importance et un développe­ment considérables. En 1897, le nombre de maisons était de 2 203 et le nombre d’habitants sédentaires, de 8 058. En 1922, Arcachon comptait 3 383 maisons et 10 634 habitants.

Si l’affreuse tourmente de 1914 a arrêté l’élan généreux de M. Veyrier-Montagnères pour sa chère ville, les cinq années de guerre ont permis à la population arcachonnaise de mesurer l’ardeur avec laquelle M. et Mme Veyrier-Montagnères, cette dernière, qui a toujours été pour son mari un soutien moral constant, se sont attachés à faire le bien, à soulager toutes les infortunes et à créer des œuvres qui continuent et qui ne s’éteindront jamais.

Nous ne saurions mieux terminer ces quelques notes d’his­toire locale, qu’en relatant l’éloge mérité que notre excellent et cher ami, M. Pierre Dignac, député de la Gironde, prononçait au déjeuner d’adieu qui était offert au Conseil mu­nicipal d’Arcachon par M. et Mme Veyrier-Montagnères, le 16 juillet 1922 et dont nous retrouvons le texte dans les journaux de l’époque :

« M. Pierre Dignac, associant dans un même toast celle (Mme Veyrier-Montagnères) qui fut pendant les heures difficiles la compagne si douce et si affectueusement réconfortante, termine en levant son verre à l’homme qui, pendant un quart de siècle, a si grandement honoré, en la représentant, la belle cité arcachonnaise. À lui, dit-il, peut s’appliquer, au moment où il achève sa rude carrière, la parole de la sagesse antique: «La lâche est rude, l’ouvrier tombe, mais l’œuvre est immortelle. »

F.C.

M. Veyrier-Montagnères (Jean-Baptiste-James), né le 4 octobre 1852 à Saint-Léonard (Haute-Vienne), agent de change à Bordeaux, propriétaire à Arcachon, est élu pour la première fois conseiller muncipal d’Arcachon, le 3 mai 1996, dans la liste de M le comte de Damrémont, maire, par 1.119 voix sur 1.445 votants.

26 juin 1897.

M. le comte de Damrémont, maire, étant décédé, M. Veyrier-Montagnères est élu maire d’Arcachon, par 19 voix contre 1 et 2 bulletins blancs.

M. Veyrier-Montagnères entre en fonctions au moment où la dette communale s’élève à 1 317 750 fr. 34.

10 juillet 1897.

D’accord avec la Chambre des notaires de Bordeaux, M. Veyrier-Montagnères propose au Conseil municipal d’émettre le vœu que l’étude de notaire de Gujan-Mestras soit transférée à Arcachon, cette étude faisant double emploi avec celle de La Teste, chef-lieu de canton.

11 juillet 1897.

M. Veyrier-Montagnères reçoit à déjeuner, à sa villa « Risque-Tout », de Moulleau, les membres du Conseil municipal et M. le docteur Aimé Bourdier, élu conseiller d’arrondissement le 4 juillet 1897, en remplacement de M. le comte de Damrémont, décédé.

15 juillet 1897.

M. Veyrier-Montagnères est nommé président du comité d’honneur et de patronage de l’Exposition internationale d’Ar­cachon, dont l’inauguration doit avoir lieu le 27 juillet 1897.

Nations prenant part à l’Exposition :

France, Algérie, Tunisie, Angleterre, Allemagne, Autriche-Hongrie, Belgique, Espagne, Grèce, Italie, Portugal, Pays-Bas, Russie, Roumanie, Suède, Norvège, Suisse, Turquie.

21 août 1897.

Sur l’intervention de M. Veyrier-Montagnères, le ministre de la Marine envoie deux torpilleurs en rade d’Arcachon à l’occasion des régates organisées par la Société de la Voile.

C’est la première fois que des bateaux de l’État mouillent sur le Bassin d’Arcachon.

25 septembre 1897.

Déférant au désir de M. Veyrier-Montagnères, le ministre de la Marine prescrit la visite à Arcachon de trois bateaux de l’escadre du Nord, qui entrent en rade d’Arcachon le 25 sep­tembre 1897, à 14 heures :

Épervier, croiseur torpilleur (148 hommes d’équipage) ;

Aquilon, torpilleur de haute mer (27 hommes d’équipage) ;

Ariel, torpilleur de haute mer (27 hommes d’équipage).

Le vapeur Ville-d’Arcachon, ayant à bord l’Harmonie de Sainte-Cécile, l’Harmonie de Gujan-Mestras réunies et le va­peur Ville-de-Rochefort, ainsi que l’escadrille des yachts de la Société de la Voile, vont à la rencontre des vaisseaux de notre marine de guerre.

Visite du maire et d’une délégation du conseil municipal aux officiers des trois bateaux, pour les inviter aux fêtes organisées en leur honneur.

À 5 heures, vin d’honneur offert aux officiers par la Municipalité.

26 septembre 1897.

Déjeuner offert aux officiers par la Société de la Voile.

Après-midi : matches de bateaux de plaisance, courses de bateaux du pays.

Après-midi et le soir : bal populaire.

Le soir, banquet offert par la Municipalité, au Casino de la Forêt ; représentation de gala et fête vénitienne sur le Bassin ; retraite aux flambeaux par la Musique municipale (direction Rausky) et l’Harmonie de Sainte-Cécile.

Au banquet offert par la Municipalité et présidé par M. Vey­rier-Montagnères, assiste M. le comte de Montebello, ambas­sadeur de France en Russie.

M. Veyrier-Montagnères prononce un discours.

27 septembre 1897.

Le Yachting-Club et l’Aviron Arcachonnais offrent aux offi­ciers de l’escadre du Nord un déjeuner, qui est présidé par M. Veyrier-Montagnères.

À 15 heures, les trois bateaux lèvent l’ancre.

M. Veyrier-Montagnères les accompagne à bord d’un canot, jusqu’à leur sortie du Bassin et exprime l’espoir que le pré­cédent établi deviendra une tradition.

Voici en quels termes s’exprime le journal L’Avenir du 16 octobre 1897 (rédacteur en chef, M. de Gabory) : « La réception très brillante qui a été faite à l’escadre du Nord est un avantage pour Arcachon et un succès pour l’adminis­tration municipale. Le principal mérite en revient à M. Vey­rier-Montagnères. Le pays constate avec joie qu’il a enfin à sa tête unmagistral de valeur, actif, impartial d bon administrateur. »

3 novembre 1897.

M. Veyrier-Montagnères provoque l’organisation d’une école régionale de pêche et de navigation, qui intéresse toutes les communes du canton de La Teste.

janvier 1898.

M. Veyrier-Montagnères organise une grande publicité en faveur d’Arcachon. De nombreuses affiches sont apposées dans toutes les gares de Paris et dans les principales villes de France.

février 1898.

Par ses démarches appuyées par M. Cazauvieilh, député, auprès du ministère de la Justice, M. Veyrier-Montagnères obtient la tenue, une fois par semaine, à Arcachon, d’une audience de justice de paix. Un décret du Président de la République consacre cette heureuse décision.

La première audience tenue par M. le Juge de paix de La Teste a lieu le 2 mars 1898.

20 février 1898.

M. Veyrier-Montagnères reçoit des mains de M. Lapeyre, marin, une lettre revêtue de 50 signatures, le remerciant d’avoir obtenu du département de la Marine l’autorisation de pêcher des crevettes, au moyen d’une drague remorquée par un canot, dans certains chenaux de Gujan, d’Eyrac, de Piquey et des Musclas. Il y a très longtemps que les chevrettiers sollicitaient cette autorisation qu’ils n’avaient jamais pu ob­tenir.

mars 1898.

M. Veyrier-Montagnères est informé que, suivant son désir, le ministre des Travaux publics a approuvé le projet dressé par le Service maritime, en vue de la reconstruction du débarcadère d’Eyrac et que l’Etat prend à sa charge la moitié de la dépense de reconstruction.

4 mars 1898.

Sur la proposition de M. Veyrier-Montagnères, le Conseil municipal donne un avis défavorable à l’aliénation de 96 hec­tares de la forêt domaniale, dans le sud d’Arcachon.

avril 1898. (Lundi de Pâques).

Grande bataille de fleurs, avenue Nelly-Deganne, organisée par MM. Veyrier-Montagnères, Thurneyssen et Dubos de Santa-Coloma.

avril 1898.

Après avoir étudié de très près la situation financière de la ville, M. Veyrier-Montagnères songe à se procurer des fonds sans charges nouvelles pour les contribuables.

Il obtient du Conseil municipal le vote d’un emprunt de 1 830 264 francs, destiné tant à rembourser 3 emprunts antérieurement contractés, en vertu des lois des 8 août 1881 et 28 février 1894 (solde des 3 emprunts à rembourser : 1 million 238.829 fr. 78), qu’à pourvoir à divers travaux urgents de voirie.

Moyennant une prorogation des emprunts antérieurs, la ville bénéficie ainsi d’une somme de 591 434 fr. 24 et d’une réduction d’intérêt à 3 fr. 70 p. 100 au lieu de 4 fr. 45 pour les 10 premières années et à 3 fr. 55 pour 100 pour les vingt dernières.

Un contrat sur ces hases intervient avec le Crédit Foncier, les 5-9 juillet 1898.

Voici 1’énumération des travaux exécutés et échelonnés sur plusieurs années avec la somme de 591 434 fr. 22 :

Réfection de l’avenue Regnauld ;

Construction de caniveaux sur les chemins vicinaux ordi­naires ;

Réfection de l’avenue de la Chapelle, de l’avenue Saint-Fer­dinand (aujourd’hui avenue de la République) et du boule­vard Chanzy ;

Construction de caniveaux et rechargement des rues des Trois bornes, des Pilotes, de la Mairie, du Temple et de la rue Grenier ;

Réfection des pentes et rampes de l’avenue de Moulleau ;

Construction du boulevard Deganne ;

Réfection des rues de Joigny, du Casino et Jéhenne ;

Réfection du boulevard de l’Océan et des rues Alfred-Déjean, Thomas-Illyricus ;

Création d’un square, place des Palmiers ;

Construction de caniveaux et trottoirs, boulevard d’Haussez ;

Réfection de l’avenue Saint-Arnaud, de l’avenue Sainte-Marie, des rues de la Dune-Pontac et du Cardinal-Donnet ;

Aménagement des abords de l’église Saint-Ferdinand ;

Réfection de la rue des Marins et construction d’un égout ;

Réfection de l’allée Charles-Rhoné ;

Construction de l’allée Marie-Adèle ;

Réfection de la rue Hovy et construction d’un égout ;

Réfection de la rue Lalesque ;

Construction de la rue Carmen ;

Réfection de la rue Coste, des avenues Gambetta et Victor-Hugo, de l’allée Corrigan, de l’avenue de Mentque et de l’allée Emile-Péreyre ;

Réfection de l’allée Hennon:

Assainissement des rues Marpon, Baleste-Guilhem, Sainte-Gratienne, cours Tartas, cours Desbiey et construction de caniveaux, cours Desbiey ;

Construction de l’avenue Nelly-Deganne, de la rue de la Gatinerie (chaussée et égout) ;

Construction d’un bassin au rond-point Deganne (remplacé actuellement par le monument aux morts de la grande guerre) ;

Prolongement de l’égout de la rue Hovy ;

Construction des jetées-promenades de la place Thiers et de l’allée de la Chapelle, avec participation de l’Etat (50 p, 100) obtenue par M. Veyrier-Montagnères (travaux exécutés en 1904) ;

Allée Notre-Dame-des-Passes ;

Reconstruction de la rue Célérier et établissement d’un égout ;

Reconstruction de la rue François-Legallais et construction d’une jetée ;

Travaux d’agrandissement de la mairie ;

Achat de pavés, de bordures et construction de divers trottoirs.

Comme on le voit, au moment où M. Veyrier-Montagnères prenait possession de la mairie, la voirie d’Arcachon laissait beaucoup à désirer sur de nombreux points et faisait complè­tement défaut sur d’autres. Des travaux d’assainissement étaient urgents. D’autre part, l’amélioration de la plage ne pouvait plus être retardée, amélioration obtenue par la construction des superbes jetées-promenades, qui, avec le boulevard-promenade sur la plage, entre la place Thiers et le débarcadère d’Eyrac, font l’admiration de tous les étrangers.

14 mai 1898.

M. Veyrier-Montagnères obtient la transformation du bu­reau télégraphique de Saint-Ferdinand en recette des postes et télégraphes de plein exercice.

M. Veyrier-Montagnères provoque l’étude dune ligne de tramway de l’Aiguillon à Moulleau et avance de ses deniers personnels, les frais d’études, plans et devis.

Ce projet est connu sous le nom de projet Odelin.

Le Conseil municipal prend ce projet en considération.

10 juin 1898.

Le Conseil municipal prononce le classement dans la voirie communale, du boulevard Deganne, de l’avenue Nelly-Deganne, et du Rond-point. En échange, M. Veyrier-Montagnères obtient de M. Deganne que la ville devienne propriétaire du Grand-Théâtre, de l’avenue du Château et du Skating, rue Molière, qui étaient la propriété personnelle de M. Deganne.

21 juin 1898.

Sur la demande de M. Veyrier-Montagnères, l’amiral Besnard, ministre de la Marine, envoie en rade d’Arcachon un détachement de l’escadre du Nord, qui croise dans l’Atlanti­que : les croiseurs Surcouf, Cassini et Epervier.

À 19 heures, au Casino Mauresque, réception des officiers par le maire et les conseillers municipaux.

À 20 heures, villa « Risque-Tout », M. Veyrier-Montagnères offre à dîner aux officiers.

Le lendemain, 22 juin, à midi, dans la salle mauresque du Casino, déjeuner offert par la Municipalité.

31 juillet 1898.

Élection au Conseil général.

M. Léon Lesca, conseiller général du canton de La Teste, depuis vingt-quatre ans, ne se représentant pas, M. Veyrier-Montagnères pose sa candidature et est élu , au premier tour de scrutin par 2.043 voix.

3 août 1898

M. le docteur Pauliet, qui avait combattu la candidature de son maire, donne sa démission d’adjoint et de conseiller municipal.

avril 1899.

M Veyrier-Montagnères organise une bataille de fleurs, une soirée de gala et un concours hippique, au vélodrome ducours Desbiey. C’est la première fois qu’on voit à Arcachon une bataille de fleurs sur le Bassin et un concours hippique.

25 août 1899.

Le Conseil municipal adopte le projet de tramway de l’Ai­guillon à Moulleau (projet Odelin).

août 1899.

M. Veyrier-Montagnères organise une fête nautique sur le Bassin.

2 septembre 1899.

Sur la demande de M. Veyrier-Montagnères, un détache­ment de l’escadre du Nord, venant de Cherbourg, entre en rade d’Arcachon. Ce détachement se compose du contre-torpilleur d’escadre Le Fleurus, jaugeant 1.300 tonneaux, com­mandé par M. Poidloue, capitaine de frégate, et du contre-tor­pilleur d’escadre Le Durandal, jaugeant 900 tonneaux, com­mandé par M. le lieutenant de vaisseau Pumperneel.

À 21 heures, fête vénitienne sur le Bassin.

3 septembre à midi «  Risque-Tout », M Veyrier-Montagnères reçoit à déjeuner les officiers de l’escadre.

À 14 heures, au Grand-Hôtel, présentation aux officiers, des sociétés nautiques locales.

À 15 heures, au siège de la Société de la Voile, présentation des membres de la société.

Le soir, banquet offert aux officiers.

À 21 heures, représentation de gala, au Casino Mauresque.

À 22 heures, bal offert par la Jeunesse arcachonnaise.

4 septembre, à midi, au Grand-Hôtel, déjeuner offert par le Comité des fêtes.

Le soir, dîner offert par le Yachting-Club.

Le 9 septembre 1899, trois torpilleurs de la défense mobile de Rochefort viennent rejoindre Le Fleurus et Le Durandal.

10 septembre. Bataille de fleurs sur le Bassin. Le soir, au Ca­sino Mauresque, banquet offert aux officiers par le Conseil municipal.

11 septembre. Le Fleurus et Le Durandal quittent notre port et sont accompagnés jusqu’aux passes, par les torpilleurs et un grand nombre de vapeurs et de yachts de plaisance.

15 avril 1900 (Pâques).

Au programme des fêtes de Pâques :

Deux journées de Concours hippique au Vélodrome ; Chasses au renard ; Drag par l’Equipage ; Match au lawn-tennis, handicap ; Concert symphonique au Casino Mauresque.

Élections municipales du 6 mai 1000.

M. Veyrier-Montagnères est élu au premier tour de scrutin par 1 179 voix sur 1 455 votants.

20 mai 1900.

M. Veyrier-Montagnères est élu maire par 17 voix (6 bulletins blancs). Adjoints : MM. Pages, Fargeaudoux.

5 août 1900.

Sur la demande de M. Veyrier-Montagnères, une division de l’escadre de la Méditerranée mouille en rade d’Arcachon.

Navires de guerre : le Passas, le Cassard, le Du Chayla, la Franée et le Dunos, croiseurs de 2e classe.

On note également au mouillage, le vapeur de la Marine de guerre espagnole Vasco Nunez de Balboa.

À 11 heures, réception des officiers français et espagnols, à la mairie.

À midi, au Casino Mauresque, banquet présidé par M. Veyrier-Montagnères.

À 16 heures, bataille de fleurs sur le Bassin.

Le soir, fête vénitienne et illuminations de tous les bâtiments de plaisance, de pêche et canots.

6 août 1900.

Le Yachting-Club (président, M. de Gaulne) offre aux officiers un banquet d’adieux, auquel est convié M. Veyrier-Montagnères.

Au Champagne, discours et concert par l’Union orphéonique.

7 août 1900.

Les bateaux de guerre quittent la rade, accompagnés jus­qu’aux passes par le vapeur Ile-d’Oléron, à bord duquel pren­nent place la Municipalité, la Musique municipale et les représentants de la Presse.

Ainsi prend fin cette belle fête navale, qui laisse un souvenir agréable à nos visiteurs et qui fait à notre station la plus précieuse publicité.

30 septembre 1900.

Grève des chefs soutiers et des marins inscrits des quatre compagnies de pêche.

M. Veyrier-Montagnères, choisi comme arbitre par le Syn­dicat des marins, obtient satisfaction pour les 200 grévistes auxquels il offre l’apéritif.

1er décembre 1900.

Sur la proposition de M. Veyrier-Montagnères, le Conseil municipal donne un avis favorable à la création d’un bureau auxiliaire des postes, dans le quartier de la Chapelle.

décembre 1900.

M. Rausky, ancien chef de musique militaire, est nommé directeur de la Musique municipale.

octobre 1900.

Essai de fusion des deux sociétés de gymnastique d’Arcachon, tenté par M. Veyrier-Montagnères.

Essai infructueux, l’une des deux sociétés n’acceptant pas cette fusion, par délibération de l’assemblée générale des 27 octobre et 6 novembre 1900.

février 1901.

Un froid exceptionnellement rigoureux sévissant à Arcachon et mettant sans travail un certain nombre d’ouvriers, M. Veyrier-Montagnères fait procéder d’office à des distributions de pain et de viande aux familles atteintes par le chômage.

Chasses au renard.

M. Veyrier-Montagnères prend les mesures nécessaires pour que des chasses au renard aient lieu pendant les mois de février et mars 1901.

27 avril 1901.

M. Veyrier-Montagnères et ses amis créent à Arcacbon une section de l’Association républicaine de la Gironde, qui est présidée à Bordeaux, par M. Edouard Bertin, avocat, conseiller général.

mai 1901.

Sur la demande de M. Veyrier-Montagnères, le Service de ponts et chaussées a établi un projet de défense de la plage, tendant à la création de deux jetées-promenades : l’une en regard de la place Thiers (170 mètres de long, 4 mètres de large, avec plateforme de 20 mètres à l’extrémité) ; l’autre vis-à-vis de l’allée de la Chapelle (48 mètres de long, 1 mètres de large, avec plateforme à l’extrémité). Béton armé, système Hennebique.

Le Conseil général des ponts et chaussées, qui a approuvé ce projet, le soumet au ministre des Travaux publics,

M. Veyrier-Montagnères obtient de l’Etat, une participation de 50 p. 100 de la dépense.

3 août 1901.

M. Veyrier-Montagnères prononce un discours aux obsè­ques de M. le docteur Gustave Hameau, d’Arcachon, prési­dent de l’Association des médecins de la Gironde, ancien maire d’Arcachon.

30 octobre 1901.

M. Veyrier-Montagnères fait connaître au Conseil munici­pal, que, d’accord avec M. le docteur Armaingaud, fondateur du Sanatorium de Moulleau, il a demandé à l’Etat de retirer le projet de loi déposé à la Chambre des députés, le 14 mai 1901, par le ministre de l’Agriculture, tendant à l’aliénation, par voie d’adjudication, de la forêt des Abatilles et de Bernet, située entre la route d’Arcachon à Moulleau et la plage.

M. Veyrier-Montagnères demande qu’un droit de priorité soit accordé à la ville d’Arcachon, pour l’achat de cette belle forêt.

Le Conseil municipal approuve l’initiative prise par M. Vey­rier-Montagnères et le charge de continuer ses démarches, en vue de permettre à la ville de créer un parc public.

4 novembre 1901.

M. Veyrier-Montagnères met au courant le Conseil muni­cipal des démarches qu’il a faites, avec M. Cazauvieilh, dé­puté, au sujet de l’acquisition par la ville, de la forêt des Abatilles et de Bernet.

Le Conseil autorise M. Veyrier-Montagnères à offrir à l’État, pour les 40 hectares de cette forêt, une somme de 80 000 francs. Neuf à dix hectares seraient cédés par la ville à M. Armaingaud, en vue de l’agrandissement du sanatorium, pour la somme de 20 000 francs.

4 janvier 1902.

M. Veyrier-Montagnères préside une soirée récréative offerte aux élèves des écoles communales Victor-Duruy. (M. Yon, directeur, et Mme Yon, directrice.)

27 janvier 1902.

M. Veyrier-Montagnères assiste, au Grand-Théâtre, à une conférence organisée par la Ligue française d’enseignement, sous le patronage de la Société des écoles communales et de la Mutualité et prévoyance scolaires d’Arcachon.

Conférenciers : MM. Édouard Petit, inspecteur général de l’instruction publique, délégué aux œuvres scolaires, et Léon Robelin, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement.

mars 1902.

M. Veyrier-Montagnères informe le Conseil municipal que, par acte notarié, M. Soulié-Cottineau a donné à la ville d’Arcachon, l’immeuble situé 204, boulevard de la Plage.

Cet immeuble devra, de préférence, être affecté à l’amé­nagement d’un hospice de vieillards ou d’un sanatorium, ou, à défaut, à l’installation d’un service public dépendant soit de la Municipalité, soit de l’État. Telles sont les volontés du donateur.

15 mars 1902.

M. Veyrier-Montagnères, n’ayant pas obtenu du propriétaire du Vélodrome l’autorisation d’organiser sur ce terrain, le concours hippique qui a lieu chaque année, entreprend d’organiser pour le dimanche après Pâques, 6 avril 1902, un cross-country, qui est un véritable steeple-chase à travers la campagne. Cette manifestation donne naissance à la Société du Golf et Country-Club d’Arcachon.

Il obtient du général commandant la 18e région et du mi­nistre de la Guerre, le concours des officiers du 18e Corps d’armée et de la musique militaire du 57e régiment d’infan­terie.

Lundi de Pâques. 31 mars 1902.

Organisation par M. Veyrier-Montagnères, dans la salle d’Euterpe du Casino de la forêt, d’un grand festival au profit des pauvres, donné par :

1° La Musique militaire du 57e régiment d’infanterie ;

2° L’Harmonie de Bordeaux-La Bastide ;

3° La Fanfare de Talence ;

4° La Fanfare de Saint-Michel, de Gujan-Mestras ;

5° La Musique municipale d’Arcachon (direction, Rausky) ;

6° L’Union orphéonique d’Arcachon (direction Chavan).

Défilé en ville de toutes ces sociétés musicales.

Le soir, feu d’artifice.

À 21 heures, au jardin du Casino, concert par la musique du 57e régiment d’infanterie.

6 avril 1902.

Organisation par M. Veyrier-Montagnères d’un cross-country, avec le concours de nombreux officiers du 18e Corps d’armée.

Élections législatives du 27 avril 1902.

M. Veyrier-Montagnères est nommé, par les délégués de toutes les communes de la cinquième circonscription de Bor­deaux, président du Comité central républicain de cette circonscription, qui soutient la candidature de M. le docteur René Cazauvieilh.

Dans sa séance du 4 avril 1902, l’Association républicaine (section d’Arcachon), dont le président est M. Veyrier-Montagnères, décide de soutenir la candidature de M. Cazauvieilh, qui est élu, par 8.139 voix, contre 6.998 à M. le comte de Lur-Saluces.

26 mai 1902.

M. Veyrier-Montagnères obtient la venue à Arcachon, de S. A. le Prince Albert Ier de Monaco.

À 9 heures, le Prince est reçu à la gare par M. Veyrier-Montagnères et M. le docteur Fernand Lalesque, président de la Société scientifique.

Dans la matinée, visite à la Société scientifique et visite d’un parc à huîtres.

À midi, le Prince est reçu à déjeuner par M. Veyrier-Montagnères, à « Risque-Tout ».

À 15 heures, visite des ateliers de construction d’embarcations de plaisance des Pêcheries de l’Océan.

À 16 h. 45, départ du Prince de Monaco, pour Bordeaux.

29 juin 1902.

M. Veyrier-Montagnères offre, au Grand-Hôtel de Moulleau, un banquet à la Musique municipale.

6 juillet 1902.

M. Veyrier-Montagnères préside la fête de la 1119e section des Vétérans des armées de terre et de mer et le banquet qui est donné à l’Hôtel de France.

Sont présentes à cette fêle, les sections de Saint-André-de-Cubzac, Le Bouscat, Biganos, Béliet, Cadaujac, Gujan-Mestras, Mios, La Tresne.

7 juillet 1902.

Un arrêté préfectoral prescrit l’ouverture d’une enquête d’utilité publique sur l’avant-projet présenté par M. Odelin pour l’établissement d’un tramway dans la ville d’Arcachon, entre la Pointe de l’Aiguillon et le Moulleau. (Délibération de la Commission départementale agissant en vertu d’une déli­bération du Conseil général.)

Du 21 au 24 août 1902.

Sur la demande de M. Veyrier-Montagnères, appuyée par M. Cazauvieilh, député, deux croiseurs détachés de la force navale de l’Atlantique viennent en rade d’Arcachon : le Cassini et le Fauconneau.

Comme les années précédentes, fêtes organisées en l’hon­neur des officiers : vins d’honneur à la mairie ; dîner chez M. Veyrier-Montagnères, à « Risque-Tout » ; croisière orga­nisée par la Société de la Voile ; banquet offert par la Muni­cipalité, au Casino Mauresque ; retraite aux flambeaux ; repré­sentation de gala au Casino ; illuminations, bal populaire ; fête vénitienne sur le bassin ; feu d’artifice sur le bassin ; vin d’hon­neur offert par l’Aviron arcachonnais ; soirée dansante au château Deganne.

19 octobre 1902.

Distribution des prix aux élèves des cours municipaux du soir, sous la présidence de M. Rotgès, inspecteur primaire, qui adresse des remerciements bien vifs à M. Veyrier-Montagnères, pour l’appui qu’il prête à toutes les œuvres qui se rattachent à l’école.

26 octobre 1902.

M. Veyrier-Montagnères préside à La Teste, salle Franklin, la distribution des récompenses aux lauréats de l’Ecole régio­nale de pêche et de navigation.

Dans son discours. M. Veyrier-Montagnères lait l’historique de la création de l’Ecole.

1er novembre 1902.

M. Veyrier-Montagnères reçoit à déjeuner, à « Risque Tout », le nouveau préfet de la Gironde, M. Lutaud, ainsi qne MM. Cazauvieilh, député, et le docteur Bourdier, conseiller d’arrondissement.

Visite de la ville par M. Lutaud, auquel sont exprimés les desiderata de la station.

novembre 1902.

MM. Veyrier-Montagnères et Cazauvieilh appuient une pétition des marins, pêcheurs, ostréiculteurs et directeurs des Sociétés de pêche d’Arcachon, adressée au président cl aux membres du Conseil municipal de Paris, contre le projet du préfet de la Seine, tendant à frapper d’une surtaxe d’octroi les denrées alimentaires et notamment la marée.

MM. Veyrier-Montagnères et Cazauvieilh demandent à être entendus par le président du Conseil municipal de Paris.

novembre 1902.

M. Veyrier-Montagnères a avec le président du Conseil municipal de Paris une longue conversation relativement à la protestation des marins. Le président déclare qu’il combattra de toutes ses forces le projet du préfet de la Seine, en ce qui touche la surtaxe des huîtres et la taxe du poisson commun,

M. Veyrier-Montagnères, poursuivant ses démarches à Paris, rend visite à M. Mascuraud, président du Comité républicain du commerce et de l’industrie, qui lui promet de voir un grand nombre d’édiles parisiens et de faire tons ses efforts pour les disposer en faveur de nos marins.

12 novembre 1902.

M. Veyrier-Montagnères, accompagné de M. Cazauvieilh, député, et du docteur Armaingaud, a une première entrevue avec M. le Directeur général des Domaines, au ministère des Finances, relativement à la cession à la ville d’Arcachon de la forêt des Abatilles et de Bernet.

Une deuxième entrevue a lieu le 14 novembre 1902.

15 novembre 1902.

MM. Veyrier-Montagnères et Cazauvieilh sont reçus par M. le Ministre des Finances, au sujet de la forêt des Aba­tilles.

30 novembre 1902.

M. Veyrier-Montagnères préside, à l’hôtel Jampy, le ban­quet annuel de la Musique municipale.

4 janvier 1903.

À l’occasion de l’élection sénatoriale partielle (M. Thounens, président du Conseil général, élu sénateur), M. Veyrier-Montagnères reçoit à déjeuner au restaurant de Paris, à Bordeaux, les délégués sénatoriaux du canton de La Teste (communes d’Arcachon, La Teste, Gujan-Mestras et Le Teich).

mars 1903.

M. Veyrier-Montagnères provoque la constitution définitive de la Société du Golf et Country-Club, dont il est adminis­trateur.

Cette société est présidée par M. le baron de Vandeuil.

14 mars 1903.

La Société du Golf et Country-Club, dont M. Veyrier-Montagnères est administrateur, décide d’organiser deuxjournées de concours hippique, qui sont fixées aux 12 et 13 avril 1902.

10 avril 1903.

Un traité intervient avec M. Dubousset, propriétaire duchâteau Deganne, pour la construction du Casino de la Plage.

19 avril 1903.

M. Veyrier-Montagnères souhaite la bienvenue, à leur arrivée, en gare d’Arcachon, aux délégués du Congrès des sociétés savantes, venues en excursion.

mai 1903.

M. Veyrier-Montagnères prend un arrêté municipal créant un laboratoire municipal d’hygiène et nommant directeur M. Henri Duphil, docteur en pharmacie.

Les attributions de ce laboratoire comportent l’inspection des viandes et denrées alimentaires, le contrôle des opérations de désinfection des locaux et objets mobiliers, les analyses chimiques, microscopiques et bactériologiques, afférentes à ce double service.

juin 1903.

Sur la demande de M. Veyrier-Montagnères, le ministre de la Marine accorde une subvention de 1 000 francs à l’École régionale de pêche et de navigation.

14 juin 1903.

M. Veyrier-Montagnères préside le banquet de 1119e section des Vétérans des armées de terre et de mer.

15 juin 1903.

Accompagné de M. Cazauvieilh, député, M. Veyrier-Montagnères est reçu par M. Camille Pelletan, ministre de la Marine, et invite ce dernier à venir visiter les passes du Bassin d’Arcachon et étudier sur place les questions intéressant la popu­lation maritime.

Le ministre promet de se rendre à Arcachon le 19 juil­let 1903.

19 juillet 1903.

M. Pelletan, ministre de la Marine, arrive à Arcachon à 10 heures et est reçu par M. Veyrier-Montagnères.

Après une visite à la Société scientifique, où le président, M. le docteur Fernand Lalesque, lui souhaite la bienvenue, le ministre s’embarque à bord du contre-torpilleur Javeline qui traverse les passes.

Les contre-torpilleurs Arquebuse, Javeline et le croiseur Cassini sont en rade.

À midi, au Casino Mauresque, banquet offert par la Ville. Discours de M. Veyrier-Montagnères et du ministre.

23 août 1903.

M. Veyrier-Montagnères part pour Paris, afin de demander au ministre de la Marine d’envoyer à Arcachon plusieurs ba­teaux de guerre, le 12 septembre, à l’occasion de l’inauguration de la jetée-promenade de la place Thiers, celle de l’allée de la Chapelle n’étant pas terminée.

M. Veyrier-Montagnères obtient satisfaction.

11 septembre 1903.

Arrivent en rade d’Arcachon : le croiseur Cassini et le contre-torpilleur Flamberge, qui mouillent en face de la jetée-promenade de la place Thiers.

Réjouissances publiques, le 10 septembre, pour l’inaugura lion de la jetée de la place Thiers.

3 septembre 1903.

M. Veyrier-Montagnères assiste au banquet organisé par la Société de bon secours des marins de Gujan-Mestras.

7 septembre 1903.

M. Veyrier-Montagnères préside, à Gujan-Mestras, une réunion d’inscrits maritimes, au cours de laquelle une conférence est faite par M. Lebel, capitaine au long cours, sur les diverses lois régissant la navigation et sur l’iniquité des lois de 1897 et 1898.

27 septembre 1903.

Concours hippique : la plus belle journée hippique de l’an née 1903.

Au Jury : MM. Veyrier-Montagnères, Henri Exshaw, Jacques Meller, Chabanneau et Soulet de Brugière.

3 octobre 1903.

Au cours d’une réunion tenue à la Bourse du travail de Bordeaux par le Syndicat des inscrits maritimes de la Gironde, M. Veyrier-Montagnères est délégué, par acclamation, pour présenter, au nom du Syndicat, au ministre de la Marine, les revendications des pêcheurs de la Gironde.

Ces revendications visent les abus dont sont victimes les pêcheurs des eaux abritées, par suite de la violation de la loi du 11 avril 1881 et l’application avec effet rétroactif, des lois et circulaires de 1897, contrairement aux promesses faites aux inscrits maritimes, antérieurement à leur promulgation.

18 octobre 1903.

M. Veyrier-Montagnères préside, à Gujan-Mestras, la distri­bution des récompenses aux lauréats de l’Ecole régionale de pêche et de navigation.

21 octobre 1903.

M. Veyrier-Montagnères, accompagné par M. Lebel, capi­taine au long cours, est reçu par le ministre de la Marine, auquel il présente les revendications du Syndicat des marins et pêcheurs de la Gironde. Il obtient la promesse que ces re­vendications seront prises en considération.

1er novembre 1903.

Manifestation patriotique au cimetière, où M. Veyrier-Mon­tagnères prononce un discours.

6 décembre 1903.

M. Veyrier-Montagnères assiste au banquet de la fête des facteurs des P. T. T. et prononce un discours.

13 décembre 1903.

Réunion au skating des marins et pêcheurs d’Arcachon, qui, se conformant aux suggestions de M. Veyrier-Montagnères, forment un Syndicat local, qui sera affilié à l’Union syndicale de la Gironde.

18 décembre 1903.

Plusieurs journaux ayant annoncé que le ministre de la Marine se propose de supprimer toutes les concessions de parcs à huîtres qui ne seraient pas exploitées par des inscrits maritimes ayant accompli leur service militaire, M. Veyrier-Montagnères, d’accord avec M. David, conseiller général du canton d’Audenge, proteste par nue lettre adressée au ministre contre ce projet qui constituerait une véritable spolia­tion.

20 décembre 1903.

M. Veyrier-Montagnères préside le banquet de 1′ « Estudian tina ». (Directeur, M. de Mendiry.)

26 décembre 1903.

M. Veyrier-Montagnères préside, au Skating, une conférence de M. Lehinas, de La Teste, en vue de la création d’une Union syndicale des ostréiculteurs du Bassin d’Arcachon.

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