Pages d’histoire locale à Arcachon (1904 -1911)

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ARCACHON

Pages d’Histoire locale (2)

par F. Canton

1er janvier 1904.

M. Veyrier-Montagnères reçoit à la mairie les Fonctionnaires de l’État, départementaux et communaux.

3 janvier 1904.

Par suite de l’état des passes, une soixantaine d’embarcations, montées par des pêcheurs à la sardine, sont abandonnées en mer et leurs équipages (151 hommes), sont recueillis à bord du vapeur chalutier Saint-Georges, des Pêcheries Françaises (patron, Félix Casteigs).

M. Veyrier-Montagnères ouvre une souscription publique en faveur des marins qui ont perdu bateaux, filets, engins de bord et de pêche.

6 avril 1904.

M. Veyrier-Montagnères rend visite au général André, ministre de la Guerre, en cure de repos, à Arcachon, villa « Mirasol », avenue du Collège.

16 avril 1904.

M. Veyrier-Montagnères profite de la présence à Arcachon d’un membre du Gouvernement, pour l’intéresser aux reven­dications des concessionnaires de parcs à huîtres.

Le général André, ministre de la Guerre, accompagné de M. Veyrier-Montagnères et de M. Maximilien Sauzeau, ostréi­culteur, s’embarque à bord du ponton de la marine pour aller visiter les parcs à huîtres.

Sur place, M. Veyrier-Montagnères fait remarquer au mi­nistre que les concessions accordées par l’État n’ont par elles-mêmes aucune valeur, et que lorsqu’elles en acquièrent une, c’est grâce aux travaux très importants qu’on y exécute et aux capitaux que l’exploitant est dans l’obligation d’exposer.

M. Veyrier-Montagnères attire tout particulièrement l’attention du ministre sur la situation malheureuse que crée­rait la détermination du ministre de la Marine, si ce dernier venait à enlever les concessions aux héritiers des parqueurs. Ce serait, à son avis, une véritable spoliation.

Le ministre de la Guerre dit qu’il se rend compte qu’une mesure générale ne peut pas être appliquée et qu’il y a lieu de respecter les droits acquis.

À midi, M. Veyrier-Montagnères offre un déjeuner froid au ministre qu’étaient venus rejoindre sur le ponton de la marine, M. Lutaud, préfet de la Gironde, et M. le docteur Bourdier, conseiller d’arrondissement.

24 avril 1904.

La Municipalité présente au Conseil municipal un projet de construction, sur la place Thiers, d’un kiosque pour les concerts musicaux.

Élections municipales du 1er mai 1904.

La liste présentée par M. Veyrier-Montagnères est élue tout entière.

M. Veyrier-Montagnères obtient 1 229 voix sur 1 493 votants.

15 mai 1904.

M. Veyrier-Montagnères est réélu maire, à l’unanimité. MM. Pages et Fargeaudoux, adjoints.

Après la séance, le Conseil se rend à « Risque-Tout », où un lunch lui est offert par M. et Mme Veyrier-Montagnères.

juin 1904.

M. Veyrier-Montagnères entreprend auprès de M. Délaissé, ministre des Affaires étrangères, des démarches pour que Sa Majesté Alphonse XIII visite Arcachon.

19 juin 1904.

M. Veyrier-Montagnères préside la fête des Vétérans des armées de terre et de mer et prononce un discours

10 juin 1904.

M. Veyrier-Montagnères préside, au Casino Mauresque, la fête de l’Enseignement primaire et une conférence.

21 juin 1904.

M. Veyrier-Montagnères, accompagné de M. David, conseiller général du canton d’Audenge, est reçu par M. Pelletan, ministre de la Marine, auquel il demande le maintien des usages établis, en ce qui concerne les transmissions des concessions de parcs à huîtres par voie de succession ou autre.

juillet 1904.

Rendant compte de son mandat de conseiller général M. Veyrier-Montagnères fait connaître qu’il a obtenu le classement de la route de Moulleau dans la voirie départemen­tale ; ce qui constituera une grosse économie pour les finances de la ville d’Arcachon, l’entretien de cette route étant désor­mais à la charge du département, jusqu’à concurrence de 50 p. 100 de la dépense.

Élection au Conseil général du 31 juillet 1904.

Deux candidats sont en présence : M. Veyrier-Montagnères, conseiller sortant, et M. Pierre Dignac, maire de La Teste. Résultats du scrutin :

Arcachon : Veyrier-Montagnères 1 327, Dignac 254

La Teste : Veyrier-Montagnères 72, Dignac 1 434

Gujan-Mestras : Veyrier-Montagnères 328, Dignac 628

Le Teich : Veyrier-Montagnères 154, Dignac 222

Total : Veyrier-Montagnères 1 881, Dignac 2 538

M. Pierre Dignac est élu.

5 août 1904.

Sur la demande de M. Veyrier-Montagnères, M. Pelletan, ministre de la Marine, envoie à Arcachon le croiseur Cassini et les contre-torpilleurs Baliste et Bombarde.

Principales fêtes organisées : réception des officiers à la mairie par le Conseil municipal (vin d’honneur). Représenta­tion de gala au Casino Mauresque. Déjeuner offert aux offi­ciers, par M. et Mme Veyrier-Montagnères, villa « Risque-Tout ». Régates à la voile. Banquet, concert et bal au Casino Mauresque.

Bal offert aux marins de l’escadre, à la salle d’Euterpe.

6 août 1904.

Le Conseil municipal demande, à l’unanimité, l’érection d’Arcachon, en canton.

6 août 1904.

M. Veyrier-Montagnères délègue M. F. Canton, conseiller municipal, dans les fonctions de chef de cabinet du Maire (fonctions gratuites).

4 septembre 1904.

Quarante délégués de l’Association de la Presse belge sont reçus à la gare, par M. Veyrier-Montagnères.

Lunch offert par la Société de la Voile. Visite de la ville. Réception par M. et Mme Veyrier-Montagnères, villa « Risque Tout »». Promenade sur le Bassin. Déjeuner offert par la Municipalité, au Casino Mauresque. Discours de M. Veyrier-Montagnères.

27 novembre 1904.

M. Veyrier-Montagnères assiste au banquet de l’Union orphéonique d’Arcachon (Directeur, M. Chavan) et prononce un discours.

Route automobile d’Arcachon à Biarritz (28 décembre 1904).

MM. Alphonse Bacon, maire de Labouheyre, et Maurice Vigneau, industriel à Mimizan, promoteurs du projet de création d’une route pour automobiles et cycles de Biarritz à Arcachon, se rendent à Arcachon pour entretenir M. Veyrier-Montagnères des démarches qu’ils ont faites auprès de l’Administration des eaux et forêts, des sociétés et des notabilités sportives.

La longueur de la route serait de 130 kilomètres environ ; sa largeur, de 20 mètres, dont 12 mètres de chaussée, cyclable en tout temps. Montant de la dépense : 10 à 12 millions. Il se­rait perçu un droit de péage par instrument de tourisme, suivant le nombre de personnes transportées.

M. et Mme Veyrier-Montagnères reçoivent MM. Bacon et Vigneau, à déjeuner, à « Risque-Tout ».

M. Veyrier-Montagnères les encourage vivement à poursui­vre la réalisation de leur projet, qu’il considère comme le plus avantageux pour le développement et l’avenir d’Arcachon et leur promet tout son concours.

15 mars 1905.

M. Veyrier-Montagnères, accompagné de M. Cazauvieilh, député, invite M. Thompson, ministre de la Marine, à venir présider à Arcachon le Congrès de climatologie et d’hygiène urbaine et à inaugurer le stand de tir, le 26 avril. Il invite également M. Berteaux, ministre de la Guerre, qui promet de faire son possible pour se joindre à M. Thompson, qui accepte l’invitation.

19 mars 1905.

M. Veyrier-Montagnères reçoit les excursionnistes qui doi­vent parcourir à cheval la route automobile projetée d’Arcachon à Biarritz, par MM. Bacon et Vigneau.

Déjeuner offert par la ville, au Grand-Hôtel. Discours de M. Veyrier-Montagnères, qui lève son verre au succès de l’œuvre entreprise.

Le soir à vingt heures, dîner offert aux excursionnistes, par M. et Mme Veyrier-Montagnères, villa « Risque-Tout ».

20 mars, à 8 heures du matin, départ, à cheval, de la caravane, dont fait partie M. Veyrier-Montagnères.

26 avril 1905.

Arrivée de M. Thompson, ministre de la Marine, accompa­gné de MM. Lutaud, préfet de la Gironde ; Cazauvieilh, dé­puté ; Monis, sénateur, et Daniel Mérillon, ancien député, président de la Fédération des sociétés de tir de France.

Réception du ministre et de sa suite par M. Veyrier-Montagnères. Le coiseur Cassini et les contre-torpilleurs Baliste cl lier sont en rade.

Dans la matinée, promenade sur le Bassin.

À midi, banquet offert par la Ville au Casino Mauresque.

À 15 heures, inauguration du stand de tir, par M. Daniel Mérillon, président de la Fédération des sociétés de tir de France, délégué par le ministre de la Guerre.

À 16 heures, sous la présidence du ministre de la Marine, ouverture officielle du Congrès de climatothérapie et d’hy­giène urbaine.

À 19 heures, à «Risque-Tout», dîner offert par M.et Mme Veyrier-Montagnères, au ministre de la Marine, à MM. Monis, Obissier-Saint-Martin, Decrais, Thounens, sénateurs ; Chaumet, Dormoy, Cazauvieilh, Cazaux-Cazalel, Videau, députés, Daniel Mérillon et aux officiers de la marine de Guerre.

Retraite aux flambeaux par la musique militaire du144e régiment d’infanterie et la Musique municipale.

6 mai 1905.

M. Veyrier-Montagnères préside, à l’Hôtel Courcy, le banquet de la corporation des cochers et loueurs de voitures et prononce un discours.

13 mai 1905.

M. Veyrier-Montagnères est nommé président de la 1119e section des Vétérans des armées de terre et de mer.

M. Veyrier-Montagnères fait connaître au Conseil municipal, réuni le 20 mai 1905, qu’il s’est mis en rapport avec M. le comte Lahens, pour l’organisation future des chasses au renard.

Le Conseil vote, à cet effet, une subvention de 4 000 francs.

27 mai 1905.

Sur la proposition de M. Veyrier-Montagnères, le Conseil municipal émet, à l’unanimité, le vœu que l’État prenne en sérieuse considération le projet de boulevard-automobile Arcachon-Biarritz, établi par MM. Alphonse Bacon et Mau­rice Vigneau.

10 juin 1905.

M. Veyrier-Montagnères invite M. Thompson, ministre de la Marine, et Son Altesse le Prince de Monaco à venir pré­sider, le 9 juillet, à la mise à l’eau du bateau de recherches, le Daniel-Guestier, construit par la Société des Pêcheries de l’Océan, pour le compte de la Société d’Océanographie.

18 juin 1905.

M. Veyrier-Montagnères reçoit à la gare et à la Mairie, le Congrès de la propriété bâtie.

Le même jour, à midi, il préside le banquet des Vétérans et prononce un discours.

9 juillet 1905.

Son Altesse le Prince de Monaco et M. Thompson, minis­tre de la Marine, accompagné de Mme et Mlle Thompson, MM. Lutaud, préfet, Thounens, sénateur ; Cazauvieilh et Dupérier de Larsan, députés, sont reçus à la gare par M. Veyrier-Montagnères, les adjoints et les conseillers municipaux.

À midi, déjeuner offert par M. et Mme Veyrier-Montagnè­res, à « Risque-Tout ».

À 15 heures, aux Pêcheries île l’Océan, lancement du bateau de recherches Daniel-Guestier.

24 juillet 1905.

M. Veyrier-Montagnères est nommé chevalier de la Légion d’honneur.

Le soir, réunion du Conseil municipal, au cours de laquelle M. Pages, premier adjoint, remet au Maire, au nom des conseillers, les insignes en brillants de l’ordre de la Légion d’honneur.

Sur la place de la Mairie, la Musique municipale et l’Union orphéonique se font entendre, pendant que le Conseil municipal offre le Champagne à M. Veyrier-Montagnères. Foule immense.

Désireux d’associer les pauvres à la joie de la population arcachonnaise, M. Veyrier-Montagnères donne l’ordre de faire à ses frais, le 6 août, une très large distribution de pain, vin et viande à tous les indigents secourus par le Bureau de bienfaisance.

30 juillet 1905.

M. Veyrier-Montagnères reçoit à déjeuner, an Grand Hôtel, les membres de la Musique municipale et de l’Union orphéonique, qui ont prêté leur concours, le 21 juillet, à la manifestation du Conseil municipal et de la population arcachonnaise.

Pareille réception à déjeuner est faite à 58 patrons et ouvriers qui, en 1905, ont effectué des travaux de bâtiment pour le compte personnel de M. Veyrier-Montagnères.

5 aoûtaoût 1905.

L’Association républicaine d’Arcachon offre, sous la présidence de M. le docteur Aimé Bourdier, conseiller d’arrondissement, et de M. Cazauvieilh, député, un punch à M. Veyrier-Montagnères, à l’occasion de sa nomination comme che­valier de la Légion d’honneur.

10 septembre 1905.

Présence en rade, du croiseur Cassini et du contre-torpil­leur Épieu.

M. Veyrier-Montagnères préside, à l’Hôtel Richelieu, le banquet offert par la Municipalité aux représentants de la presse française et étrangère, venus à Arcachon pour assis­ter aux grandes fêtes nautiques organisées par la Société de la Voile, du 8 au 12 septembre.

Ont été disputées : la Coupe Récapé, la Coupe Harmsworth, la Coupe Gordon-Bennett et la Coupe Veyrier-Monta­gnères.

Pour la Coupe Harmsworth, étaient engagés : 3 bateaux anglais, 2 bateaux américains et 3 bateaux français.

Sir Alfred Harmsworth, invité par M. Veyrier-Montagnères, a dit à ce dernier qu’il mettait gratuitement à sa disposition pour la publicité d’Arcachon les 48 journaux anglais et amé­ricains dans lesquels il était intéressé.

Ces merveilleuses fêtes nautiques ont laissé à tous les Arcachonnais et aux 20 000 étrangers qui en ont été témoins, un souvenir inoubliable

25 octobre 1905.

Sur le rapport de M. Jullidières, le Conseil général de la Gironde émet un avis favorable à l’érection d’Arcachon en canton.

29 octobre 1905.

M. Veyrier-Montagnères assiste à la distribution des ré­compenses aux élèves des cours de l’Œuvre postscolaire mu­nicipale, présidée par M. Cazauvieilh, député.

30 octobre 1905.

MM. Veyrier-Montagnères et le docteur Bourdier, apprenant que le ministre de l’Agriculture a refusé à MM. Bacon et Vigneau l’autorisation de continuer les études du tracé de la route automobile à travers les forêts domaniales de la côte de Mimizan à Biarritz, les études d’Arcachon à Mimizan ayant été faites sous la direction de M. Arnaudin, architecte à Arcachon, adressent à M. Cazauvieilh, député, une lettre le priant d’intervenir d’urgence auprès du Ministre pour que satisfaction soit donnée à MM. Bacon et Vigneau.

25 novembre 1905.

Le Conseil municipal renvoie à la Commission des finances et à la Commission des travaux l’examen de deux pro­jets de construction d’un boulevard-promenade sur la plage, entre le débarcadère d’Eyrac et la place Thiers : le premier établi, au nom de l’Administration municipale, par M. Fargeaudoux, adjoint au maire, architecte, et M. de Miramont, conseiller municipal, architecte, et le second, présenté par l’Administration des ponts et chaussées.

26 novembre 1905.

M. Veyrier-Montagnères préside, au Grand-Hôtel, le banquet organisé par l’Union orphéonique et l’Association des musiciens de la Musique municipale et prononce un discours.

4 janvier 1906.

Premier rendez-vous de chasse sous la direction de M. le comte Lahens, qui possède une excellente meute, dont un grand nombre de sujets ont été primés dans divers con cours.

Ces chasses continueront pendant tout l’hiver.

6 avril 1906.

Sur le rapport de M. Cazauvieilh, la Chambre des dépu­tés vote le projet de loi érigeant la commune d’Arcachon en canton.

En moins de deux ans, M. Veyrier-Montagnères obtient satisfaction, puisque la délibération du Conseil municipal d’Arcachon est du 6 août 1904.

MM. Méran et Ormières, anciens maires, avaient été moins heureux, leurs demandes d’érection d’Arcachon en canton, présentées en 1885 et 1889 n’ayant jamais eu de suite.

22 avril 1906.

Le Sénat ayant voté, à son tour, l’érection d’Arcachon en canton, le Journal officiel publie la loi.

22 avril 1906.

M. Veyrier-Montagnères reçoit le Congrès international des colonies scolaires de vacances et assiste, au Grand-Hôtel de Moulleau, au banquet présidé par M. Thamin, recteur de l’Université de Bordeaux.

M. Veyrier-Montagnères prend la parole.

12 avril 1906.

M. Veyrier-Montagnères reçoit le Congrès des médecins anatomistes et assiste au banquet présidé par M. le docteur Viault, président du Congrès.

M. Veyrier-Montagnères prend la parole.

15 et 16 avril 1906.

Concours hippique organisé par un groupe de sportsmen, formé par M. Veyrier-Montagnères. Ce groupe est présidé par M. Thurneyssen.

29 avril 1906.

Un banquet par souscription, qui groupe 250 convives, au Casino de la Plage, est offert à M. Veyrier-Montagnères, à l’occasion de sa nomination dans l’ordre de la Légion d’hon­neur.

3 mai 1906.

Réunion générale de l’Association républicaine d’Arca­chon, affiliée à l’Alliance républicaine démocratique (section girondine, dont le président est M. le docteur Mauriac et le secrétaire général, M. Armand Calmel, avocat).

M. Veyrier-Montagnères, qui préside, fait acclamer la can­didature de M. Cazauvieilh, député sortant, à l’élection légis­lative du 6 mai 1906.

Un appel est adressé par l’Association républicaine, à tous les électeurs, et M. Veyrier-Montagnères préside la réunion publique, au cours de laquelle M. Cazauvieilh rend compte de son mandat, réunion publique organisée par le Comité central républicain de la 5e circonscription de Bordeaux.

Élections législatives du 6 mai 1906.

M. Cazauvieilh est élu par 9 087 voix, contre 5 076 à M. Chabrely et 1 110 voix à M. Jouhet.

Élections au Conseil général et au Conseil d’arrondissement.

Un décret du Président de la République, en date du 16 mai 1906, fixe au 3 juin 1906 l’élection au Conseil général, du canton d’Arcachon et au 10 juin, l’élection au Conseil d’arrondissement.

26 mai 1906.

L’Association républicaine d’Arcachon, réunie sous la présidence de M. le docteur Aimé Bourdier, conseiller d’arrondissement, acclame à l’unanimité la candidature de M. Veyrier-Montagnères au Conseil général.

3 juin 1906.

M. Veyrier-Montagnères est élu conseiller général par 1 367 voix sur 1 422 votants.

Après la proclamation du résultat du scrutin, la musique municipale joue la marseillaise, aux applaudissements d’une foule immense, qui a envahi la place de la Mairie et qui acclame le nouvel élu.

7 juin 1906.

L’Association républicaine d’Arcachon, réunie sous la pré­sidence de M. Veyrier-Montagnères, acclame à l’unanimité la candidature de M. le docteur Aimé Bourdier au Conseil d’arrondissement.

10 juin 1906.

M. le docteur Aimé Bourdier est élu conseiller d’arron­dissement par 1 393 voix sur 1 423 votants.

Aux acclamations de la foule, la musique municipale joue la marseillaise.

24 juin 1906.

Assemblée générale, à Bordeaux, de la Fédération giron­dine de l’Alliance républicaine démocratique.

M. Veyrier-Montagnères est élu membre du Comité cen­tral de la Fédération pour le canton d’Arcachon.

2 juillet 1906.

Par arrêté du 2 juillet 1906, M. Canton, conseiller munici­pal, chef de cabinet du maire, est délégué au service de l’Oc­troi.

23 août 1906.

M. Veyrier-Montagnères assiste au banquet de la Société de la Voile, présidé par M. H. Peyrelongue et prend la pa­role.

9 septembre 1906.

La Municipalité donne une grande fête vénitienne sur le Bassin, entre le débarcadère d’Eyrac et la jetée-promenade de la Chapelle.

30 septembre 1906.

M. Veyrier-Montagnères assiste à la manifestation organi­sée par la Musique municipale en l’honneur de M. Rausky, qui, pour raisons de santé, a donné sa démission de directeur de cette société, fonction qu’il a remplie pendant une dizaine d’années.

M. Veyrier-Montagnères prononce un discours.

23 octobre 1906.

Au Conseil général de la Gironde, M. Veyrier-Montagnères fait renouveler le vœu que la Compagnie du Midi établisse une double voie de Lamothe à Arcachon, ce parcours étant effectué chaque année, par plus de 300.000 voyageurs.

28 octobre 1906.

M. Veyrier-Montagnères préside, au Casino Mauresque, la distribution des récompenses aux élèves des cours de l’Œuvre postscolaire municipale.

M. Veyrier-Montagnères prononce un discours.

30 octobre 1906.

Le Conseil général de la Gironde nomme M. Veyrier-Montagnères membre de la Commission départementale, qui se réunit chaque mois à la préfecture.

20 octobre 1906.

M. Veyrier-Montagnères ayant réussi à obtenir du minis­tre de l’Agriculture le retrait du projet de loi que ce dernier avait déposé à la Chambre, le 14 mai 1901, tendant à l’aliéna­tion, par voie d’adjudication publique, de la forêt des Abatilles et de Bernet, un décret du Président de la République, en date du 20 octobre 1906, autorise la ville d’Arcachon à acquérir soit à l’amiable, soit par voie d’expropriation pour cause d’utilité publique, les terrains des Abatilles et Bernet, le long de la plage, entre le parc Pereire et Moulleau.

7 novembre 1906.

M. Veyrier-Montagnères, accompagné de MM. Chaumet et Cazauvieilh, députés, est reçu par M. Barthou, ministre des Travaux publics, auquel il présente les doléances de la ville d’Arcachon, tendant à l’établissement d’une double voie de chemin de fer de Lamothe à Arcachon.

M. Veyrier-Montagnères remet au Ministre une note fai­sant ressortir l’état d’infériorité dans lequel se trouve Arca­chon, vis-à-vis des autres centres de production, au point de vue des tarifs de transport du poisson et des huîtres.

9 novembre 1906.

Le Journal officiel publie un décret du Président de la Ré­publique déclarant d’utilité publique l’établissement d’une ligne de tramway destinée au transport des voyageurs, entre la pointe de l’Aiguillon (boulevard Chanzy) et Moulleau.

C’est aux pressantes démarches de M. Veyrier-Montagnè­res qu’est due l’obtention de ce décret et la réalisation d’un progrès appelé à transformer, en l’augmentant, la vie indus­trielle et balnéaire de notre station.

Depuis 1875, c’est-à-dire depuis vingt-deux ans avant l’arri­vée de M. Veyrier-Montagnères à la Mairie, la population arcachonnaise demandait l’établissement d’un tramway.

15 décembre 1906.

Le Conseil municipal adopte un projet de construction, sur la place Thiers, d’un kiosque pour la musique, avec cabinets privés et publics, au-dessous (Rapporteur : M. Fargeaudoux, adjoint).

15 décembre 1906.

M. Veyrier-Montagnères ayant pris l’initiative d’entretiens avec la Compagnie du gaz d’Arcachon, en vue de créer un réseau d’électricité et d’établir le tramway de l’Aiguillon à Moulleau, sous réserve de la prorogation du traité actuel, modifié en conséquence, le Conseil municipal autorise M. Veyrier-Montagnères à continuer les pourparlers.

M. Veyrier-Montagnères explique au Conseil qu’il a tenté en vain de faire fusionner en une seule les deux sociétés de gymnastique « Tout pour la Patrie » et les « Enfants d’Ar­cachon » et donne lecture de la correspondance échangée.

22 décembre 1906.

M. Veyrier-Montagnères assiste, à Paris, avec M. Forsans, maire de Biarritz, au banquet de la Chambre syndicale du Cycle et de l’Automobile, présidé par M. Doumergue, ministre du Commerce.

M. Darracq, président de la Chambre syndicale, proclame l’utilité de l’établissement d’une route tout le long du golfe de Gascogne, entre Arcachon et Biarritz, les deux grandes stations estivales et hivernales du Sud-Ouest, dont la spor­tive région de Bordeaux est le centre.

Mariage à Notre-Dame de Bordeaux, de Mlle Veyrier-Montagnères avec M. Charles Olivari, lieutenant au 144e régi­ment d’infanterie.

En l’honneur du mariage de sa fille, M. Veyrier-Montagnères donne au service municipal de l’Assistance publique d’Arcachon, les instructions nécessaires pour distribuer large­ment, ce jour-là, en son nom et à ses frais, du pain, de la viande et du vin, aux indigents d’Arcachon.

6 janvier 1907.

M. Veyrier-Montagnères est nommé pour la deuxième fois président de la Société de gymnastique, de tir et de prépara­tion militaire « Les Enfants d’Arcachon ».

28 janvier 1907.

D’accord avec M. Veyrier-Montagnères et au nom des commissions des finances et des travaux réunies, M. Canton présente au Conseil municipal, qui l’adopte, un rapport sur un important programme de travaux à réaliser et sur les voies et moyens de leur exécution :

Construction d’un boulevard-promenade sur la plage, re­liant la jetée de la place Thiers et la place Thiers, elle-même, au débarcadère d’Eyrac ;

Établissement de trottoirs en ciment ou en grès, boulevard de la Plage, de l’allée de la Chapelle à la place de l’Aiguil­lon et avenue Saint-Ferdinand (aujourd’hui avenue de la République) ;

Construction de l’avenue Méran, de l’avenue Alexandrine, de la rue Nathaniel-Johnston, de la rue latérale à la gare, de la rue Lafon ;

Réfection de l’égout du débarcadère d’Eyrac ;

Établissement de caniveaux et bordures dans toutes les voies qui en sont dépourvues ;

Agrandissement du groupe scolaire Victor-Duruy ;

Aménagement du groupe scolaire Paul-Bert ;

Réfection des cabinets du marché ; établissement d’uri­noirs ;

Agrandissement du Bureau central de l’Octroi.

Ces dépenses n’imposent aucune nouvelle charge aux con­tribuables.Il y est fait face au moyen d’une prorogation de l’emprunt de 1898, qui a pour résultat de mettre immé­diatement à la disposition de la ville, une somme de 350.000 francs.

27 janvier 1907.

M. Veyrier-Montagnères assiste, à Bordeaux, au banquet organisé par le Conseil général de la Gironde, en l’honneur de M. Lutaud, nommé préfet du Rhône.

3 février 1907.

M. Veyrier-Montagnères assiste au banquet de la fête des facteurs des P. T. T. et prononce un discours.

17 mars 1907.

M. et Mme Veyrier-Montagnères reçoivent à déjeuner, à «Risque-Tout», le nouveau préfet de la Gironde, M. Duréault, et les membres du Conseil de révision.

1er avril 1907.

M. Veyrier-Montagnères organise un grand carrousel militaire, avec le concours du 10e régiment de hussards et de la musique militaire du 144e régiment d’infanterie.

10 avril 1907.

M. Veyrier-Montagnères est nommé membre du Comité de l’Exposition internationale maritime de Bordeaux, groupe XIII, hygiène, tourisme, stations thermales, balnéaires, sports, sauvetage, etc.

12 avril 1907.

M. Veyrier-Montagnères fait adopter par le Conseil géné­ral un vœu tendant à ce que la vente des huîtres de l’étang de Thau, qui ont causé les plus graves préjudices à l’indus­trie ostréicole du bassin d’Arcachon et occasionné des acci­dents mortels, soit interdite.

27 avril 1907.

M. Veyrier-Montagnères obtient du Conseil municipal, réuni en séance officieuse, l’autorisation de prélever sur les ressources du budget, les crédits nécessaires pour subventionner les grandes fêtes de la Semaine maritime, dont il a obtenu l’organisation à Arcachon, du 8 au 15 septem­bre 1907, par l’Automobile-Club, le Yacht-Club, la Voile, l’Aviron et le Comité des fêtes de l’Exposition internationale maritime de Bordeaux.

1er mai 1907.

Ouverture, à Moulleau, d’une recette auxiliaire des Pos­tes, dont M. Veyrier-Montagnères a demandé et obtenu la création.

Grâce aux démarches de M. Veyrier-Montagnères, un deuxième circuit téléphonique va ère créé entre Arcachon et Bordeaux, le circuit unique étant devenu insuffisant par suite du développement de la ville, au point de vue commercial, industriel et climatique.

11 mai 1907.

Le Conseil municipal adopte le projet de convention modificative et additionnelle au traité du 22 juillet 1881 pour la fourniture à la ville et aux particuliers, du gaz d’éclairage et de chauffage et le projet de convention pour l’établissement par la Compagnie du gaz, du tramway de l’Aiguillon à Moulleau. Résultais de ce projet : diminution du prix du gaz, éclairage électrique, construction d’une usine électrique et du tramway.

1er juin 1907.

M. Veyrier-Montagnères, membre du Comité central de la Fédération girondine de l’Alliance républicaine démocratique, assiste au banquet de la Fédération, présidé par M. Monis, sénateur.

13 juin 1907.

M. Veyrier-Montagnères reçoit les délégués du 17e Congrès des notaires de France.

Au déjeuner qui réunit ces personnalités, au Casino de la Plage, M. Veyrier-Montagnères prononce un discours.

20 juin 1907.

M. Veyrier-Montagnères reçoit les membres du 12e Congrès de l’Union syndicale des maîtres imprimeurs de France.

Banquet à l’Hôtel Victoria et discours de M. Veyrier-Montagnères.

27 juin 1907.

M. Veyrier-Montagnères reçoit les membres du Congrès International d’architecture navale. Lunch offert au Casino de la Plage, par le Syndicat d’initiative (président, M. de Canine), Discours de M. Veyrier-Montagnères.

juin 1907.

La Commission départementale, siégeant à la Préfecture, ratifie la rétrocession par M. Odelin, du tramway d’Arcachon à Moulleau, à la Société anonyme d’éclairage et de chauffage d’Arcachon.

juillet 1907.

M. Veyrier-Montagnères met sur pied un projet financier, en vue de construire le boulevard automobile Arcachon-Biarritz.

Il s’agit d’une grande émission de bons à lots, qui seraient remboursés au-dessus du pair dans un délai déterminé, mê­me ceux non sortis avec primes.

Le capital nécessaire pour la construction serait de 12 mil­lions.

Élection au Conseil général du 28 juillet 1907.

M. Veyrier-Montagnères, candidat de l’Association ré­publicaine d’Arcachon, est élu par 1 369 voix sur 1 415 vo­tants.

18 août 1907.

À 16 heures, grande bataille de fleurs sur le bassin, organi­sée par la Municipalité, avec le concours de la Société de la Voile et de l’Aviron arcachonnais.

À 21 heures, embrasement et illumination du Casino de la Forêt. Grand bal populaire. Entrée gratuite.

22 août 1907.

Grâce aux pressantes démarches de M. Veyrier-Montagnè­res, Sa Majesté le roi Alphonse XIII et la Reine d’Espagne viennent à Arcachon, en automobile. Accueil chaleureux de la population arcachonnaise.

M. Veyrier-Montagnères offre à la Reine, à son arrivée, une superbe gerbe de fleurs entourée de rubans aux couleurs es­pagnoles et met sa villa « Risque-Tout » à la disposition des souverains.

Le Roi invite M. Veyrier-Montagnères à déjeuner, au Grand Hôtel de Moulleau.

Dès leur arrivée, le Roi et la Reine se rendent à la jetée promenade de la place Thiers. Ils visitent ensuite les locaux de la Société de la Voile.

À 14 heures, promenade sur le bassin, à bord des bateaux automobiles Zermath, à M. Veyrier-Montagnères, et Asmodée, à M. Lucien Maurel.

Les souverains repartent à 16 heures, en automobile, se di­rigeant sur Pau.

19 août 1907.

Au Conseil général, M. Veyrier-Montagnères est nommé secrétaire de la Commission des finances.

29 août 1907.

M. Veyrier-Montagnères est reçu par Sa Majesté Alphonse XIII, roi d’Espagne, au Palais Miramar, à Saint-Sébastien.

Le Roi remercie très chaleureusement le maire d’Arcachon de l’accueil enthousiaste qui lui a été fait le 22 août, par la population arcachonnaise et renouvelle sa promesse de venir rester quelques jours dans notre station, dont la Reine et lui ont emporté le meilleur souvenir.

Grande Semaine maritime (septembre 1907).

Sur la demande de M. Veyrier-Montagnères, M. Thompson, ministre de la Marine, envoie à Arcachon des bateaux de guerre, à l’occasion de la Grande semaine maritime : contre torpilleurs Coulevrine, Arquebuse ; torpilleurs nos 183, 274, 239 et 187, et la canonnière Actif.

Sont en rade également, le contre-torpilleur destroyer espagnol Osado et l’aviso Giralda, appartenant à Sa Majesté le Roi d’Espagne.

Réjouissances populaires organisées par la Municipalité Le 8 septembre, les amiraux Bugard, préfet maritime de Rochefort, et Gervais, président de la Ligue maritime fran­çaise, sont reçus à la gare par MM. Veyrier-Montagneres et Cloarec, directeur de la Ligue.

Le soir, à « Risque-Tout », M. et Mme Veyrier-Montagnères reçoivent à dîner les amiraux, les officiers des bateaux de guerre français et espagnols, le commandant de l’aviso Giralda et diverses notabilités. Cinquante convives.

7 septembre 1907.

La municipalité offre, à l’occasion du Congrès des Syndi­cat d’initiative du Sud-Ouest, un banquet présidé par M. Vey­rier-Montagnères, qui prononce un discours.

13 septembre 1907.

M. et Mme Veyrier-Montagnères reçoivent à déjeuner à « Risque-Tout », M. Baillif, président du Touring-Club de France ; MM. Descoubes, ingénieur, président du Syndicat pour le reboisement des montagnes ; Grandjean, inspecteur des eaux et forêts, Maurice Martin, publiciste, le parrain de la Côte d’Argent et de Gaulne, président du Syndicat d’ini­tiative d’Arcachon.

15 septembre 1907.

M. Veyrier-Montagnères reçoit le Congrès national des pêches maritimes. Au vin d’honneur offert par la ville, au Casino de la plage, M. Veyrier-Montagnères prend la parole.

16 septembre 1907.

M. Veyrier-Montagnères est nommé vice-président de la 3e section du Congres des pêches maritimes, qui tient ses assises à Bordeaux. Cette section est présidée par M. Le Bail, député du Finistère.

M. Veyrier-Montagnères fait adopter par le Congrès le vœu que la Compagnie des chemins de fer du Midi applique le nouveau tarif G. V. 114 pour le transport du poisson et des huîtres, ce tarif étant accepté par les sept autres grandes Com­pagnies du réseau français.

23 septembre 1907.

Au Conseil général, M. Veyrier-Montagnères est nommé se­crétaire de la Commission départementale.

26 septembre 1907.

M. Veyrier-Montagnères reçoit le Congrès international de la Presse, qui comprend 300 publicistes et directeurs de jour­naux de toutes les nations.

Au banquet qui a lieu au Casino de la Plage et qui est offert par la ville, M. Veyrier-Montagnères prononce un discours.

L’après-midi, promenade sur le Bassin.

octobre 1907.

M. le vice-amiral Gervais, président de la Ligue maritime française, adresse par lettre, ses remerciements à M. Veyrier-Montagnères pour le concours qu’il a donné à la préparation et à l’organisation des fêtes de la Grande semaine maritime, qui viennent de se dérouler dans la Gironde.

M. Henri Gounouilhou, président du Comité d’organisation du Congrès international des Associations de Presse, remercie par lettre, M. Veyrier-Montagnères du précieux concours qu’il a prêté, de la brillante réception qu’il a préparée, de l’ac­cueil si généreux et si cordial qu’il a fait au Congrès.

27 octobre 1907.

M. Veyrier-Montaguères assiste a la distribution des récom­penses aux lauréats de l’Œuvre postscolaire municipale et de l’Ecole régionale de pêche et de navigation. Cette solennité est présidée par M. Lopez-Diaz, inspecteur général de l’Enseignement technique et professionnel.

20 décembre 1907.

M. Veyrier-Montagnères propose au Conseil municipal d’a­cheter la propriété Calvet, située à l’angle du boulevard de la Plage et de la rue du Casino et se prolongeant jusqu’à la plage.

Cette propriété, d’une superficie de 2 000 mètres carrés, se­rait convertie en place publique (actuellement place Carnot). Le Conseil accepte et vote un crédit de 75.000 francs.

Le Conseil vote également la construction de trottoirs en ciment, cours Sainte-Anne, place de la Mairie et avenue La­martine.

Les sommes nécessaires seront prélevées, sans surcharge pour les contribuables, sur les ressources provenant de la prorogation de l’emprunt de 1 830 264 francs.

10 février 1908.

M. Veyrier-Montagnères prend un arrêté taxant le pain. On y relève le considérant suivant :

« Considérant que pendant la première quinzaine de février courant, certains boulangers ont élevé le prix de vente du pain et que celle élévation n’est justifiée par aucune hausse du cours des farines, etc..

» Les boulangers devront s’assurer de l’exactitude du poids du pain, etc.. ».

16 février 1908.

La ville d’Arcachon ayant acheté à lÉEtat, pour 80.000 francs, la forêt des Abatilles, M. Veyrier-Montagnères propose au Conseil municipal d’établir une route en forêt allant du parc Pereire, près des arènes landaises, à Moulleau, conformément a un plan qu’il a fait dresser par M. Gaffet, paysagiste. (Cette proposition est acceptée.)

M. Veyrier-Montagnères fait connaître qu’il a provoqué la création d’une Société de tir aux pigeons, qui est aujourd’hui définitivement constituée et qui est prête a faire procéder immédiatement aux aménagements nécessaires du terrain, qui lui est concédé par la ville pour dix années, moyennant une redevance de 100 francs par an.

mars 1908.

Le Comité des assurances maritimes de Bordeaux avise M. Veyrier-Montagnères que le chalutier à vapeur Baleine, des Pêcheries du Golfe de Gascogne, s’est échoué le 25 fé­vrier 1908, au Cap Juby, en face des îles Canaries et que l’équi­page, composé de 19 hommes, est prisonnier des Marocains et des Maures.

M. Veyrier-Montagnères se rend immédiatement chez M. le Préfet, qui s’empresse de télégraphier au ministre des Affaires étrangères et au ministre de la Marine, pour deman­der du secours.

En outre, M. Veyrier-Montagnères télégraphie à M. Cazauvieilh, député, pour le prier d’intervenir d’urgence, auprès du Gouvernement.

Le ministre de la Marine donne immédiatement l’ordre à l’amiral Philibert d’envoyer un des navires placés sous ses ordres dans les parages du Cap Juby, pour porter secours à l’équipage de la Baleine.

Le croiseur Canard part le 19 mars de Tanger.

Le Roi Alphonse XIII fait demander à M. Veyrier-Monta­gnères communication des nouvelles relatives à la Baleine et lui exprime le vœu que l’équipage soit sain et sauf.

Cette démarche répond à l’accueil enthousiaste fait par notre population, le 22 août 1907, au Roi d’Espagne, accueil dont ce dernier a été profondément touché.

5 avril 1908.

Le Conseil vote le classement dans le réseau vicinal, de la rue latérale à la gare, de la rue Lafon et de la rue Baleste-Marichon.

4 avril 1908.

Le Journal officiel publie un décret du 31 mars 1908, ap­prouvant la cession par M. Odelin, à la Société anonyme de chauffage et d’éclairage d’Arcachon, de la concession du tram­way de l’Aiguillon à Moulleau déjà déclaré d’utilité publique par décret du 31 octobre 1906.

4 avril 1908.

M. et Mme Veyrier-Montagnères reçoivent à déjeuner à « Risque-Tout » les membres du Conseil de révision, présidé par M. Duréault, préfet de la Gironde.

10 avril 1908.

M. Veyrier-Montagnères reçoit un télégramme l’informant que les prisonniers du chalutier Baleine sont délivrés, sains et saufs et qu’ils se sont embarqués à Tanger, à bord du Tell, de la Compagnie Touache, de marseille.

16 avril 1908.

Les naufragés de la Baleine arrivent à 7 h. 40 du matin en gare de Bordeaux-Saint-Jean, où les attend M. Veyrier-Monta­gnères, qui les conduit au buffet où il leur a fait préparer un déjeuner.

Ils arrivent à Arcachon à 11 h. 20. accompagnés par M. Veyrier-Montagnères.

Sur le quai de la gare, dans la cour et sur tout le parcours, jusqu’à la Mairie, il y a comme une véritable mer humaine : vivats et embrassades se succèdent.

M. Veyrier-Montagnères reçoit les naufragés dans son cabi­net, leur offre une coupe de Champagne et, au nom de la popu­lation arcachonnaise, boit à leur heureux retour.

18 avril 1908.

M. Veyrier-Montagnères, entouré des adjoints et des Con­seillers municipaux, assiste aux obsèques de M. Emile Labatut, secrétaire en chef de la Mairie, et prononce, au cimetière, un émouvant éloge du regretté défunt.

19 et 20 avril 1908.

Deux journées de concours hippique, boulevard Deganne.

Élections municipales du 3 mai 1908.

22 candidats présentés par l’Association républicaine d’Ar­cachon, présidée par M. Veyrier-Montagnères, sont élus au premier tour de scrutin.

M. Veyrier-Montagnères obtient 1 411 voix sur 1 638 votants.

Le 23e candidat, qui est en ballottage, réunit un plus grand nombre de voix que le premier de la liste adverse.

Au second tour de scrutin, le candidat de l’Association ré­publicaine est élu.

17 mai 1908.

M. Veyrier-Montagnères est élu maire par 20 voix et 1 bulletin blanc, sur 21 votants.

14 juin 1908.

M. Veyrier-Montagnères préside le banquet des Vétérans des années de terre et de mer, à l’Hôtel de France et prononce un discours.

21 juin 1908.

M. et Mme Veyrier-Montagnères reçoivent à déjeuner à « Risque-Tout », les membres du Conseil municipal et les chefs des services municipaux.

27 juin 1908.

M. Veyrier-Montagnères annonce au Conseil municipal qu’il est en pourparlers, en vue de l’installation, aux Abatilles, d’un théâtre de la nature, qui serait inauguré le 9 août prochain, sans aucun frais pour la ville.

Il annonce également qu’il est en possession d’une offre de M. Henri Exshaw, qui accepterait de vendre à la ville pour la somme de 50 000 francs, les terrains du Country-CIub (actuel­lement Stade Mateo-Petit).

M. Veyrier-Montagnères fait connaître qu’il a entrepris des démarches pour qu’un poste de percepteur-receveur munici­pal soit créé à Arcachon.

Du 2 au 8 août 1908.

Tir aux pigeons au nouveau Stand des Abatilles.

août 1908.

M. Veyrier-Montagnères, invité à assister aux régates qui se­ront présidées par la Roi d’Espagne et où 5 bateaux de la Société de la Voile d’Arcachon sont engagés, se rend à Saint-Sébastien.

9 août 1908.

À l’occasion de l’inauguration du Théâtre de la nature, aux Abatilles, M. Veyrier-Montagnères obtient du ministre de la Marine, l’envoi à Arcachon des bateaux de guerre : croiseur Cassini, contre-torpilleur Coulevrine et 3 torpilleurs de haute mer.

Au théâtre de la nature, en présence d’une foule immense d’auditeurs, on joue Le Sang fatal, de M. de comte J. de Pesquidoux, drame en vers, interprété par des artistes de la Comédie-Française et de l’Odéon, avec le concours de la musique du 57e régiment d’infanterie, dirigée par M. Barnier.

Le soir, place Thiers, concert par la musique du 57e.

30 août 1908.

M. Veyrier-Montagnères organise, au Théâtre de la nature (forêt des Abatilles) une nouvelle grande manifestation artis­tique où les artistes de l’Odéon doivent jouer Andromaque, la belle pièce de Racine.

En raison du mauvais temps, la représentation est donnée au Grand-Théâtre.

10 septembre 1908.

M. Veyrier-Montagnères assiste, au Casino de la Plage, au banquet annuel de la Société de la Voile et de l’Automobile d’Arcachon et prononce un discours.

septembre 1908.

Avec l’appui de M. Veyrier-Montagnères et de M. Cazauvieilh, député, la commission de répartition des fonds du pari mutuel alloue une subvention de 20 000 francs, pour la construction de la Pouponnière, boulevard Deganne.

23 septembre 1908.

Au Congrès pour l’amélioration des relations de l’Est et de l’Océan, qui se tient à Royan, M. Veyrier-Montagnères est nommé vice-président du Congrès pour la première séance du 23 septembre et président de la séance du 24 septembre.

15 octobre 1908.

Un décret du Président de la République autorise la villed’Arcachon à proroger l’emprunt de 1 834 264 francs, en vue de permettre l’exécution des travaux communaux votés par le Conseil municipal.

Le travaux du boulevard-promenade vont être entrepris sans retard.

29 octobre 1908.

Dix hectares environ de la forêt des Abatilles ayant été cé­dés au Sanatorium, pour la somme de 20 000 francs, confor­mément aux conventions intervenues avec M. le docteur Armaingaud, M. Veyrier-Montagnères fait voter l’aliénation de deux hectares dont il espère retirer une centaine de mille francs. Combinaison avantageuse pour la ville, qui a acheté à l’État la totalité de la forêt pour 80 000 francs.

Chasses au renard et au chevreuil.

M. Raoul Bernard ayant assuré les chasses pendant l’hiver 1908, M. Veyrier-Montagnères fait connaître qu’il s’est entendu avec M. Dupeyron, qui sera, pour la saison prochaine, maître d’équipage. Chasses au renard et au chevreuil de fin décembre 1908 à fin avril 1909.

8 novembre 1908.

M. Veyrier-Montagnère assiste à la distribution des récompenses aux lauréats de l’Œuvre postscolaire municipale, présidée par M. Lomont, inspecteur primaire.

novembre 1908. Par décision du ministre des Finances, provoquée par les démarches de M. Veyrier-Montagnères, la perception des contributions directes, qui n’était ouverte à Arcachon, que deux fois par semaine, sera ouverte tous les jours à la Mairie, et sera réunie à la Recette municipale.

16 décembre 1908.

M. Veyrier-Montagnères est nommé syndic de la Compa­gnie des agents de change de Bordeaux.

19 décembre 1908.

Le Conseil municipal vote un crédit de 54 000 francs, en vue de la construction de la route en forêt des Abatilles, jusqu’à Moulleau.

14 février 1909.

M. Veyrier-Montagnères annonce au Conseil municipal que, pour permettre à la ville d’avoir la propriété des terrains du Golf et Country-CIub, il a fait appel à la générosité de son beau-père, M. Mateo Petit, qui fait don à la ville du montant de la dépense d’achat, soit 45.000 francs, prix accepté par le vendeur, M. Henri Exshaw.

Cette bonne nouvelle est accueillie par les applaudis­sements de l’assemblée, qui charge M. Veyrier-Montagnères d’exprimer la reconnaissance de la ville à M. Mateo Petit.

Voici le bel extrait d’une lettre de ce dernier, a M. Veyrier-Montagnères, lui confirmant ce don :

« Je suis sensible, sans doute, au témoignage que vous me transmettez, au nom de votre Conseil municipal : mais croyez bien que ce n’est pas pour recevoir ces témoignages que j’ai résolu de vous donner les moyens de doter votre ville de ce champ de courses.

» Je suis, vous le savez, de ceux qui croient que ceux qui possèdent doivent se servir de leur fortune, pour être utiles à leurs concitoyens.

» Il est très beau, sans doute, de savoir gagner beaucoup d’argent, comme l’ont fait certaines personnes, sur les popula­tions des pays qu’ils habitent ; mais il faudrait aussi faire un peu de participation avec ces populations. »

C’est ainsi que le champ de courses est devenu le Stade « Mateo-Petit ». du nom de son généreux donateur.

Du 11 au 18 vril 1909.

Tir aux pigeons, au Stand des Abatilles.

Avril 1909.

Devant M. Dartige, notaire à Bordeaux, se constitue une société hippique, ayant pour but d’organiser à Arcachon des fêtes hippiques sur le terrain acheté par la ville, grâce à la générosité de M. Mateo Petit.

M. Veyrier-Montagnères, qui a établi les statuts de cette société anonyme, fait partie du Conseil d’administration, en qualité de trésorier ; le président est M. le commandant Thurneyssen.

19 avril 1909.

MM. Veyrier-Montagnères et Cazauvieilh sont désignés pour représenter le Conseil général de la Gironde au Congrès national des pêches maritimes.

19 avril 1909.

M. Veyrier-Montagnères est nommé président d’honneur de la section d’Arcachon des médaillés militaires.

13 mai 1909.

M. et Mme Veyrier-Montagnères reçoivent à déjeuner, à « Risque-Tout », les membres du Conseil de révision, présidé par M. Duréault, préfet.

10 mai 1909.

Le contre-torpilleur divisionnaire Javeline et les torpilleurs n° 188, 200, 234 et 239 mouillent dans le bassin. Ces bateaux effectuent une tournée de pilotage, afin d’étudier les passes.

17 mai 1909.

M. Veyrier-Montagnères est nommé président d’honneur de la 1119e section des Vétérans des armées de terre et de mer, présidée par M. le colonel Godon.

11 juillet 1909.

Au Stade Mateo-Petit, concours de gymnastique des patro­nages du Sud-Ouest : 58 sociétés, 2 500 gymnastes, 183 tam­bours et 367 clairons.

Grand défilé en ville.

11 juillet 1909.

Grande fête mutualiste, pour fêter le cinquantenaire de la fondation de la Société de secours mutuels « Sainte-Anne », sous la présidence de M. Dujardin-Beaumetz, sous-secrétaire d’Etat aux Beaux-Arts.

M. Veyrier-Montagnères est à la gare pour recevoir le Ministre et de nombreuses sociétés de secours mutuels (12.000 membres).

Salle Mauresque, M. Veyrier-Montagnères présente au Ministre les sociétés de secours mutuels et de prévoyance.

A midi, banquet présidé par le Ministre, entouré de MM. Duréault, préfet ; Munis, sénateur ; Chaumet, Combrouze, de la Trémoille, Constant, députés. Nombreux discours.

Musique du 144e régiment d’infanterie et Musique municipale.

L’après-midi, inauguration par le Ministre, de la Poupon­nière du boulevard Deganne.

Concours de gymnastique au Stade Mateo-Petit, avec la participation de 28 sociétés.

Du 1er au 8 août 1909.

Tir aux pigeons au stand des Abatilles.

15 août 1909.

À 16 heures, bataille de Heurs sur le Bassin.

16 août 1909.

Une escadrille de la Méditerranée mouille sur le Bassin : Contre-torpilleurs Claymore, Cognée, Coutelas, Fanfare, Sabretache, Oriflamme, Hache.

Le 19 août, M. et Mme Veyrier-Montagnères offrent, à « Risque-Tout », une garden-party très brillante, en l’hon­neur des officiers de l’escadrille.

22 août 1909.

Grande fête en l’honneur de l’escadrille.

Bal populaire offert aux équipages.

Fête vénitienne sur le Bassin. Courses nautiques offertes par l’Aviron arcachonnais.

Le soir, banquet intime offert aux officiers par la Municipalité.

Août 1909.

Une dépêche ministérielle fait connaître que satisfaction est donnée au vœu émis par le Conseil général de la Gironde, sur la demande de MM. Veyrier-Montagnères et Cazauvieilh, tendant à ce que la loi du 14 juillet 1908 sur la pension des inscrits maritimes soit appliquée avec effet rétroactif, à partir du 1er janvier de la même année.

28 août 1909.

Adjudication à la Mairie de 2 hectares de la forêt des Aba­tilles, qui sont vendus pour la somme de 102 000 francs.

5 septembre 1909.

Grand concours de beauté organisé au Casino de la Plage, sous la présidence de M. Veyrier-Montagnères.

Le soir, dîner offert aux lauréates du concours et grande fête vénitienne sur le Bassin.

5 septembre 1909.

Grandes régates internationales organisées par la Société de la Voile.

À cette occasion, M. Veyrier-Alontagnères obtient la venue à Arcachon du contre-torpilleur Épieu et des torpilleurs n° 188 et 239.

22 septembre 1909.

Sur la proposition de M. Veyrier-Montagnères, le Conseil général de la Gironde exprime le regret que la Compagnie du Midi ne réalise pas la double voie de Lamothe à Arcachon.

7 octobre 1909.

M. Veyrier-Montagnères préside au Casino de la Plage le banquet offert par la ville, à l’Association franco-écossaise en visite à Arcachon. Parmi les convives, on remarqua M. Délcassé, ministre des Affaires étrangères.

Discours de M. Veyrier-Montagnères.

15 décembre 1909.

M. Veyrier-Montagnères est réélu syndic de la Compagnie des agents de change de Bordeaux.

Décembre 1909.

M. Veyrier-Montagnères, accompagné de MM. Cazauvieilh député, et Dignac, conseiller général du canton de La Teste, rend visite à M. Millerand, ministre des Travaux publics, au sujet de la double voie à établir de Lamothe à Arcachon.

Décembre 1909.

Au Conseil général de la Gironde, M. Veyrier-Montagnères proteste contre les intentions prêtées au Gouvernement de porter atteinte aux droits acquis des concessionnaires des parcs à huîtres du Bassin d’Arcachon.

30 janvier 1910.

M. Veyrier-Montagnères assiste au banquet de la fête des facteurs des P. T. T., au restaurant Courcy-Lapachet et pro­nonce un discours.

Janvier 1910.

D’accord avec le Syndicat d’initiative, M. Veyrier-Monta­gnères ouvre une souscription, en vue de secourir immédiatement et de faire bénéficier du climat de notre station, les enfants des familles inondées de la Seine et reçoit, à ce sujet, une lettre de remerciements de M. de Selves, préfet de la Seine, ancien préfet de la Gironde.

M. Veyrier-Montagnères se rend à Paris et arrête, avec M. de Selves, les conditions d’hospitalisation d’une centaine d’enfants à Arcachon, aux deux sanatoria de Moulleau.

Janvier 1910.

Mme Veyrier-Montagnères fonde l’Œuvre des gardes-mala­des et d’assistance gratuite aux malades pauvres d’Arcachon. dont le siège est 7, boulevard de l’Océan.

Le Comité des dames de la Croix-Rouge et le Comité d’as­sistance aux malades pauvres, présidés par Mme Veyrier-Montagnères, font appel au public, pour les aider à confec­tionner des vêtements destinés aux sinistrés de Paris, qui vont être hospitalisés.

5 mars 1910.

M. Veyrier-Montagnères assiste, à l’hôtel de France, au banquet de l’Alimentation, présidé par M. de Gaulne, prési­dent du Syndicat d’initiative, et prononce un discours.

10 mars 1910.

M. et Mme Veyrier-Montagnères reçoivent à déjeuner, à « Risque-Tout », les membres du Conseil de révision, présidé par M. Duréault, préfet de la Gironde.

12 mars 1910.

Adjudication, à la mairie, des travaux de construction de la rue Nathaniel-Johnston, de l’avenue Méran et de la rue Baleste-Marichon.

Les sables provenant du dragage de la Canelette, qui reste à la chargé de l’État, serviront à combler le boulevard.

La dépense de construction du boulevard sera pour la ville de 230 000 francs. Cette somme sera couverte, d’une part, au moyen des 200 000 francs prévus, lors de la conversion d’emprunt, autorisée par décret du 10 octobre 1908 et, d’au­tre part, à l’aide du crédit de 67 729 fr. 37 resté ouvert pour la défense de la plage (art. 10 du budget supplémentaire de 1910).

26 juin 1910.

M. Veyrier-Montagnères préside le banquet des Vétérans des armées de terre et de mer. (Président, M. le colonel Godon.)

26 juin 1910.

Élection au Conseil d’arrondissement.

L’Association républicaine d’Arcachon, présidée par M. Veyrier-Montagnères. présente la candidature de M. le doc­teur Aimé Bourdier, qui est élu par 1 262 voix sur 1 287 vo­tants et 1 263 suffrages exprimés.

8 août 1910.

M. Veyrier-Montagnères préside, au stade Mateo-Petit, le concours-exhibition de chiens policiers, organisé par le « Club des chiens de défense de Bordeaux ».

16 août 1910.

Sur la demande de M. Veyrier-Montagnères, l’amiral de Percin, préfet maritime de Rochefort, envoie en rade d’Ar­cachon, les torpilleurs n° 187 et 188, à l’occasion des fêtes de l’Assomption.

26 août 1910.

L’Infante Eulalie, tante de Sa Majesté le Roi d’Espagne, arrive à Arcachon et descend chez Mme la comtesse Verbrugge, villa de Renesse, boulevard de l’Océan.

Le 31 août, la Princesse Eulalie rend visite à M. et Mme Veyrier-Montagnères, à « Risque-Tout ». Un thé lui est offert.

1er septembre 1910.

M. Veyrier-Montagnères est nommé membre du Comité de patronage de la Semaine d’aviation de Bordeaux-Mérignac et obtient que, le 14 septembre, des aéroplanes de Beau-Désert-Mérignac évoluent au-dessus d’Arcachon et y atter­rissent, si possible.

4 septembre 1910.

M. Veyrier-Montagnères assiste au banquet offert à l’oc­casion des grandes régates, de l’Aviron arcachonnais, par les membres du Conseil d’administration de cette société, au bureau de l’Union des sociétés d’aviron et aux délégués. Le banquet est présidé par M. le colonel Godon, président de l’Aviron arcachonnais.

M. Veyrier-Montagnères prononce un discours.

4 septembre 1910.

Grande fête vénitienne sur le Bassin.

14 septembre 1910.

Quatre aéroplanes partent de Beau-Désert-Mérignac pour Arcachon. Trois se trompent de direction. Seul, l’aéro de Morane accomplit le trajet.

15 octobre 1910.

Sur la demande du « Stade Arcachonnais », société de foot-ball rugby, présidée par M. Canton, M. Veyrier-Monta­gnères propose au Conseil municipal d’aménager le terrain du Stade Mateo-Petit.

Le Conseil vote à cet effet la somme de 2 123 fr. 25, mon­tant du devis dressé par le service des travaux de la ville.

16 octobre 1910.

M. Veyrier-Montagnères préside la distribution des récom­penses aux lauréats de l’Œuvre postscolaire municipale et de l’École régionale de pêche et de navigation.

27 novembre 1910.

Sa Majesté Alphonse XIII, roi d’Espagne, vient incognito à Arcachon et descend au Grand-Hôtel de Moulleau.

M. Veyrier-Montagnères, voulant respecter l’incognito du souverain, se borne à déposer sa carte au Grand-Hôtel, mais le Roi prie M. Quinonès de Léon, ambassadeur, de télé­phoner au Maire d’Arcachon, de venir lui rendre visite.

Quelques minutes après, M. Veyrier-Montagnères est reçu par le souverain, qui lui serre affectueusement la main, en lui disant :

« Je n’oublierai jamais l’accueil si enthousiaste que m’ont fait vos Administrés et leurs hôtes, il y a quelques années (22 août 1907). C’est avec joie que j’ai constaté tout à l’heure, au passage trop rapide de notre automobile, les embellis­sements que vous avez apportés encore à votre cité, si co­quette déjà.

» La nouvelle route du Tir au pigeons est tout simplement délicieuse. »

31 décembre 1910.

Une heureuse constatation : Au moment de l’avènement de M. Veyrier-Montagnères, à la Mairie d’Arcachon, en juin 1897, le nombre des centimes additionnels à la charge des contri­buables était de 101 centimes 75 centièmes.

Au 31 décembre 1910, alors que des travaux considérables ont été exécutés, travaux de voirie, jetées-promenades, achat de la forêt des Abatilles et construction de la route, boulevard-promenade, etc., le nombre des centimes additionnels ne s’élève plus qu’à 93, soit une diminution de 8 centimes 75 centièmes.

Janvier 1911.

Le mauvais temps de novembre et décembre 1910, qui n’a pas permis aux pêcheurs de sardines d’exercer leur industrie, la cherté des vivres occasionnée par les maigres résultats agricoles de l’année et la fermeture d’une des plus grandes industries du quartier Saint-Ferdinand (Pêcherie du golfe de Gascogne) ont amené une profonde crise dans un grand nombre de ménages de marins et d’ouvriers arcachonnais.

Une souscription, pour laquelle Mme Veyrier-Montagnères s’inscrit pour 1.000 francs, est ouverte, et la Société d’assis­tance maternelle d’Arcachon, présidée par Mme Bourdier, organise des soupes populaires, dans les locaux de la Pou­ponnière, boulevard Deganne.

Ces soupes sont distribuées gratuitement.

Le jour de l’inauguration, le 25 décembre 1910, Mme Vey­rier-Montagnères a servi elle-même, de 11 heures à midi, 184 soupes.

Janvier 1911.

L’Œuvre des gardes-malades et d’assistance aux malades pauvres (consultations et pansements gratuits, clinique ortho­pédique), créée par Mme Veyrier-Montagnères, offre, au Ca­sino de la Plage, un arbre de Noël, à 400 enfants de la ville.

Janvier 1911.

M. Veyrier-Montagnères est réélu syndic de la Compagnie des agents de change de Bordeaux.

Janvier 1911.

M. Veyrier-Montagnères est nommé président d’honneur de la « Mutuelle postale arcachonnaise » et de l’ « Union orphéonique ».

Janvier 1911.

La Pêcherie du Golfe de Gascogne ayant fait faillite et les salaires des équipages des bateaux chalutiers n’étant pas (payés, la caisse de la société étant vide, M. Veyrier-Montagnères offre, par lettre, à l’État, de lui avancer les sommes nécessaires, sans intérêts, pour payer ces salaires, les famil­les des équipages étant sans ressources.

Par lettre du 24 janvier 1911, M. Daigre, administrateur de l’Inscription maritime, accepte cette offre et envoie à M. Veyrier-Montagnères, l’état récapitulatif des salaires dus aux équipages et dont le total s’élève à la somme de 19 466 fr. 85.

Le 27 janvier, M. Veyrier-Montagnères remet à M. Daigre la somme de 19 464 fr. 85, dont la répartition est faite le 28 janvier.

5 février 1911.

M. Veyrier-Montagnères assiste, à l’hôtel Courcy, au ban­quet de la fête des facteurs des P. T. T. et prend la parole.

5 février 1911.

M. Veyrier-Montagnères reçoit à la Mairie, une délégation des patrons et mécaniciens des équipages de la Pêcherie du Golfe de Gascogne, venue pour le remercier d’avoir généreusement fait l’avance de leurs salaires.

Au nom de ses camarades, M. Barada s’exprime en ces termes :

« Monsieur le Maire,

» Nous venons, au nom des équipages de la Pêcherie du Golfe de Gascogne, vous remercier de l’acte de solidarité et de générosité que vous venez de faire à leur égard.

» Si beaucoup de nos enfants ont eu du pain, malgré notre chômage, c’est à vous que nous le devons. Aussi, nous ne pouvons pas laisser passer ce geste d’humanité sans venir une fois de plus vous remercier et vous affirmer nos sen­timents et nos hommages les plus respectueux. »

M. Veyrier-Montagnères, se souvenant des termes de la lettre que lui avait adressée son beau-père, M. Mateo Petit, donateur du stade qui porte son nom, répondit que c’est le devoir de ceux qui possèdent de se servir de leur fortune, pour être utiles à leurs concitoyens et qu’il avait été très heureux de venir en aide à des familles dignes d’intérêt.

25 février 1911.

M. Veyrier-Montagnères assiste, à l’hôtel de France, au banquet de l’Alimentation et prend la parole.

Février 1911

Par décret du Président de la République, les travaux de reconstruction du débarcadère d’Eyrac et de construction de la cale inclinée sont déclarés d’utilité publique.

La dépense est évaluée a 100 000 francs, dont 60 000 francs à la charge de l’État et 40 000 francs, à la charge de la ville. Celle-ci est autorisée à récupérer sa pari contributive, au moyen d’une taxe sur les passagère des bateaux à vapeur.

10 mars 1911.

M. Veyricr-Montagnères est nommé pour 1911, trésorier de la Société hippique d’Arcachon, présidée par M. Léon Prom.

11 mars 1911.

M. et Mme Veyrier-Montagnères reçoivent à déjeuner, à « Risque-Tout », M. Duréault, préfet de la Gironde, et les membres du Conseil de révision.

11 mars 1911.

Depuis trois mois, 20.000 soupes ont été distribuées gratui­tement entre les familles éprouvées par la tempête et par la fermeture de la Pêcherie du Golfe de Gascogne. 400 ménages en ont bénéficié.

Organisatrices de ces soupes populaires : Mme Veyrier-Montagnères, Mme Bourdier, présidente de la Société d’as­sistance ; Mme Canton, secrétaire générale, fondatrice de la société, et les dames du bureau de la société.

16 et 17 avril 1911.

Deux journées de Concours hippique organisées, au stade Mateo-Petit, par la Société hippique d’Arcachon.

Du 16 au 23 avril 1911.

Tir aux pigeons au stand des Abatilles.

Du 2 au 6 août 1911.

Tir aux pigeons au stand des AbatiIles.

4 août 1911.

Le tramway de l’Aiguillon à Moullcau inaugure son service.

Le même jour, inauguration de l’éclairage électrique as­suré par l’usine électrique nouvellement construite, confor­mément aux accords conclus avec la ville.

13 août 1911.

En présence du grand succès obtenu par les concours hip­piques des 16 et 17 avril, la Société hippique d’Arcachon offre une troisième journée, qui obtient le même succès.

Le soir, fête vénitienne sur le bassin entre le débarcadère d’Eyrac et le Grand-Hôtel, au cours de laquelle se livrent des combats navals.

Durant les hostilités, la fanfare « Rallye-Saint-Hubert », de Bordeaux, exécute les airs de chasse les plus variés.

25 août 1911.

Sur la demande de M. Veyrier-Montagnères, le vice-amiral de Percin, préfet maritime de Rochefort, envoie à Arcachon, pour rehausser l’éclat des grandes fêtes nautiques organisées par le « Touring-Club de France», les torpilleurs de haute mer Javeline et Grondeur et les torpilleurs n° 183, 187, 200 et 267. Ces bateaux de guerre mouillent en rade d’Arcachon, le 25 août.

26 et 27 août 1911.

Grande manifestation nautique organisée par le « Touring-Club de France».

Pour clôturer dignement cette manifestation, la Municipa­lité donne, avec le concours de l’« Aviron arcachonnais », une belle fête vénitienne.

Illuminations des villas en bordure de la plage, de la jetée-promenade, de la place Thiers et du débarcadère d’Eyrac.

26 août 1911.

M. Veyrier-Montagnères assiste au banquet offert, au Ca­sino de la Plage, par le « Touring-Club de France ». À ce banquet présidé par M. Rondet-Saint, vice-président du Comité nautique du « Touring-Club », M. Veyrier-Montagnères prend la parole.

27 août 1911.

M. Veyrier-Montagnères assiste, au Casino de la Plage, au banquet offert par l’« Aviron Arcachonnais » (président, M. le colonel Godon), aux délégués étrangers et à la presse. Dis­cours de M. Veyrier-Montagnères.

Le soir, fête vénitienne sur le Bassin.

2 et 3 septembre 1911.

M. Veyrier-Montagnères assiste au Concours de manœu­vres de pompes à incendie et de sauvetage, organisé par l’Union départementale des sapeurs-pompiers de la Gironde.

Forêt des Abatilles Résultats de la merveilleuse opération réalisée par la ville. Dépenses :

Achat de 44 hectares : F. 83 000 F

(Frais de vente compris.)

Construction de la route : 53 000 F

Part exigée par l’État, à la suite d’une malsaine campagne de certaine Presse locale, sur le pro­duit de la vente de 2 hectares, à divers : 23 000 F

(L’État revendiquait le produit total de la vente : 102 000 francs.)

Total des dépenses : 159 000 F

Recettes :

Cession de 9 hectares au sanatorium : 20 000 F

Vente de 2 hectares à divers : 102 000 F

Total des recettes :122 000 F

Différence à la charge de la ville pour 33 hectares tous frais compris : 37 000 F soit 1 121 francs l’hectare ou 0 fr. 11 le mètre carré.

24 septembre 1911.

Concours de natation. Traversée du bassin, organisée par le « Burdigala », sous le patronage de l’Aviron Arcachonnais et de la Municipalité.

8 octobre 1911.

M. et Mme Veyrier-Montagnères reçoivent à déjeuner, à « Risque-Tout », le Conseil municipal, les chefs des services municipaux, les fonctionnaires et quelques amis personnels.

14 octobre 1911.

M. Veyrier-Montagnères est autorisé par le Conseil muni­cipal à traiter, en vue de la publicité lumineuse à faire à Paris au profit d’Arcachon, pendant six mois, en 1912.

Sur les écrans seront inscrits les mots suivants :

Arcachon. La Forêt. La Plage.

En outre, des articles élogieux sur Arcachon seront pu­bliés dans les journaux étrangers, principalement en Angle­terre.

19 novembre 1911.

M. Georges Eyssartier, commissaire général de la fête nau­tique organisée a Arcachon, les 26 et 27 août 1911, par le « Touring-Club de France », remet à M. Veyrier-Montagnères, au nom de cette société, une médaille d’honneur, grand module, en argent, en souvenir du concours empressé du maire d’Arcachon, en cette circonstance.

Cette distinction fut votée à l’unanimité, par l’Assemblée générale du « Touring-Club ».

26 novembre 1911.

M. Veyrier-Montagnères informe le Conseil municipal qu’il va tenter de nouveau d’obtenir la fusion des deux socié­tés de gymnastique d’Arcachon, M. Lételié, professeur des « Enfants d’Arcachon », ayant donné sa démission.

décembre 1911.

Les pourparlers de fusion des deux sociétés de gymnasti­que n’ayant pas abouti, M. Veyrier-Montagnères annonce qu’un nouveau professeur des « Enfants d’Arcachon » va être nommé. Ce professeur, qui sera chargé de l’éducation phy­sique des enfants des écoles communales, devra posséder les brevets ou diplômes conférés par l’Ecole normale de gymnastique et d’escrime de Joinville-le-Pont.

Décembre 1911.

La Compagnie du Midi procède à la construction d’une double voie entre Lamothe et Arcachon.

Décembre 1911.

M. Veyrier-Montagnères est élu, pour la quatrième fois, syndic de la Compagnie des agents de change de Bordeaux, pour l’année 1912.

Décembre 1911.

M. Pierre Majoufre, adjudant instructeur à l’École de Joinville-le-Pont, titulaire du brevet de la Sorbonne, de celui de maître de gymnastique et de celui de prévôt d’escrime, est nommé professeur d’éducation physique, des écoles communales d’Arcachon.

Recensement de la population en mars 1911.

Le dernier recensement de la population accuse une aug­mentation de 921 habitants depuis 1906, de 1990 depuis 1901, et de 1 908 depuis 1896.

En quinze années, la population s’est accrue de 2 000 habi­tants environ.

30 décembre 1911.

Le Conseil municipal confie à M. Vignaux, entrepreneur à Arcachon, l’exécution des travaux de construction du bou­levard-promenade, la soumission déposée par cet entrepre­neur réalisant sur les autres soumissions, une économie pour la ville, de 20 000 francs.

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